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[Portrait] : Magalie Delporte

Les femmes photographes ne sont pas assez à l'honneur. Nous avons donc décidé de faire des portraits d'artistes ou photojournalistes féminins régulièrement. Virusphoto met à l'honneur aujourd'hui, Magalie Delporte, devenue en 2001 la première lauréate du concours international de la femme photojournaliste. Cette distinction lui a permis de terminer son reportage sur les aveugles dans neufs pays différents, et plus précisément dans le milieu sportif. "Sans être vu, sport sans la vue" a été exposé dans la foulé au Visa pour l'Image en septembre 2002. Magali Delporte est née en France et a vécu pendant douze ans en Belgique et au Royaume-Uni où elle commença à travailler comme indépendante pour le magazine The Times et quelques articles pour The Guardian. Elle est maintenant basée à Paris où elle génère ses propres projets qui ont été publiés dans les magazines en Europe. Ses photos documentaires sont également utilisés par les grandes organisations caritatives. Magali est avant tout une photographe et elle utilise une recherche approfondie pour produire des images fortes et unique. [B][COLOR="RoyalBlue"]Publication : [/COLOR][/B] [url=http://magali.delporte.book.picturetank.com/___/series/1c501570e3c25007fc89808445ada651/Publications_de_Magali.html][img]http://www.virusphoto.com/imagehosting/186481dd14f1a62f.png[/img][/url] ................................. [B][COLOR="DimGray"][SIZE="3"]Extrait :[/SIZE] [/COLOR][/B] Son regard féminin est un univers visuel qui rassure tout en restant personnel et authentique. Formée à l'école anglo-saxonne du photojournalisme, Magali Delporte en a gardé la rigueur professionnelle et a su diversifier ses applications. Magali propose des esthétiques particulièrement léchées sans contraindre les personnes ni les figer. Elle aime les impliquer dans le processus créatif. Chaque photo est une rencontre ... [FONT="Century Gothic"][SIZE="3"][COLOR="DimGray"]ELLE[/COLOR][/SIZE][/FONT] [SIZE="4"][COLOR="DimGray"]V[/COLOR][/SIZE]oici des portraits de femmes qui habitent ou travaillent à Saint Amand-Les-Eaux dans le Nord de la France. Ce travail était une commande de la mairie. Le challenge était de représenter une ville de 17 331 habitants à travers 50 portraits féminins puis les rassembler sous un même lieu d’exposition. [B][URL="http://www.picturetank.com/___/slideshow/36b9c26609af77aad60122182d50911b/ELLE01.html"]Voir les diaporamas 1[/URL] et [URL="http://magali.delporte.book.picturetank.com/___/slideshow/da35c6afc8e140b7b070c240668f229b/ELLE02.html"]2[/URL][/B] - [FONT="Century Gothic"][SIZE="3"][COLOR="DimGray"]9 mois[/COLOR][/SIZE][/FONT] [SIZE="4"][COLOR="DimGray"]N[/COLOR][/SIZE]euf mois représente une trentaine de femmes rencontrées quelques jours avant qu'elles ne deviennent des mères. [B][URL="http://www.picturetank.com/___/slideshow/078da057547cd918e9c482e2edfd817d/Neuf_Mois.html"]Voir le diaporama[/URL][/B] - [FONT="Century Gothic"][SIZE="3"][COLOR="DimGray"]Enfants aveugles du Kenya[/COLOR][/SIZE][/FONT] [SIZE="4"][COLOR="DimGray"]D[/COLOR][/SIZE]epuis dix ans, le Kenya organise une compétition d’une semaine pour les enfants aveugles et malvoyants. Lors des jeux à Nairobi en 2001, ils étaient plus de trois cents. Les vainqueurs sont rentrés chez eux avec un sceau en plastique, une bassine ou une cruche, symbole de leur réussite. [B][URL="http://www.picturetank.com/___/slideshow/3d43e4a9db11d1470f1209f3e5b6e2a5/Enfants_Aveugles_au_Kenya.html"]Voir le diaporama[/URL][/B] ................................. [B]Son site personnel : [url=http://magaliphoto.com]magaliphoto.com[/url][/B] [B]Son portfolio : [url=http://magali.delporte.book.picturetank.com/]Magali Delporte[/url][/B] [...]
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8 3 659 06/05/2008 01h07 par Karma-Coma Aller au dernier message
 
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Rencontre avec Objectif Photographie

C'est le samedi 12 avril 2008 que s'est terminé l'évènement d'[URL="http://www.virusphoto.com/35417-demonstration-photo-studio-gratuite-a-cap-3000-a.html"]Objectif Photographie[/URL], à St Laurent du var, dans la galerie commerciale de Cap 3000 en partenariat avec virusphoto, et Photojunkie était sur place ! [url=http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=29537][img]http://www.virusphoto.com/imagehosting/18648137859cde36.jpg[/img][/url] Le but de cet événement était de promouvoir les stages photos, faire du portrait avec des modèles amateurs et des démonstrations pour les clubs photos voisins. Tout le monde pouvait participer, et les passants pouvaient jouer le rôle d'un mannequin en se faisant maquiller avant de passer devant un des trois photographes présent. [url=http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=29538][img]http://www.virusphoto.com/imagehosting/1864813789f524a1.jpg[/img][/url] Après toute la préparation, shoot du sujet par Photojunkie ! [url=http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=29539][img]http://www.virusphoto.com/imagehosting/18648137f057feaa.jpg[/img][/url] Si vous voulez voir le résultat des portraits qu'il a fait sur place, allez voir son blog en [URL="http://www.frederichiard.com"]suivant ce lien[/URL]. Et voilà ! J'ai réalisé ce petit sujet pour ceux qui ne pouvait pas venir. Je tiens aussi à remercier toute l'équipe d'objectif photo pour leur sourire et leur sympathie. [...]
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11 2 684 27/04/2008 20h29 par Frédéric Aller au dernier message
 
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Interview de Fabien Ferrer, photographe Toulousain

[B]Après une brève rencontre dans un restaurant où il était envoyé par ELLE pour une commande d’images, rendez-vous est pris pour une interview avec Fabien Ferrer sur le lieu de sa nouvelle exposition « Arnaud Bernard, une ville dans le quartier[/B][B] » à l’Espace Culturel des Mazades à Toulouse. Je retrouve donc Lundi dernier, avec mon dictaphone, Fabien Ferrer, 36 ans, photographe professionnel. [/B] [I] [IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/7184806543657f0d.jpg[/IMG] ©Fabien Ferrer[/I] [B]VirusPhoto (Ladybird) : [/B][B]Tu es donc photographe professionnel. Depuis combien de temps ? [/B]Fabien Ferrer : Je suis installé comme photographe professionnel depuis 2001, donc ça fait 7 ans, et je fais de la photo depuis une vingtaine d’années. [B]Pour quel type de clients travailles-tu ? Pour quel genres de commandes ?[/B] Je travaille pour la presse, pour des magazines plutôt hebdomadaires, ou mensuels. Très peu d’actualités, très peu de quotidiens ; pour des maisons d’édition publicitaire en tout genre, que ce soit pour des entreprises, des lieux touristiques,…etc. Je donne également des cours de photo, je fais aussi des expositions, soit sur des thèmes que je développe moi-même, soit à la commande. Et après je travaille beaucoup dans le spectacle, notamment pour une agence sur Paris qui est spécialisée « spectacle » et diffuse toutes mes images de concert. [B]Comment t’es-tu formé au métier ?[/B] Au niveau formation pure, j’ai un diplôme CAP Photographe que j’ai fait à l’ETPA ici à Toulouse en 1993/1994. Et après, « sur le tas », donc en travaillant avec des photographes, ou en « me cassant les dents » tout seul. Et petit à petit on arrive à trouver les créneaux qui nous feront vivre ! (Sourire) [B] Avec quel matériel travailles-tu ?[/B] En commande, au jour d’aujourd’hui, je travaille à 95% en numérique avec un reflex Nikon D2H et différents objectifs. Je travaille encore en argentique, notamment en 6*6 avec un Hasselblad, et ponctuellement avec mon vieux Nikon F3 essentiellement pour du noir et blanc. J’utilise l’argentique principalement pour le N&B. [B]Et le post-traitement ? Un peu, beaucoup, passionnément,… ?[/B] Beaucoup ! Enormément parce que … (Réflexion)… je ne travaille pas à la rareté, mais plutôt à la quantité. Je travaille tous les jours, toutes les nuits, et très fréquemment dans plusieurs domaines différents donc du coup j’ai beaucoup de travail au niveau de l’archivage, de la retouche. Et comme je suis tout seul, c’est moi qui gère toutes les commandes, donc je passe beaucoup de temps sur l’ordinateur pour gérer l’aval et l’amont des images. [IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/71848065371a59e7.jpg[/IMG] [I]©Fabien Ferrer [/I] [B]Et Internet ?[/B] L’essentiel de mes images sont expédiées maintenant par Internet, c’est même exceptionnel que j’envoie un CD, 80 % passent par Internet. [B]Vas-tu sur des sites photos ?[/B] Oui, dès que j’ai un petit moment et des questions techniques ou humaines ou autre. Toutes les semaines, je fais le tour d’une dizaine de sites généralistes de photo. Beaucoup de sites de photographes aussi, professionnels ou amateurs, pour voir un peu ce qui se fait, pour m’informer, pour me donner envie de faire mieux ! (Sourire) [B]Quand est apparue la photo dans ta vie et pourquoi es-tu devenu photographe ?[/B] Assez tardivement, vers 17 /18 ans. Je suis un passionné de musique au départ, sauf que je suis trop fainéant pour faire de la musique, et j’étais entouré de musiciens et je me suis dit que ce qui pourrait servir à ces musiciens ça serait peut-être de leur faire des photos. J’ai donc rencontré l’aspect technique de la photo vers 17/18 ans et ayant un bac scientifique, ça a été très vite accessible pour moi techniquement. Donc très vite, j’ai acheté mon premier appareil à 18 ans, et j’ai de suite fait des photos de concerts, des photos de musique. Quatre ou cinq plus tard, comme je ne savais pas faire grand-chose au niveau travail, j’ai décidé de faire une école photo te c’est ça qui m’a donné envie de devenir photographe professionnel. Ce qui m’a orienté vers le reportage, le portrait, ce genre de choses, c’est le Visa pour l’image à Perpignan. Le premier festival du Visa, c’était en 1989, et c’est l’année où j’ai acheté mon premier appareil photo. C’est à ce moment que j’ai su ce que je voulais faire. Et depuis, cette année sera la vingtième édition, et j’y vais chaque année. (Sourire) [IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/718480653cc6851f.jpg[/IMG] [I]©Fabien Ferrer[/I] [B]As-tu été influencé par le travail d’un photographe ou artiste ? D’où tires-tu ton inspiration ?[/B] Il y a plein de photographes qui m’ont influencés c’est évident, beaucoup de peintres, des sculpteurs, beaucoup de cinéastes aussi. Le premier souvenir de lumière que je peux avoir, c’était un film de Francis Ford Coppola, j’avais 12 ou 13 ans. C’était « Rusty James », et au-delà du film qui est ce qu’il est, l’image est magnifique et c’est un souvenir qui m’a vraiment marqué. Au niveau des photographes, les premiers auxquels je me suis vraiment intéressé étaient Henri Cartier-Bresson et Sebastião Salgado qui sont pour moi de grands maîtres. Et plus j’avance dans la photo, plus je m’intéresse à des photographes très différents. Il y a des choses dans la photo qui sont complètement inaccessibles pour moi et qui me fascinent, et puis des choses proches de ce que je fais qui me fascinent aussi, donc voilà, je suis très bon public. (Sourire) [B]Ton sujet de prédilection, quel est-il ?[/B] L’humain. L’humain parce que je cherche encore à comprendre comment ils fonctionnent tous ces gens là ! (Rire) Et quand j’arrive à comprendre sur une image comment tel ou tel être humain arrive à me faire passer une émotion, et bien j’ai besoin de la faire passer à quelqu’un d’autre. Donc c’est pour ça que la photo est un support qui me plaît, parce que je fais des photos mais c’est aussi pour les montrer. C’est pour essayer de faire une transition comme disait Roland Barthes, « il y a des acteurs, des spectateurs, et au milieu il y des techniciens,… », moi j’essaie d’être technicien. (Sourire) De faire passer ce qui se fait, ce qui se passe à ceux qui ne voit pas et qui en ont peur en tous les cas. [B]Tu exposes en ce moment à Toulouse, « Arnaud Bernard, un village dans le quartier ». Dans quelle démarche photographique s’inscrit cette nouvelle exposition ? [/B] Quelle démarche photographique…(Reflexion)… Je ne suis pas trop dans un concept de la photographie adapté à ma propre personne, je suis plutôt dans un effet de réactivité à l’émotion. Et Arnaud Bernard est un des premiers quartiers dans lesquels je me suis arrêté quand je suis arrivé à Toulouse il y a quelques années, et malgré les évolutions urbaines qu’il y a pu avoir, ça a toujours été un quartier qui m’a attiré de part les gens qu’il y avait là-bas et je me sens toujours un peu chez moi là-bas, d’autant que je n’ai pas vraiment de chez moi géographiquement parlant. C’est endroit où je me sens bien voilà, et ça faisait longtemps que j’avais envie de faire des photos sur ce quartier, sur ce ressentis et du coup en 2004, j’avais un petit moment de libre, et je me suis dit que c’était le moment où jamais de commencer à faire un sujet dessus. Ce qui m’a pris deux à peu près, parce que je ne pouvais pas y aller trop régulièrement, et ce n’est pas un sujet qui est fini puisque à chaque fois que je vais à Arnaud Bernard, j’ai mon appareil photo. Donc démarche photographique, si ce n’est traduire ce que je ressens sur ce quartier. J’en avais marre d’entendre ou de voir des articles caricaturaux sur le quartier alors que ce n’est pas du tout ça ! D’une manière tout à fait subjective, c'est-à-dire de mon propre point de vue, moi qui n’habite pas dans le quartier, j’avais envie de montrer à ceux qui viendraient voir mes photos que c’est un endroit très vivant, très humain, et qu’il faut y aller, pour se rendre compte par soi-même. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=28863"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/214806600c05ab8.jpg[/IMG][/URL] [I]©Fabien Ferrer[/I] [B]Tu as, pour cette série d’images, travaillé en N&B plutôt qu’en couleurs, pourquoi ce choix ?[/B] Pour moi la photo, c’est noir et blanc, c'est-à-dire que quand je vois l’image à faire, quand c’est une photo pour moi, je la vois en noir et blanc. Donc j’ai vraiment ma sensibilité qui s’exprime dans la lumière, dans l’ombre… (Réflexion)…dans le noir et blanc ! Je me suis adapté à la couleur techniquement parce que j’avais besoin de travailler et que j’avais décidé de faire de la photo mon métier mais c’est rare que j’aie une expression très personnelle dans la couleur. Il faut que je réfléchisse presque, entre guillemets, pour faire des photos en couleur… Alors que le noir et blanc, c’est beaucoup plus instinctif. Personne ne m’a demandé de faire ces photos là, donc j’avais vraiment envie de faire mes images, et mes images, c’est le noir et blanc. Et à fortiori en moyen format pour me différencier de ce qui peut se faire au « tout-venant » parce que j’avais envie de montrer ça avec un angle un peu plus « carré ». Le format rectangulaire, horizontal ou vertical, a tendance à ouvrir les perspectives, ce que ne fait pas le 6*6, et ça laisse trop réfléchir les gens je trouve, pour ce genre de choses. (Rire) Alors que là, je veux juste qu’ils aient une émotion, et non pas qu’ils se disent « Pourquoi a t’il fait ci ? Pourquoi a-t-il fait ça ? » [IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/718480653e323b92.jpg[/IMG] [I]©Fabien Ferrer[/I] [B]Que t’apporte la photo ? Que veux-tu exprimer, transmettre au travers de tes images?[/B] Plein de choses ! Enfin, comme je le disais tout à l’heure, j’ai la possibilité physiquement et mentalement de m’adapter très facilement aux autres, quelque soient leurs milieux, leurs différents, leurs couleurs, leurs religions ou autre, donc il est facile pour moi d’introduire entre guillemets certains milieux, certaines ambiances, pour les retranscrire à ceux qui ne peuvent pas ou qui ne veulent pas surtout y être confrontés. Ce qu’elle m’apporte ? Si je ne faisais pas de photos, je crois que je vivrais dans une grotte ou un truc un peu similaire, et donc la photo ça m’oblige à sortir de chez moi pour aller à la rencontre des autres. Ça m’a permis d’être confronté, justement, à des milieux très différents. Ce qui m’a permis de mieux savoir ce que je ne suis pas. Je cherche toujours un peu ce que je suis mais je sais un peu mieux où sont mes limites depuis que je fais de la photo, et c’est vrai qu’après c’est un exutoire dans le sens où, si je n’appuie pas sur mon appareil photo « physioliquement parlant », pendant deux/trois jours, je suis assez nerveux. Donc j’ai besoin de l’outil pour me défouler physiquement et mentalement, parce que ça m’oblige, avec grand plaisir, à monter sur les toits, … donc ça me fait faire un peu de sport. (Rire)Donc, c’est un exutoire physique et cérébral parce que ça me permet de me protéger des autres avec ce bouclier qu’est l’appareil photo. [B]Quelle est la qualité essentielle d’un photographe ?[/B] L’humilité, l’écoute, et on en manque beaucoup chez les photographes ! Faire ses photos, pour moi, c’est laisser parler le sujet. Ce n’est pas Fabien Ferrer qui fait des photos…(Reflexion)…j’ai une dynamique de vie qui fait que je fais de la photo régulièrement et que j’apporte des thèmes, des gens et des sujets qui me tiennent à cœur qui fait qu’il en sort des images mais…( Réflexion)…pour moi l’écoute, l’humilité, même si c’est nous qui faisons le cadrage, qui choisissons la lumière, etcetera, il faut vraiment être à l’écoute de son sujet, même si c’est un paysage, une nature morte ou autre,…et rester petit face à son sujet pour pouvoir le mettre en image, sans forcément le mettre en valeur ou le dénigrer . [B]As-tu un site Internet?[/B] Oui, mais en « refonte » totale ! [B]Des projets ?[/B] Oui, toujours oui, …(Réflexion)…j’aimerais bien faire des photos de la même manière que j’ai fait à Arnaud Bernard, sur d’autres quartiers de Toulouse, parce que Toulouse est une ville qui m’a un peu adopté, même s’ils ne le savent pas encore (Rire). Je ne suis pas originaire de Toulouse et j’y ai mis les pieds pour la première fois il y a quinze ans, j’en suis parti, je suis revenu et je me sens bien ici à Toulouse. C’est la seule ville où j’ai habitait et où je suis resté plus de deux ans, donc j’ai envie d’immortaliser ça. D’autant plus que, pour gagner sa vie en tant que photographe, c’est très très dur, il faut bosser tout le temps, faire aussi des choses qu’on a pas forcément envie de faire et du coup ça nous laisse beaucoup moins de temps pour nos propres projets. Et du coup, ça a un aspect pratique pour moi d’aller chercher dans l’infiniment petit plutôt que dans l’infiniment grand. (Rire) Plutôt que de partir à l’autre bout du monde, comme j’aimerais bien faire aussi évidemment, je vais chercher l’émotion dans ce qui m’entoure, parce qu’on peut y trouver à mon avis les mêmes choses qu’à l’autre bout du monde. Je ne dirai pas que c’est plus facile mais c’est plus accessible pour moi parce que c’est ma culture, c’est mon langage. Donc pour l’instant mes projets ne sont pas très loin géographiquement, et j’ai envie de faire encore pas mal d’images dans ce style, c'est-à-dire dans l’émotion, dans l’échange. Les villes, j’adore faire des photos de villes, de rues… (Rire) …des vies de rues de la Ville ! Et même la vie des campagnes aussi m’intéresse (Rire). J’ai fait un sujet de portraits, « Cru du Cru », justement ce sont des photos de tous les habitants d’un village des Corbières. C’est des gens qui sont très fermés géographiquement parlant, ce n’est pas facile d’y arriver déjà, pas facile de leur parler, de communiquer avec eux, … et ça m’intéresse aussi ! [IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/7184806541a74f38.jpg[/IMG] [I]©Fabien Ferrer[/I] [B][I][SIZE=3]Alors vous me direz : « Et l’exposition alors ? »[/SIZE][/I][SIZE=3] [/SIZE] Et bien, comme vous l’aurez compris, le sujet de cette exposition est Arnaud-Bernard, un quartier de Toulouse. Ancienne habitante des lieux et fière de l’être, j’y ai été littéralement replongée ! D’autant plus que « Mahé et Fathia » du Centre Culturel, avaient apporté des éléments décoratifs à la salle d’expo, retranscrivant ainsi très bien les « senteurs » du quartier. Mon ressenti ? C’est Arnaud-Bernard! Pas de fioritures, pas de faux-semblants,… Et ces visages ! Ces visages « mis en boîte » comme si ni le photographe ni l’appareil n’y étaient, comme si leurs « images » étaient renvoyées par un miroir, et que celui-ci nous dévoilait ce qu’ils étaient de plus vrais, comme si ces gens se découvraient eux-mêmes. Cette rencontre aura été marquante. Ce que Fabien Ferrer nous livre au travers de ce sujet, c’est la vie, la vie d’Arnaud-Bernard, et puis en définitive la vie telle qu’elle est. Et puis c’est aussi un don de lui. Un don de l’Humain avec son plus grand H ! Et donc, pour tout cela, merci Fabien Ferrer! :)[/B] [B]Arnaud-Bernard, « un village dans le quartier » Jusqu'au 25 Avril 2008 Au Centre culturel des Mazades 10, avenue des Mazades 31200 TOULOUSE – 05 34 40 40 10 Du Lundi au Vendredi de 9h à 18h Le Samedi, hors vacances scolaires[/B] [...]
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18 45 205 16/07/2008 21h26 par namaskar Aller au dernier message
 
