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Photographier les papillons avec Stéphane Hette

L'EFFET PAPILLON… Pour faire de belles photographies de papillons, Stéphane ne me contredira certainement pas, il faut … de beaux papillons. Wouah, si tout était si simple !! Et bien, vous allez vite constater qu’il n’en est rien et découvrir une partie de la complexité du travail engagé. Cet article a donc pour but de vous décrire une démarche photographique précise. Il en existe bien d'autres évidemment dans l'univers photographique qui est le nôtre, mais celle qui nous intéresse cette année a ceci de particulier qu'elle nécessite une forte préparation et une imprégnation complète dans le domaine mis en valeur : en l'occurrence le monde de l'entomologie et plus particulièrement celui des lépidoptères. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=49205"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/18649ae7ce5377d8.jpg[/IMG][/URL] Stéphane Hette, comme tout photographe exigeant avec son sujet et avec ses images, va jusqu'au bout de sa démarche. Elle l'a ainsi amené à organiser sa vie autour des contraintes (et heureusement des plaisirs) de l'élevage de ces merveilleux insectes. Accueillir et conserver le mieux possible les chrysalides prélevées sur le terrain, commandées ou troquées auprès d’entomologistes amateurs ou professionnels tel que Jean-Pierre Vesco, est primordial à l'obtention de sujets en pleine forme et «photogéniques». C’est à cet effet que Stéphane a fait I’acquisition de serres et de terrariums adaptés. Ces derniers lui permettent, en respectant une température et une hydrométrie définie pour chaque espèce, de faire évoluer le mieux possible les chrysalides jusqu'à l'émergence. Les serres souples de différentes dimensions et contenant de la nourriture (pommes pourries, bananes, eau, miel, fleurs…) accueillent ensuite ces hôtes de charmes avant et après les prises de vues. Certains auront d'ailleurs la chance d'être des stars, effectuant plusieurs aller-retour serres / décor photo pour des séances de shooting répétées, nous y reviendrons. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=49210"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/18649ae7d5fa1eff.jpg[/IMG][/URL] La technique est maintenant donc bien rodée et permet à Stéphane d'avoir plus de liberté lors des séances de prises de vues. Stéphane tient cependant à préciser qu’il respecte le cycle de vie de l'insecte notamment au moment de la diapause (moment proche de l'hibernation chez les mammifère lorsque la température extérieure est trop basse ou la chrysalide n'amorce aucun processus de développement). Afin d’observer des cycles complets de vie et de pouvoir photographier tous les stades de croissance des papillons, il a réalisé plusieurs élevages de l’œuf à l’imago (ponte, œufs, chenilles, chrysalides ou cocons, émergence, accouplements…). [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=49206"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/18649ae7cfbdfeda.jpg[/IMG][/URL] Après cette mise en place peut-être un peu lourde, tout est question de surveillance afin de capter le moment propice à l'émergence du papillon. Cette surveillance est plus facile dans le cas de papillons de jour car l 'évolution de l'insecte, à l'intérieur de la chrysalide dépourvue de cocon, peut-être appréciée de visu. Elle est rendue, à fortiori, plus délicate dans le cas de papillons de nuit ou le cocon empêche cette appréciation... Et cette surveillance prend fin devant l'objectif de Stéphane lorsque la chrysalide change de couleur et laisse apparaître celles du futur papillon, signe d'une fin de cycle qui va voir lentement la chitine se déchirer et le papillon s'extraire de sa chrysalide (la fameuse émergence). [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=49209"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/18649ae7d3d73a02.jpg[/IMG][/URL] Le photographe s'applique alors à immortaliser l'ensemble des phénomènes jusqu'à l'envol lorsque les ailes du papillon, séchées et vascularisées, s 'épanouissent. Mais pas n'importe comment !! Stéphane s'attarde, lors des prises de vues, à supprimer toutes ombres indélicates d'autant que le fond blanc, une simple feuille de papier fixée à l'aide de pince sur un support, ne facilite pas cette exigence. C'est pourquoi, les chrysalides extraites du terrarium se retrouvent sous le faisceau de plusieurs flashs, chacun étant positionné de façon précise par rapport au sujet. Ce qui serait presque facile pour le photographe avec la chrysalide (si elle n’avait pas autant de reflets !), élément immobile, l'est beaucoup moins un peu plus tard quand le papillon prend son envol : il faut alors pouvoir intervenir sur la position de certains flashs rapidement qui servent de « poursuite » comme au théâtre. Le décor est donc là aussi pour permettre au papillon de se poser. Il faut savoir que le petit studio conçu par Stéphane est ouvert, le papillon peut très bien préférer « s'épanouir » ailleurs dans la pièce fermée que devant l'objectif : une contrainte supplémentaire. La présence de fleurs ou d’éléments végétaux constituant le décor, permet à l'insecte des temps de pauses certes brefs mais importants pour le photographe. Ces éléments permettent également de créer une scène possible, finalement un peu comme à l'extérieur. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=49207"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/18649ae7d0ba972f.jpg[/IMG][/URL] Il faut savoir que si le choix des plantes qui constituent le décor est bien souvent sans lien directe avec le papillon et le plus souvent dicté par l’esthétisme de la scène « mariage graphique végétal/animal » (un peu comme des ikebanas où la vie serait introduite), il en va tout autrement pour les chenilles et c’est donc le plus naturellement du monde qu’elles sont photographiées sur les «plantes hôtes», élevage oblige. Cette démarche de création artistique nécessite donc, comme je vous l'ai dit en début d'article, certaines connaissance en entomologie et en comportement des insectes. Le comparatif est peut-être un peu osé mais le photographe de paysage – le paysagiste !!? - choisit, à force d'habitude, l'endroit le mieux adapté à ses prises de vues en fonction des différentes conditions rencontrées : climatique, de fréquentation, d'exposition, etc. C'est un peu la même chose. Précédemment, j'ai déjà évoqué la nécessité, lors de certaines prises de vues, de saisir l'instant où le papillon est parfaitement mis en valeur, c'est une évidence, Stéphane qui aime contrôler les choses lui même réalise ses images en mode M (manuel) avec 2 groupes de flashs dont les intensité sont programmées de manières différentes et c’est jusqu'à 8 flashs qui sont employés dans des combinaisons variables. Cela lui laisse toute latitude pour le choix de l’ouverture qui ne dépend donc plus directement de la lumière qui elle est générée par les flashs pilotés. Quant à la vitesse c’est généralement au 1/250 de seconde qu’il opère. C’est cette vitesse qui lui permet d’éviter les flous de bouger et de fixer les différentes attitudes des papillons… et ce même en vol ! La gestion de la profondeur de champs est pour lui une priorité, que je suppose essentielle lorsque l'insecte ne souhaite pas montrer son meilleur profil. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=49208"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/18649ae7d20a5a65.jpg[/IMG][/URL] Il est évident, par la suite, qu'une image parfaitement prise ne nécessite que peu de traitement informatique : le fameux post-traitement. Tout est question de préréglage de l'appareil photographique et d'une mise en place parfaite, mais attention, Stéphane m'a révélé qu'il n'hésitait pas à multiplier les prises de vue pour un résultat saisissant obtenu après de très nombreux essais. Pour lui une mauvaise photo au départ n’est pas rattrapable même avec un post-traitement poussé, c’est juste du temps perdu... Il faut être clairvoyant : l'élaboration d'une série photographique de grande qualité, quelle que soit le sujet, demande des heures et des heures de travail. J'espère que ces nombreuses précisions vous donneront suffisamment de passion et de pugnacité pour vous lancer dans un projet d'envergure. Vous pouvez également lire l'interview de Stéphane Hette : [URL]http://www.virusphoto.com/79837-interview-stephane-hette-dimages-nature-eu.html[/URL] Bravo donc à Stéphane et merci pour cette grande ouverture d'esprit. [I]*Propos recueillis par Michel Lecocq, avec les conseils de Stephane H.[/I] -- [URL="http://www.images-nature.eu"]www.images-nature.eu[/URL] [URL="http://www.matoubrillant.org"]www.matoubrillant.org[/URL] -- [...]
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29 14 379 19/10/2009 16h13 par s.hette Aller au dernier message
 