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Exposition Photo d'ANTOINE

VIRUSPHOTO a été convié, ce soir, à l'inauguration de la toute première exposition d'Antoine Barbot. Cela avait lieu à la [B]Fée Verte[/B], un petit bar sympa à Lyon, 4 rue de Pizay. Si vous avez l'occasion d'être dans le coin, faites-y un tour. Vous y découvrirez une quinzaine de photos [URL="http://www.virusphoto.com/member-antoine.html"]d'Antoine[/URL] (un de nos membres, pour ceux qui ne le connaisse pas). [U]Voici quelques tofs de mon passage : [/U] [img]http://www.virusphoto.com/imagehosting/80947b2247067171.jpg[/img] Antoine, encore accessible :) [img]http://www.virusphoto.com/imagehosting/80947b2255ab39ee.jpg[/img] Le lieu et les invités. Sur les murs, les photos d'Antoine. [img]http://www.virusphoto.com/imagehosting/80947b225932997a.jpg[/img] [img]http://www.virusphoto.com/imagehosting/80947b225ee5a73d.jpg[/img] [img]http://www.virusphoto.com/imagehosting/80947b2262c494e6.jpg[/img] Antoine très occupé. Il négocie déjà des contrats. [img]http://www.virusphoto.com/imagehosting/80947b22645c8fb7.jpg[/img] On lui souhaite une bonne réussite pour sa toute première expo. [...]
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35 8 744 13/04/2008 21h09 par slb Aller au dernier message
 
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[Profession] Photographe de mariage - Jean-René Geoffrion

Jean-René Goeffrion est un photographe de mariage basé à Chicago, qui exerce depuis plus de 20 ans. Sur son site, on peut voir son travail, qui diffère de celui de beaucoup de photographes de mariage notamment du fait du point de vue réaliste qu'il choisit : [IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/146dfda96ed073.png[/IMG] [URL="http://www.jrgeoffrion.com/"][B]Le site de Jean-René Geoffrion se visite ici[/B][/URL]. Inscrit sur VirusPhoto, il a déjà eu la gentillesse de répondre à plusieurs de nos questions, et il nous offre aujourd'hui la possibilité d'en savoir un peu plus sur son parcours, sa démarche et son travail en répondant à une interview. [SIZE=2][B]1°/ Peux-tu nous parler de ton activité ? En quoi consiste telle exactement ? Quel est le profil de tes clients ?[/B][/SIZE] Je photographie exclusivement des mariages. Nous avons trois petits enfants: Jacques-Charles, 5 ans, Natalie-Soleil, 3 ans et demi, et Pierre-André, qui a un an depuis quelques jours. Puisque les mariages sont typiquement la fin de semaine, cela me permet de travailler à la maison sur les images durant la semaine et de prendre soin de nos trois petits, c'est le boulot idéal pour le « papa à la maison ». Contrairement à ce que bien des gens pensent en voyant mes images, je ne photographie pas vraiment des « mariages extrêmement dispendieux». Plutôt, mes clients sont passionnés par les possibilités d'avoir de superbes photos de mariage. Ils décident de dépenser plus que la « moyenne » sur les services de photographie. [SIZE=2][B]2°/ Quel a été ton parcours photographique et professionnel ?[/B][/SIZE] Un parcours plutôt « différent » Mon père était représentant commercial pour Ilford. J'ai donc grandi dans une chambre noire et à un club photo local. J'ai acheté ma première « vraie » caméra (un Konica T4 usagé avec une 28mm, 50mm, et 200mm) quand j'avais dix ans. J'ai été publié dans le magazine québécois Photo Sélection quand j'avais onze ans. En compétition photo au club de la région, je suis passé de débutant, à intermédiaire, à avancé à l'âge douze ans. Lorsqu'est venu le temps de choisir une profession, j'ai choisi l'ingénierie. À la suite de mon cours d'ingénieur, j'ai fait un MBA. Durant mes études, j'ai travaillé à l'université comme photographe. J'ai fait de la photographie de sport et pour des brochures publicitaires. J'ai aussi photographié le mariage de plusieurs de mes amis. Après mes études, j'ai travaillé en finance, marketing, et comme consultant pour la firme française Gemini Consulting. Lorsque nous avons décidé d'avoir un bébé, nous avons exploré les possibilités pour que mon épouse ou moi puisse travailler de la maison pour pouvoir passer plus de temps avec notre enfant. Je suis photographe professionnel depuis ce temps-là. [SIZE=2][B]3°/ Comment s'établit le dialogue avec tes clients ? Préfères-tu rester discret et photographier "à leur insu" à la manière d'un reporter, ou au contraire les diriger ?[/B][/SIZE] Le jour du mariage peut être très « stressant » pour le couple. De plus, je leur explique que la journée va se passer très vite et qu'ils auront de la difficulté à se souvenir des événements. Je leur recommande donc de tenter de jouir de la journée pleinement et qu'ils n'ont certainement pas besoin de « s'occuper » de moi puisque je suis un grand garçon. ;) [B][SIZE=2]4°/ Comment décrirais-tu le style de ton travail et ta démarche photographique ?[/SIZE][/B] J'essaie de rendre en images le résultat de tous les efforts du couple à préparer cette journée dans les moindres détails. Je m'assure de la complicité du couple et demeure discret durant la journée. [SIZE=2][B]5°/ Peux-tu nous en dire plus sur le traitement "truArt" que tu évoques sur ton site ?[/B][/SIZE] Mon procédé truArt® couvre la prise de vue, le traitement du fichier et son optimisation. De plus, le procédé truArt® est partie philosophie, partie art, et partie science. [B]Philosophie [/B]- l'essence de la philosophie truArt® est de capturer et traiter les fichiers électroniques issus du capteur (RAW) pour réaliser la qualité technique optimale d'image tout en éliminant toutes les variations de qualité d'une image à l'autre. [B]Science [/B]- Comment exposez-vous pour saisir le maximum d'information brute sur votre capteur. Dans quel ordre devriez-vous exécuter les différentes étapes du développement pour être efficace et atteindre la qualité d'image la plus élevée possible. Comment ajuster chaque étape pour maximiser l'impact sur la prochaine étape. Comment équilibrer la réduction de bruit tout en maintenant les détails fins. Comment maximiser la gamme dynamique et la gradation tonale. La composante « science » du procédé truArt® procure les bases scientifiques pour maximiser la synergie entre ces différentes questions et bien d'autres. [B]Art [/B]- la manière de résoudre ces dilemmes est avec le dernier composant du truArt® : art. L'art (et l'expérience) vous aideront à faire ces choix difficiles. [B][I]Préface- Traitement par opposition à mise en valeur[/I][/B] Dans le monde du film, nous capturions une image, développions le négatif (ou le positif), et puis faisions des tirages. En d'autres termes, il y a une distinction claire entre développer le négatif et faire un tirage. Cette distinction est que pendant le développement du négatif, aucuns ajustements « locaux » ne peuvent être faits puisque nous n'avons pas accès aux parties du négatif, mais plutôt « au négatif » comme entité. Cependant, au moment du tirage, nous pouvons modifier des parties spécifiques de l'image séparément et différemment. L'exemple le plus simple de ceci dans le monde du film est de brûler le ciel dans une image de paysage pour créer un effet plus dramatique et mettre en évidence des détails tels que les nuages. Dans le monde numérique, je considère le processus comme étant semblable - certains seront en désaccord avec moi sur ce sujet. Je vois le déroulement des opérations comme : prise de vue, le traitement du fichier et son optimisation. Dans ce déroulement des opérations numériques, je considère le traitement comme tous les ajustements qui sont appliqués « à l'image entière » pour que les pixels reflètent la réalité capturée. Ces ajustements incluent des réglages au niveau de la balance des blancs, de la gamme de tons, du contraste, de la saturation des couleurs, de la netteté et de la réduction de bruit. Cependant, ils n'incluraient pas des « perfectionnements » comme : adoucissement de la peau, réduction des yeux rouges, conversion en noir et blanc (celui-ci est discutable), la tonalité, ou n'importe quel changement de tonalité, de contraste, etc. qui serait appliqué à une partie de l'image (sélection spécifique). En outre, la partie mise en valeur 'perfectionnement' est très subjective, personnelle, et n'a plus nécessairement pour but de reproduire la réalité. Il convient de noter que dans Photoshop CS3, Adobe a ajouté des ajustements « locaux » tels que l'outil Correcteur de tons Directs au convertisseur Camera Raw : je considère un tel outil en tant qu'élément de « perfectionnement » dans le déroulement des opérations bien qu'il soit inclus dans le convertisseur Camera Raw. Chacune des trois parties (capture, traitement, mise en valeur) s'appuie sur les précédentes. Dans la plupart des cas, une image incorrectement capturée ne pourra pas être traitée avec les mêmes résultats que des images correctement capturées. En d'autres termes, le traitement peut faire passer une image au prochain niveau mais ne peut pas nécessairement « corriger » la capture inexacte. J'ai voulu préfacer mes commentaires avec ce qui précède, parce que, dans la plupart des cas, les images à qui il manque un « petit quelque chose » ont probablement un « petit quelque chose » qui manque dans la capture, le traitement et la mise en valeur. Malheureusement, ces « petits quelques choses » s'additionnent les uns aux autres. [SIZE=2][B]6°/ Quel matériel photo et logiciels utilises-tu, et pourquoi ?[/B][/SIZE] Beaucoup de couples posent cette question lorsqu'ils « interview » un photographe pour leur mariage. Le problème est que, bien souvent, ils ont lus dans un magazine qu'ils devaient poser la question mais, malheureusement, ne savent pas quelle est la « bonne réponse » à cette question. Du point de vue du couple, l'important est que le photographe ait assez d'équipement pour photographier le mariage même si une ou deux pièces tombent en panne et qu'il sache tirer la quintessence de tout cet équipement. D'un point de vue purement photographique, j'ai fait d'aussi belles photos avec mes Nikon D1x, D2x, Canon 1D mk II, 1Ds, 1Ds mk II, et Leica DMR. Chacune des marques précitées offre des avantages et des limitations spécifiques. Ma méthode de travail varie donc selon le matériel employé afin de contourner ses limitations pour en tirer le maximum d'un point de vue technique. Ma philosophie durant le mariage : varier mes prises de vue et avoir un coup d'oeil neuf à chaque fois. J'utilise donc des objectifs « inspirants » plutôt très « longs » ou très « larges ». L'année dernière j'ai fait beaucoup d'images avec le Leica 180mm f/2 sur un Leica DMR (me donnant l'équivalent d'un 240mm sur film/plein format). Cette année, je trouve le 300mm f/2.8 IS sur le Canon 5D très sympa. Ma philosophie est la même en ce qui concerne l'éclairage. Je m'assure qu'il ne vient JAMAIS de la caméra. Le câble pour tenir le flash éloigné est fantastique ainsi que sont les Pocket Wizards. Comme je fais aussi de la consultation pour des fabricants de logiciels photographiques, je me dois d'être familier avec les différentes options offertes par chacun. J'utilise donc les outils de développement les mieux appropriés selon le matériel de prise de vue. Présentement, j'utilise principalement les logiciels suivants dans mon processus de développement : Capture One Pro, Photoshop CS3, Microsoft Expression Media, DxO ainsi que mes actions Photoshop truArt [SIZE=2][B] 7°/ Quels conseils donnerais-tu à un couple pour choisir le photographe dont ils ont besoin pour leur mariage ?[/B][/SIZE] Très simple. Demandez de voir au moins cinq mariages complets et récents photographiés par chacun des photographes que vous considérez. Dans mon cas, je présente environ 30 mariages complets et récents à tous mes clients potentiels. De cette façon, il n'y a pas d'ambiguïté sur les expectations, mon style photographique, ce que je photographie et sur ce que je ne photographie pas. Après avoir vu plus de 30 mariages complets, les clients potentiels typiquement n'ont plus aucune question, ils aiment ou n'aiment pas. [SIZE=2][B]8°/ Quels conseils donnerais-tu à un photographe qui se lance dans la photographie de mariage ? (autant du point de vue artistique que commercial).[/B][/SIZE] Parlez à des pro car c'est 95% « business » et 5% photographie. [SIZE=2][B]9°/ Comment vois-tu l'avenir de ta profession ?[/B][/SIZE] Comme toutes les professions, la photographie change constamment. Les possibilités changent, les exigences des clients changent : il faut donc constamment remettre en question son travail et ses offres. [B][SIZE=2] Un grand merci à Jean-René pour cette interview. [URL="http://www.jrgeoffrion.com/"]Son site est visible à cette adresse.[/URL][/SIZE][/B] [...]
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14 7 659 25/04/2012 21h07 par KarKouk Aller au dernier message
 
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Interview de Jean-Denis Auguy, photographe de l'Aubrac

[SIZE=2][B]“Bonjour Jean-Denis. Il faut que j’explique brièvement à la communauté de VIRUSPHOTO comment s’est faite - par le plus grand des hasards - notre rencontre : je passais quelques jours au mois d'Août dans une très belle région (que je connais bien depuis quelques années) située sur les plateaux de l’Aubrac, lorsque je suis tombé sur une exposition photo à la Maison de l’Aubrac, situé à Aubrac même, dévoilant les merveilleux paysages de la région. Les formats mais aussi l’ambiance de tes clichés m’ont séduit. Mais j’étais loin d'imaginer que tous les matins, en allant chercher mon pain, je croisais sans le savoir l’auteur de ces visuels. C’est ainsi que j’ai pu t’aborder, humblement, dans ta petite épicerie/boulangerie de [URL="http://www.stchelydaubrac.com/"]Saint-Chély d’Aubrac[/URL], un charmant (mais isolé) village de l’Aveyron, situé à 20km à peine de Laguiole (les couteaux) et des gorges du Lot, et qui est traversé par le fameux chemin de Compostelle (GR6).[/B] [/SIZE] [IMG]http://www.fusina.net/demo/auguy_tofs/Burons-Novembre-2006-mini.jpg[/IMG] [I][SIZE=1]©Jean-Denis Auguy[/SIZE][/I] [SIZE=2][B]Peux-tu nous dire en quelques mots depuis combien de temps tu partages cette passion de la photo et nous décrire le matériel que tu possèdes actuellement ? (photo et informatique)” [/B][/SIZE] Je suis né en 51 et j'ai commencé a prendre le virus de la photo à la fin des années 60. Actuellement je travaille avec un Nikon D200, un fisheye 10,5mm 1:2,8, un 12-24mm 1:4, un 24-85mm 1:3,5-4,5 et un 70-300mm 1:4-5,6 un jeu de tubes allonge 12-20 et 36mm et un flash SB 800 tout ça dans la marque Nikon. Pour ce qui est de l'informatique un iMac G4 ecran 17" et une imprimante Epson stylus photo 2100. [SIZE=2][B]Parle-nous – même si ce n’est pas facile - un peu de toi et expliques-nous ce qui t’a amené à la photo et tout particulièrement au numérique car avant d'être photographe, tu es d'abord... le boulanger de Saint-Chély ;) ![/B][/SIZE] Mon père faisait de la photo avec un 24x36 sans cellule, juste de la photo souvenir mais il y avait de la magie la dessous pour les yeux de l'enfant que j'étais à l'époque. Quelques années plus tard, après avoir lu un premier ouvrage traitant de la prise de vue j'achetais mon premier appareil. Un Canon, un 24x36 reflex à objectifs interchangeables, je photographiais tout ce qui se présentait !... Bentôt je me calmais et investissais dans le matériel de développement, mais là ce fut une frénésie de tirages noir et blanc bien sur, mais de plus en plus grands (Posters tendus sur bois avec papier en rouleau). Heureusement il y avait le magasin car mon père était boulanger ainsi j'exposais les posters dans la boutique et je vendais assez bien ce qui me permettait d'acheter de nouveaux matériels. Aprés l'armée faite en 1972, j'ai travaillé dans l'entreprise et me suis déclaré comme photographe à la chambre des métiers ce qui me permis de développer encore plus cette activité. Puis vinrent de nouvelles passions (dessin, peinture, aquariophilie, bonzaï) car aprés 15 ans de prise de vues et de tirages j'ai eu l'impression d'avoir fait le tour de la question et c'est avec l'arrivée du numérique que je me suis vraiment réalisé. Pouvoir travailler la couleur de A à Z et mieux encore car pour moi il y à autant de création au bureau avec Photoshop que sur le terrain à la prise de vue [SIZE=2][B]Mais alors, finalement, comment as-tu progressé ?[/B][/SIZE] J'ai progressé doucement tout seul dans mon petit coin, mais aujourd'hui j'éprouve le besoin d'échanger pour progresser davantage. [SIZE=2][B]Ça tombe bien, nous aussi ;). Ce qui m’a touché dans tes clichés, c’est la pertinence des vues mais aussi la fidélité avec laquelle tu arrives à transcrire la beauté des paysages et la sérénité qui s’en dégage. On sent que tu es amoureux de ta région. Peux-tu nous expliquer ce qui guide tes choix avant d’appuyer sur le bouton et comment fais-tu pour trouver ces lieux et instants magiques ?[/B][/SIZE] J'ai la chance d'habiter une très belle région, l'Aubrac ce plateau immense et désert ou le regard se perd à l'infini. J'adore les levers du jour au milieu d'un troupeau de vaches ou les seuls bruits sont ceux du veau qui taite sa mère à grand renfort de coups de tête ou du troupeau qui broute l'herbe et que dire de ces moments de tendresse entre la mère et son petit. [IMG]http://www.fusina.net/demo/auguy_tofs/Moment-de-tendresse-mini.jpg[/IMG] [I][SIZE=1]©Jean-Denis Auguy[/SIZE][/I] [SIZE=2][B]Justement, quels sont tes sujets de prédilection en photo ?[/B][/SIZE] Je photographie beaucoup de paysages, je fais aussi un peu de macro, la flore de l'Aubrac est une des plus riche d'Europe. J'ai plus de mal avec le portrait mais j'ai très envie d'en faire il suffirait que j'ose un peu plus. J'aime aussi la photo d'objets et d'intérieur déco. [IMG]http://www.fusina.net/demo/auguy_tofs/Sur-le-plateau-au-soleil-mi.jpg[/IMG] [I][SIZE=1]©Jean-Denis Auguy[/SIZE][/I] [SIZE=2][B]Qu’essayes-tu de transmettre à ceux qui regardent tes photos ? Quelle est ta motivation profonde ?[/B][/SIZE] Mon plaisir, ma motivation, c'est de faire aimer ce pays, le faire découvrir sous des aspects différents, essayer de le rendre encore plus beau par le jeu de la lumière. [IMG]http://www.fusina.net/demo/auguy_tofs/La-foret-givree-mini.jpg[/IMG] [I][SIZE=1]©Jean-Denis Auguy[/SIZE][/I] [SIZE=2][B]Entre nous, tu y réussis fort bien ;) Etre dans une région sublime mais à l’écart de tout est à la fois une chance et un handicap non ? Comment fais-tu pour partager ton travail ? Je sais en l’occurrence – pour en avoir parlé avec toi – que tu réalises toi même tes tirages sur ton propre matériel lors de tes expositions. Peux-tu nous expliquer ce choix et surtout les intérêts ou problèmes que tu rencontres ?[/B] [/SIZE] Je ne vois que des avantages à habiter une région calme ou il y a très peu de délinquance, ou l'on peut se promener partout sans risque de se faire agresser, avec internet on peut voir et acheter tout ce que l'on veut. S'il y avait un petit handicap se serait au niveau de la communication directe avec des gens qui partagent la même passion, comme j'ai pu le faire avec toi lorsque tu es passé me voir, malheureusement j'étais un peu bousculé par le travail à ce moment là. Je t'expliquais effectivement que je faisais tous mes tirages sur le matériel décrit plus haut. Pourquoi? et bien tout simplement pour le plaisir de tout faire moi-même et de faire dire à mes photos ce qu'elle m'ont dit à la prise de vue. Et puis si j'ai quelques compliments de la part des gens qui regardent les différentes expo ; je ne les partage avec personne, c'est une satisfaction profonde et qui motive énormément à progresser davantage. [SIZE=2][B]Tu as acquis, disons-le, une notoriété dans ta région. Tu publies tes nombreuses photos sous forme de cartes postales et exposes assez souvent (ai-je oublié des choses ??? :) ). Es-tu ou as-tu été appelé pour couvrir des reportages, illustrer des parutions ou ouvrages ?[/B] [/SIZE] Très peu de reportages si ce n'est quelques mariages, bien sur quelques demandes de photos pour illustrer des ouvrages. Mais j'ai eu la chance que dans le petit village d'Aubrac à 8 Kms de chez moi, vienne s'établir la fondatrice et directrice de la ligne de vêtements pour enfants "Tartine et Chocolat" qui fut élue meilleure femme d'affaire du monde en 2002. Catherine Painvin, puisqu'il s'agit bien d'elle, a ouvert à Aubrac des chambres d'hôtes de luxe et m'a rapidement confié la confection d'un catalogue pour promouvoir ce lieu magnifique. Et puis je suis devenu son ami et aujourd'hui je réalise toutes sortes de photos pour elle. [IMG]http://www.fusina.net/demo/auguy_tofs/Chez-C.Painvin-mini.jpg[/IMG] [I][SIZE=1]©Jean-Denis Auguy[/SIZE][/I] [SIZE=2][B]Question bête mais que de nombreux photographes se posent : as-tu eu des soucis de droits à l’image, ou même un vol d’une image (pour une publication par exemple ?) Si oui, comment cela s’est passé ?[/B][/SIZE] Je ne me suis jamais préoccupé à ce jour de protéger mes photos, j'en donne régulièrement à l'office de tourisme de mon village et à pas mal de gens qui m'en demandent, mais je reconnais que cela peut devenir un problème. [SIZE=2][B]As-tu de nouvelles expositions ou actions de prévus dans les mois à venir ? En gros, quels sont tes futurs projets ?[/B][/SIZE] J'expose à nouveau du [B]17 au 29 septembre[/B] à l'office de tourisme de Laguiole, [B]du 3 au 11 Novembre[/B] à Sébazac à l'occasion du "Forum de l'Economie Sociale et Solidaire", [B]du 12 au 18 novembre[/B] à la médiathèque d'Onet le Château et [B]du 19 au 25 novembre[/B] au lycée Laroque à Onet le Château. [SIZE=2][B]Quels conseils peux-tu donner à un passionné de nature pour réussir au mieux ses clichés, des attentions qu’il doit porter ? Parle-nous un peu de ta technique... Mais surtout, des périodes ou saisons qui te paraissent cruciales en photo de nature.[/B][/SIZE] Le seul conseil que je pourrai donner à un photographe débutant se serait une phrase que j'ai lu dans un de mes premiers livre : "Photographier veut dire écrire avec la lumière" et je n'y ai pas prêté grande importance, ce n'est que quelques années plus tard que j'ai compris à quel point c'était vrai et j'ai vraiment commencé à progresser à ce moment là. Aujourd'hui je ne part jamais faire des photos sans scruter le ciel avant. Le grand ciel bleu est bien sur à proscrire, ce que j'aime beaucoup c'est le ciel avant l'orage, parfois après ou le ciel chargé de gros nuages qui vont donner de jolis coups de projecteurs sur la nature et bien sur la lumière rasante du lever ou du coucher. [IMG]http://www.fusina.net/demo/auguy_tofs/Contre-jour-mini.jpg[/IMG] [I][SIZE=1]©Jean-Denis Auguy[/SIZE][/I] Ici sur l'Aubrac l'hiver est rigoureux et le vent souffle souvent ce qui donne de jolis amoncellement de neige (congères), c'est une saison magnifique, lorsque la neige vient de tomber et que le soleil veut bien se montrer toute la nature est sublimée. Le printemps est également très beau avec ses dégradés de vert et l'automne avec ses couleurs chaudes. Vous remarquerez que je n'ai pas cité l'été, en ce qui me concerne c'est la saison que j'aime le moins, trop de soleil, une nature un peu en souffrance . [IMG]http://www.fusina.net/demo/auguy_tofs/Buron-du-Pendouliou-dans-la-mini.jpg[/IMG] [I][SIZE=1]©Jean-Denis Auguy[/SIZE][/I] [IMG]http://www.fusina.net/demo/auguy_tofs/Congeres-2005-mini.jpg[/IMG] [I][SIZE=1]©Jean-Denis Auguy[/SIZE][/I] [SIZE=2][B]Tu fais de magnifiques panoramas. Comment procèdes-tu et quelles sont les difficultés de ce genre de procédé ?[/B][/SIZE] Cet immense plateau se prête à la vue panoramique. En numérique, il est aisé de faire plusieurs vues que l'on rajoute. La difficulté est d'avoir la même exposition, la même température de couleur sur toutes les vues. La solution est de viser le centre de la scène ou l'endroit le plus important ou le plus compliqué à l'exposition. Faire une vue de cet endroit, vérifier tous ces paramètres sur l'écran en zoomant si nécessaire, passer en mode manuel et reporter tous ces réglages. Personnellement je passe également en mise au point manuelle. [IMG]http://www.fusina.net/demo/auguy_tofs/Coucher-de-soleil-Lac-mini.jpg[/IMG] [I][SIZE=1]©Jean-Denis Auguy[/SIZE][/I] [IMG]http://www.fusina.net/demo/auguy_tofs/Le-buron-en-ruine-mini.jpg[/IMG] [I][SIZE=1]©Jean-Denis Auguy[/SIZE][/I] [SIZE=2][B]Bientôt Noel (héhé, plus que 4 mois). Qu’aimerais-tu commander prochainement au père-Noel si celui-ci venait à exhausser – sans compter - tes voeux :) ? Et plus sérieusement, qu’as-tu prévu d’acquérir prochainement et pourquoi ?[/B][/SIZE] Cela fait maintenant 4 ans que je tire mes photos sur l'imprimante stylus photo 2100, elle a fait du très bon travail, à l'époque c'était la première à faire des photos garanties de longues années sans décoloration. Aujourd'hui dans un souci d'évolution vers une qualité encore supérieure et aussi la possibilité de tirer de plus grands formats je vais acheter la stylus pro 4800 et certainement changer aussi le Mac qui commence à ramer. Je penser changer ce matériel courant octobre mais si un père noel veut s'en occuper je peux attendre jusqu'en décembre. [IMG]http://www.fusina.net/demo/auguy_tofs/Couchant-2006-mini.jpg[/IMG] [I][SIZE=1]©Jean-Denis Auguy[/SIZE][/I] [SIZE=2][B]As-tu l’adresse d’un site WEB à communiquer aux membres de VIRUSPHOTO désireux d’en savoir plus sur toi et de découvrir d'autres photos ?[/B][/SIZE] Je n'ai pas encore de site WEB mais cela ne saurait tarder. [SIZE=2][B]Et bien nous attendons tous avec impatience de pouvoir en découvrir davantage. Et d'ailleurs, pourquoi ne pas ouvrir un compte gratuit sur [U]flickr[/U] pour commencer ? (un tuto sur [URL="http://www.virusphoto.com/5392-se-faire-connaitre-grace-a-flickr-le-guide-dutilisation.html?highlight=connaitre+flickr"]la création de galeries photos sur Flickr[/URL] est d'ailleurs à disposition). Mais d'ores et déjà, je signale aux lecteurs de VIRUSPHOTO que tu fais parti depuis peu de nos membres et je suis heureux de constater que tu pourras nous faire partager tes travaux les plus anciens et surtout à venir. On s'en réjouit d'avance ! :p Merci de nous avoir accordé cet interview et j'espère que les Virusiens, qui ne te connaissaient pas encore, auront comme moi compris la raison de ce coup de coeur. ;) Je laisse désormais la parole aux membres du forum désireux d'aborder d'autres sujets avec toi. Et bienvenue parmi nous."[/B][/SIZE] [...]
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43 13 194 19/11/2007 13h23 par Jean-Denis Aller au dernier message
 
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Interview de François Benvéniste