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Interview Gaëtan Caputo

[B]Les photographies de Gaëtan Caputo sont un subtil mélange d'érotisme glamour et de provocation. Magicien de la mode, il transforme par son talent une simple photographie en oeuvre d'art. Son travail est une porte vers la féminité, la beauté, la grâce, et l'éveil des sens. La beauté n'est qu'une illusion, mais entre ses mains, elle devient perfection.[/B] [URL="http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=102436beauty_2.jpg"][IMG]http://img3.hostingpics.net/pics/102436beauty_2.jpg[/IMG][/URL] [B]1- Comment et pourquoi avez-vous commencé à photographier ?[/B] J’ai débuté en tant qu’amateur, il y a 10 ans, pris d’un engouement pour la photographie en général, j’ai investit un peu d’économie dans un appareil plus performant. Mais mes premiers pas furent réalisé lorsque j’empruntais le vieux Yashika de mon père à l’age de 15 ans. Mon papa faisait beaucoup de photos de famille et très jeune, j’étais interpellé par son appareil. Je le lui volais de temps en temps pour faire mes petites expérimentations. Pourquoi cette attirance ? pas de réponse , probablement déjà les premiers signes d’une passion grandissante qui dormait en moi. [B]2- Qu'est-ce qui vous a conduis aux photos de mode/beauté ? [/B] j’ai tout d’abord axé mon interet sur la prise de vue dans le milieu automobile, la course et les circuits, mais très vite je me suis détourné de cela pour photographier les gens, poussé par ma sensibilité curieuse et ma passion pour le mystère des êtres humains. Durant mon initiation, j'ai découvert la photo en noir et blanc. J’ai même installé une chambre noire dans ma cave afin d’y développer mes premiers clichés. Vers l’âge de 30 ans, après une décennie passée à dessiner des plans dans le secteur industriel, je décide de laisser tomber ce métier pour me consacrer totalement à ma passion : « la photo a pris le dessus, le choix s’est fait naturellement ». La photographie de mode est venue ensuite… au fil des rencontres. Une rencontre par hazard avec un mannequin m’a ouvert les yeux sur la photographie de mode et le portrait. J’ai aussi acheté le vogue ou j’ai vu une série de steven meisel et je me suis dit "wouaa, c’est vraiment ce que je veux faire, essayons !!!" Mon travail est principalement axé sur la mode, la beauté ou le reportage. Des exercices de styles différents certes, mais importants à mes yeux. [URL="http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=67831beauty_4.jpg"][IMG]http://img3.hostingpics.net/pics/67831beauty_4.jpg[/IMG][/URL] [B]3- Quel matériel utilisez-vous ? Qu'est-ce qui a motivé votre choix ? [/B] Je possède du moyen format argentique mamiya RZ 67 une camera robuste et très apréciée en studio. J’ai aussi un leica M7 et quelques optiques pour mes voyages. Je délaisse l’argentique depuis quelques années pour le digital. Le choix du numérique s'impose face à un marché qui ne jure plus que par cela. Hélas, shooter en argentique deviendra un luxe que peu de photographes pourront se permettre dans un avenir proche. Avantages ou inconvénients, tout dépend aussi de quel boîtier ou dos num dont on parle. Je possède donc aujourd'hui 3 boitiers : 1 canon Ds markII et 2 canon Ds markIII ainsi que diverses optiques 50 mm, 85 mm, 24/70, 70/200. J’utilise souvent en location, les dos hasselblad/phaseone pour leur résolution plus grande. Le moyen format reste moins maniable et moins rapide que le 24/36. [B]4- Comment avez-vous acquis les compétences que vous possédez aujourd'hui ? [/B] J’ai un parcours d’autoditacte, pas d’assistanat, pas d’école de photo, j’ai pris quelques cours de photos pour apprendre les techniques de développement noir & blanc à l’époque ou je voulais ma chambre noire. Je pense qu’il ne faut pas sortir d’une grande école pour devenir un bon photographe Certaines personnes ont un talent naturel, un don. Mais la plupart transitent d'un métier à un autre : un styliste, un mannequin peut aspirer à devenir photographe. "S'ils s'investissent vraiment et concentrent leur volonté sur le but fixé, ils réussiront. Il faut avant tout croire en tes capacités, savoir ce que tu vaux, ce que tu veux et ce que tu as à apporter, sans te soucier de ce que peuvent dire les autres pour te décourager". Néanmoins le meilleur chemin reste l’assistanat quelques années [URL="http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=9392fashion7.jpg"][IMG]http://img3.hostingpics.net/pics/9392fashion7.jpg[/IMG][/URL] [B]5- Pourriez vous nous donner quelques notions sur la gestion des lumières artificielles ?[/B] Il est difficile d’expliquer comment gérer la lumière en quelques lignes, je dirais que les lumières les plus simples sont les plus belles, souvent 1 source se suffit à elle meme si elle est bien placée, quelque soit le type de lumière , flash, kinoflo, ou tungstène ciné. Au flash utiliser les lampes pilotes pour avoir une idée du rendu, des ombres etc …. Essayer divers accéssoires pour modifier les rendu, adoucir, durcir, diriger les éclairs.. La meilleure chose est d’essayer, de shooter, de faire plein d’essai en studio. Au delas de la technique, il faut aussi faire passer quelque chose, un sentiment, une revendication, une émotion! [B]6- Quels conseils pourriez-vous donner à un débutant désireux de faire le même style de photo que vous ? [/B] Je dirai que dans un premier temps, on est toujours inspiré par d’autres photographes, ensuite il faut pouvoir se détacher un peu de cela pour s’affirmer et sortir son propre style, meme si beaucoup de direction ont déjà été développée par nos maîtres. Ne pas oublier surtout pourquoi on fait ce métier ….. [B]8- Comment en avez vous fait votre métier ? Pouvez-vous nous raconter vos début [/B]? J’avais un autre métier avant et j’ai gaspillé mes économies pour me permettre quelques mois de transition, quelques reportages en tout genre pour payer mon matos, beaucoup de test pour des agences de mannequins et ensuite viennent les éditos, ensuite démarche vers quelques clients et les jobs viennent …. [URL="http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=216796fashion10.jpg"][IMG]http://img3.hostingpics.net/pics/216796fashion10.jpg[/IMG][/URL] [B]9- A votre avis, quels sont les principaux facteurs qui ont contribué à votre réussite ? [/B] La photo est un art. L'art est un état émotionnel. C'est une perception personnelle des choses. J'apprends, progresse et découvre constamment sur moi et ce qui m'entoure. Je pensais être bon il y a un an, mais depuis j'ai évolué et encore acquis de l'expérience, ne serait-ce que l'expérience de nouvelles émotions. Les erreurs qui jonchent le chemin te permettent de grandir. La persévérence, la patience, le courage sont les facteurs essentiel à la réussite de tout projet ou but dans la vie. [B]10- Quelles sont vos méthodes de travail ? [/B] il faut etre conscient que préparer un shooting demande beaucoup de temps, développer une idée, en discuter avec l’équipe et réunir les artistes pour faire le travail. La photographie de mode représente un acte de création ou l’émotion est importante. L’émotion parfois laisse place à la sophistication de détail et donc à un réel travail de conception. Je discute avec les AD des thèmes à aborder et comment les réaliser, on plonge dans la passé, on bouquine... On prend de l’inspiration de partout. [B]11- Comment ce déroule la séance ? Quels sont vos rapports avec les modèles ?[/B] Il est important de pouvoir s’entourer de bonnes personnes dans l’équipe, gérer surtout l’aspect relationel, former ou trouver de bons assistants afin de se reposer sur leur travail et se focaliser sur l’image , avec les mannequins, il faut créer une complicité, une bonne énergie, pas de rapport de force, rester humain. [URL="http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=781892fashion15.jpg"][IMG]http://img3.hostingpics.net/pics/781892fashion15.jpg[/IMG][/URL] [B]12- Une fois la photo prise, comment l’exploitez-vous ? Y-a-t-il un gros travail de retouche ? Comment organisez vous votre workflow ?[/B] De nos jours, chaque image passe en post production, les images brutes digitales ne sont pas bonne et il faut corriger d’éventuels petits défauts, nettoyer les peaux, régler les niveaux en tout genres etc ... La retouche se limite à cela, tout le reste est réalisé à la prise de vue. Pas de grand changement radical à la retouche me concernant. [B]13- S’il y en a, quelles sont les émotions que vous voulez faire passer à travers vos photos ? [/B] La photo de mode pour moi est la traduction de l'authenticité des émotions et des plaisirs humains. La mode est un domaine très dynamique, basé par définition sur le changement. C'est le règne des décisions rapides, des projets qui s'annulent, de l'avant-garde d'aujourd'hui dépassée le lendemain et la photo de mode, elle, cherche à fixer ce mouvement. J’essaie de sublimer la femme et l’homme dans mes clichés, parfois recréer un univers artificiel, parfois rester authentique. [B]14- Y-a-t-il une photo dans votre protfolio que vous affectionnez particulièrement ? Si oui, pourquoi ?[/B] Difficile à dire, j’ai tellement de photos différentes, certaines me plaisent plus que d’autres bien évidemment, pour couper court …. disons la prochaine photo sera la meilleure ….. [URL="http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=434657fashion17.jpg"][IMG]http://img3.hostingpics.net/pics/434657fashion17.jpg[/IMG][/URL] [B]15- Quels sont les photographes que vous admirez ?[/B] Guy Bourdin, Lee Miller, Man Ray, Helmut Newton, Sief, Richard Avedon, James Natchwey, Steven Meisel, Mondino… [B]16- Selon vous, qu’est-ce qui prévaut ? Celui qui prend la photo ou celui qui se donne à voir ?[/B] Aucun des deux n’a le dessus, c’est justement ce bon équilibre, cette osmose, néanmoins celui qui est devant la camera à toujours le choix de se montrer sous son vrai jour ou jouer à prendre une autre personnalité. Savoir qui vous êtes, comment les autres vous perçoivent semble avoir toute son importante dans notre société actuelle. [B]17- Une petite anecdote ?[/B] Je me souviens de mes premiers boulots dans des grands studio réputés ou sont passés les plus grands photographes, je ne maîtrisais pas vraiment la lumière et la technique, le stress devant les jeunes mannequins qui étaient aussi stressées que moi “rires”. [B]18- Quels sont vos projets ? Comment imaginez-vous la suite de votre parcours ? [/B] Je continue mon parcours et j’essaie de conquérir d’autres marché à l’étranger, mon pays est petit et le marché limité et rester ici serait un mauvais choix. J’espère avoir la reconnaissance de toutes ces années de travail , je veux atteindre mes objectifs, c'est-à-dire celui d’être parmi les meilleurs photographes de mode, tout en restant humble, humain et loyal. [URL="http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=610510fashion72.jpg"][IMG]http://img3.hostingpics.net/pics/610510fashion72.jpg[/IMG][/URL] [B]19- Auriez-vous envie d'essayer un autre type de photo ? Si oui, lequel ?[/B] Le grand reportage m’interesse, ça implique une vie de solitaire et une prise de risques parfois importante. J’ai choisi la photo de mode et m’installer à bruxelles et fonder en parallèle de mon travail une famille fantastique. [I]Merci Gaëtan de m'avoir accordé cette inteview. Tu es un des photographes que j'admire le plus...et je te souhaite d'avancer encore longtemps et toujours plus loin sur ton chemin ![/I] [B]Gaetan Caputo : [URL="http://www.gaetan-caputo.com/"]Gaetan Caputo photographe de mode[/URL][/B] [URL="http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=943535fashion223.jpg"][IMG]http://img3.hostingpics.net/pics/943535fashion223.jpg[/IMG][/URL] -- [B]Propos receuillis par [URL="http://www.davidou.com/"]David NICOLAS[/URL], chroniqueur pour VirusPhoto.com -- [/B] [...]
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5 5 321 01/06/2009 01h30 par Sim Aller au dernier message
 
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Interview : Ami Vitale

[B]Comment et pourquoi avez-vous commencé à photographier ?[/B] Au lycée, mais ce n’était qu’un hobby. J’ai fait du bénévolat au Smithsonian Museum quand j’étais adolescente et je faisais des photos de leurs archives. Observer les grands artistes de la Federal Works Commision ou d’autres grands photographes m’a montré le pouvoir de la photographie et m’a inspiré. Je ne savais pas ce que je voulais faire, mais j’adorais prendre des photos parce que ça me permettait de rencontrer les gens et de sortir de ma coquille. Secrètement, je pense que tous les photographes sont introvertis et essayent de trouver un moyen de lier avec le monde. J’ai toujours été intéressée par les personnes, et pourquoi le monde est comme il est. La photographie est juste un passeport pour moi pour rencontrer, apprendre et connaître de nouvelles cultures. [B]Pouvez-vous nous raconter vos débuts ? Comment avez-vous appris ?[/B] Ca fut un début plutôt lent, et j’ai eu plusieurs fortes influences. J’ai commencé à prendre des photos au lycée, puis à l’université. C’était un moyen d’aller vers les habitants de mon, qui est très divisé entre la religion, la catégorie sociale et la culture. J’étais tellement surprise de voir comment on pouvait vivre au même endroit tout en ne sachant rien des autres. J’ai eu un merveilleux professeur à l’université, Rich Beckman, qui m’encourageait à faire des demandes de subventions et à participer à des concours. Il m’a poussée et a cru en moi, quand personne ne le faisait. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=48230"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/186499a92f80ce0c.jpg[/IMG][/URL] [I]© Ami Vitale, USA, Getty Images[/I] [B]Quel matériel utilisez-vous ? Qu’est-ce qui a motivé votre choix ?[/B] J’utilise un Nikon D3 avec un objectif grand angle, habituellement environ 24mm ou un zoom de 17-35mm mais rarement à 17mm, c’est trop large pour moi. [B]Vous êtes photojournaliste. En quoi consiste ce travail ? Qu’est-ce qui vous plaît dans ce style ?[/B] Je me sens frustrée avec la façon dont les principaux organes de la presse écrite et audio-visuelle écrivent leurs reportages. Je dois dire que quand j’ose allumer la télé, je vois toujours une Amérique qui regarde le monde à travers ses yeux. Les journalistes font leurs récits de telle manière que notre vie, nos valeurs sont isolées du reste du monde, comme si l’Amérique était une planète différente avec des valeurs différentes. C’est protégé par des droits d’auteurs et personne ne partage ces mêmes valeurs. Donc j’essaye de mon côté de raconter discrètement des histoires qui, je pense, sont importantes et donnent une perspective différente des autres histoires qu’on nous expose de manière très stéréotypée. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=48231"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/186499a935b3334b.jpg[/IMG][/URL] © Ami Vitale [B]Quels ont été les événements « clé » de votre apprentissage ?[/B] Je doit dire que la photographie, ce n’est pas de l’aventure et ce n’est pas s’envoler en jet dans des endroits exotiques. Bien que je voyage dans des endroits « isolés et exotiques », la magie commence vraiment quand on reste longtemps sur place, assez longtemps pour avoir un aperçu et apprendre. Et quand je dis assez longtemps, cela signifie passer des années au même endroit, pour raconter seulement une histoire. Cela requiert une formidable ténacité, du dévouement et de la patience mais je crois que c’est la seule façon d’aller au-delà de la surface. Je ne me suis pas réveillée un matin, décidée que j’allais être photographe et commencer à voyager. J’ai commencé comme éditrice pour l’Associated Press à Washington et New York City. Je lisais des récits et regardais des images chaque jour, et chaque jour j’étais un peu plus curieuse de notre monde et en même temps j’étais frustrée de la façon dont on analysait ce monde, à travers un prisme étroit. Les médias et les gens en général ont tendance à regarder le monde à travers leurs propres yeux, nous avons souvent cette croyance que notre vie, nos principes et valeurs diffèrent du reste de la planète. On m’a appris à courir après les histoires et de garder un œil sur ce que les autres agences de presse ou journaux faisaient, donc nous ne rations jamais un gros scoop. Ca a été pour la plupart un cycle sensationnaliste et je dois dire qu’il y a eu une sorte de peur dans la manière de voir que beaucoup de cultures sont différentes. Pour moi, ce n’est pas le journalisme ou la photographie. Je crois que c’est un outil de communication qui nous aide à nous comprendre les uns les autres. Je ne veux pas vivre dans un monde de stéréotypes et je crois que le seul chemin pour ça, c’est de passer du temps et de connaître vraiment, ressentir, sentir et goûter et essayer de comprendre ce que ça veut dire pour ces gens qui sont dans les histoires qu’on raconte. J’avais ce sentiment que je devais essayer de devenir photographe. Le pire scénario était que j’échouais. C’est ce que prendre des risques signifie et ça m’a pris des années pour le réaliser, mais échouer n’est simplement pas la pire chose dans la vie. En fait, quand j’y repense, ça peut vraiment être une bonne chose. Ca n’est pas toujours le cas, mais en fin de compte ça nous apprend d’importantes leçons. Quoi qu’il en soit, j’ai démissionné pour devenir photographe, trois ans plus tard j’ai demandé une subvention que je ne pensais jamais obtenir, et j’étais terrifiée et excitée quand j’ai découvert que je l’avais eue. Mon but était de recueillir des informations sur les effets de la guerre sur ces personnes que ma sœur considérait comme sa famille quand elle était volontaire au Peace Corp dans le village très isolé de Dembel Jumpora en Guinée-Bissau, un pays de l’Afrique de l’Ouest. Les villageois ne ressemblaient en rien aux occidentaux, il n’y avait pas d’accès facile à l’eau potable, pas d’électricité, pas de voiture, pas de médicament, pas de téléphone. Je me souviens quand ma sœur leur a dit qu’un homme avait marché sur la lune, ils pensaient tous qu’elle était folle. Ils vivaient de la terre, échangeaient les fruits et les noix de cajou contre des produits de première nécessité comme le riz. Ici, j’ai découvert un lieu particulier dont on parle très peu dans la presse internationale. J’avais prévu de rester un ou deux mois et j’ai fini par y vivre six mois. J’ai appris le Pular, la langue locale et j’ai doucement commencé à écouter et observer sérieusement, comprenant ce que c’était que de vivre comme la majorité des habitants sur la planète. Ce que j’ai appris m’a changée pour toujours. Ce n’était pas l’Afrique de la guerre et des famines et des invasions, pas plus que le monde idéalisé des safaris et des animaux exotiques. C’était plutôt un regard sur la simplicité et la beauté sur cette façon de vivre, majoritaire dans le monde. Là-bas, chaque jour est une lutte mais il y a tant à apprendre. J’ai partagé mon quotidien à faire les tâches de collecte du bois de chauffage pour la cuisson, et d’eau potable pour boire et se laver. J’avais faim quand il ne restait plus de nourriture. Mais ça m’a ouvert les yeux sur la beauté, la merveille et la tristesse de leur vie. Je me souviens d’une fille prénommée Fatima qui me demandait pourquoi je ne tirais pas l’eau plus vite, et comment je pouvais être une femme cultivée en étant si lente. J’ai tenté de lui expliquer que nous avions des robinets. Elle ne m’a pas crue. Mais après avoir passé assez de temps avec les villageois, nous étions tous devenus amis. Ils ont pris soin de moi quand j’ai attrapé la malaria, ils m’ont appris à cuisiner et à rire quand je lavais mes vêtements. Apparemment, tout ce que je faisais était drôle pour eux. Je suis partie de là en sachant que nous étions tous semblables, malgré la distance entre nous. Un souvenir en particulier me revient. Ma dernière soirée dans le petit village, je me suis assise avec un groupe d’enfants sous une mer d’étoiles, et on a parlé toute la nuit de mon retour chez moi. Un des enfants, Alio, voulait tout savoir sur l’Amérique et il a innocemment pointé le ciel et regardé cette magnifique pleine lune et m’a demandé si nous avions une lune en Amérique. C’était si symbolique, ça m’a touché qu’il puisse pensait que l’Amérique soit un monde à part, et ça me rappelle que nous sommes tous liés ensemble dans ce monde compliqué. [B]Quel conseil donneriez-vous à un débutant désireux de devenir un jour aussi bon que vous ? [/B] Travailler sur quelque chose qui proche d’eux pendant des années. Vous n’avez pas besoin de voyager et de ramener des images exotiques. Les éditeurs et les gens cherchent quelqu’un qui sait raconter les histoires. Une bonne photo ne suffit pas. Tout le monde peut le faire. La difficulté, c’est de bien écrire et d’être narratif. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=48232"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/186499a93d4b0a28.jpg[/IMG][/URL] © Ami Vitale [B]Si vous ne deviez cite qu’une référence en matière de photographie, quelle serait-elle ?[/B] Je ne peux pas. Je pense que mes références sont les gens, pas les photographes. De grands esprits comme Arundhati Roy, Howard Zinn, Einstein, la grande littérature est importante pour moi. [B]Quelles sont vos méthodes de travail ?[/B] Je voyage seule, avec peu de bagages. [B]Comment se prépare un photoreportage ?[/B] Recherche, recherche, recherche !! [B]Une fois la photo réalisée, y a-t-il un gros travail de retouche ? Quel logiciel utilisez-vous ?[/B] Par exemple, quand je travaille pour le National Geographic, je convertis les images en Raw sans rien faire avec Photoshop. Je ne peux même pas supprimer une image, comme ça ils peuvent voir comment j’ai eu chaque cliché et je ne fais rien d’autre. A la maison, pour moi, j’utilise Aperture d'Apple pour organiser et éditer les photos. J’utilise aussi Photoshop mais seulement pour les niveaux, je ne retouche pas plus. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=48233"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/186499a943e5fe0c.jpg[/IMG][/URL] © Ami Vitale [B]La photo terminée, qu’en faites-vous ? Publication dans les magazines, journaux ? [/B] Etre capable de parler les uns aux autres du monde dans lequel vous vivez… [B]Pouvez-vous nous parler de ce monde dans lequel vous vivez… Quelle est votre journée type ?[/B] Les êtres humains du monde entier partagent l’amour, la terreur et la douceur. Les gros titres des journaux ne parlent pas de ce que les gens sont, ils nous disent qu’il y a un groupe de personnes occupant des pays entiers qui sont au-delà de notre imagination. On ne pense pas aux gens qui prennent le bus pour rentrer chez eux, après le travail, faisant des choses normales, qui pensent aux épargnes, aux prêts, des problèmes de tous les jours. Non. On ne pense qu’en terme de gros titres. [B]Vous avez récemment découvert le Cachemire, région coincée entre le Pakistan et l’Inde. Vous êtes intimement liée à ce territoire. Pourquoi ? Qu’est-ce que vous y avez trouvé ?[/B] Le Cachemire a toujours été décrit comme une pièce importante d’un grand puzzle géopolitique. Il est considéré comme l’axe des relations entre l’Inde et le Pakistan, un « éclair nucléaire » qui pourrait déclencher une guerre impensable en Asie du Sud. En 2002 ils étaient au bord d’une guerre et les analystes sont aujourd’hui inquiets des derniers événements de Mumbai qui pourraient déclencher un autre conflit entre ces deux pays. Bien que ces caractérisations soient exactes, ils négligent la valeur intrinsèque du Cachemire comme une entité à part entière, tout comme l’histoire de l’homme néglige une guerre longtemps ignorée qui détruit à petit feu l’une des cultures les plus exquises du monde. Je parcourais brièvement la poésie du Cachemire en novembre 2001 et je me laissais aller. Que ce soit en se promenant dans les paysages parfaitement gravés, avec les champs de riz en cascade dans les vallées, délicatement sculptés en escaliers, en sirotant du thé au safran dans la chaleur d’une maison cachemiri ou en étant bercée par la quiétude des shikaras en bois, un bateau de type gondole, sur la lac Dal, ce lieu m’a rempli d’affection. Je voulais comprendre le Cachemire et approfondir mes réfections précédentes. Il y a tellement de vérités au Cachemire, et aucun scénario singulier. Bien qu’il y ait eu beaucoup de débats dans les médias sur les gouvernements indiens et pakistanais, sur leurs armées et sur la politique du conflit, on a peu parlé des êtres humains au milieu de cette guerre de fait. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=48235"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/186499a954b87e9b.jpg[/IMG][/URL] © Ami Vitale [B]On dit de plus en plus que le métier de photographe est « bouché ». Que répondez vous à cela ?[/B] Oui, ça a toujours été un problème et c’est notre challenge. Etre photographe vient des relations construites la confiance. Cela prend du temps. [B]À votre avis, qu’est-ce qui vous a permis de percer et d’en arriver où vous êtes aujourd’hui ?[/B] Un travail très difficile, du temps, de la persévérance, de la patience et de la chance. [B]Y a-t-il dans votre portfolio une photo que vous affectionnez particulièrement ? Si oui, pourquoi ?[/B] Oui, plusieurs mais à vrai dire, je passe beaucoup de mon temps libre à lire, et non pas à étudier la photographie. [B]Quels sont les photographes que vous admirez ?[/B] Beaucoup trop à lister mais il y a [URL="http://www.magnumphotos.com/Archive/C.aspx?VP=XSpecific_MAG.PhotographerDetail_VPage&l1=0&pid=2K7O3R14AZX1&nm=Eve%20Arnold"]Eve Arnold[/URL], [URL="http://www.susanmeiselas.com/"]Susan Meiselas[/URL], [URL="http://www.ingemorath.org/"]Inge Morath[/URL], [URL="http://www.magnumphotos.com/larrytowell"]Larry Towell[/URL], [URL="http://www.destinscroises.org/"]Reza[/URL], [URL="http://www.windowsonhaiti.com/hfphoto/steber/pages/index.htm"]Maggie Steber[/URL], et beaucoup d’autres… [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=48236"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/186499a95ccde32f.jpg[/IMG][/URL] © Ami Vitale [B]Quel est le message que vous soutenez et que vous aimeriez transmettre au monde ?[/B] Comme je travaille à raconter des histoires de lieux très éloignés, c’est mon intention de mettre en lumière nos ressemblances étonnantes et subtiles, et pas seulement les différences entre toutes nos cultures. Peut-être que maintenant, plus que jamais, le besoin d’aller au-delà des stéréotypes et des images spectaculaires et faire des reportages plus humains est primordial. [B]Auriez-vous une petite anecdote croustillante à nous raconter ?[/B] Regardez plus haut. Que dites vous de l’histoire d’Alio qui demande si on a la lune aux Etats-Unis. [B]Quels sont vos projets ? Comment imaginez-vous la suite de votre parcours ?[/B] Je viens de finir un long projet pour le Nature Conservancy et ça aboutira à une exposition itinérante qui commencera au Cooper Hewitt Museum de New York City en mai. En ce moment, je travaille sur un reportage pour Natural Geographic et j’ai été sélectionnée pour une subvention afin de retourner en Inde avec la fondation Alicia Patterson. Je passe l’entretien final lundi prochain, je croise les doigts ! Cette année, je fais aussi une tonne d’ateliers et j’ai envie de prendre un peu de congés pour travailler avec mon compagnon sur un projet commun. [B]Auriez-vous envie d’essayer un autre type de photo ? Si oui, lequel ?[/B] J’aimerais bien tenter plusieurs choses, mais ce que je vais essayer de faire prochainement c’est écrire plus et apprendre le piano. [B]Une remarque ?[/B] Je pense personnellement que je dois me comporter d’abord en tant qu’être humain et après comme une photojournaliste. Je ne m’intéresse pas aux politiciens du Capitole. Je couvre des situations réelles, où l’eau, la nourriture, les médicaments contre la malaria, un trajet en voiture peuvent vraiment sauver des vies. Est-ce mal de s’impliquer quand on le peut ? Personnellement, je préfère manquer un gros coup et faire la différence dans une vie si j’en avais le pouvoir. Je veux dire que c’est pour ça que je raconte leurs histoires. Je crois que nous avons le pouvoir de faire une différence selon qu’on partage une photo ou quelque chose que j’ai et qu’un être humain a besoin à ce moment-là. Je pense quand même que c’est arrogant de croire qu’on peut changer le monde, mais on peut intervenir à un niveau personnel et c’est assez pour moi. Je pense également que c’est un mythe de prétendre qu’il y a une réalité objective. Les photos et les articles ne révèlent pas la vérité, ils exposent en fait des contrevérités. Avec une multitude de récits, un équilibre est maintenu et la vérité, qu’elle existe ou on, est garantie puisqu’elle est traitée de plusieurs manières. En analysant ces différents récits, on est capable de comprendre que chaque version a son importance ; on doit tout prendre en considération ; toutes les opinions doivent être entendues et toutes les perceptions sont valables. En l’absence de cette multitude de points de vue, l’esprit reste en ruines. Je voudrai finir par une citation d’Arundhati Roy, l’auteur du Dieu des Petits Riens : [I]« Aimer. Etre aimé. Ne jamais oublier notre propre insignifiance. Ne pas s’habituer à cette violence indicible et à la vulgaire disparité de la vie qui nous entoure. Rechercher la joie dans les lieux les plus tristes. Poursuivre la beauté dans son repaire. Ne jamais simplifier ce qui est compliqué ou compliquer ce qui est simple. Respecter la force, jamais le pouvoir. Par dessus tout, observer. Essayer et comprendre. Ne jamais détourner le regard. Et ne jamais, jamais oublier. » [/I][LIST] [*][B][URL="http://www.amivitale.com/"]Ami Vitale[/URL][/B][/LIST]-- [B]Interview réalisée par [URL="http://www.davidou.com/"]David Nicolas[/URL], chroniqueur pour virusphoto.com[/B] -- [...]
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10 6 184 15/12/2010 15h30 par VirusL Aller au dernier message
 
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Profession : Photographe de Super-Héros, Michael Muller