Voici l'interview de François Benveniste(FB101), membre talentueux de VP dont vous avez pu voir les photos depuis quelques temps dans la section "le forum des grands" essentiellement. Etant moi-même très fan de ses photos j'ai voulu en savoir plus sur lui, sa méthode de travail, sa recherche artistique, sa technique ou encore son histoire. A priori cette envie était partagée par quelques virusiens, je l'ai donc contacté pour savoir si il accepterait de nous en dire plus sous la forme d'une petite interview. N'étant professionnel ni l'un ni l'autre dans le domaine de l'interview nous avons fait de notre mieux, j'espère que vous apprécierez comme moi cette lecture très interessante et enrichissante a mon goût. Vous pouvez consulter la présentation de FB101 [URL="http://www.virusphoto.com/11039-bonjour-a-tous.html"]sur VirusPhoto, ici[/URL]. Bonne lecture ! [IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/146d6e3a926cb7.png[/IMG] [B] [URL="http://www.fbenveniste-photos.com"]Le site de François Benveniste.[/URL] [SIZE=3] 1. Pour commencer parlons un peu de toi, cela fait combien de temps que tu fais de la photo ? [/SIZE][/B] J'ai fait de la photo argentique en amateur toute ma ve pour shooter les enfants qui grandissent (j'en ai 4!). Mais le virus est arrivé en 2001 quand j'ai acheté mon premier appareil numérique, un canon Ixus 2 ( 2Millions de pixels). Là, l'instantanéité du process m'a sauté à la figure et ça a changé ma perspective de la photo. [SIZE=3][B]2. Exerçais-tu un métier en rapport avec la photo, l’image ? [/B][/SIZE] Que de très loin. J'ai fait du marketing toute la première partie de ma carrière (Philipp-Morris/Marlboro, Apple France, Warner Bros). Puis de la direction d'entreprise ce qui m'a amené à côtoyer de près les milieux publicitaires où la réflexion sur l'image est bien sûr très présente. Mais ça s'arrête là... [COLOR=Blue] [/COLOR][SIZE=3][B]3. Par quelles photos as-tu commencé ? [/B][/SIZE] En 2002, j'ai arrêté de travailler, j'ai bricolé et je shootais assez peu. En 2003 j'ai pris ma petite auto et j'ai fait 65.000km dans tous le pays pour shooter des lieux avec un penchant assez marqué pour les églises, les abbayes cisterciennes et les paysages. Un jour de septembre, j'ai amené ma femme dans une abbaye cistercienne et j'ai fait LA photo qui a marqué le tournant : elle me tournait le dos et, de sa main, caressait la magnifique pierre des colonnes du cloître du Thoronet. J'ai vu que la sensualité féminine s'harmonisait étrangement avec la sensualité minérale de ces pierres qui me fascinaient. En décembre je shootais mon premier modèle féminin (Emma, toujours visible sur mon site) et en 2004 je l'ai amenée au cours d'une dizaine de voyages dans les lieux clés de mon périple précédent. Une recherche effrénée sur ce thème de la femme et de la pierre, jamais satisfaisant, jamais ce que je voulais. D'ailleurs, à cette époque comme aujourd'hui encore, je ne savais pas trop ce que je voulais. Je préfère travailler d'instinct que de manière raisonnée. A l'hiver 2004, il n'était plus question de faire des extérieurs et donc je me suis initié aux techniques de studio, acheté du matos et j'ai continué de shooter. En mai 2005, j'ai rencontré Stéphie et avec elle, ainsi que grâce à elle, au cours de 60 séances, j'ai développé mon actuelle vision de la photo de femmes. Cela dit, rien n'est figé et ça évolue constamment. Stéphie est ma muse, bien sûr, mais je shoote beaucoup d'autres filles qui, elles aussi, contribuent à mon évolution. [SIZE=3][B] 4. Combien de temps prend la photo dans ta vie ? [/B][/SIZE] En moyenne, chaque semaine je passe deux jours a shooter, deux jours à post-produire, deux jours (le week-end) avec ma femme qui m'autorise à poursuivre ces activités et une journée à vacquer à d'autres occupations. Tous les jours, quand je ne suis pas en déplacement, je poste mes photos sur quelques dix huit forums (dont "Virus", bien sûr) en France comme à l'étranger. Je précise que je ne fais pas cela pour obtenir l'assentiment de gens qui me caresseraient dans le sens du poil. J'accueille compliments et critiques avec le même plaisir les uns me rassurant et les autres m'aidant à progresser. La seule chose que je ne supporte pas sont les critiques qui ne portent pas sur les photos elles mêmes mais sur ce que les internautes perçoivent de ma personnalité ou de mes motivations. Pour moi, faire une photo sans qu'elle ne soit vue est un non sens...Il faut quelle vive, aimée ou détestée. C'est ce que je trouve sur les forums et ca me convient. [SIZE=3][B] 5. Quels genres de photo aimes-tu particulièrement voir ? Et quel genre aimes-tu particulièrement prendre ? Es-tu assez exclusif dans les domaines de photo que tu prends ? [/B][/SIZE] Je prends essentiellement des photos de femmes, principalement nues. Parfois je fais encore du paysage ou des animaux. Mais maintenant quand je fais ce type de photo, je tends à les traiter comme si c'était des femmes nues. Quant aux photos que j'aime voir, tout me va, je suis un boulimique et je regarde beaucoup de choses. J'ai une préférence pour les images où je sens une vision, un traitement personnel. L'esthétisme m'intéresse de moins en moins (encore que j'y sacrifie moi même beaucoup, trop probablement) et l'originalité du regard et de la technique compte de plus en plus. [SIZE=3][B] 6. As-tu déjà exposé ? Qu’as-tu tiré au niveau personnel et au niveau photographique de ces différentes expositions réelles, sur ton site ou sur les forums ? [/B][/SIZE] J'ai exposé 3, 4 fois. Ca ne m'intéresse que pour les contacts humains qui vont avec. Je n'en retire pas grand chose d'autre et notamment je n'ai aucune pulsion pour me faire connaître. Je ne cherche ni à être célèbre, ni à exposer, ni à imprimer, ni à me vendre. Si un jour on vient me chercher pour ce type d'activité, j'accepterais probablement avec plaisir, mais je ne développe aucune pro-activité pour en arriver là. De toutes manières, mon site avec entre 6.000 et 12.000 photos (et des pointes à beaucoup plus haut) vues chaque jour me procure une ample moisson de commentaires et de réactions qui suffisent à mon bonheur. Bientôt j'y mettrai en place un système de vente en ligne de mes photos. Non pas tant que je cherche à faire de l'argent avec cela mais parce que, au bout du compte, les gens qui votent avec leur portefeuille, c'est le plus beau compliment que je puisse recevoir. Pour cette raison, je ne vendrai jamais mes photos très chères... J'ai la chance (gigantesque) de ne pas avoir de problèmes financiers. Ca fait de moi, dans le domaine de la photo, un homme libre sur lequel personne ne peut rien. Je n'aimerais pas accepter un brief (genre : "coco, pour demain soir il me faut une fille façon Hamilton, vêtue de bleu et qui boit du chocolat au lait"). Je n'aimerais pas non plus subir un jugement moral ou esthétique qui devrait modifier ma façon de travailler. Ce genre de comportement fait de moi un amateur irréductible, mauvaise tête, un peu ours et qui, au bout du compte, ne subit que les influences qu'il a envie de subir. De toutes manières, la liberté ne se ramène qu'a cela : choisir ses influences. [B][COLOR=Blue] [/COLOR][SIZE=3] 7. Comment choisis-tu, et comment contactes-tu tes modèles ? [/SIZE][/B] Au début surtout, je parcourais beaucoup les books de filles et choisissais celles qui dégagent quelque chose de fort. Moins la beauté plastique que celle dont je pouvais penser "elle en a dans la tronche et dans les tripes". Dans ce domaine, Stéphie est l'archétype. Puis j'ai vu des modèles qui fréquentaient les forums que je fréquente et dont les commentaires, l'intelligence de la photo, les réactions me semblaient correspondre à ma sensibilité. Je les ai contactées. Depuis un an et demi, mon site me vaut beaucoup de prises de contact de filles qui veulent bosser avec moi, ça aide... Gwen, mon dernier modèle est de celles là. Ce fut une belle et heureuse rencontre qui sera certainement suivie de plusieurs autres. [SIZE=3][B]8. Comment établis-tu la confiance nécessaire ? Si il y a une méthode.. [/B][/SIZE] Je ne prétends pas qu'il y ait une méthode. Mais voici ce que je fais (aux exceptions près,) : * Je m'intéresse à elles. Je leur parle beaucoup, j'essaie de reconstituer leur histoire, de savoir ce qui les motive à poser, ce qu'elles aiment et ce qu'elles n'aiment pas. La plupart des modèles sont dans le trip de la photo-thérapie. C'est important de savoir ce qu'elles en attendent. * J'essaie de les faire rire. J'ai un humour déplorable à base de jeux de mots infâmes et d'histoires salaces. Ca les surprend au départ mais ça passe (généralement). Rien ne vaut une crise de fou rire et une bonne musique pendant la séance pour que les choses se passent bien. Sur la musique, demander aux filles d'apporter les CD qu'elles aiment, plutôt que d'imposer les siens (cela dit, un bon nombre d'entre elles semblent se satisfaire des vieux standards qui font mes délices). * Je les respecte. Non seulement pas de gestes déplacés, bien sûr, mais pas de regards déplacés non plus. Les filles sont très sensibles à cela. Quand elles sont nues, il faut les regarder comme un toubib regarde sa cliente. Il ne faut pas leur imposer d'être nues quand il n'ya pas de raisons objectives qu'elles le soient. Il faut toujours les couvrir d'un vêtement à la seconde où le shoot s'arrête. Quand elles se déshabillent pour la première fois devant vous, surtout ne pas les inspecter comme un poisson à l'étal du marché. Aucun regard direct sur le corps d'un modèle. Son corps se découvre exclusivement au travers de l'objectif ou de la photo. Un vrai photographe se fout du corps réel de ses modèles. Il ne s'intéresse qu'au "corps photographique" tel qu'il appraît sur l'image, tel qu'il accroche la lumière... Les 30 premières secondes de la première nudité conditionnent tout le reste du relationnel photographe modèle, pour des années si besoin. Seuls les "faux-tographes" matent comme des malades, les filles le sentent immédiatement et, au mieux si elles acceptent de continuer la séance, se comportent comme des automates duquel aucune vérité n'émane. * Je leur donne des garanties : nous voyons immédiatement ensemble TOUTES les photos faites sur l'écran de mon ordi. Elles ont un droit de véto absolu sur tout ce qui sort et je détruis devant elles toutes les photos dont elles ne veulent pas. De cette manière elles ont un contrôle absolu sur leur image. Je leur fais signer un bout de papier par lequel elles me donnent les droits non commerciaux pour trois ans de ce que nous faisons et précisent les conditions financières en cas de vente des photos. * Je traite RAPIDEMENT les photos. Il s'écoule rarement plus d'une semaine avant que mes modèles ne reçoivent un CD avec toutes les photos brutes qu'elles ont approuvées et le dossier avec les photos traitées (les seules qu'elles ont le droit de mettre sur leur site ou de poster sur des forums). Quand je traite les photos, au fur et a mesure de l'avancement du process, elles reçoivent par mail un fichier de petite taille de l'image post-produite. Très souvent je discute avec elles du genre de post-prod que je compte faire....Quand elles reçoivent le CD, comme elles se rendent compte que je n'ai pas traité les photos qu'elles auraient aimé que je traite, elles ont le droit de me demander la post-production "a minima" d'une dizaine de fichiers complémentaires. Je suis par contre inflexible sur un point : elles n'ont pas le droit de travailler elle-mêmes (recadrage, traitement des couleurs..) sans mon autorisation les fichiers que je leur passe. [B][SIZE=3] 9. As-tu élaboré un projet avant ou un thème ? Ou pars-tu juste sur une idée et tu improvises ensuite ? [/SIZE][/B] Moi, je travaille à l'instinct. Je suis un photo reporter des sentiments et de la personnalité de mes modèles. Je ne m'intéresse qu'à ce qu'elles acceptent de me donner. Si cela passe par un projet qu'elles ont elles dans la tête, c'est bien volontiers que je souscris à leur demande. Cela dit, je sens que cette manière de faire est en train de changer en ce moment et je me surprends à prendre des notes pour de projets ultérieurs... Mais dans l'ensemble, c'est avec bonheur que je photographie les envies de mes modèles. C'est probablement pour cela que j'ai une aussi longue et aussi heureuse collaboration avec Stéphie qui est un vrai moulin à idées. Dans 70% des cas, nous shootons les représentations d'elle même dont elle a envie. Alors, bien sûr, il y a un processus de discussion et d'influences réciproques qui amène à l'arrivée des choses bien différentes de ce qu'elle avait en tête au départ, mais bon, on part de ses fantasmes à elle et on arrive ...aux nôtres !. Sans oublier les disgressions qui font que bien souvent, d'un commun accord, on part pour shooter "A" et on arrive a "B". [COLOR=Blue] [/COLOR] [B][SIZE=3] 10. Comment se passe la mise en place de la séance ? As-tu déjà préparé le terrain, les éclairages, éventuellement fait des tests avant l’arrivée du modèle ? [/SIZE][/B] Non, rien de cela....Ca se fait à l'instinct. le seul cas où je "prépare le terrain" c'est dans les cas (de plus en plus fréquents) des "séminaires résidentiels" : je loue une baraque pour trois jours dans un endroit reculé et hors des saisons touristiques (pour des raisons de coûts), je m'y enferme avec la fille . On fait les courses alimentaires, la bouffe et la vaisselle ensemble, on parle beaucoup et on shoot au feeling, en séquences brèves en fonction des envies et des idées. Cette manière de faire change complètement la donne, il y a moins de pression et il en ressort des choses généralement plus intéressantes. Naturellement cette procédure est réservée aux modèles "confirmés" que je connais bien, qui savent que je ne vais pas leur sauter dessus et avec lesquels un bon feeling passe...Pas de séminaire résidentiel sans au moins une séance test en studio et/ou en extérieur. [SIZE=3][B]11. Quels types d’appareils et d’objectifs utilises-tu ? Ou du moins ceux que tu préfères ? [/B][/SIZE] Depuis deux ans, mon Canon 5D et principalement mon 24:70 de la même marque à ouverture f/2.8 constante. Pour le studio. En extérieur j'y ajoute un 50mm fixe a F/1.4 (Canon aussi) et, parfois mais rarement, un 300mm pour obtenir des effets d'écrasement sympathiques... [SIZE=3][B] 12. Quels sont les éclairages que tu utilises ? Comment les disposes-tu ? Est-ce avec l’expérience que tu sais comment les placer ou tâtonnes-tu un peu une fois le modèle présent ? Fais-tu des schémas ou des tests de lumière ? [/B][/SIZE] J'utilise 4 sources multiblitz. 2 de 400 watss et 2 de 200. Je travaille indifféremment en combinaison de 1/2/3 ou 4 sources. Le schéma de base, c'est les 2 sources de 200 équipées de boîtes à lumière 80cm par 1m en diagonale et d'une source pour éclairer le fond. Avec le temps je fais tout à l'instinct et je ne fais pas de schéma de lumière. Je n'utilise pas non plus de cellule (j'en ai une mais je l'ai remisée au fond d'un tiroir il y a longtemps). Je shoote, je vérifie les histogrammes et je recommence jsuqu'à ce que je sois satisfait. Ca prend entre 5 et 10mn au début d'une séance et après on n'en parle plus. Les filles aiment ça. Plus d'une ma relaté les affres du modèle quand le photographe met deux heures à régler les lumières. Je prefère éclairer approximativement un modèle heureux que d'illuminer comme un dieu une fille crispée... [COLOR=Blue] [/COLOR][SIZE=3][B] 13. Tu disposes d’un studio ? Avec tout un équipement comme les fonds ou les éclairages ? Ou est-ce encore artisanal et expérimental comme installation ? Peux-tu nous le décrire grosso modo ? [/B][/SIZE] J'ai un studio volant que je mets dans le coffre de ma voiture et que j'installe où je peux : chambre d'hôtel, chez mes modèles, dans les maisons des "séminaires résidentiels", chez des amis. Il se compose ainsi : * Quatre sources déjà décrites avec une gamme d'accessoires : bols, snoot, boîtes à lumières (3 sacs) * Un praticable pour accrocher les fonds (1 sac) * Une variété de tissus de fond (2 sacs) * 3 sacs d'accessoires : chaînes, écharpes, bougies, brumisateur, plumes, masques...bref un tas de trucs... * Une rallonge électrique enroulable de 10m * Mon matos photo et mon ordi portable Je suis à l'aise avec tout ça et je n'éprouve pour le moment pas le besoin de le faire évoluer. Je serais heureux de trouver quelque part en région Parisienne une salle présentant un plateau nu d'au moins 4*6m (avec une salle de bains pour les modèles) où je pourrais poser une fois pour toute ce barda et appeler ça "mon studio". Avis aux amateurs. [SIZE=3] [B]14. Combien de temps dure une séance ? Faites vous des pauses pour partager vos ressentis ? [/B][/SIZE] Une séance dure entre 2 heures et 3 jours (si c'est un séminaire) et oui, nous nous arrêtons au moins toutes les 45mn pour regarder les photos faites et corriger le tir si besoin est. [SIZE=3][B] 15. Es-tu très directeur dans les poses et les attitudes ou donnes-tu juste quelques orientations générales ? Comment conseilles-tu le modèle, comment le mets-tu en scène ? [/B][/SIZE] Au début je suis assez directif et je donne des indications de pose très précises. Puis si je sens que le modèle le souhaite, je lui lâche la bride sur le cou et elle fait ce qu'elle veut. Et ceci, d'autant plus si les idées de shoot viennent d'elle, bien sûr. J'aime aussi lui lâcher un micro scénario du type "tu es en train de passer ton permis de conduire et tu te rends compte que tu es nue à coté de l'examinateur"....Et j'attends de voir ce qui se passe... [SIZE=3][B] 16. Prends-tu beaucoup de photos ou essayes-tu de n’en prendre qu’un minimum ? Si tu en prends un minimum est-ce à cause du modèle ou grâce à l’expérience ? [/B][/SIZE] [COLOR=Blue] [/COLOR] Je mitraille comme un malade. Sur une séance d'une journée complète, je peux faire jusqu'a 80 photos (pas à chaque fois tout de même). Nous en jetons 600 ensemble avec le modèle et sur les 200 qui restent j'en post-produirai 10, en mettrai 6/8 sur mon site et en posterai 2/3...(une par jour, toujours). Il faut comprendre que le shoot n'est pour que l'occasion de faire de la "matière brute" qui sera ensuite travaillée. La véritable séance se passe devant mon écran. Je shoote beaucoup en fonction de la manière dont je sais que je peux post-produire la photo. En RAW, systématiquement sous exposé, cadrage pleine pastille sans me soucier de détails dont je sais qu'ils peuvent sauter ensuite. Même les lumières de studio sont calibrées en fonction de la façon dont je pense qu'elles sortiront après la post prod. Et d'ailleurs, je rajoute souvent des "fausses lumières" à ce stade là. .... Mes photos brutes ne représentent que 50% du travail final. Ca en fait hurler certains qui disent que je ne suis pas un photographe mais un infographiste. Soit. Les argentiques retouchaient aussi comme des malades au tirage et trichaient au shoot tout autant que moi après, mais ils sont imbus de l'idée que l'argentique est la seule "vraie" photo et que les manipulations digitales sont indignes. Ils pensent ce qu'ils veulent et moi je fais de la photo à ma manière. [SIZE=3][B] 17. Quel part prend le modèle lors de la séance ? Est-il source d’idée ? Adaptes-tu tes idées de base en fonction de lui ou d’elle ? Parfois t’arrive-t-il de changer complètement d’orientation en fonction du modèle ? [/B][/SIZE] Le modèle est indispensable. C’est elle qui fait la photo. Elles ne s'en rendent pas toujours compte, mais je sens quand elles estiment que la photo doit être prise et j'appuie sur le bouton à ce moment là. Comme déjà expliqué elles sont SOUVENT sources d'idées que je fais miennes après discussion (pas toujours longues). Ce n'est pas le photographe qui fait la photo, mais le couple modèle-photographe. Certaines filles sont leaders, d'autres, généralement moins expérimentées, sont suiveuses mais toujours ça se fait à deux. Les modèles ne sont pas des pantins qu'on manipule... [B] [SIZE=3] 18. Comment traites-tu tes photos ? Et quel traitement appliques-tu ? (Bien que a priori il y en ai très peu) [/SIZE][/B] Je les traite avec Photoshop. Parfois un peu, souvent beaucoup. Je n'hésite pas à allonger les jambes, galber un sein ou une hanche, faire un max de retouches cosmétiques. Je n'ai pas envie de représenter le modèle telle que je la vois mais telle que j'aurais envie de la voir. Le reste de mes retouches, le plus souvent, est essentiellement un travail sur la lumière et la colorimétrie. Il est très rare que j'ajoute des éléments. J'aurais plutôt tendance à en retrancher. Quand je vois qu'un modèle connaît peu ou mal Photohop, je prends du temps pour lui montrer ce qu'on peut faire de manière à ce qu'elle ne complexe pas sur des détails de son physique qu'elle n'aime pas et qu'elle puisse plus facilement se lâcher sur le plateau. [SIZE=3][B]19. Comment c’est passé ta première séance ? Peux-tu nous raconter brièvement ? [/B][/SIZE] Un beau jour de décembre 2003. Emma sur les quais de la Saône, à Lyon....Il en reste toujours une trace sur mon site ici : [URL="http://www.fbenveniste-photos.com/display-image.php?image=album_Ema/images/Ema_pont_2.JPG"]Image[/URL] [SIZE=3][B] 20. Pour sortir un peu du coté technique, comment te vient ton inspiration et tes idées de composition ? Il y a –t-il un univers qui t’inspire ? Littéraire peut-être ? Pictural ? Voir cinématographique ? [/B][/SIZE] Il n'y a que les filles qui m'inspirent.... Pour le reste je dois être influencé par un tas de trucs mais je ne m'en rends pas franchement compte. Bien sûr, il y a des photographes que j'admire : Saudek, Minier, Renoux, Lacour, Pixel Studio, N'Guyen, Beine et plein d'autres dont j'oublie le nom. C'est sûr que je leur dois beaucoup ( à Lacour par exemple à qui je dois mon obsession vignettage et qui m'a montré comment on faisait. Il y a aussi Stéphie dont le regard sur la photo en particulier et l'art en général a beaucoup d'importance pour moi. [B][SIZE=3] 21. Consultes-tu des sites de photographes pour élargir tes connaissances et éventuellement pour t’inspirer de nouvelles idées ? Si oui peux-tu nous en donner quelques uns ? [/SIZE][/B] Non, je n'en consulte pas des masses. Je me contente de regarder les photos sur les forums et sur les sites des photographes qui me plaisent. J'achète peu de livres sur le sujet. J'ai juste un gros bouquin sur le travail de Saudek qui me fascine. [B][COLOR=Blue] [/COLOR][SIZE=3] 22. T’intéresses-tu à d’autres formes d’art ? Que ce soit en spectateur ou en créateur ? [/SIZE][/B] Je suis très cinéphile et fondu d'histoire et d'architecture... Mais je ne pratique pas. Voilà, j'espère que ca vous a plu ! Un grand merci a FB101 qui à bien voulu jouer le jeu et de belle manière ! :) On attendra avec impatience les nouvelles photos maintenant que tu nous as fait le plaisir de partager ta démarche et ton histoire :) Merci beaucoup !! :thumbup: [CENTER][B]Pour allez plus loin je vous conseille très vivemment de visiter le site de FB101 ! Même si il faut s'y prendre a plusieurs fois pour tout consulter ca vaut vraiment le coup de [U]TOUT[/U] voir et non pas juste quelques photos, et de toute facon c'est vraiment agréable.[/B] [B][URL]http://www.fbenveniste-photos.com/[/URL] [/B] [/CENTER] [...]
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33 7 327 09/09/2007 13h13 par fb101 Aller au dernier message
 