A Hollywood, personne ne photographie les super-héros au cinéma comme Michael Muller. Voici une plongée dans les secrets de son travail. Faire des posters de films est quelque chose que Michael Muller a toujours voulu faire. Ses travaux irréprochables – campagnes publicitaires pour Speedo et Mercedes, couvertures magazines de Tobey Maguire en tant que Spider-Man pour Premiere et Adrien Brody pour Flaunt – ne lui avaient pas permis de participer à ces promos de film aveuglantes qu'on voit sur les panneaux d'affichages et les arrêts de bus. C'est finalement un projet artistique personnel sur le thème du cinéma qui lui donne l'opportunité de faire des affiches de films. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=47317"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/186498b0da1ed062.jpg[/IMG][/URL] © Sony Pictures/Michael Muller Le projet de Muller, appelé Superfamous, consistait en une série de portraits de ces super-héros costumés qui paradent autour du célèbre Chinese Theatre de Hollywood, où pour cinq dollars ils prennent la pose pour les touristes. « La majorité de l'argent est dépensé dans la drogue » précise Muller, « et l'une des images clé est celle de Batman fumant du crack dans une contre-allée ». Le chef marketing des studios Fox a vu une reproduction d'1m20 par 1m80 de cette photo chez Joaquin Phoenix avec qui Muller a sympathisé quand il faisait une photo publicitaire pour le film Walk the Line, dans lequel l'acteur incarne Johnny Cash. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=47320"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/186498b113138f15.jpg[/IMG][/URL] © Sony Pictures/Michael Muller La Fox travaillait sur le film X-Men: l'affrontement final, le troisième volet de la trilogie dirigé par Brett Ratner et basé sur la série des comics Marvel, et il fut tellement impressionné par le cliché de Muller que Joaquin Phoenix contacta immédiatement le photographe pour une rencontre. Muller fut engagé sur place pour faire l'affiche du film. « Vous ne saurez jamais le nombre de portes que cela vous ouvrira » dit-il. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=47321"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/186498b1164d3304.jpg[/IMG][/URL] © Sony Pictures/Michael Muller Muller s'est plongé à temps plein dans ce job « pour ressentir ce à quoi le film allait ressembler » (il a d'ailleurs souhaité lire le script du film pour mieux comprendre les personnages, se retrouvant parfois dans une salle de haute sécurité.) Il prit donc l'équivalent d'un studio mobile, équipé d'une batterie, d'un stroboscope 1200 Watt/seconde Profoto 7B et de trépieds mobiles, qui peut être déplacé sur n'importe quelle partie du studio où l'on n'était pas en train de tourner. « J'ai flâné et trouvé des coins et recoins pour les photos, j'y ai amené Hugh Jackman et d'autres membres du casting qui étaient disponibles, » raconte Muller. La capture numérique se fait avec le Canon EOS-1Ds Mark II avec une projection sur son ordinateur portable afin de montrer le résultat directement au directeur du casting. "Si les clichés sont bons, ils sont plus ouverts à travailler avec vous" explique Muller, qui depuis a réalisé des affiches de super-héros pour Spider-Man: le dernier combat, Les 4 Fantastiques et le Surfer d'Argent , et Robert Downey Jr, le nouveau Iron Man. « C'est devenu une expérience très organique, très collaborative. ». Cependant, ceci ne change pas des contraintes horaires. « J'ai été capable d'éclairer et photographier une personne en moins de cinq minutes » dit-il. « Le temps c'est de l'argent, quand un film coûte un million de dollars par jour, le photographe de l'affiche est une faible priorité. » [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=47322"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/186498b126ea9ff3.jpg[/IMG][/URL] © Sony Pictures/Michael Muller Muller a toujours préféré que ses photos ressemblent le plus possible aux scènes filmées. Il trouve des endroits du décor, ou des murs, ou quelque chose qui a été détruit la semaine d'avant et l'utilise comme un élément de l'arrière-plan. L'approche improvisée mais pourtant contrôlée de Muller est une rupture radicale par rapport aux affiches de films personnalisées où le sujet était photographié sans aucun faux pli et où le studio s'occupait du reste. En fait, il précise que le studio injecte juste le code barre sur deux des trois images qui seront utilisées comme les affiches pour le film Hitman. Bien sûr, Muller doit organiser la pose et composer l'image pour que les espaces vides puissent être disponibles pour des caractères et autre éléments du design graphique, mais celui-ci ajoute que ces espaces libres seront désormais « inclus dans mes shootings. ». [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=47323"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/186498b133e4a5ac.jpg[/IMG][/URL] © Sony Pictures/Michael Muller A la différence de beaucoup d'autres photographes d'Hollywood, Muller fait aussi son propre travail de post-production sur ses photos individuelles, que ce soit pour des affiches de films ou des campagnes publicitaires. Et la plupart du temps, il utilise un fichier RAW. « Je suis vraiment le seul à décider, au moins d'un point de vue artistique, si l'image sera meilleure en noir et blanc ou si j'utilise un filtre vert. ». Il traite l’image sous Photoshop, mais ce n’est que la partie facile. « Une fois que l’image est arrangée, je passe approximativement cinq minutes dessus, ajustant les courbes et dessinant le reste avec un stylet Wacom.» Muller souhaite tout de même faire aussi autre chose que des affiches de film « Ca me rend un peu dingue, » avoue-t-il. « J’aime le challenge d’un nouveau boulot. ». Cela dit, son expérience des affiches de film a influencé sa manière d’appréhender ses autres travaux de photos – plus précisément le sport comme le surf, une autre de ses spécialités. « On a photographié le surf de la même façon depuis plus de 20 ans. » explique Muller, qui a également fait des photos de snowboard depuis que son gamin s’est mis à ce sport au début des années 90. « Je vais amener mon approche cinématographique à ma technique de photographie du surf. ». Pour ce faire, il a construit une coque sous-marine pour ses stroboscopes Profoto, et prévoit de faire des photos à la fois sur et sous l’eau. Il veut aussi utiliser la même technique pour les photos qu’il fait de (glup) grands requins blancs. A sa place, on s’en tiendrait au super-héros. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=47325"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/186498b142ea8e62.jpg[/IMG][/URL] © Sony Pictures/Michael Muller « Pour toutes mes photos de films, j’ai utilisé du numérique. J’aime l’esthétique des argentiques, mais les délais imposent un résultat instantané. ». Avec mon Canon EOS-1Ds Mark II de 17 mégapixels, la qualité de l’image est assez bonne pour fabriquer une image qui tiendra sur un immeuble de 8 étages. ». Selon les circonstances, et quand il a plus de temps, Muller se sert également d’un Phase One P45 numérique de 39 mégapixels. Cet appareil permet de faire des images de 120MB qui sont très intéressantes pour des « planches », l’arrière-plan principal ou ses éléments (ciel, paysage, immeubles, météo) Muller prend galement des risques et joue les cascadeurs, comme pour Hanckok, avec au casting Will Smith et Charlize Theron. « Le film se déroule à L.A., on a donc loué un hélicoptère et on a survolé le centre ville, et je me suis suspendu à un harnais pour pouvoir shooter les toits. ». [B]Découvrir son univers : [URL="http://www.mullerphoto.com/"]www.mullerphoto.com[/URL] [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=47327"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/186498b163ba8f8c.jpg[/IMG][/URL] [/B]© Daft Punk/Michael Muller ////// Traduction et adaptation d'après un article du magazine American Photo. [...]
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4 5 535 06/02/2009 10h43 par Caramel Aller au dernier message
 
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Interview Stéphane Hette d'Images-nature.eu