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Interview : Décal'Art aide les photographes à se faire connaître

[B]Voici une interview avec l'association Decal'Art, dont la raison d'être est la promotion de photographes non-professionnels. L'association aide les photographes à sortir de l'ombre, à organiser des expositions et à se faire connaître. Une belle initiative, qui mérite qu'on en parle ! [IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/14642eb481bddd.jpg[/IMG] 1°/ Peux-tu nous présenter en quelques mots l'activité de l'association Decal'Art, et les raisons pour laquelle elle a été créée ? [/B] En voyant quelques photos pour lesquelles j'ai eu un coup de coeur, je me suis dit, il faut que plus de monde voie ça ! je veux partager mes coups de coeur. mon amie m'a dit "bah fais le alors" ! nous avons monté une expo dans un hotel 3 étoiles sur Hardelot et suite à celà, nous avons créé l'association décaL'art pour structurer un peu plus notre volonté de diffuser les oeuvres des amateurs uniquement. le but n'est pas de faire de l'argent, mais d'offrir une chance de plus d'etre vu pour les amateurs. Alors il à fallu trouver des fous pour nous rejoindre la première question à été "Sacrifierais tu ton temps libre à promouvoir d'autres photographes alors que tu pourrais le faire pour toi meme ?" Tous on dit "oui" spontanément. Pour la petite histoire, j'ai posé la question à David et Sylvie sans les connaitre préalablement... [B]2°/ On peut lire sur votre site que chaque personne de l'équipe est spécialiste d'un domaine particulier ? Peut-on en savoir un peu plus sur le parcours et la spécialité de chacun ?[/B] Bien sur, # [B][URL="http://www.flickr.com/photos/ladyfromthesea/"]Céline [/URL][/B] Est responsable commerciale dans un hôtel 3 étoiles du pas de calais (oui tout ça c'est en grande partie grâce à elle...) le Marketing n'a pas de secret pour elle.... Elle est trésorière de l'association Côté photo, elle c'est : l'inspiration du moment avec un faible pour la macro # [B][URL="http://www.flickr.com/photos/tequila4/"]Sylvie [/URL][/B] Est notre secrétaire, autant dire qu'elle à le boulot le plus agréable :) Son esprit d'analyse nous aide beaucoup côté photo elle c'est : tout et rien à la fois suivant l'inspiration du moment et l'humeur... # [B][URL="http://www.graphistolage.com/"]David[/URL][/B] Est infographiste et web designer Je vous le dis en secret, c'est un génie et on le courtise tous les jours pour qu'il reste avec nous ...... Il nous à fait un beau blog et continue de faire nos affiches, invitations, bref "chargé de communication" son site [URL="http://www.graphistolage.com"]www.graphistolage.com[/URL] Côté photo lui c'est : LA COULEUR et l’esthetisme # [B][URL="http://www.flickr.com/photos/maitre_follace/"]Alexis[/URL][/B] Lui, c'est les coulisses de l'asso Sans lui, on serait pas tres sages, il nous (me) calme... Côté photo lui c'est : Le grand angle... # [B][URL="http://www.flickr.com/photos/joeletrembleur/"]Et votre serviteur[/URL][/B] coté photo moi c'est : Paysage et architecture Ca c'est le "noyau dur " de l'asso, je pourrais aussi vous parler de tous ceux qui nous aident, mais ce serait tres long ! Merci à eux, Fred B, Laurent L, Stephane V, Jeff L, ...... [B]3°/ Quels sont les derniers artistes en date que vous avez choisi d'aider ? Et pourquoi ce choix ? [/B] La dernière expo à été consacrée entièrement à [B][URL="http://ellesait.blogspot.com/"]Christine Lebrasseur[/URL][/B], pour son talent, son humilité, sa discrétion, mais soyons tout à fait francs... également parce qu'elle nous à dit "oui" apres tout c'est un sacré défi personnel et une belle marque de confiance que de dire oui à des inconnus pour exposer son Art ! Les premiers à nous avoir fait confiance peuvent être vus [B][URL="http://www.decalart.fr/blog/index.php?2006/11/07/5-les-premiers-artistes-que-nous-exposons"]à cette adresse[/URL][/B]. [B]4°/ Quel type de soutien apportez-vous à ces artistes ?[/B] Pour l'instant nous n'avons que peu de moyens excepté notre motivation, nos idées et notre enthousiasme indestructible. Nous avons offerts aux premiers artistes (19 au total) une salle pour exposer leurs oeuvres, la communication autour de l'événement et un "road art" (une expo itinérante dans plusieurs villes). Grâce à notre implantation dans plusieurs villes, il nous suffit d'amener les photos d'une ville à une autre pour créer un "circuit", donc plusieurs expositions (à chaque fois, nous prenons en charge communication de l'événement). Par la suite nous voulons offrir également l'encadrement et le tirage des photos, Une chose à la fois.. [B]5°/ Avez-vous des secrets pour dénicher les photographes de talents ? Comment les recherchez-vous ? [/B] Oui bien sur Il suffit d'ouvrir les yeux ! Sinon les communautés de photographes regorgent de talents (VIRUS PHOTO, FLICKR...) [B]6°/ Quels conseils donneriez-vous à un photographe de talent qui cherche à se faire connaître ? [/B] Prenons le problème à l'envers... Comment un photographe peut savoir qu'il à du talent s'il n'est pas connu, s'il n'a jamais montré son oeuvre ? J'avais tout un argumentaire qui aurait fait pâlir d'envie n'importe quel coach, mais finalement je vous dirais d'être patient et persévérant. Si vous avez un réel talent, un jour vous serez connu ! Meme si c'est très tard ou apres votre mort... ;) (Van Gogh, Atget.....) D'ailleurs, si vous avez du talent c'est votre art que vous mettez en avant et pas vous-même, donc vous serez connu ! On se fout de l'artiste, c'est son Oeuvre qui compte [B]7°/ Si l'on souhaite vous aider, que peut-on faire et comment s'y prend-on ? [/B] Tu viens de le faire en nous permettant cette tribune. Merci à VIRUS PHOTO !! Comme je l'ai dit, nous sommes très jeunes, tout partenariat sera étudié avec une extrème attention et beaucoup de reconnaissance. Nous cherchons avant tout à offrir des avantages aux artistes que nous mettons en avant. Sachant cela, nous sommes ouverts à toute proposition serieuse. bien sur nous favorisons les partenariats exclusifs ! Des bénévoles prêt à étendre notre implantation pour nous aiser à organiser des expositions dans toutes les villes de frances en faisant le relais. Merci à Décal'Art ! [URL="http://www.decalart.fr/"][B]Pour visiter leur site, c'est par ici.[/B][/URL] [...]
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17 6 980 16/05/2007 13h20 par macherode Aller au dernier message
 
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Interview : tout ce que vous souhaitiez savoir sur DxO

[B]Vous avez certainement tous entendu parler des logiciels édités par DxO, à savoir notamment DxO Optics Pro et DxO FilmPack. [/B][B] [IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/1463afdd8ded9a.png[/IMG] La [URL="http://www.dxo.com"]société DxO[/URL] nous accorde une interview en répondant à bien des questions que peuvent se poser les photographes : [/B][B] Bonjour Deborah, [/B] [SIZE=2][B] 1°/ Pouriez-vous nous présenter en quelques mots la société DxO ?[/B] [/SIZE] DxO Labs développe des produits et des solutions permettant d’atteindre d’excellents résultats en matière d’imagerie numérique. DxO développe et licencie des technologies logicielles et matérielles (puces de silicium) pour toutes les étapes de la chaîne d’imagerie : architectures intégrées de traitement d’images numériques, évaluation de la qualité d’image et instruments et méthodes de mesures, logiciels d’amélioration de la qualité de l’image pour les consommateurs. Les principaux clients et partenaires de la société sont:[LIST] [*]Les fabricants de produits électroniques grand public tels que les fournisseurs d’appareils photo numériques et de caméraphones; [*]Les fournisseurs de composants d’imagerie: fabricants de modules caméra, fournisseurs de senseurs et de processeurs; [*]Photographes exigeants, ainsi que journalistes photo et experts en imagerie.[/LIST]La gamme de produits DxO Labs occupe une place de choix dans le secteur de l’électroniques grand public de haute technologie et dans l’industrie des produits d’imagerie numérique de premier rang pour lesquels le label “Image Science by DxO” devient synonyme de qualité. Pour plus d'informations, rendez-vous sur notre site web : [URL="http://www.dxo.com/"]www.dxo.com[/URL] [SIZE=2][B] 2°/ DxO FilmPack a pour fonction de donner à toute image numérique, quelle qu'en soit la source, les caractéristiques colorimétriques et le grain d'un film argentique traditionnel. Peut-on en savoir plus sur les effets obtenus et le mode de fonctionnement du logiciel ?[/B][/SIZE] DxO FilmPack permet vraiment d’abolir la frontière entre la photo argentique et la photo numérique. Pour les photographes aguerris qui ont une mémoire des rendus des différentes pellicules, DxO FilmPack permet de retrouver ces choses connues en un clin d’œil. Pour les photographes qui n’ont connu que le numérique, ce sont des possibilités creéatives supplémentaires et un voyage dans le temps pour partir à la découverte des pellicules « historiques » comme le Velvia ou le Kodachrome ou encore le Tri-X. On peut s’amuser encore plus à mélanger les deux mondes argentique/numérique avec DxO FilmPack en choisissant d’appliquer par exemple le rendu couleur d’une pellicule Velvia et le grain du T-Max3200 ! C’est presque hérétique pour un photographe argentique pur mais c’est très drôle et ça permet d’explorer plein de choses. N’oublions pas non plus que DxO FilmPack comprend des traitements croisés et des « virages » (sélénium, or, sepia, etc…) qui viennent encore enrichir les possibilités. Fonctionnellement, DxO FilmPack fonctionne soit en produit indépendat (stand-alone) soit en Plug-in Photoshop (CS2, CS3 et Elements 4 ou 5) soit encore en Plug-in dans DxO Optics Pro. Toutes ces « versions » sont livrées ensemble à l’achat. Naturellement il fonctionne sur Macintosh et Windows, y compris les systèmes les plus récents (VISTA). [SIZE=2][B] 3°/ DxO Optics Pro est un logiciel d'amélioration de l'image. Quelles sont ses spécificités, et surtout ses différences par rapport aux autres outils, comme Lightroom ou Aperture ? [/B][/SIZE] La spécificité de DxO Optics Pro est double. Premièrement nous proposons une très vaste palette de corrections et d’améliorations automatiques des images. C’est un gain de tems inestimable car le logiciel peut travailler sur des lots importants d’images sans intervention humaine. La deuxième particularité c’est que nombre de nos corrections et en particulier les corrections optiques (distorsion, piqué, vignetage, etc…) sont issues des milliers de mesures que nous faisons pour chaque couple boîtier/objectif que nous supportons dans le logiciel. Aujourd’hui il y en plus de 500 ! Par rapport à Adobe Lightroom et Apple Aperture nous sommes très complémentaires et nous orientons l’évolution de notre produit vers une compatibilité accrue avec ces logiciels que nous considérons un peu comme des « plateformes » d’où sera lancé la fusée DxO… [B][SIZE=2] 4°/ Qu'est-ce que la SmartVibrancy ?[/SIZE] [/B] SmartVibrancy est une nouvelle fonction couleur intelligente fait son apparition dans la DxO Optics Pro v4.2 SmartVibrancy intensifie de manière sélective les couleurs d’une image pour la rendre plus attrayante tout en éliminant les effets secondaires indésirables. Les photographes modifient souvent la saturation couleur ou la courbe des tons d’une image pour en améliorer la qualité. Mais à moins de passer un temps considérable sur chaque image, une telle approche peut rapidement conduire à des résultats excessifs et peu satisfaisants. Développé par DxO Labs, SmartVibrancy élimine ce problème en agissant de manière sélective sur différentes couleurs permettant ainsi de préserver les teintes chair. Augmenter le réglage SmartVibrancy dans DxO Optics Pro v4.2 permet aux photographes de:[LIST] [*]Donner plus de punch et d’énergie visuelle à des images qui seraient autrement trop ternes. [*]Réduire l’effet de voile atmosphérique qui rend souvent les images “plates”. [*]Rendre les ciels plus denses et produire des impressions plus créatives et attirantes sans produire de dérives de couleurs exagérés, particulièrement dans les teintes chair.[/LIST]D’autre part, le réglage SmartVibrancy peut aussi être diminué pour corriger les images présentant une sursaturation, particulièrement dans les visages ou les teintes chair. [SIZE=2][B] 5°/ Les fonctions de correction automatiques de DxO Optics Pro sont basés sur l'étude d'une large gamme de modèles de boitiers et d'objectifs du marché. Cette base de donnée est-elle régulièrement mise à jour ? [/B][/SIZE] Oui, nous faisons des mises à jour de la bibliothèque de nos modules de correction (DxO Modules) très souvent. Il y a plus de 500 modules de correction optiques pour une liste croissante d’une quarantaine de boîtiers. De nouveaux boîtiers arriveront d’ailleurs sous peu. Nos techniciens prennent des milliers d’images avec chaque combinaison de boiter et d’optique et les analysent avec DxO Analyzer et d’autres outils que nous evons en interne afin de modéliser les défauts (bruit, vignettage, distortion, etc). A partir de cette modélisation mathématique, un module de correction est réalisé avec nos algorithmes propriétaires. Nous passons beaucoup de temps en amont à la phase de création des DxO Modules pour que les photographes gagnent beaucoup de temps en aval au moment de traiter leurs images. [SIZE=2][B] 6°/ Un photographe équipé de DxO Optics Pro, qui renouvelle son matériel, bénéficie t-il des évolutions de cette base de donnée ? [/B][/SIZE] Oui, bien sur. Généralement, les mises à jours sur la même version sont gratuites (de la version 4.0 à la version 4.1 et ainsi de suite). Précisions aussi que le prix de DxO Optics Pro comprend tous les DxO Modules de la catégorie envisagées. Ainsi un utilisateur qui a démarré avec un Nikon D70 et un objectif puis s’achète un Nikon D200 avec trois objectifs n’a rien de plus à débourser côté DxO pour le support de son nouveau matériel. A la sortie d’une nouvelle version majeure de DxO Optics Pro (passage de la v3.5 à la v4.0 par exemple), les photographes utilisateurs paient un montant complémentaire pour la nouvelle version comme c’est le cas pour tous les grands logiciels. A noter aussi que le prix d’un DxO Optics Pro neuf est bien souvent moins élevé que le prix d’une seule mise à jour d’un de nos confrères ! Nous continuons à fournir du support technique sur la version précédent pendant environ un an après la mise en vente de la nouvelle version. [SIZE=2][B] 7°/ En tant qu'utilisateur, avez-vous une fonction préférée, de laquelle vous ne pourriez pas vous passer, sur les logiciels DxO ? [/B][/SIZE] C’est différent pour chaque photographe et chaque style de photographie. Personnellement, je suis fan du DxO Lighting et des corrections de distortions optiques et géometriques. [SIZE=2][B] 8°/ Quels sont les systèmes d'exploitation sur lesquels on peut utiliser vos logiciels ?[/B][/SIZE] DxO Optics Pro 4.2 est disponible pour Windows XP ou VISTA ainsi que pour Apple Macintosh OSX 3.9 ou versions postérieures. Pour Apple Macintosh, DxO Optics Pro 4.2 est disponible en version universal binary et optimisée pour les processeurs Intel-Mac. DxO Optics Pro est un logiciel autonome ainsi qu’un plug-in pour Adobe Photoshop. DxO FilmPack est disponible pour Windows XP ou VISTA ainsi que pour Apple Macintosh 0SX.3 ou X.4. DxO FilmPack est un plug-in pour Adobe Photoshop et DxO Optics Pro. Il est également un logiciel autonome. [B][SIZE=2]9°/ Vous fournissez également une solution qui permet aux journalistes et experts d'effectuer des tests sur le matériel photo. Pouvez-vous nous en dire plus ? [/SIZE] [/B] DxO Analyzer est une solution de mesure de la qualité d’image adoptée par l’industrie (8 des 10 plus grands fabricants d’appareils photo l’ont adopté, les autres sont en cours) et également par une grande partie de la presse photo qui publie des tests de matériel. Citons en France Chasseur d’Images, Le Photographe, Réponses Photo, aux USA Popular Photography, au Japon Nippon Camera. L’avantage de DxO Analyzer c’est que c’est un procédé scientifique facile à mettre en œuvre et qui donne des résultats reproductibles. [B][SIZE=2] 10°/ Vous travaillez aussi avec des fabricants d'appareils photo. Pouvez-vous nous en dire plus sur cette facette de votre activité ? [/SIZE] [/B] Notre savoir faire en traitement d’image nous amène à être sollicités par des fabricants d’appareils photos et de caméraphones. Par exemple l’an dernier nous avons réalisé toute la chaine image embarquée d’un appareil numérique Carl Zeiss dédié à la photo de nature et sportive. En ce moment nous travaillons beaucoup dans le domaine du cameraphone pour offrir de bien meilleures photos que ce qui est possible pour l’instant. Mais il faudra encore patienter un peu avant que nous puissions en parler de manière très détailleé ! [B]Merci à vous ! [/B][B][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/1463afe1955634.png[/IMG][/B] :icon_arrow: [URL="http://www.dxo.com"][B]Visiter le site de DxO[/B][/URL] [B]Je peux déjà vous annoncer que des produits DxO seront à gagner dans le cadre des prochains concours organisés sur VirusPhoto ;)[/B]
[...]
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7 4 429 30/12/2007 12h49 par tytoon 29 Aller au dernier message
 