[B]Stéphane, voilà, tu as été choisi par l'association « Mat ou Brillant ? » (MoB) pour être l'auteur photographe MoB 2009. Pour nous, soyons honnête, c'est une chance au regard de ton parcours riche pour un « jeune » photographe. Une simple première question me vient maintenant à l'esprit : Pourquoi as-tu répondu à cet appel à exposer ? Si loin de chez toi !! Quel regard , finalement, as-tu sur ce type de démarche de promotion ?[/B] Une chance pour moi ? En tous cas c’est ainsi que je le conçois. J’ai répondu pour pouvoir exposer tout simplement ! Ce n’est pas si facile d’exposer son travail, lorsque comme moi on n’est pas très connu, et puis contrairement à ce que la logique pourrait laisser croire c’est difficile d’exposer près de chez soi. J’ai envoyé plusieurs demandes notamment aux services culturelles des villes de Reims, Epernay et Châlons (villes très proches de chez moi) personne n’a pris la peine de me répondre. Et pourtant mes photographies vont être exposées en 2009 en Allemagne, en Suisse et un peu partout dans le monde au travers de mon partenariat avec Canson Infinity® et suite à mon portfolio dans Terre Sauvage j’ai la chance d’exposer au Japon en juillet et août prochain aux côtés de Laurent Baheux. Bref on ne sait jamais ce qui va se produire, exposer loin de chez moi me paraît indispensable pour faire connaître mon travail mais ça n’était pas particulièrement un choix juste des chances à saisir. Dans cette optique être l’auteur photographe MoB me semble une opportunité plus qu’intéressante … [IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/1864986d1126b7b6.png[/IMG] [B]Comme je l'ai déjà évoqué, tu fais déjà parti, à mon sens, des grands photographes. Plusieurs fois récompensé et bientôt édité si cela n'est pas déjà fait sur un certain nombre de supports, tu t'apprêtes à sortir un livre hors norme sur les papillons : belle actualité, non ?[/B] Je suis tout rouge (rires). Je ne sais pas si je fais ou non parti des grands photographes ce dont je suis sûr en revanche c’est que j’ai le sentiment que « c’est mon truc » ma voie en quelque sorte et sans vouloir paraître pédant ou prétentieux mon destin. Je suis tellement heureux de faire ce que je fais que je pense que le bonheur transparaît pour ne pas dire transpire de mon travail photographique… une véritable jubilation, partagée avec Cathy, mon épouse, qui m’aide souvent pour la réalisation des photographies les plus complexes. [B]Cette première édition de promotion d'un auteur photographe voit donc l'arrivée d'une exposition de très grande qualité à Carnoules (Var) : « Les ailes du désir … ou la vie rêvée des papillons » . C'était notre vœu le plus cher pour 2009, nous en sommes ravis : nous avons notre auteur photographe. Et, toi, Stéphane, quelle définition donnerais-tu à ce terme d'auteur photographe ? Te sent-tu l'âme d'un photographe auteur ?[/B] Un plaisir partagé, j’ai hâte que nous en soyons à l’accrochage à Carnoules et de voir les réactions du public. Quant à cette question : te sens tu l’âme d’un auteur photographe ? Je pense que ce n’est pas à moi de répondre j’espère que mes photographies sauront le faire à ma place. [B]En voyant tes galeries photo sur ton site wwwimages-nature.eu, je suis effectivement convaincu qu'il s'agit d'un long travail d'auteur. Il est rare de voir une série aussi bien ficelée même chez les plus grands. Outre le talent, Ou as tu trouvé, finalement, la motivation nécessaire quand nous savons que nombreux photographes abandonnent projet et ambition en cours de route ? Quel est finalement ton secret ?!![/B] Mon secret, je bois du lait, je fais beaucoup de sport et … non je plaisante évidemment. Je suis têtu, endurant (merci le vélo) et exigeant et je me dis que je n’ai rien à perdre en essayant le pire qui puisse m’arriver étant de réussir. Sa force chacun la trouve le plus souvent dans les autres. Pour ce projet, comme pour d’autres j’ai eu la chance d’être aidé et soutenu tout d’abord par mon épouse mais également par Pascal Bourguignon avec qui je suis devenu ami au fil du temps, et aussi par Vincent Munier qui n’a jamais été avare en coups de pouce, par Jean-Pierre Vesco (qui est du Sud lui) éleveur, botaniste et entomologiste réputé et spécialiste des lépidoptères, par toutes les rencontres heureuses qui ont ponctuées mon court parcours. Bref je suis chanceux je rencontre souvent les bonnes personnes au bon moment et surtout les personnes que je souhaitais rencontrer… Mais pour ce projet je ne dois pas oublier ceux qui m’ont fait confiance dés le début comme Jean-Pierre Penel directeur de Lumiere Imaging® (Ilford® France), les Villes de Saint-Dizier et Vitry-le-François, bien sûr le fameux festival de Montier-en-Der, sans oublier Déclic Editions… Quant à mon secret qui au final n’en est pas un, c’est l’opiniâtreté ! [IMG]http://www.virusphoto.com/interview/hette1.jpg[/IMG] [B]Lors de l'interview proposée par « Naturapics » , tu as révélé que c'est une simple feuille de papier blanc mise en fond qui a été le « déclencheur » de la série « les ailes du désir ... ». A te lire, nous pourrions presque croire que cela a été facile. Je sais pour être moi même un photographe assidu, qu'il n'en est rien. Justement, parlons-en, quelles ont été les difficultés que tu as rencontrées et qui auraient pu émoussé cet élan de créativité ?[/B] Les principales difficultés sont évidemment techniques, je travaille souvent entre f14 et f16, f18 et dans certains cas f32. Au départ je n’avais pas de flash et avec de telles valeurs d’ouverture les temps de pose étaient énormes, j’ai donc dû investir dans un système flash performant et j’utile maintenant jusque 8 flashes… La technique, contrairement à ce que pourraient laisser penser mes photos, la technique disais-je n’est pas une priorité, elle est dans mon cas uniquement au service de mon imagination. A le différence de beaucoup de mes amis photographes naturalistes, je construis ma scène, je suis donc obligé de la réfléchir avant et de caler mes lumières un peu comme un scène de cinéma. Et puis j’ai la chance d’être le premier surpris par ce que je vois dans le viseur, une forme de jubilation proche du bonheur. [B]Par rapport à un tel travail, quel conseil pourrais-tu donner à un jeune photographe souhaitant entrer dans le métier ? [/B] Pffffffffffffff ça n’est pas facile de donner des conseils, je ne peux que parler de ma propre expérience. Alors je lui dirai : de foncer, de courir plus vite que ses propres peurs pour ne pas qu’elles le rattrapent, le ficèlent, le vissent à son fauteuil et l’empêchent d’avancer. Mais également de réfléchir sur ce qu’il veut dire, comment il veut le dire et pourquoi. Ensuite de voir son travail est éventuellement déclinable commercialement, si il peut amortir un tel projet qu’il ne faut pas occulter l’aspect financier… De croire en ses rêves même si cela fait un peu « Miss France » car si au départ il ne croit pas en lui-même et en son projet, comment réussira-t-il à persuader d’autres personnes de l’aider et de participer à l’aventure avec lui ? [B]2007 fût une année intéressante pour toi. En effet, un certain nombre de tes photographies ont été exposées et récompensées (les « colocataires ») au festival nature de Montier-en-Der (lien). Cette reconnaissance a-t-elle été un tremplin pour toi tant au niveau de ton travail immédiat qu'au niveau de tes démarches futures ? D'après toi, ce type de manifestations est-il un passage obligé vers la reconnaissance ? [/B] 2008 était pas mal non plus (rires) ! Pour Namur, je ne sais pas car je n’ai jamais eu l’opportunité de m’y rendre mais pour Montier-en-Der OUI cent fois OUI ! C’est une véritable chance de pouvoir ponctuellement bénéficier d’une telle visibilité. Mais attention, rien n’est fait, beaucoup de photographes, amateurs ou en phase de professionnalisation, se plaignent qu’après « Montier » ou d’autres festivals il ne se passe rien. Ils oublient que tout reste à faire, qu’il faut rebondir, bouger encore et toujours pour faire connaître son travail, que jamais personne ne va venir vous chercher à la maison. Il faut être opiniâtre et s’accrocher, ne pas baisser les bras devant les refus, contacter les journaux, les magazines, la presse spécialisée et leur montrer son travail à chaque fois que c’est possible, bref savoir se vendre sans pour autant se trahir. Pour cela je me suis fixé des objectifs personnels ambitieux et précis ainsi qu’une ligne de conduite cela aide à garder la tête sur les épaules et à continuer à avancer… [IMG]http://www.virusphoto.com/interview/hette10.jpg[/IMG] [B]Cela fait seulement 4 ans que tu fais de la photographie en plus de tes occupations professionnelles de graphiste et d'illustrateur et tu présentes déjà un projet de livre très concret pour la fin d'année 2009. Beaucoup crient au génie, d'autres se retranchent derrière, sans doute, une certaine jalousie ?!! Quel regard as tu personnellement sur ton parcours photographique par rapport à l'évolution permanente du monde de l'image ?[/B] Certes cela ne fait que 4 ans que je fais de la photographies mais le monde de l’image a bercé ma vie, j’ai signé mon premier contrat d’édition à 19 ans… Pour moi la photographie est un outil. Je la compare souvent à la musique, il y a une base technique indispensable à acquérir et pour le reste chacun est libre de sa partition. Mes photographies sont une petite musique qui trotte dans ma tête. Je les vois bien avant de les prendre, c’est sans doute dû à plusieurs décennies de dessin. Je crois malheureusement beaucoup plus au travail qu’au génie même si pour mon ego cela eut été tellement rassurant d’être génial ! Je ne me situe pas par rapport au monde de l’image, je fais mes petits trucs dans mon coin au départ c’est un plaisir assez égoïste, je n’ai pas de position particulière vis à vis des changements à venir même si je pense que les photographes seraient gagnants à mutualiser leur travail dans certains cas ; des dessinateurs américains l’ont fait il y a une vingtaine d’années en créant Dark Horse, un succès jamais démenti depuis. Mais bon il y a ces problèmes d’ego et d’argent qui demeurent encore pour beaucoup difficilement conciliables. Je pense que seule une véritable confiance et un respect mutuel autoriseraient de telles associations. [B]Lors de la sélection, pour être franc et bien que ton dossier est été retenu, ce dernier n'a pas fait l'unanimité, curieusement au départ. J'ai trouvé quelques réserves liées au fait que ton travail, si particulier et original soit-il, semble sortir d'un contexte photographique classique. Tu l'a précisé, c'est un choix assumé de ta part et que personnellement j'admire mais justement, peux-tu nous en dire plus sur ta technique de prise de vue ? [/B] Je comprends très bien cette réticence mais si beaucoup, dès je premier regard, pensent qu’il s’agit d’aquarelle, en fait il n’y a pas plus photographique que ce travail. J’ai simplement déplacé les choses, fait glisser un mode de production vers un autre. Je fais de la photo de mode avec pour sujet la nature, un genre d’Ikebana en mouvement. J’ai donc tout bonnement décidé de faire du studio nature, cela n’a rien d’exceptionnel, c’est juste une idée poussée à son paroxysme et déclinée et revisitée à l’infini en essayant à chaque fois de me renouveler. Je ne dis pas que c’est facile je dis juste que l’idée était simple et basique. Cette façon de faire de la photographie traite néanmoins de beaucoup de questions sur ce qu’est la photographie. Choix du cadrage, du support, de son rapport avec la réalité, de la vérité de la scène, bref de questions propres à l’essence même de la photographie. Enfin c’est ce que je crois. [IMG]http://www.virusphoto.com/interview/hette100.jpg[/IMG] [B]L'unanimité a été tout de même la notre lorsque nous avons effectivement appréhendé la qualité du travail et le talent qui se cachait derrière ... Revenons à la tradition, en ce début de nouvelle année, il est de règle de faire un vœux. Quel serait le tien bien sur en restant dans le domaine de la photographie ? As-tu déjà des projets pour les années à venir à faire partager ou bien cela reste encore secret ? [/B] Je pense que l’on ne peut pas juger mon travail sur une seule image et que le volume et la variété constitue « l’œuvre », un terme, je le reconnais volontiers un peu galvaudé et qui me gène mais je n’en vois pas d’autre à cet instant précis. Et ce d’autant plus que je reste persuadé qu’il est possible de réussir ponctuellement de bonnes photographies… en produisant beaucoup d’images, la personne que je cherche à convaincre qu’elle a un tant soit peu de talent, n’est autre que moi-même. Oui j’ai des projets dans un premier temps je souhaiterai que ce livre sur les papillons ne soit que le tome 1 d’une longue série à moi de persuader mon éditeur dans 3 ou 4 ans avec des photos suffisamment intéressantes et différentes pour qu’il soit convaincu qu’il ne s’agit pas là d’une recette «réchauffée» mais la suite logique d’un travail amorcé 4 ans auparavant. J’ai un autre projet que je commence à mettre en place toujours autour de la nature et plus précisément autour de la mare cette fois mais pour en savoir plus rendez-vous dans 3 ans. Mes vœux sont une fois de plus assez simples : que ça marche et éventuellement amortir mon matériel et notamment mon dernier boîtier ! (rires) [B]Je vais te laisser tranquille, maintenant, mais avant de terminer : une dernière question. L'exposition « les ailes du désir ... » commencera le 24 octobre 2009 par , évidemment, l'indispensable vernissage. T'accueillir sera , sans nulle doute, un plaisir pour l'ensemble de l'équipe mais seras-tu avec nous pour cet événement bien sûr carnoulais mais très certainement départemental ? [/B] [B]Merci beaucoup de ta patience … et a très bientôt[/B] Merci à toi et à tous les membres de l’association MoB de vous être si sympathiquement penchés sur mes photographies ! Et enfin oui je ferai en sorte d’être là, avec vous et j’espère un public nombreux à Carnoules le 24 octobre prochain. A bientôt donc et excellent année 2009 ! [COLOR=RoyalBlue]L'exposition aura donc lieu du 24 octobre au 30 novembre 2009 , d'abord salle Honoré Daumier à Carnoules-village (jusqu'au 5 novembre) puis dans la galerie du Domaine du Grand-Cros, partenaire cette année de l'exposition. -- [/COLOR]INTERVIEW REALISE PAR MICHEL LECOCQ DE STEPHANE HETTE POUR L'EXPOSITION « L'AUTEUR PHOTOGRAPHE MoB 2009 »: manifestation organisée par l'association de promotion de la photographie d'auteur « Mat ou Brillant ? » (Carnoules – Var) [B][URL="http://www.matoubrillant.org"]www.matoubrillant.org[/URL] [URL="http://www.virusphotoblogs.com/imagomichel"]www.virusphotoblogs.com/imagomichel [/URL][/B]-- [...]
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11 4 856 19/02/2009 11h57 par s.hette Aller au dernier message
 

Interview de Karl Blanchet membre du collectif Luna

[B][COLOR=DarkOrange]Luna est une association de photographes créée en 2003 et basée sur une démarche de reportage socialement engagé et responsable. Actif et ambitieux ce collectif ne cesse d'évoluer et d'innover. Il vient d'ailleurs de créer un magasine en ligne gratuit qui expose des clichés résultants d'une véritable recherche esthétique et artistique. Karl Blanchet nous invite à découvrir Luna dans cette interview.[/COLOR][/B] [IMG]http://ns1.hostingpics.net/pics/721375luna1.jpg[/IMG] [B]1 Pourriez-vous nous présenter votre collectif ?[/B] Luna est un collectif de photographes professionels cree en 2001 et dont la vocation est d’apporter un regard original sur des situations sociales difficiles et parfois oubliees. Luna est compose de 5 photographes bases dans trois pays differents. Luna se veut donc un collectif international sans identite nationale specifique. Nos photos sont sur notre site [URL="http://www.lunaphotos.com"]Luna[/URL] et nous ouvrons un nouveau site d’archive ce mois-ci ou touttes nos photos seront disponibles. [B]2- Pourquoi et comment avez-vous créé une telle association ? [/B] Le regroupement de plusieurs photographes est la recherche d’une stimulation creative de groupe et le partage de ressources (contacts, site web...). Mais la veritable motivation est de travailler au sein d’un groupe dont les membres partagent des visions similaires, des interets de sujets comparables meme si le regard photographique de chacun est bien particulier et reste respecte au sein du groupe. [IMG]http://ns1.hostingpics.net/pics/572369luna3_1.jpg[/IMG] [B]3- Quelles sont vos ambitions pour l'avenir ?[/B] Notre ambition est de pouvoir diffuser nos photos a travers notre propres reseau comme si nous gerions notre propre agence. Pour le moment, nos photos sont distribuees par des agences de presse en Italie, Allemagne, Russie, Etats Unis et Scandinavie. [B]4- Pourquoi avoir choisi de l'appeler "Luna" ?[/B] Je ne sais plus...Mais le mot ouvre un espace a la reverie. J’aime ca. [B]5- Qui sont les photographes qui en font partie ?[/B] Les photographes de Luna sont*: Elisabeth Blanchet (Londres), Markus Lokai (Cologne), Frederic Pauwels (Bruxelles), Christophe Smets (Liege) et Karl Blanchet (Londres). [B]6- Quelles sont vos rapports avec les médias ( journaux, magasines etc.. ) ?[/B] Nos rapports sont excellents bien que la presse aujourd’hui connaisse des difficultes financieres et que les photographes ont bien du mal a vendre leur travail a une valeur a la hauteur des efforts investis. [IMG]http://ns1.hostingpics.net/pics/319486luna4_1.jpg[/IMG] [B]7- Votre collectif est-il ouvert à tous ? Comment y entrer ?[/B] Notre collectif est tres ouvert mais le nombre de ses membres ne changera pas pour un certain temps afin de mieux construire encore la coherence du groupe. [B]8- Parallèlement, vous avez construit une revue en ligne : Lunatic. Pourriez-vous nous en parler ( description, objectif etc.. ) ?[/B] Lunatic est un magazine en ligne [URL="http://www.lunaticmag.com"]Lunatic |Creative contemporary photojournalism[/URL] qui a pour ambition de presenter des reportages ou le photographe a fait preuve d’originalite et de creativite tant dans le contenu que dans la recherche esthetique. Malheureusement, ces magnifiques reportages qui ont quelque chose a dire et a faire penser sont rarement publiees dans notre presse. Lunatic est tres apprecie dans le monde des photographes et des iconographes et les messages recus de chcun sont tout a fait encourageants. Nous avons 20*000 lecteurs pour chaque numero qui residents dans 50 pays differents. Nous sommes actuellement a la recherche de sponsors pour faire encore mieux vivre cette revue. Esperons que l’on puisse continuer ce beau projet. [IMG]http://ns1.hostingpics.net/pics/337503luna2.jpg[/IMG] Merci Karl pour cette découverte. En espérant que ce projet continue.... [B]Le collectif Luna : [URL="http://www.lunaphotos.com/"]Luna[/URL] Le magazine : [URL="http://www.lunaticmag.com/"]Lunatic |Creative contemporary photojournalism[/URL] [/B] -- [URL="http://www.davidou.com/"]David NICOLAS[/URL], chroniqueur pour VirusPhoto.com [...]
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0 3 112 23/01/2009 13h26 par David Nicolas Aller au dernier message
 