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Interview de Miloud Kerzazi, photographe en banlieue

[B]La banlieue s'expose sur le Net au travers des images de Miloud Kerzazi qui photographie sa cité et ses habitants. Son site, très réussi, [/B][URL="http://www.kerzazi.info"][B]www.kerzazi.info[/B][/URL][B] montre de nombreuses galeries de ses travaux, mais donne assez peu d'informations sur l'auteur. Nous avons souhaité en savoir un peu plus.[/B] [B]Vous présentez un grand nombre de vos photos sur votre site, mais votre sujet de prédilection est la banlieue que vous appelez la "sous-France". Vous sentez-vous plus l'âme d'un porte-parole que d'un simple témoin ?[/B] Bonjour, je me présente, je suis animateur socioculturel dans une Maison des Jeunes dans un quartier et je suis photographe-engagé amateur. Pour bien comprendre mes photos, il faut comprendre le parcours d'une personne issue d'une de ces cités HLM que l'on retrouve un peu partout dans nos villes. C'est tout simplement du vécu et des témoignages : donc on peut dire que je ne me sens pas l'âme d'un porte-parole mais plutôt celui d'un témoin et je n'ai pas cette prétention d'être porte-parole de qui que ce soit, c'est ma vision des choses et elle ne représente que moi-même. Mon appareil photo est mon outil pour témoigner de mon vécu, celui de mon entourage d'où le nom de mon site : "L'oeil de la rue "- la rue vue par la Rue ! J'ai lu ceci de Rachid Djaïdani (Viscéral) "avec des moyens différents, on exprime tous la même souffrance" ou encore ceci : "Il est temps que la Banlieue se raconte par ceux qui la vivent, sans attendrent que d'autres la fantasment" d'une autre personne. Mon thème central est le Vivre Ensemble, la Diversité et suite à la lecture de Jilali Hamham "La Souffrance", j'ai utilisé son jeu de mots et l'applique pour transmettre un peu mon message : diversités & souffrance dans la "sous-France". Car la vie dans un quartier est multiculturelle faite de richesses, d'échanges et de solidarités mais aussi de souffrances sociales : la souffrance est née d'injustice qui est le fruit de mes clichés. [B]Dans vos séries "Colonisés hier, immigrés aujourd'hui... Citoyens demain!" vous montrez des français issus de l'immigration brandissant leurs cartes d'électeurs. En cette période d'élection présidentielle, avez-vous le sentiment que, les jeunes en particulier vont réellement se mobiliser pour voter et si oui, pensez-vous que cela puisse influencer les politiques ?[/B] Effectivement l'actualité des présidentielles me donne l'idée une campagne pour inciter les jeunes à s'inscrire sur les listes électorales. La galerie "Citoyens demain - Mon arme en 2007" en est le résultat avec des photos des jeunes brandissant leur carte électorale. L'idée plait et une première parution dans le magazine Le Chatelleraudais voit le jour. Ca continue puisque je viens de faire la couverture de Respect Mag avec le thème : Jeunes, banlieues - ils haussent la VOIX - ([URL="http://www.respectmag.net"]www.respectmag.net)[/URL]. Je pense que les jeunes ont conscience de ce qui se passe surtout après le second tour des présidentielles 2002 et aussi suite aux révoltes sociales de l'année dernière. Ils haussent vraiment la voix et l'on a vu naître le collectif AC le feu qui a invité tous les candidats à la présidentielle à venir signer son "contrat social et citoyen" en faveur des habitants des banlieues ! Vous me demandez si cela influence ou non les politiques ? On a pu voir dernièrement M. François Bayrou s'inviter dans le neuf trois, Ségolène Royal à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) qui a rencontré le collectif AC le feu et a signé le contrat social & citoyen ainsi que Besancenot : donc ça bouge ! [B]Quand on parle de talents venant des banlieues, on parle systématiquement de sportifs ou de musiciens, jamais de photographes, pensez-vous qu'il soit plus difficile pour un photographe de réussir quand on est issu des quartiers?[/B] Vous avez raison de signaler ce point... j'ai d'ailleurs moi aussi parlé de ces jeunes talents sur mon site : Modibo Diarra - champion du monde de boxe française junior, Omar Benzerga qui fait partie de l'équipe de France de football des moins de 16 ans et Alban Mothie champion de boxe anglaise, tous originaires des quartiers de Châtellerault ! C'est vrai qu'il est plus difficile pour un photographe ou autre d'être mis en valeur... On oublie qu'en banlieue, il y a des écrivains, des avocats, des médecins... En vérité des Citoyens comme tout le monde : j'invite donc les médias à promouvoir toutes ces personnes qui réussissent en dehors du sport ! On espère tous un changement des politiques. Dominique de Villepin a une fois de plus mis en valeur la notion d'égalité des chances. Il l'a décliné sous tous les registres. "L'urgence aujourd'hui, c'est de faire de l'égalité des chances une réalité pour tous, avec deux leviers : l'emploi et l'éducation", "L'année 2006 sera l'année de l'égalité des chances".Nous sommes en 2007... L'ascenseur social est toujours en panne, on attend tous sa réparation ! [B]Vous avez plusieurs séries où vous montrez bien les mixités que l'on peut retrouver dans les banlieues ; les Arabes, les Noirs, les Gitans, les Manouches… etc. Mais les femmes à deux ou trois exceptions sont cruellement absentes de vos photos. Est-ce votre choix de ne pas les photographier davantage et si oui pourquoi ?[/B] En effet les femmes sont absentes de mon site. Cela peut choquer certains citoyens et d'autres mal intentionnés pourraient en faire des raccourcis trop faciles. Toutefois ce n'est en aucun cas mon objectif et je ne veux en aucun cas manquer de respect à la gente féminine... On va dire que les endroits où je vais faire mes clichés sont tout simplement à grande majorité masculine : j'en profite pour leur rendre un grand hommage : respect à toutes les femmes ! Quels sont vos projets ou vos ambitions pour l'avenir? Après mes parutions dans divers magazines (Photofan, Le Chatelleraudais), une interview est parue dans [url=http://www.utc.fr/rendezvouscreation/francais/]RendezVousCreation - Partageons nos expériences de création - Actualité[/url], je pense faire une exposition pour la semaine de la lutte contre les discriminations qui aura lieu au mois de mars 2007. Et dernièrement quelques-unes de mes photos ont été exposées au Musée de l'Élysée dans le cadre de l'exposition "Tous photographes !" ! retrouvez cette et interview dans le 41 No de reflex(e) Magazine [...]
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21 7 553 19/04/2007 12h37 par lehuitsix Aller au dernier message
 
/nitot/[/URL] , mais aussi sur Wikimedia Commons ([URL="http://commons.wikimedia.org/"]Main Page - Wikimedia Commons[/URL] ), et ça leur donne une audience qu'elles n'auraient sûrment jamais eu. Par exemple, j'ai pris une photo de la Tour Eiffel qui illustre plusieurs articles de Wikipedia sur Paris, et qui a été aussi publiée à plusieurs reprises dans des livres pour enfants, aux USA et en Nouvelle Zélande. Cette photo, je l'avais prise pour moi, mais j'ai souhaité qu'elle ne reste pas sur mon disque dur, mais qu'elle puisse profiter à d'autres. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=1795"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/145f58679c5b30.jpg[/IMG][/URL] [I](photo Tristan Nitot, sous licence Creative Commons)[/I] [B] 3. Flickr offre d'ailleurs une API, qui est un outil permettant de manipuler ses fonctions indépendamment de son interface, par exemple par le biais d'extension que l'on peut intégrer à Firefox, et qui a été développée par Kodak. Pouvez-vous nous en dire plus à ce sujet ? [/B]La publication de photo via différents services est de plus en plus utilisée par les internautes. Mais souvent, c'est fastidieux. Avec cette extension ([URL="https://addons.mozilla.org/firefox/4441/"]https://addons.mozilla.org/firefox/4441/[/URL] ), on rend les choses beaucoup plus faciles, puisqu'un simple glisser/déplacer suffit. Le site de Kodak, Gallery, n'est pas le seul concerné, puisqu'on peut aussi envoyer des photos vers d'autres services, dont Flickr, Tabblo, SmugMug, Marela et d'autres... [B] 4. Flickr est l'un de ces sites qui font partie de ce qu'on appelle le "web 2.0". L'utilisateur y devient celui qui crée le contenu, au lieu que le contenu ne soit proposé de manière unilatérale et figée par le créateur du site, comme c'était le cas auparavant. Les blogs, très prisés par les photographes, sont aussi un pilier de cet internet qui devient collaboratif, et où chacun apporte du contenu, pour former une énorme base de connaissances et de données. Pensez-vous que cette nouvelle tendance soit durable ? Comment en voyez-vous l'avenir ? [/B]Je blogue ([URL="http://standblog.org/"]Standblog[/URL] ) depuis près de 5 ans maintenant, et je dois avouer que c'est bien plus longtemps que ce que j'avais imaginé ! J'aime bloguer, ça me prends du temps, mais j'en tire du plaisir et de la satisfaction. J'ai plus de 12 000 visiteurs par jour, et ça me permet de partager mes questions, mes reflexions, mes photos avec mes lecteurs avec qui j'interagis via mail et commentaires laissés sur le blog. Je pense que c'est en train de changer fondamentalement le monde des médias, puisque dorénavant chacun peut publier et s'adresser potentiellement à des millions de lecteurs. Mais cette facilité de publication a un impact fort sur la photographie et surtout sur le métier de photographe. Avant, nous étions dans un monde de rareté : peu de publications, peu de photographes, beaucoup de lecteurs. Pour gagner sa vie, il suffisait d'être reconnu des publications pour la qualité de son travail pour en vivre. Maintenant, c'est un monde d'abondance, où chacun (ou presque) dispose d'un appareil photo, et où tout le monde peut ouvrir un blog. Donc ce qui est rare aujourd'hui, ce ne sont plus les photographes ou les publications, mais l'audience... Je pense que tant qu'il y aura l'Internet (c'est à dire aussi longtemps que possible), la situation durera, dans la mesure où les amateurs ont tout intérêt à publier de façon désintéressée, à faire don de leur travail en échange de reconnaissance. Mais cela signifie que pour le photographe médiocre, il deviendra plus difficile de gagner sa vie... [B] 5. L'offre de logiciels libres orientés photo évolue très rapidement. Gimp est devenu une référence connue par la plupart des photographes, et depuis quelques temps, il est même devenu tout à fait possible pour un photographe de travailler sous Linux, avec la multitude de logiciels disponibles, de Digikam à F-Spot ou Gthumb pour la visualisation des images, à Gimp ou Krita pour la retouche, et jusqu'au traitement des fichiers raw. Mais en dehors de sa gratuité, les avantages du logiciel libre sont souvent mal compris. Etant gratuit, il est souvent considéré inconsciemment comme "forcément moins bien" qu'une solution propriétaire, payante. Pouvez-vous nous dire quelques mots sur les raisons qui pourraient pousser un photographe à utiliser ces outils, en dehors de l'argument de la gratuité ? [/B]Firefox est gratuit, et pourtant plus de 85 millions de personnes ont fait le choix d'abandonner le logiciel livré avec Windows en faveur de Firefox, qui est techniquement bien supérieur. La gratuité dérive du fait que c'est un projet de développement Libre, où chacun peut participer en apportant ses conséquences. C'est un autre mode de développement, qui peut donner des produits meilleurs que l'approche propriétaire (mais qu'on se rassure, il y a aussi des cas où les logiciels Libres sont moins bons que leurs équivalents propriétaires !) En tout cas, c'est bien la preuve que le prix d'un bien, surtout un logiciel, n'est pas forcément lié à sa qualité. Le développement informatique est très proche, par certains aspects, de la photo numérique. Un logiciel, c'est très couteux à développer. Mais si on le développe pour soi, et qu'on est prêt à assumer les coûts, alors on peut le distribuer une fois qu'on l'a développé. De même, faire une première photo coute très cher : il faut que j'achète un boitier, un objectif, du matériel, que j'apprenne à me servir de tout ça, que je trouve le bon sujet, la bonne lumière et les bons réglages, et ça me donne la photo tant attendue. Une fois que j'ai la photo, je peux en distribuer des copies pour rien. [B] 6. Vous êtes vous-même photographe amateur comme on le disait plus haut, et vous publiez vos photos ([URL="http://commons.wikimedia.org/wiki/User:Nitot"]visibles ici[/URL]) sous la licence Creative Commons. Pouvez-vous nous expliquer ce choix, ainsi que les avantages de l'utilisation de cette licence ? [/B]Quand on publie une photo, elle est soumise aux droits d'auteur. Autrement dit, il faut me demander le droit de la republier. Si je veux donner un tel droit, alors il me faut faire appel à un avocat pour rédiger un contrat. Le système Creative Commons me permet de me passer d'un tel juriste en disposant de licences pretes à l'usage pour redistribuer mes photos. Par défaut, mes photos publiées sur [URL="http://flickr.com/"]Flickr.com[/URL] sont sous licence "Creative Commons Attribution / Non-Commercial / Share Alike". Autrement dit, je permets la redistribution de mes photos, du moment qu'on indique mon nom, que ça n'est pas à but commercial, et que l'oeuvre résultante est aussi sous le même type de licence. Mais il y a plusieurs types de licences Creative Commons. Voir[URL="http://creativecommons.org/license/?lang=fr"] http://creativecommons.org/license/?lang=fr[/URL] . Quand je publie des photos sur Wikimedia Commons, je les mets sous double licence, GFDL et Creative Commons Share-Alike, ce qui permet à tout le monde de réutiliser mon travail sans avoir à me demander l'autorisation, y compris à des fins commerciales. Souvent, de tels documents sont intégrés comme illustration de l'encyclopédie Wikipedia, et ce sont parfois des documents de toute beauté, comme celle ci :[URL="http://commons.wikimedia.org/wiki/Image:Polarlicht_2.jpg"]Image:Polarlicht 2.jpg - Wikimedia Commons[/URL] . Mes photos pour Commons sont disponibles ici :[URL="http://commons.wikimedia.org/wiki/User:Nitot"] http://commons.wikimedia.org/wiki/User:Nitot[/URL] . Certaines de mes photos (comme par exemple celles de mes enfants) sont sous le régime habituel du copyright, c'est à dire que leur reproduction est interdite sans autorisation. En fait, je choisis la licence qui me convient en fonction des circonstances. [IMG]http://farm1.static.flickr.com/129/335521504_76af998654.jpg?v=0[/IMG] [I](photo [URL="http://www.flickr.com/photos/nitot/335521504/"]Tristan Nitot[/URL], sous licence Creative Commons)[/I] [B] 7. Pouvez-vous nous dire quelques mots sur votre pratique de la photo ? Avez-vous des sujets favoris, des références particulières ?[/B] Je dois avouer que j'ai un gros faible pour la photo "de carte postale", comme les couchers de soleil. Cela fait plus de 20 ans que j'en prends, et je n'arrive pas à me lasser ! J'aime beaucoup les paysages, les photos graphiques, mais je suis très eclectique et je fais parfois des portraits et de la photo animalière. Je suis un amateur au sens propre : j'aime faire de la photo, et tous les pretextes sont bons. Depuis que je contribue très modestement à Wikimedia Commons, j'ai une nouvelle approche, celle du document de référence : j'essaye de faire une belle photo, très descriptive, pédagogique. C'est un nouveau type de contrainte qui me pousse à une nouvelle discipline. Coté matériel, je suis revenu au reflex numérique en plus d'un compact (que j'emporte lors de mes déplacements professionnels). J'ai une passion pour le flou d'arrière plan, que j'obtiens avec un 1.8/50mm ou un téléobjectif à grande ouverture. Coté grand angle, j'utilise un 10-22mm associé à un filtre Cokin dégradé gris neutre pour les paysages. On m'a récemment offert un objectif macro, mais je suis un grand débutant sur ce sujet... Je discute souvent avec mon frère, Benjamin Nitot, photographe de mode ([url=http://www.nitot.org]www.nitot.org[/url] ) de photographie, de nos images respectives, de technique, et on se prête du matériel. J'ai testé son Hasselblad H2, c'est assez fabuleux ! Coté photographes, j'ai des goûts très eclectiques : j'aime beaucoup Olivier Grunewald et Olivier Mériel, Jean-Loup Sieff et Ansel Adams... [B] 8. Quel logiciels utilisez-vous pour visualiser, retoucher et classer vos photos ? [/B]En fait, j'ai un emploi du temps très chargé, et mon métier fait que je passe déjà trop de temps sur mon ordinateur, je cherche donc à passer le moins de temps possible sur mes photos après la prise de vue. J'utilise iPhoto d'Apple, qui me suffit pour l'instant. J'ai acheté PhotoShop Elements 4, mais je ne m'en sers pas, faute de temps pour retoucher. On m'a dit beaucoup de bien de LightRoom, mais je ne l'ai pas encore essayé. En fait, j'utilise iPhoto pour importer, trier, ajuster les points blancs et noirs et éventuellement rajouter du micro-contraste. Ensuite, j'utilise Firefox et l'extension Kodak Gallery Companion pour envoyer les photos sur [URL="http://flickr.com/"]Flickr.com[/URL]. Ca ne me prend que quelques dizaines de secondes pour chaque photo que je décide de garder, et j'essaye d'en jeter un maximum ! [B] 9. Pour finir, je vous fais part d'une question qui est souvent posée par les utilisateurs de Firefox, Gimp, ou de tout autre logiciel libre, qui apprécient l'outil qui leur est offert, et qui souhaiteraient leur apporter du soutien. Peut-on aider ou participer à ces projets lorsqu'on n'est pas développeur ?[/B] Oui, bien sûr ! Il y a plusieurs façons de faire, qui dépendent des compétences de chacun. On peut en faire de la pub en en parlant autour de soi. Ca coûte peu, et ça rend service à tout le monde. Dans le cas de Firefox, on peut faire des sites Web compatibles avec tous les navigateurs. (ou contacter l'auteur d'un site qui serait incompatible : ça arrive parfois d'en trouver). Enfin, le plus évident est de faire un don au projet. La plupart offrent un bouton "Paypal" qui leur permet de récupérer de l'argent de la part de quiconque disposant d'une carte de crédit. Firefox a la chance de ne pas avoir de problèmes d'argent, mais je vous encourage à donner largement aux autres projets Libres, que ce soit Wikipedia ou OpenOffice.org, ou encore Gimp ! Merci à vous ! -------------------------- [B] Un grand merci à Tristan Nitot pour avoir pris le temps de répondre à ces questions, malgré un emploi du temps qu'on imagine très chargé. Pour en savoir plus sur Mozilla et le navigateur web Firefox, vous pouvez consulter [URL="http://www.mozilla-europe.org/fr/products/firefox/"]le site officiel[/URL].[/B]">
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Interview de Tristan Nitot, président de Mozilla Europe et photographe amateur