Interview Marc Riboud

En partenariat avec Polka magazine, voici une petite interview de Marc Riboud, photographe français bien connu pour ses trois reportages menés en Asie: [I]The Three Banners of China[/I], [I]Face of North Vietnam[/I], [I]Visions of China[/I], et son plus récent, [I]In China[/I]. Sa rencontre avec la photographie commença par l'héritage d'un Vest Pocket Kodak qu'avait son père. En 1937, Marc Riboud, alors âgé de quatorze ans, prit ses premiers clichés à l'Exposition universelle de Paris. Il a aussi photographié les châteaux de la Loire. En 1952, il monte à Paris, où il rencontre Jean Henri Cartier-Bresson et Robert Capa, les créateurs de Magnum Photos qu'il rejoint en 1953. De 1955 à 1957, il voyage en Inde puis sera l'un des premiers européens à aller en Chine. Plus tard, au cours des années 1980, il voyage dans le monde entier, mais surtout en Asie, en Afrique, aux États-Unis et au Japon. [flv]marc_riboud[/flv] [LIST] [*][URL="http://www.virusphoto.com/www.marcriboud.com"][B]Marc Riboud[/B][/URL] [*][URL="http://www.virusphoto.com/les-magazines/"][B]PolkaMagazine[/B][/URL][/LIST]-- [...]
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1 3 458 20/01/2009 13h12 par Timsedd Aller au dernier message
 
www.elliotterwitt.com[/URL][/B] [*][I][B][URL="http://www.virusphoto.com/les-magazines/"]Polka Magazine[/URL][/B][/I][/LIST]">

Interview Elliott Erwitt

En partenariat avec Polka Magazine, voici une petite interview d’Elliott Erwitt, photographe américain, né de parents russes. Il a passé dix ans de son enfance en Europe notamment en Italie, Allemagne et France avant que ses parents n'émigrent aux États-Unis, à New York puis à Los Angeles. Il rejoindra ensuite l'agence Magnum qu'il présidera quelques années plus tard. Il a photographié l'Europe et les États-Unis, les enfants et les chiens, les stars avec un humour satirique. Il a également produit de nombreuses émissions télés comiques. [flv]elliott_erwitt[/flv] [LIST] [*][B][URL="http://www.virusphoto.com/www.elliotterwitt.com"]www.elliotterwitt.com[/URL][/B] [*][I][B][URL="http://www.virusphoto.com/les-magazines/"]Polka Magazine[/URL][/B][/I][/LIST] [...]
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2 3 471 16/01/2009 15h51 par je13 Aller au dernier message
 
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Interview Arnaud Baraer, photographe de Mode/Beauté

[SIZE=2][COLOR=DarkSlateBlue][B]Ambassadeur de la beauté des modèles qui se révèlent devant lui, Arnaud, photographe particulièrement talentueux, respire la vitalité, l’amour et la passion. Ses photos, jeunes, créatives et esthétique, reflètent une parfaite maîtrise de la lumière, et un oeil particulièrement aiguisé. Il nous livre ses secrets dans cette interview.[/B][/COLOR][/SIZE] [IMG]http://www.virusphoto.com/attachment.php?attachmentid=55095&stc=1&d=1229908147[/IMG] [B]1- Comment et pourquoi avez-vous commencé à photographier ?[/B] J'avais une activité sportive qui me prenait pas mal de temps et j'avais en tete de découvrir la photo lorsque je m’arrêterai. J'ai commencé avec un reflex numérique en 2005 tout en passant du temps sur des sites pour comprendre les bases car je n'avais aucune connaissance et personne dans ma famille ne pratiquait cet art. Au départ, je me suis intéressé à plusieurs domaines: photo de sport, le paysage, le portrait, etc…mais, par manque de disponibilité, je pratiquais peu. Enfin, en 2007, j’ai réfléchi à la direction que je voulais prendre car j’avais plus de temps à consacrer à cette passion naissante. J’avais commencé à prendre des photos avec ma compagne et j’ai voulu continuer dans cette direction en réfléchissant plus aux mises en scène et aux vêtements. Afin de m’aguerrir dans ce style de photo, j’ai effectué un stage de quelques jours chez un photographe. Ce fut le déclic immédiat. De fil en aiguille, des modèles ont commencé à me solliciter, mais je répondais négativement car cela n’était mon objectif. Finalement début 2008, j’ai commencé à collaborer avec des modèles Homme et Femme et depuis j’enchaine… [B]2- Comment avez-vous appris ?[/B] Par moi-même, sur internet. Grâce à des sites et forums, j’ai petit à petit appris à maîtriser l’ouverture, le diaph, la vitesse, la profondeur de champ etc… Pour ce qui est du studio, ma première approche fut lors d’un stage que j’ai effectué avec un photographe parisien. J’ai ensuite bossé dans mon coin pour parfaire mes connaissances. [B]3- Quel matériel utilisez vous ? Qu’est-ce qui a motivé votre choix ?[/B] Pour ce qui est du boitier, j’ai commencé par du petit format ( D70 ), puis j’ai évolué vers du 24x36, apportant un meilleur rendu dans le domaine qui m’intéresse ( à savoir la mode/beauté ). Côté optiques, je travail principalement avec un 85mm f/1.2, un 100mm macro et un 135mm f/2. Au niveau de la lumière, j’ai commencé par de petit flashs Mutlibiltz, mais j’ai rapidement ressenti le besoin de pouvoir photographier n’importe où, sans contraintes ni barrières. J’ai alors basculé chez Profoto. [IMG]http://www.virusphoto.com/attachment.php?attachmentid=55096&stc=1&d=1229908160[/IMG] [B]4- Pourriez vous nous donner quelques notions sur la gestion des lumières artificielles ?[/B] Je préconise de commencer avec une seule et unique source. Une fois bien maîtrisée, les possibilités sont extraordinaire…. J’ai d’ailleurs encore beaucoup à apprendre dans ce domaine. Petit à petit, selon ce que vous souhaitez faire, il peut être utile de rajouter des sources afin d’explorer de nouveaux horizons, mais je ne suis pas encore assez expérimenté dans le multi-souce pour vous en parler. [B]5- Vous voulez dire que les photos de votre portfolio sont pour la plupart réalisé en monosource ? Si oui, quel est l'avantage de ce choix ? Comment gérer cette source ?[/B] Oui, pour la plupart, mis à part celles dans les news, car depuis Septembre 2008, je m’intéresse au potentiel du multi sources. Tout d’abord, je pense qu’il est préférable de posséder une seule et unique source de qualité, en autonome, plutôt que plusieurs de mauvaise manufacture. Avec une seule source, vous pouvez néanmoins aborder plusieurs styles : en axiale, jouer avec les ombres en la départant latéralement. L’usage d’un réflecteur (par exemple une planche de polystyrène ) ou d’un mur blanc suffit en général à déboucher les ombres [B]6- Si vous deviez définir votre style, quel serait-il ?[/B] J’ai encore du mal à définir mon style. Je pense aussi que je suis encore trop jeune pour cela, que mes travaux ne sont pas assez nombreux. [B]7- Quel conseil donneriez vous a un débutant ?[/B] Que cela soit avec un compact, un bridge, un reflex, flash ou sans flash, il faut entrainer son œil, tester, tenter des choses. Il faut aussi aller vers les autres, essayer de nouer des contacts avec des maquilleurs, coiffeurs, etc… Ces échanges ne pourront qu’être enrichissants. Enfin, il faut sans cesse parfaire sa culture de l’image au travers des revues, des expositions, etc… [URL="http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=547754600_20080906_2022_2.jpg"][IMG]http://ns1.hostingpics.net/pics/547754600_20080906_2022_2.jpg[/IMG][/URL] [B]8- Si vous deviez citer UNE référence en matière de photographie, quelle serait-elle ?[/B] Patrick Demarchelier ; pour ses travaux , son parcours, sa façon de voir la photographie. [B]9- Une fois la photo réalisée, y a t il un gros travail de retouche ? Quel logiciel utilisez vous ?[/B] De mon point de vue, la retouche fait intégralement partie du processus de création, tout comme le maquillage, le stylisme, la lumière etc…Bien sur, le maximum doit étre gérer à la prise de vue et le résultat final doit ressembler à de la photo et non de l’infographie. Je ne fais par exemple aucun travail de lissage de peau. J’utilise les logiciels Lightroom pour developper les fichiers RAW et Photoshop pour finaliser l’image. [B]10- Quels sont vos rapports avec les modèles ? Et comment se déroule la séance ?[/B] Pour moi cette activité est avant tout synonyme de plaisir. L’aspect humain est donc très important. J’ai tendance à faire plusieurs séances avec le même modèle. [B]11- Sur quels critères vous basez vous pour choisir vos modèles?[/B] Je cherche avant tout à ce que le modèle puisse s’inscrire dans le thème de la séance. Pour une séance beauté, il faut une belle qualité de peau et bien sur un beau visage mais aussi une capacité à sortir des expressions. Pour une séance de mode, la taille sera un critère important tout comme le style ou le charisme. [B]12- Le thème de la séance est-il programmer à l'avance ?[/B] J’essaie de plus en plus d’organiser les séances, mêmes les tests, sous forme d’édito. Il y a donc une recherche sur le stylisme, sur le lieu, sur les décors en fonction de mes moyens. Mais je laisse toujours une part d’incertitude lors du shoot. J’aime échanger avec les intervenants, partager les idées. Je vois une séance comme un travail collaboratif. [B]13- Y a-t-il dans votre portfolio une photo que vous affectionnez particulièrement ? Si oui, pourquoi ?[/B] [IMG]http://www.arnaudbaraer.com/photos/beauty/Guillaume/600-26-10-08_Set6_0020.jpg[/IMG] Une photo me tient à cœur car ce fut une première dans plusieurs domaines : première collaboration avec le modèle Guillaume, premier shoot de lingerie masculine, première dans mon studio. Que cela soit Guillaume, David le make up et moi-même, nous avons tous pris énormément de plaisir lors de cette séance et je pense que cela se voit sur les photos. [B]14- Quels sont les photographes que vous admirez ?[/B] Il y en a beaucoup : Demarchelier pour les raisons citées plus haut, Greg Kadel, [B]15- Ou puisez-vous votre inspiration ?[/B] Dans les revues de mode, en parcourant les sites des photographes, en regardant des films, en découvrant des décors, etc… Les sources d’inspirations sont vraiment multiples. [B]16- Quel est le “Souffle”, les émotions, le message, que vous souhaitez faire passer à travers vos créations ?[/B] Ce serait bien prétentieux de vouloir faire passer des messages bien précis au travers de mes photos. Mon but premier est que toute mon équipe soit emballée du résultat final et que ces images plaisent à ceux qui les découvrent. [URL="http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=434364600_AB07990.jpg"][IMG]http://ns1.hostingpics.net/pics/434364600_AB07990.jpg[/IMG][/URL] [B]17- Selon vous, qu'est-ce qui prévaut ? Celui qui prend en photo ou celui qui se donne à voir ?[/B] A vrai dire je ne me suis jamais posé la question. Une photo de mode/beauté, c’est avant tout un travail d’équipe. Le photographe n’est pas grand-chose sans le bon modèle, le bon make up, le bon coiffeur. S’il manque un de ces ingrédients, l’image n’aura pas la même saveur. [B]18- Quel regard portez vous sur la photographie aujourd’hui ?[/B] Avec l’arrivée du numérique et d’internet, des vocations naissent et il est désormais plus facile d’accéder aux connaissances. J’en suis un exemple. D’un autre coté, il y a aussi des dérives négatives comme les banques d’images où l’on peut acheter une photo pour 1 euro. [B]19- Une anecdote ?[/B] Non ... [B]20- Parcourez vous régulièrement un forum ou une communauté de passionné ?[/B] Au début, j’ai passé pas mal de temps sur les forums (Focale 31, AFP,..) à poster et commenter des photos. Cela m’a permis de progresser, d’affiner mon regard. J’ai beaucoup moins le temps désormais et je préfère le mettre à profit pour organiser des séances. [URL="http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=5516visu0.jpg"][IMG]http://ns1.hostingpics.net/pics/5516visu0.jpg[/IMG][/URL] [B]21- Quels sont les sites traitant de photo que vous apprécié ?[/B] Je consulte encore de temps en temps les forums mais je cherche aussi à découvrir des sites de photographes. [B]22- Et au niveau des magasines ?[/B] Je suis un fidèle à Numéro. J’apprécie aussi Vogue, l’Officiel et Soon. [B]23- Quels sont vos projets ? Comment imaginez-vous la suite de votre parcours ?[/B] J’ai toujours pas mal de projets perso en tête à réaliser. Sinon, je commence à avoir mes premières commandes .On verra bien la suite… [B]24- Auriez vous envie d’essayer un autre type de photo ? Si oui, lequel ?[/B] Pour le moment non. Le fait d’avoir tâtonné dans plusieurs registre au départ m’a permis de savoir où je voulais aller et ce que je voulais faire. Pour le moment, je me consacre à ce registre et j’essaie de progresser de séance en séance. [B]25- Une remarque ?[/B] Parler de soi ne m’est pas facile, mais je vous remercie pour cette sollicitation. Enjoy. [I]Merci Arnaud de t'être ainsi livré. J'espère que nous aurons rapidement l'occasion de nous rencontrer ! ;)[/I] [B]Visitez le site d'[URL="http://www.arnaudbaraer.com"]Arnaud Baraer[/URL].[/B] [COLOR=DarkRed]-------------------------------[/COLOR] [B]Article écrit par [COLOR=DarkRed][URL="http://www.davidou.com"]David Nicolas[/URL][/COLOR] chroniqueur pour VirusPhoto.com[/B] [...]
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6 6 212 01/01/2009 20h09 par oursdenimes Aller au dernier message
 
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Interview Al Magnus, bâtisseur de rêves

[B]«*La pensée se forme dans l’âme comme les nuages se forment dans le ciel, allez voir les nuages et les étoiles dans le ciel de Alastair, ils vous feront quitter notre monde et ses nombreux problèmes pour vous faire entrer dans son monde du rêve… Là, plus de pollutions ni de misères mais un moment de bonheur rafraîchissant…*»[/B] [I](J. Hermite, « Le Midi Libre » )[/I] [IMG]http://img4.hostingpics.net/pics/779285l__instant_decisif.jpg[/IMG] [B]1- Comment et pourquoi avez-vous commencé à photographier ?[/B] Depuis presque toujours, j’ai collectionné une quantité de lieux extraordinaires dans lesquels j’imaginais des scènes oniriques. J’ai toujours su qu’un jour ou l’autre je représenterai ces scènes par un moyen quelconque. L’idéal aurait été de réaliser de courtes séquences filmées… mais cette tâche est au-dessus de mes moyens, même avec les techniques actuelles. J’ai donc photographié… avec un souci permanent de ne pas tomber dans la simple représentation des paysages. [B]2- Pouvez vous nous raconter vos débuts ? Comment avez-vous appris ?[/B] J’ai tout appris sur le tas, en commençant à l’âge de 10 ans avec un vieux Voigtlander manuel sans cellule. Plus récemment, mes séries ont toutes débuté par un véritable travail de collectionneur. Mes débuts... c'était des paysages et les divers éléments soigneusement stockés sur mes disques durs en attendant d’être assemblés. Comme je le dis ailleurs, à la manière un véritable patchwork, il faut les tissus. [B]3- Vous avez un univers bien particulier, pourriez vous le définir ?[/B] Une définition des plus simples*: du surréalisme avec une touche de pathos. Je n 'y adhère pas toujours. Mais j’en accepte d’autres… et d’autant plus que j’ai l’impression que le surréalisme est à définition variable… et trop souvent associé à des personnages en chapeau melon et costume noir. [IMG]http://img4.hostingpics.net/pics/663390changement_de_quartier.jpg[/IMG] [B]4- Quel matériel utilisez vous ? Qu’est-ce qui a motivé votre choix ?[/B] Je n’aime pas parler de matériel, et je n’ai aucun attachement à celui-ci. Pour moi, il doit être serviable à merci et usé sans contraintes. Je ne recommande à personne d’acheter mon matériel d’occasion*! Je suis passé de l’argentique 24x36 scanné, au moyen format 6x9 scanné, et maintenant je fais des assemblages panoramiques depuis un boîtier numérique à 10 MP avec d’excellents objectifs fixes manuels d’occasion que l’on trouve à moins de 60 euros. Mon choix du matériel est motivé par sa solidité et son prix. Je suis donc très pragmatique, et hors de question de faire la course aux achats pour un matériel dont le gain est maigre. Place à la photo! [B]5- Et au niveau informatique ( MAC/PC ? Écran ? Logiciels ? ) ?[/B] Le plus important, c’est l’écran. J’ai choisi un écran (LaCie) suffisamment grand et surtout fidèle à la restitution des couleurs. Bien sûr, il est calibré. Je travaille sous Photoshop (PS 7 est largement suffisant) et avec LightRoom. Evidemment, les réglages les plus importants se font dans LightRoom en 16 bits de profondeur. [B]6- Quelles sont vos méthodes de travail ?[/B] Techniquement parlant, avant d’intégrer un élément ou de faire un assemblage, je regarde toujours si c’est possible, et quelle quantité de travail il faudra déployer. Ces paramètres sont très importants, et influent beaucoup sur la photo finale. Par exemple, parfois il est utile de se rendre compte très tôt qu’il faudra re-photographier le paysage d’origine et changer complètement l’atmosphère finale plutôt de s’entêter à assembler des éléments qui ne marcheront pas… et finiront en rade sur le disque dur… Ca évite de gâcher des bonnes idées. [IMG]http://img4.hostingpics.net/pics/879141l__appel.jpg[/IMG] [B]7- Quels ont été les événements “clé” de votre apprentissage ?[/B] Un élément clé a été lorsque je me suis rendu compte qu’une de mes créations avait reçu un nombre incroyable de visites (sur un des sites de publication en ligne). Ce jour-là, j’ai compris que ce que je réalisais était réellement original, et jusqu’à aujourd’hui même, me semble-t-il, j’ai été le premier à faire. C’est très important. Pour moi, ne pas refaire ce qui a déjà été fait est essentiel. C’est la différence entre créer et exécuter. [B]8- Quel conseil donneriez vous a un débutant désireux de réussir le même type de création que vous ?[/B] Je n'ai aucun conseil à donner à part de se focaliser sur ce qui fait vraiment sa différence. La photographie devient vite très ennuyeuse si n’apportez pas une touche personnelle évidente. [B]9- Si vous deviez citer UNE référence en matière de photographie, quelle serait-elle ?[/B] Je n’ai jamais eu de référence à un style défini car ce que l’admire le plus chez un artiste est sa faculté à ne pas se laisser enfermer dans un style particulier. Ainsi, j’admire la versatilité de la création chez Man Ray… mais je trouve les photographies de Sudek au sommet. Je dirai donc... euh... Sudek. [B]10- Quel est le point de départ d'une composition ?[/B] Le point de départ est une idée, ou une vision banale, que beaucoup de gens ont également, devant un paysage. A partir de ce point, je dessine rapidement dans mon calepin ce qu’il faudrait pour fixer cette idée sur le papier photographique. C’est le départ d’un processus long (souvent plusieurs années). [IMG]http://img4.hostingpics.net/pics/658084la_lampiste.jpg[/IMG] [B]11- Comment sont réalisées vos créations ?[/B] Par simples assemblages d’éléments que je trouve un peu partout, avec parfois un apport de photos de studio, notamment pour les enfants. Un gros travail de sélection se fait au niveau de l’éclairage. C’est pourquoi sur mes dessins, je mets toujours des indications de direction dureté et parfois couleur de la lumière. La couleur de la lumière détermine presque toujours l’atmosphère finale. [B]12- Y a-t-il dans votre portfolio une photo que vous affectionnez particulièrement ? Si oui, pourquo[/B]i ? Oui. C’est «*la rêveuse*». C’est une photo à laquelle j’arrive à m’identifier très facilement au personnage du premier plan (c’est le but d’ailleurs) et je vois autre chose que le simple rêve d’enfant. C’est assez dérangeant tout compte fait. On peut y voir une insatisfaction sur comment les choses sont faites, un désir de recréer son propre monde… tout seul. [B]13- Quel est le “Souffle”, les émotions, le message, que vous souhaitez faire passer à travers vos créations ?[/B] Le «*souffle*» est un bien grand mot. Pour moi, créer est une nécessité. Créer, c’est exister. Je n’ai pas de message particulier, mais malgré moi il me paraît assez évident que je cherche à montrer une certaine angoisse par rapport aux choses qui nous sont imposées. Il y a une relation évidente avec mon histoire personnelle. [IMG]http://img4.hostingpics.net/pics/545355mon_ballon.jpg[/IMG] [B]14- Il y a un gros travail de montage dans vos images….Est-ce encore de la photographie ?[/B] Mais bien sûr. C’est un point important à débattre. On peut prendre rapidement plusieurs angles de vue. La première est celle de HCB*: «*la photographie c’est du dessin rapide*». C’est exactement ce que je fais avec les moyens actuels. Un autre point de vue applicable à plus longue échéance est qu’une œuvre est ce que l’auteur décide qu’elle est. Mes photographies sont des photographies par ce que j’en ai décidé ainsi. En fait, les techniques actuelles peuvent en faire ce que je veux*à partir d’une idée: une peinture, une séquence filmée, une gravure etc… à partir d’un même ensemble de données numériques. J’ai donc choisi d’en faire une photo. Dernier argument… à part le fait que vous ai dit que je faisais des montages, quel élément avez-vous pour distinguer mes photographies d’une scène de studio*? Mes photographies pourraient être réellement de véritables prises de vue uniques. Vous ne pourrez donc jamais décider vous-même à priori. Ce sont donc des photos parce que je vous l’ai dit… [B]15- Quels sont les photographes que vous admirez ?[/B] Tous, du moment qu’ils apportent un regard personnel et novateur. Comme je vous l’ai dit, la photographie d’aujourd’hui devient très vite ennuyeuse avec l’explosion du nombre de personnes qui savent photographier dans les règles de l’art. Cependant, on trouve aussi de véritables bijoux enfouis dans des portfolios peu passionnants. [B]16- Ou puisez-vous votre inspiration ?[/B] J’ai beaucoup regardé chez Uelsmann ou encore Parke-Harrison. Je suis très séduit par leurs réalisations mais globalement je trouve ces univers froids. Or, on n'a jamais assez de beauté. Je me suis donc inspiré de mes propres univers et de la fausse naïveté des mes enfants. [B]16- Avez-vous déjà pensé à en faire votre métier ?[/B] Non. Je suis affecté de la "peur de la page blanche". Je ne vois pas comment je pourrai faire avec une pression de produire, j'ai des vides qui durent des mois. [IMG]http://img4.hostingpics.net/pics/136876la_decoratrice.jpg[/IMG] [B]17- Quel regard portez vous sur la photographie aujourd’hui ?[/B] Je dois avouer, comme je l'ai dit ci-dessus, que je m'ennuie très rapidement à regarder les portfolios disponibles sur le net et même dans certaines galeries. On voit vraiment beaucoup de choses et on sature très rapidement. C'est dans ce sens que je me demande "à quoi tout celà sert". La photographie que j'affectionne doit être, à mes yeux, plus que jamais au service d'une vision créative et personnelle sans verser dans la caricature de la photographie de galerie que je trouve trop souvent extrêmement triste (la tristesse est malheureusement la norme). C'est peut-être aussi un des moyens de résister à des transformations profondes qui vont avoir lieu avec par exemple l'introduction de la vidéo. Globalement on a perdu un peu de notre capacité à être surpris, a être transporté par des photographies réellement intriguantes. [B]18- Peut être auriez vous une anecdote croustillante a nous raconter ?[/B] J'ai beaucoup aimé discuter avec des tenants du "fine art", dont quelques américains. Quelqu'un a critiqué mes réalisations à plusieurs reprises, avec un magnifique accent américain : "Pour moi tout cela n'est qu'une perte de temps". C'est exactement ça. Finalement nous ne faisons que perdre notre temps. Parfois je me demande si toutes ces créations sont sorties d'une relation particulière avec le temps ou plutôt le temps qui passe. Comme je le dis sur mon site, ces enfants qui tirent, qui poussent... perdent leur temps pour des causes impossibles. [B]19- Quels sont vos projets ? Comment imaginez-vous la suite de votre parcours[/B] ? Il est très difficile de se sortir d'un style. Il vous colle à la peau. C'est pourquoi, en ce moment, je marque une petite pause. Je commence à reprendre actuellement une série sur des situations angoissantes, des peurs ancrés en nous tous. Je voudrai aussi commencer des petites séquences vidéo... mais ça, c'est une autre aventure. Globalement, je prends les choses comme elles viennent et ça ne me gêne absolument pas de ne rien produire pendant un certain temps. [B]20- Auriez vous envie d’essayer un autre type de photo ? Si oui, lequel ?[/B] J'ai réellement envie de changer de format, de réaliser de très grandes photographies, sur des mètres. Malheureusement, le travail nécessaire est plus que proportionnel à la dimension... si j'en ai l'occasion, je la prendrai. [IMG]http://img4.hostingpics.net/pics/171413la_betise.jpg[/IMG] [B]21- Une remarque ?[/B] Merci pour m'avoir donné cette occasion de m'exprimer... [B]Merci à toi de t'être livré ainsi, avec autant de passion et d'assiduité. Merci également pour ta sympathie, et ton humilité.[/B] [B][COLOR="DarkOrange"]Je vous invite à aller visiter le site d'Al Magnus ici : [url=http://www.almagnus.com]Al Magnus - photographies et créations photographiques - le rêveur d'image[/url].[/COLOR][/B] -- [B]Propos recueillis par David Nicolas ( [url=http://www.davidou.com]David Nicolas Photographe Bretagne[/url] ) chroniqueur pour VirusPhoto.com[/B] [...]
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15 3 634 17/12/2008 23h07 par limotges Aller au dernier message
 