Je vous propose une interview accordée par Tristan Nitot à VirusPhoto. [B]Tristan Nitot, vous êtes le président de Mozilla Europe, qui édite le fameux navigateur web [URL="http://www.mozilla-europe.org/fr/products/firefox/"]Firefox[/URL], qui est notamment intégré à la [URL="http://www.virusphoto.com/index.php?page=usb"]clé USB du photographe[/URL] proposée sur notre site, avec d'autres logiciels libres. [IMG]http://farm1.static.flickr.com/135/319989651_109c8acd1b.jpg?v=0[/IMG] [/B][I](photo de Tristan Nitot à la conférence LeWeb3, par [URL="http://www.flickr.com/photos/adders/"]Adam Tinworth[/URL], sous licence Creative Commons)[/I] [B] 1. Vous avez contribué à la diffusion de ce navigateur en Europe, et vous intervenez souvent sur les sujets liés au logiciel libre, aux standards du web, et à l'interopérabilité des formats. A côté de cette activité, vous partagez avec nous la passion de la photographie. Pouvez-vous nous décrire brièvement votre rôle chez Mozilla, ainsi que nous présenter en quelques mots le navigateur Firefox ?[/B] Je suis fondateur de l'assocation Mozilla Europe, qui aide au développement et à la promotion du navigateur Firefox, lancé il y a deux ans et actuellement utilisé par 20% des internautes français. Je suis le porte parole du projet Mozilla pour l'Europe, projet dont la mission est d'offrir aux internautes un navigateur gratuit, libre, sécurisé et moderne. [B] 2. [/B][B]On a beaucoup parlé de la révolution entraînée par la photographie numérique, mais c'est surtout son couplage avec internet a énormément modifié le rapport que l'on peut avoir à la photo. Les sites de partage de photos, comme Flickr par exemple, donnent accès à des millions d'images, et sont une base de formation de l'oeil photographique sans précédent, un moyen de formation grâce aux critiques et aux interactions avec les autres utilisateurs, et aussi une opportunité pour se faire connaître. Certains d'entre nous ont d'ailleurs été sollicités pour une publication grâce à leur galerie Flickr. Vous êtes vous-même un utilisateur de Flickr. Quel type d'utilisation avez-vous de ce site, et qu'a changé internet dans votre rapport à la photo ? [/B]Je fais de la photo depuis plus de 20 ans, mais l'arrivée du numérique a renouvellé mon intérêt pour cet art en me permettant en particulier de faire de rapides progrès. En effet, le fait de disposer rapidement de l'image permet d'apprendre plus vite, de mieux comprendre comment améliorer l'image le cas échéant, d'autant que les metadonnées (informations sur l'image) sont aussi mémorisées. Je peux ainsi voir le résultat associé à telle ouverture, telle vitesse ou telle sensibilité ISO. C'est un progrès immense par rapport à l'époque de l'argentique, où le temps de développement ne permettait pas de réajuster instantanément les paramètres de la prise de vue. L'autre apport de la photo numérique, c'est effectivement de donner une audience. Je publie mes photos sur [URL="http://www.flickr.com/photos/nitot/"]http://www.flickr.com/photos/nitot/[/URL] , mais aussi sur Wikimedia Commons ([URL="http://commons.wikimedia.org/"]Main Page - Wikimedia Commons[/URL] ), et ça leur donne une audience qu'elles n'auraient sûrment jamais eu. Par exemple, j'ai pris une photo de la Tour Eiffel qui illustre plusieurs articles de Wikipedia sur Paris, et qui a été aussi publiée à plusieurs reprises dans des livres pour enfants, aux USA et en Nouvelle Zélande. Cette photo, je l'avais prise pour moi, mais j'ai souhaité qu'elle ne reste pas sur mon disque dur, mais qu'elle puisse profiter à d'autres. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=1795"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/145f58679c5b30.jpg[/IMG][/URL] [I](photo Tristan Nitot, sous licence Creative Commons)[/I] [B] 3. Flickr offre d'ailleurs une API, qui est un outil permettant de manipuler ses fonctions indépendamment de son interface, par exemple par le biais d'extension que l'on peut intégrer à Firefox, et qui a été développée par Kodak. Pouvez-vous nous en dire plus à ce sujet ? [/B]La publication de photo via différents services est de plus en plus utilisée par les internautes. Mais souvent, c'est fastidieux. Avec cette extension ([URL="https://addons.mozilla.org/firefox/4441/"]https://addons.mozilla.org/firefox/4441/[/URL] ), on rend les choses beaucoup plus faciles, puisqu'un simple glisser/déplacer suffit. Le site de Kodak, Gallery, n'est pas le seul concerné, puisqu'on peut aussi envoyer des photos vers d'autres services, dont Flickr, Tabblo, SmugMug, Marela et d'autres... [B] 4. Flickr est l'un de ces sites qui font partie de ce qu'on appelle le "web 2.0". L'utilisateur y devient celui qui crée le contenu, au lieu que le contenu ne soit proposé de manière unilatérale et figée par le créateur du site, comme c'était le cas auparavant. Les blogs, très prisés par les photographes, sont aussi un pilier de cet internet qui devient collaboratif, et où chacun apporte du contenu, pour former une énorme base de connaissances et de données. Pensez-vous que cette nouvelle tendance soit durable ? Comment en voyez-vous l'avenir ? [/B]Je blogue ([URL="http://standblog.org/"]Standblog[/URL] ) depuis près de 5 ans maintenant, et je dois avouer que c'est bien plus longtemps que ce que j'avais imaginé ! J'aime bloguer, ça me prends du temps, mais j'en tire du plaisir et de la satisfaction. J'ai plus de 12 000 visiteurs par jour, et ça me permet de partager mes questions, mes reflexions, mes photos avec mes lecteurs avec qui j'interagis via mail et commentaires laissés sur le blog. Je pense que c'est en train de changer fondamentalement le monde des médias, puisque dorénavant chacun peut publier et s'adresser potentiellement à des millions de lecteurs. Mais cette facilité de publication a un impact fort sur la photographie et surtout sur le métier de photographe. Avant, nous étions dans un monde de rareté : peu de publications, peu de photographes, beaucoup de lecteurs. Pour gagner sa vie, il suffisait d'être reconnu des publications pour la qualité de son travail pour en vivre. Maintenant, c'est un monde d'abondance, où chacun (ou presque) dispose d'un appareil photo, et où tout le monde peut ouvrir un blog. Donc ce qui est rare aujourd'hui, ce ne sont plus les photographes ou les publications, mais l'audience... Je pense que tant qu'il y aura l'Internet (c'est à dire aussi longtemps que possible), la situation durera, dans la mesure où les amateurs ont tout intérêt à publier de façon désintéressée, à faire don de leur travail en échange de reconnaissance. Mais cela signifie que pour le photographe médiocre, il deviendra plus difficile de gagner sa vie... [B] 5. L'offre de logiciels libres orientés photo évolue très rapidement. Gimp est devenu une référence connue par la plupart des photographes, et depuis quelques temps, il est même devenu tout à fait possible pour un photographe de travailler sous Linux, avec la multitude de logiciels disponibles, de Digikam à F-Spot ou Gthumb pour la visualisation des images, à Gimp ou Krita pour la retouche, et jusqu'au traitement des fichiers raw. Mais en dehors de sa gratuité, les avantages du logiciel libre sont souvent mal compris. Etant gratuit, il est souvent considéré inconsciemment comme "forcément moins bien" qu'une solution propriétaire, payante. Pouvez-vous nous dire quelques mots sur les raisons qui pourraient pousser un photographe à utiliser ces outils, en dehors de l'argument de la gratuité ? [/B]Firefox est gratuit, et pourtant plus de 85 millions de personnes ont fait le choix d'abandonner le logiciel livré avec Windows en faveur de Firefox, qui est techniquement bien supérieur. La gratuité dérive du fait que c'est un projet de développement Libre, où chacun peut participer en apportant ses conséquences. C'est un autre mode de développement, qui peut donner des produits meilleurs que l'approche propriétaire (mais qu'on se rassure, il y a aussi des cas où les logiciels Libres sont moins bons que leurs équivalents propriétaires !) En tout cas, c'est bien la preuve que le prix d'un bien, surtout un logiciel, n'est pas forcément lié à sa qualité. Le développement informatique est très proche, par certains aspects, de la photo numérique. Un logiciel, c'est très couteux à développer. Mais si on le développe pour soi, et qu'on est prêt à assumer les coûts, alors on peut le distribuer une fois qu'on l'a développé. De même, faire une première photo coute très cher : il faut que j'achète un boitier, un objectif, du matériel, que j'apprenne à me servir de tout ça, que je trouve le bon sujet, la bonne lumière et les bons réglages, et ça me donne la photo tant attendue. Une fois que j'ai la photo, je peux en distribuer des copies pour rien. [B] 6. Vous êtes vous-même photographe amateur comme on le disait plus haut, et vous publiez vos photos ([URL="http://commons.wikimedia.org/wiki/User:Nitot"]visibles ici[/URL]) sous la licence Creative Commons. Pouvez-vous nous expliquer ce choix, ainsi que les avantages de l'utilisation de cette licence ? [/B]Quand on publie une photo, elle est soumise aux droits d'auteur. Autrement dit, il faut me demander le droit de la republier. Si je veux donner un tel droit, alors il me faut faire appel à un avocat pour rédiger un contrat. Le système Creative Commons me permet de me passer d'un tel juriste en disposant de licences pretes à l'usage pour redistribuer mes photos. Par défaut, mes photos publiées sur [URL="http://flickr.com/"]Flickr.com[/URL] sont sous licence "Creative Commons Attribution / Non-Commercial / Share Alike". Autrement dit, je permets la redistribution de mes photos, du moment qu'on indique mon nom, que ça n'est pas à but commercial, et que l'oeuvre résultante est aussi sous le même type de licence. Mais il y a plusieurs types de licences Creative Commons. Voir[URL="http://creativecommons.org/license/?lang=fr"] http://creativecommons.org/license/?lang=fr[/URL] . Quand je publie des photos sur Wikimedia Commons, je les mets sous double licence, GFDL et Creative Commons Share-Alike, ce qui permet à tout le monde de réutiliser mon travail sans avoir à me demander l'autorisation, y compris à des fins commerciales. Souvent, de tels documents sont intégrés comme illustration de l'encyclopédie Wikipedia, et ce sont parfois des documents de toute beauté, comme celle ci :[URL="http://commons.wikimedia.org/wiki/Image:Polarlicht_2.jpg"]Image:Polarlicht 2.jpg - Wikimedia Commons[/URL] . Mes photos pour Commons sont disponibles ici :[URL="http://commons.wikimedia.org/wiki/User:Nitot"] http://commons.wikimedia.org/wiki/User:Nitot[/URL] . Certaines de mes photos (comme par exemple celles de mes enfants) sont sous le régime habituel du copyright, c'est à dire que leur reproduction est interdite sans autorisation. En fait, je choisis la licence qui me convient en fonction des circonstances. [IMG]http://farm1.static.flickr.com/129/335521504_76af998654.jpg?v=0[/IMG] [I](photo [URL="http://www.flickr.com/photos/nitot/335521504/"]Tristan Nitot[/URL], sous licence Creative Commons)[/I] [B] 7. Pouvez-vous nous dire quelques mots sur votre pratique de la photo ? Avez-vous des sujets favoris, des références particulières ?[/B] Je dois avouer que j'ai un gros faible pour la photo "de carte postale", comme les couchers de soleil. Cela fait plus de 20 ans que j'en prends, et je n'arrive pas à me lasser ! J'aime beaucoup les paysages, les photos graphiques, mais je suis très eclectique et je fais parfois des portraits et de la photo animalière. Je suis un amateur au sens propre : j'aime faire de la photo, et tous les pretextes sont bons. Depuis que je contribue très modestement à Wikimedia Commons, j'ai une nouvelle approche, celle du document de référence : j'essaye de faire une belle photo, très descriptive, pédagogique. C'est un nouveau type de contrainte qui me pousse à une nouvelle discipline. Coté matériel, je suis revenu au reflex numérique en plus d'un compact (que j'emporte lors de mes déplacements professionnels). J'ai une passion pour le flou d'arrière plan, que j'obtiens avec un 1.8/50mm ou un téléobjectif à grande ouverture. Coté grand angle, j'utilise un 10-22mm associé à un filtre Cokin dégradé gris neutre pour les paysages. On m'a récemment offert un objectif macro, mais je suis un grand débutant sur ce sujet... Je discute souvent avec mon frère, Benjamin Nitot, photographe de mode ([url=http://www.nitot.org]www.nitot.org[/url] ) de photographie, de nos images respectives, de technique, et on se prête du matériel. J'ai testé son Hasselblad H2, c'est assez fabuleux ! Coté photographes, j'ai des goûts très eclectiques : j'aime beaucoup Olivier Grunewald et Olivier Mériel, Jean-Loup Sieff et Ansel Adams... [B] 8. Quel logiciels utilisez-vous pour visualiser, retoucher et classer vos photos ? [/B]En fait, j'ai un emploi du temps très chargé, et mon métier fait que je passe déjà trop de temps sur mon ordinateur, je cherche donc à passer le moins de temps possible sur mes photos après la prise de vue. J'utilise iPhoto d'Apple, qui me suffit pour l'instant. J'ai acheté PhotoShop Elements 4, mais je ne m'en sers pas, faute de temps pour retoucher. On m'a dit beaucoup de bien de LightRoom, mais je ne l'ai pas encore essayé. En fait, j'utilise iPhoto pour importer, trier, ajuster les points blancs et noirs et éventuellement rajouter du micro-contraste. Ensuite, j'utilise Firefox et l'extension Kodak Gallery Companion pour envoyer les photos sur [URL="http://flickr.com/"]Flickr.com[/URL]. Ca ne me prend que quelques dizaines de secondes pour chaque photo que je décide de garder, et j'essaye d'en jeter un maximum ! [B] 9. Pour finir, je vous fais part d'une question qui est souvent posée par les utilisateurs de Firefox, Gimp, ou de tout autre logiciel libre, qui apprécient l'outil qui leur est offert, et qui souhaiteraient leur apporter du soutien. Peut-on aider ou participer à ces projets lorsqu'on n'est pas développeur ?[/B] Oui, bien sûr ! Il y a plusieurs façons de faire, qui dépendent des compétences de chacun. On peut en faire de la pub en en parlant autour de soi. Ca coûte peu, et ça rend service à tout le monde. Dans le cas de Firefox, on peut faire des sites Web compatibles avec tous les navigateurs. (ou contacter l'auteur d'un site qui serait incompatible : ça arrive parfois d'en trouver). Enfin, le plus évident est de faire un don au projet. La plupart offrent un bouton "Paypal" qui leur permet de récupérer de l'argent de la part de quiconque disposant d'une carte de crédit. Firefox a la chance de ne pas avoir de problèmes d'argent, mais je vous encourage à donner largement aux autres projets Libres, que ce soit Wikipedia ou OpenOffice.org, ou encore Gimp ! Merci à vous ! -------------------------- [B] Un grand merci à Tristan Nitot pour avoir pris le temps de répondre à ces questions, malgré un emploi du temps qu'on imagine très chargé. Pour en savoir plus sur Mozilla et le navigateur web Firefox, vous pouvez consulter [URL="http://www.mozilla-europe.org/fr/products/firefox/"]le site officiel[/URL].[/B] [...]
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15 8 048 06/05/2007 12h10 par Near Aller au dernier message
 
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Interview et photos de Razvan Chiriţa, photographe-reporter international

[B]Razvan Chiriţa, journaliste-photographe travaillant pour l'agence de presse roumaine Mediafax, a couvert différents théâtres d'opérations internationaux, comme la guerre en Irak, ou le conflit Israëlo-Palestinien, ainsi que des évènements locaux.[/B] [B] Il accorde cette interview à VirusPhoto, que j'ai traduite en français, et me permet de publier quelques-unes de ses images.[/B] [B]Razvan, peux-tu te présenter ?[/B] Je m'appelle Razvan Chirita, j'ai 28 ans, j'ai un diplôme de commerce-tourisme (de l'Académie d'Etudes Economiques de Bucarest), et j'ai maintenant tranformé ma passion de prendre des photos en un emploi permanent à l'agence de presse Mediafax. [B]Quelles ont été tes expériences personnelles et professionnelles avant d'entrer chez Mediafax ?[/B] Mes expériences professionnelles avant Mediafax : En tant que photo-journaliste : pendant 1 an 1/2 à l'agence de presse nationale (Rompres), et une longue collaboration avec Academia Catavencu et l'agence de veille média "Academia Catavencu". En tant consultant informatique : pendant plusieurs années pour le logiciel GeCAD, et après celà j'ai été manager commercial, et finalement manager général chez un éditeur de logiciels. Expérience personnelle dans le domaine de la photographie : quand j'ai commencé mes études d'économie, je me suis débrouillé pour m'acheter un appareil photo Nikon F60, un coup de foudre, et j'ai commencé à faire des photos meilleures que celles que j'avais prises avant. J'ai toujours cet appareil photo, et je considère actuellement que Nikon est le meilleur choix pour une utilisation professionnelle. Mais j'ai commencé à prendre des photos depuis le lycée, avec n'importe quel appareil photo que je pouvais trouver à ce moment là. [B]Que fais-tu pendant une journée typique chez Mediafax ?[/B] Une journée de travail type chez Mediafax commence le soir pour le jour d'après, par des discussions. Le soir, on parle des évènements qui se passeront le lendemain. On choisit les sujets, en collaboration avec le rédacteur en chef, et on établit une documentation brève à propos de l'évènement. Exemple : on couvre un match de football. On essaye de savoir quel joueur est le plus demandé (par les médias, les fans, ou d'autres équipes intéressées par l'achat du joueur), ou s'il a eu des problèmes médicaux puis joue à nouveau, etc... Le matin, on arrive à l'agence, on prend un café avec des cigarettes pour commencer, puis on se prépare pour les évènements. Pendant la journée, d'autres évènements ont lieu (exemple : un accident de voiture, un incendie, une petite manifestation ou autre), et on les couvre aussi, chacun son tour. [B]Quel appareil photo et objectif est-ce que tu utilises ?[/B] Aujourd'hui je travaille avec un appareil Canon 1Ds Mark II N, et j'ai trois objectifs : un 16-28/2,8, un 24-70/2,8 et un 70-200/2,8. J'ai un 2x aussi, mais je l'utilise rarement (la dernière fois, je l'ai utilisé couplé à un 400/2,8 lors d'un match de tennis). Pour les matchs de football, on utilise des objectifs 300 ou 400/2,8[B]. Tu es allé en Irak, en tant que journaliste. Peux-tu nous en dire plus sur cette expérience ?[/B] En Irak, j'étais photo-journaliste pendant la rotation des troupes roumaines, juste avant les premières élections libres là bas. Un moment très dangereux dans un pays gouverné par la guerre. La première chose que je devais comprendre, c'est que c'est une autre planète. En commençant par les couleurs (tout était rouge, jaune, ou quelque chose entre les deux), l'aterrissage très abrupt pour ne pas que l'avion soit touché par des missiles, mais aussi le sable partout dans l'air, sur l'appareil photo, dans la bouche, les yeux, la nourriture, etc.. (et nous avons découvert que ce qui nous semblait être une terrible tempête de sable n'était simplement qu'un "petit jour de vent"), les températures à 35° minimum (en Février, quand il faisait -20 ou -25° à Bucarest), raison d'un terrible choc de température lorsqu'on est rentré (imaginez une différence de plus de 60 degrés en 3 heures : 40° à Nassiryiah et -25° à Bucarest), et la dernière chose mais pas la moindre, les gens, avec une mentalité, une culture et des habitudes très différentes. [B]Qu'en est-il des risques de tels endroits ? C'était un choix d'aller là-bas ?[/B] Les risques dans ce genre d'endroits sont évidemment très élevés, même si on ne le réalise pas dans l'action. Le danger est d'être si impliqué dans son travail (prenant des photos, écrivant les actualités, etc...) qu'on oublie où l'on est. Et on se détend, on oublie la guerre autour de soi, même si on prend des photos de guerre. C'est assez difficile à expliquer, mais je vais essayer de vous donner un exemple : une équipe de National Geographic Roumanie était dans le camp pendant mon séjour là-bas, et ils sont allés dans un village avec la police irakienne pour parler aux gens. Dans le village, tout était vraiment OK, les gens étaient ouverts à la conversation, souriants, etc... Ils étaient contents de l'aide que l'équipe de National Geographic avait apporté, mais, alors qu'ils se préparaient à partir, un des membres de la police et un gars de l'équipe National Geographic n'avaient pas mis leur casques sur la tête. Ainsi, alors qu'ils partaient du village, quelqu'un a lancé une pierre sur eux, en les blessant gravement. Résultat ? Le policier est mort, et le gars de National Geographic gravement blessé. Donc, ne jamais oublier que tu es sur une zone de guerre, même si tout le monde autour de toi se montre sympathique, peut-être que l'un d'eux attend silencieusement pour agir (ça fait un peu paranoïaque, n'est-ce pas ?) [B] Quel est ton meilleur et ton pire souvenir, en rapport à ton métier ?[/B] Le pire souvenir : J'étais à Jérusalem à un check-point, avec tous les papiers en règles, et je n'étais pas autorisé à passer. Je me suis disputé avec un des soldats, et a un moment il a fait demi-tour et il est parti. J'étais très énervé et j'ai fait une erreur. J'avais oublié que j'étais en Israël et je me suis comporté comme si j'étais en Roumanie. J'ai passé le check-point pour aller parler du problème avec "des responsables". Au même moment, tout le monde s'est mis à crier, à lever les mains vers moi et à me viser avec leurs armes, et le gars à qui je parlais jusqu'à un moment a armé son pistolet juste dans mon dos. Je n'oublierai jamais ce son, et le flash qui est venu dans ma tête. J'ai réalisé en un instant que j'étais dans un pays ou tout le monde est un suspect potentiel, d'autant plus quand on porte un gros sac à dos noir plein de poussière, et une grosse barbe. Le meilleur souvenir : L'entrée au Stade National de Football en Roumanie, pour un concert de Depeche Mode. Nous sommes entrés (les journalistes) dans le stade juste avant le groupe, et quand les gens nous ont vus, ils ont réalisé que le concert était sur le point de commencer. Imaginez 50.000 (peut-être) voix hurlant de joie, et ceux devant lesquels on passait en souraint levant les mains vers nous, pleurant, etc, etc.. Ce choeur est quelque chose que je n'oublierai jamais. Et les mots sont pauvres pour expliquer le sentiment que vous avez quand vous faites "exploser" tant de gens (Je peux maintenant imaginer ce que ressent Dave Gahan quand lors d'un concert). [COLOR=#1f497d][COLOR=Black][B]Comment est-ce que tu prépares un reportage ?[/B] Documentation, documentation, documentation. Surtout quand on est dans un endroit isolé -les villages affectés par des innondations, par exemple. Prendre des photos est la seule chose à faire pour illustrer l'histoire. Mais si on n'a pas d'histoire, on aura seulement des images (peut-être bonnes). [B]Est-ce que tu connais l'organisation française "Reporters Sans Frontières" ? Si oui, quelle est ton opinion sur leur action ?[/B] Je ne peux pas dire que je les "connais". J'ai entendu parler d'eux, en particulier quand ils étaient en Roumanie pour aider les journalistes d'ici. De ce que j'en sais, Reporters Sans Frontières travaille ici avec l'agence de veille média "Academia Catavencu" et j'ai une très bonne opinon à propos de cette agence. Donc, je peux dire que j'ai une très bonne opinion sur RSF également. [B]Quel est le meilleur conseil que tu donnerais à un photographe débutant ?[/B] Pense à ce que tu veux montrer dans les images que tu prends. Je crois que la photographie (la photographie de presse), c'est de montrer à tout le monde l'essence du lieu, et les actions qui s'y déroulent. Ce n'est pas de montrer ton opinion dessus. Celà ne compte pas si on veut informer les gens de manière correcte. Ils doivent avoir leurs propres opinions sur ce qu'ils voient, donc on doit juste montrer la réalité et les laisser faire le reste. Et si tu es un débutant débutant débutant (:p), n'aies pas peur de prendre des milliers de photos. C'est le seul moyen d'apprendre comment travailler avec son appareil photo. Lis le manuel avec attention, et avec l'appareil photo en mains, et essaye de faire la même image en utilisant beaucoup de réglages différents. Vois comment donner plus de lumière au sujet, un plus long temps de pose, etc, etc, etc. Essaye de tout apprendre sur l'exposition, la sous-exposition, la sur-exposition, le bracketing, les ISO, l'ouverture, etc. Mon opinion, c'est que la meilleure façon d'apprendre comment fonctionne l'appareil photo est de prendre la même image, toujours et toujours, avec différents réglages, jusqu'à ce que ça devienne un réflexe. Et tu verras qu'un jour, tu travailleras en mode manuel, et que quand tu prendras une photo, tu penseras : "Hmmm, j'ai ici assez de lumière pour un 160 si je le mets à 2,8, et peut-être un 80 à 5,6 mais je vais essayer avec un temps plus court "parce que l'ombre est sympa je veux qu'elle soit le sujet". Ou quelque chose comme ça. Bonne chance ! ---------------------- Merci à Razvan pour l'interview :good: [B]Voici quelques-unes de ses photos qu'il me permet de mettre en ligne ici : En Irak : [IMG]http://www.virusphoto.com/img/razvan/1.jpg[/IMG] [IMG]http://www.virusphoto.com/img/razvan/2.jpg[/IMG] [IMG]http://www.virusphoto.com/img/razvan/3.jpg[/IMG] [IMG]http://www.virusphoto.com/img/razvan/4.jpg[/IMG] [IMG]http://www.virusphoto.com/img/razvan/5.jpg[/IMG] [IMG]http://www.virusphoto.com/img/razvan/6.jpg[/IMG] [IMG]http://www.virusphoto.com/img/razvan/7.jpg[/IMG] [IMG]http://www.virusphoto.com/img/razvan/8.jpg[/IMG] Sport : [IMG]http://www.virusphoto.com/img/razvan/9.jpg[/IMG] [IMG]http://www.virusphoto.com/img/razvan/10.jpg[/IMG] [IMG]http://www.virusphoto.com/img/razvan/11.jpg[/IMG] Clin d'oeil (en arrière-plan il s'agit d'une affiche pour le livre de Bill Clinto, "Ma vie" - "Via[/B][/COLOR][/COLOR][B]ţ[/B][COLOR=#1f497d][COLOR=Black][B]a Mea" en roumain). [IMG]http://www.virusphoto.com/img/razvan/12.jpg[/IMG] Concert de Billy Idol : [IMG]http://www.virusphoto.com/img/razvan/13.jpg[/IMG] Concert de Depeche Mode : [IMG]http://www.virusphoto.com/img/razvan/14.jpg[/IMG] Photos de football : [IMG]http://www.virusphoto.com/img/razvan/15.jpg[/IMG] [IMG]http://www.virusphoto.com/img/razvan/16.jpg[/IMG] [/B][/COLOR][/COLOR][COLOR=#1f497d][COLOR=Black][B][IMG]http://www.virusphoto.com/img/razvan/20.jpg[/IMG] [/B][/COLOR][/COLOR][COLOR=#1f497d][COLOR=Black][B] [IMG]http://www.virusphoto.com/img/razvan/17.jpg[/IMG] Ionel Haiduc, président de l'Académie Roumaine : [IMG]http://www.virusphoto.com/img/razvan/18.jpg[/IMG] Divers : [IMG]http://www.virusphoto.com/img/razvan/19.jpg[/IMG] [IMG]http://www.virusphoto.com/img/razvan/21.jpg[/IMG] [IMG]http://www.virusphoto.com/img/razvan/22.jpg[/IMG] Vatican, obsèques de Jean-Paul II [IMG]http://www.virusphoto.com/img/razvan/23.jpg[/IMG] [IMG]http://www.virusphoto.com/img/razvan/26.jpg[/IMG] [IMG]http://www.virusphoto.com/img/razvan/24.jpg[/IMG] Le président Ukrainien, Viktor Iouchtchenko : [/B][/COLOR][/COLOR] [COLOR=#1f497d][COLOR=Black][B] [IMG]http://www.virusphoto.com/img/razvan/25.jpg[/IMG] Merci à Razvan :) N'hésitez pas si vous avez des questions, je lui transmettrai ! [/B][/COLOR][/COLOR] [...]
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8 4 865 15/04/2007 02h55 par grabiller Aller au dernier message
 
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Denis Chaussende, photographe de l'événementiel et d'illustration

Denis Chaussende sur [url=http://www.photosens.com]Photographe Lyon Reportage Industrie Illustration : Denis Chaussende[/url] - [B]Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?[/B] Je m’appelle Denis Chaussende, j’ai 31 ans. Je suis photographe professionnel dans l’évenementiel et l’illustration principalement. - [B]Avez-vous toujours travaillé dans le domaine de la photo ?[/B] Non, j’étais dans l’informatique il y a quelques années, mais ma passion de l’image m’a rattrapé afin d’en faire mon métier. - [B]Comment en êtes vous venu à en faire votre profession ? Quelles formations cela a-t-il nécessité ?[/B] Pratiqué en amateur pendant des années, j’ai découvert l’outil formidable que pouvais-être un appareil photo. C’est d’ailleurs pendant cette période que j’ai le plus explorer, avec parfois maladresse, des pistes artistiques (pas toujours fructueuses d’ailleurs !). Je souhaitais également découvrir les différentes techniques de prise de vue en relation avec les nombreux domaines photographiques (studio, reportage, nature morte…). J’ai donc appris, et j’apprends toujours, en autodidacte les aspects techniques et artistiques de ce métier. La professionnalisation nécessite d’autres compétences de communication ou de commerce que j’avais acquises durant mes précédentes expériences professionnelles. - [B]Dans votre métier de photographe, vous arrive t il de travailler avec des banques d’images ? Si oui, est ce sur des thèmes imposés, ou le choix des sujets vous est il laissé laissé à votre libre vision ?[/B] Oui, bien sûr, mais le terme « banque d’image » est très vague… Je préfère celui d’agence. Le métier de vente d’image regroupe aussi bien les microstocks (fotolia, shutterstock, istock…) que des agences spécialisées (StockFood, Godong…) ou des très gros (Corbis, Getty…). Je privilégie des banques d’images sérieuses qui ont une réelle démarche commerciale plutôt que les microstocks qui bradent facilement des images qui peuvent coûter très cher à la réalisation. Sur le sujet des thèmes, les deux cas peuvent se présenter. Parfois certaines agences ont des besoins précis et ils font appel à des photographes, mais la plupart du temps j’essaie de créer moi-même mon fond d’illustration sur des idées originales. - [B]Quel(s) type(s) d’appareil(s) utilisez –vous dans votre travail ?[/B] Principalement du reflex Canon argentique et numérique avec des optiques de qualités. Parfois un moyen format 6x6 pour certains types de clients et des travaux plus personnels. - [B]Etes vous amené à retoucher vos photos ? ou sont elles laissées brutes ?[/B] La retouche photo est une étape indispensable, surtout depuis l’apparition du numérique. Dans la photo créative par exemple, je prends un grand plaisir à accentuer l’atmosphère de la scène photographié que j’ai ressenti en appuyant sur le déclencheur. Pour des travaux comme les reportages, la retouche est plus sommaire, mais elle reste nécessaire notamment en numérique à cause de la faible latence d’exposition des capteurs. Néanmoins, une bonne retouche est pour moi une retouche qui ne se voit pas, ou qui se ressent. Il est très facile de tomber dans la vulgarité, j’en ai fait pas mal l’expérience ! La retouche idéale reste subtile et accompagne le sentiment évoqué par la photo. - [B]Avez-vous un site Internet où nous pouvons voir votre travail ?[/B] Bien sûr : [url=http://www.photosens.com]Photographe Lyon Reportage Industrie Illustration : Denis Chaussende[/url], mais il commence à se faire vieux ! Je réfléchis à en changer le design et l’organisation. - [B]Avez-vous déjà exposé ? Si oui, çà quels endroits ?[/B] Oui, j’ai déjà fait deux expositions, dans un bar et dans une soirée electro. Mes photos sont encore loin d’avoir le niveau pour des galeries photographique ! Mais je ne désespère pas ! Deux prochaines expositions sont prévues : « Urbanités » tout le mois de Mars à l’Arrosoir, 25, Rue de l'Arbre Sec dans le 1er arrondissement de Lyon « Rave et Réalité » en Mars / Avril dans un studio de son, WarmAudio, 29 rue Wilson 69150 DECINES Si certains veulent venir au vernissage, qu’ils me le fassent savoir ! - [B]Quels sont vos clients, un particulier peut-il vous contacter également pour une commande de photographies ?[/B] Bien sûr ! En fait, mon métier est très diversifié. Je travaille pour des entreprises et collectivités locales sur des sujets précis, avec des agences en illustration mais aussi avec des particuliers (portraits, mariages..). Sur la partie artistique, toutes les photos présentent sur mon site sont en vente sous forme de tirages limités. - [B]Connaissez vous le site [URL="http://www.virusphoto.com"]www.virusphoto.com[/URL] ? Qu’en pensez vous ?[/B] Je ne connaissais pas ce site et le contenu me semble intéressant, avec des actus, et différents services pour les passionnés d’images. Le forum semble cependant encore à ses débuts, mais il y a déjà de bonnes photos ! (notamment de la Roumanie, un pays que j’apprécie !). - Quels conseils donneriez vous aux amateurs, au niveau technique ? Au niveau technique ? De comprendre les bases avant tout, de ne pas se fier aux automatismes des appareils récents. Un stage est intéressant pour appréhender cela. La technique est avant tout utile lorsqu’on arrive à l’oublier ! C’est à ce moment là qu’on commence réellement à faire de la photographie, lorsque les aspects techniques deviennent des reflexes ! - [B]Sans publicité mais plutôt dans un esprit critique, quel type d’appareil préconiseriez vous pour quel type de photographie ?[/B] C’est délicat aujourd’hui de proposer un type d’appareil, les choses vont très vite et les constructeurs proposent de très bons appareils à des prix tout à fait intéressant. Néanmoins je reste persuadé qu’un passage vers l’argentique permet de comprendre certains aspects de la photographie. Donc aujourd’hui pour se faire un minimum plaisir dans de la photographie créative, n’importe quel bon reflex numérique récent fera l’affaire, le plus important restant les optiques et les accessoires de lumière ! [B] Conclusion personnelle ?[/B] On voit apparaître de plus en plus de sites et de forums photographiques sur l’internet francophone. Cette émulsion me fait très plaisir et je participe moi-même à certains d’entre eux. Cependant cette frénésie a ses revers et on retrouve des photographes souvent plus intéressés par le matériel que par la photo elle-même. Les constructeurs l’ont compris, cela entraine une consommation de matériel similaire au domaine informatique, et certains amateurs arrivent à être mieux équipés que beaucoup de professionnels ! En revanche, apprendre à composer, à capturer la lumière (naturelle ou artificielle), à faire ressortir une émotion, ou créer des sujets forts n’est pas donné à tout le monde, et c’est, à mon avis, ce qui fait l’essence même de la photographie. Je ne dis pas que le matériel n’est pas important, il est essentiel de choisir de bons outils pour travailler, mais une fois cette étape passée, l’exploration de la création photographique est autrement plus passionnante ! [B]Commentaires libres :[/B] J’ai le plaisir d’animer des petits stages photos sur Lyon et la région à travers différents thèmes : (photos de nuit, initiation, composition, critiques…) Il y aura également prochainement des stages de retouches sous Photoshop et de studio. Si certains internautes sont intéressés d’apprendre en s’amusant, ils peuvent visiter ce site : [URL="http://www.photostage.fr"]Stages de Photo à Lyon[/URL] Propos recueillis par Kamaki34 [...]
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7 3 001 15/04/2009 17h25 par photoff Aller au dernier message
 
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