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Interview : Bruno Calendini

[B]De superbes photographies, insolites, uniques, extraordinaires. Redécouvrez la nature et appréhendez là autrement grâce à l'oeil aiguisée, au talent grandiose, et à la perception hors du commun de Bruno Calendini. A découvrir d'urgence ! [/B] [IMG]http://img2.hostingpics.net/pics/4087111.jpg[/IMG] [B]Comment et pourquoi avez-vous commencé à photographier ?[/B] J’ai découvert les plaisirs de la photographie grâce à un ami qui se déplaçait rarement sans son boîtier. Un jour j’ai mis l’œil au viseur …, et j’ai immédiatement été séduit par l’objet et par ce que l’on pouvait en faire. [URL="http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=6753392.jpg"][IMG]http://img2.hostingpics.net/pics/6753392.jpg[/IMG][/URL] [B]Pouvez vous nous raconter vos débuts ? Comment avez-vous appris ?[/B] J’avais une vingtaine d’années quand j’ai commencé à investir tout mon temps et mes économies dans la photo. J’ai démarré avec un Olympus OM10 et un 50 mm. J’ai appris essentiellement dans les livres, les magazines et en échangeant aussi avec des copains. Peu à peu j’ai pensé que je pourrais faire de cette passion un métier. J’ai eu la chance de trouver un job d’assistant dans un studio publicitaire en Bretagne. J’y ai découvert le moyen format, la chambre photographique, les éclairages artificiels puissants, l’étude des lumières complexes, l’aspect commercial du métier et la rigueur dont il faut faire preuve face à des clients exigeants. Un an plus tard, je suis «*monté à Paris*» pour continuer l’aventure en free lance. A cette époque, je vivais encore mal de mes images. C’était franchement la bohème mais j’étais jeune, j’adorais cette ville et je m’amusais beaucoup. Je n’ai jamais cherché à me spécialiser. J’avais très envie au contraire de me frotter à tous les métiers qui se pratiquent avec un appareil photo. Au fil du temps, j’ai trouvé des clients dans des secteurs très divers. C’est comme ça que j’ai découvert la mode, le portrait, la musique, le reportage magazine, les plateaux de télé, le tourisme, l’évènementiel, … et c’est à travers chacune de ces spécialités que je me suis construit. [URL="http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=7859993.jpg"][IMG]http://img2.hostingpics.net/pics/7859993.jpg[/IMG][/URL] [B] Quel matériel utilisez vous ? Qu’est-ce qui a motivé votre choix ?[/B] Le photographe dont j’ai été l’assistant était Nikoniste. Je suis devenu Nikoniste pour pouvoir lui piquer ses optiques*;). Puis je me suis habitué à l’ergonomie et à la qualité du matériel Nikon et ça dure depuis presque 20 ans. [URL="http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=525224.jpg"][IMG]http://img2.hostingpics.net/pics/525224.jpg[/IMG][/URL] [B] Pourriez vous nous raconter la relation que vous entretenez avec la photographie*?[/B] Très souvent, je m’étonne d’être toujours aussi passionné après autant d’années de pratique. Je ne pense pas pouvoir trouver aujourd’hui une autre activité avec laquelle je sois autant en phase. [URL="http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=1663365.jpg"][IMG]http://img2.hostingpics.net/pics/1663365.jpg[/IMG][/URL] [B]Quelles ont été les événements “clé” de votre apprentissage ?[/B] Mon assistanat bien sur, où j’ai travaillé aux côtés d’un excellent photographe, mais j’ai aussi beaucoup appris plus tard, lors de mes shooting pour des grands comptes, quand la pression est maximale, que vous vous retrouvez au cœur de gros investissements financiers, techniques et humains, et que tout le monde attend beaucoup de votre prestation. J’ai vécu ça avec des chaînes de télé, des grands groupes financiers ou industriels, des compagnies aériennes, des agences de publicité, … J’ai aussi voyagé pendant plusieurs années pour des tours opérateurs et ces reportages ont été très formateurs. Puis, j’ai quitté Paris pour m’installer dans le sud de la France. Plus près de la nature, je me suis intéressé à l’environnement, à la photographie animalière et à la pratique des sports outdoor. Je viens de livrer une exposition sur ce thème au Conseil général de la Lozère. Elle a été présentée en plein air au Stade de France et sur la Place st Sulpice (Paris VI), en grand format, pendant un mois. Enfin, depuis 4 ans, je collabore régulièrement avec l’équipe du Monde de la Photo qui me demande de tester en reportages les derniers appareils et accessoires du marché, pour leur magazine et leur site Web ([URL="http://www.lemondedelaphoto.com%29"]www.lemondedelaphoto.com)[/URL]. C’est tout à fait passionnant de suivre l’évolution du matériel, dans une période aussi riche que celle que nous vivons actuellement. En plus, je ne boude pas mon plaisir de travailler avec Vincent Trujillo, le directeur de la publication que vous avez [URL="http://www.virusphoto.com/67328-interview-vincent-trujilo-lemondedelaphoto-com.html"]interviewé récemment sur ce site[/URL]. C’est un vrai passionné d’images et de médias, il a une vision noble de la photographie, du reportage et de l’édition et c’est très enrichissant de le suivre dans ses entreprises toujours originales et innovantes. [URL="http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=3068706.jpg"][IMG]http://img2.hostingpics.net/pics/3068706.jpg[/IMG][/URL] [B]Quelles sont vos méthodes de travail ?[/B] Tout dépend du secteur pour lequel j’exerce. Un portrait d’acteur sur un plateau de tournage a des exigences bien différentes d’un reportage sportif en hélico. Mais quand cela est possible, quelle que soit la mission que j’entreprenne, elle est rigoureusement préparée en amont. Car même en prenant beaucoup de précautions, les prises de vues sont toujours jalonnées d’imprévus. Si on a de la chance on perd juste du temps, si on n’en a pas, ça peut rapidement tourner au désastre. [URL="http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=2138297.jpg"][IMG]http://img2.hostingpics.net/pics/2138297.jpg[/IMG][/URL] [B]Une fois la photo réalisée, y a t il un gros travail de retouche ? Quel logiciel utilisez vous ?[/B] J’utilise capture NX et Photoshop. La encore, cela dépend du rendu recherché mais j’essaie de passer le moins de temps possible devant mon ordinateur car ce que j’aime avant tout, c’est la prise de vue. [URL="http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=7743348.jpg"][IMG]http://img2.hostingpics.net/pics/7743348.jpg[/IMG][/URL] [B]Vous vous épanouissez particulièrement dans la photo animalière. Qu'est-ce que cela vous apporte ?[/B] Je suis passionné par la vie sauvage avec une prédilection pour la faune africaine. Gamin, je passais des heures à rêver devant les reportages de «*Camera au poing*», «*Les animaux du monde*» ou «*l’Odyssée de la Calypso*» du commandant Cousteau. Je collectionnais des fiches sur les espèces animales et je lisais tout ce qui me tombait sous la main. Ce n’est qu’en 1996 que j’ai mis le pied pour la première fois dans la savane. J’étais en commande pour un Tour Operateur qui vendait les destinations Kenya et Tanzanie. Ce fut un choc et je me suis promis de vivre d’autres expériences en photographie animalière dès que j’en aurai l’opportunité. [URL="http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=2971469.jpg"][IMG]http://img2.hostingpics.net/pics/2971469.jpg[/IMG][/URL] [B]Vous venez de sortir un livre, "Sauvages". Pouvez vous nous racontez la réalisation de cette aventure ? [/B] Pour répondre à cette question, je vais vous livrer l’introduction de mon bouquin que voici*: Ce livre est né au coeur de l’Afrique, lors d’un reportage sur les berges de l’Okavango, le fleuve qui ne trouve jamais la mer. Chaque année, les crues de cet immense cours d’eau inondent le désert du Kalahari, sculptant un delta intérieur de quinze mille km2 où se développe un biotope exceptionnellement riche, théâtre de grandes concentrations animales. Mais cet espace est menacé : depuis sa source en Angola, puis en Namibie et jusqu’au Botswana, l’or bleu de l’Okavango est au centre de nombreux projets – barrages hydroélectriques, dérivations d’eau potable, irrigations, exploitations minières – qui pèsent sur l’avenir du delta. Cet état des lieux inquiétant et révélateur de la fragilité des grands écosystèmes orienta mon travail : dans l’Okavango, puis dans d’autres régions d’Afrique, j’entrepris de réaliser des portraits animaliers avec des techniques photographiques modernes, mais en recherchant le rendu sépia des instantanés d’autrefois. Une démarche qui se voulait avant tout esthétique, mais aussi un moyen de rappeler encore le déclin annoncé des grands sanctuaires sauvages. Peu à peu, au fil de mes voyages au Botswana, au Kenya, en Tanzanie ou à Madagascar, de nouvelles images sont venues enrichir cette collection. Ma quête s’achève provisoirement avec ce livre, qui scelle une étape importante de mon travail sur la vie sauvage. [URL="http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=95075710.jpg"][IMG]http://img2.hostingpics.net/pics/95075710.jpg[/IMG][/URL] [B]Y a-t-il dans cette collection d’images une photo que vous affectionnez particulièrement ?[/B] J’aime beaucoup «*ma*lionne aux yeux de braises*» parce qu’elle m’a fait vivre une minute inoubliable*entre la jubilation de tenir un sujet fort et la peur de la voir bondir dans ma jeep. [URL="http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=98722614.jpg"][IMG]http://img2.hostingpics.net/pics/98722614.jpg[/IMG][/URL] [INDENT][I][B]"Elle se tenait à moins de 5 mètres, ses yeux transperçaient mon objectif et elle réagissait au moindre de mes mouvements."[/B][/I] [/INDENT] [URL="http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=53598011.jpg"][IMG]http://img2.hostingpics.net/pics/53598011.jpg[/IMG][/URL] [B]Si vous deviez définir votre style, quel serait-il ?[/B] Mon travail en Afrique s’apparente plus à celui d’un portraitiste qu’a celui d’un naturaliste*: J’essaie systématiquement de capter la «*personnalité*» de mon sujet et de le sublimer par un angle original, une ambiance dramatique, un clin d’oeil humoristique, une astuce photographique, … en privilégiant l’originalité et surtout l’esthétique. Lorsque j’ai exposé ce reportage animalier en noir et blanc en 2005 à Montier en Der, c’était nouveau en France et je comptais beaucoup sur l’effet de surprise pour me démarquer des 45 autres expositions présentées en couleur. A cela, j’ai aussi rajouté des ingrédients un peu inhabituels en photographie de nature, comme des photos au fish-eye, à la télécommande, ou des cadrages «*millimétrés*» dont le contenu essentiellement graphique, représentant un animal coupé en deux par exemple, prenait le pas sur l’information que délivrait la photo elle-même. [URL="http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=55168112.jpg"][IMG]http://img2.hostingpics.net/pics/55168112.jpg[/IMG][/URL] [B]Quels conseils pourriez-vous donner à un débutant désireux de faire le même style de photo que vous ?[/B] Je lui conseillerais plutôt de trouver son propre style en faisant des images qui lui ressemblent. Quand on expérimente des techniques, que l’on s’engage dans une démarche, que l’on travaille et que l’on obtient des résultats, on en retire cent fois plus de satisfaction qu’en refaisant les images d’un autre. [URL="http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=26869515.jpg"][IMG]http://img2.hostingpics.net/pics/26869515.jpg[/IMG][/URL] [B]Quel regard portez vous sur la photographie aujourd’hui ?[/B] La photographie évolue à pas de géant. Aujourd’hui, les appareils même amateurs embarquent des autofocus de course à collimateurs multiples, des capteurs performants, des stabilisateurs intégrés, des écrans de contrôle haute résolution et déportables, des télé zooms lumineux, des flash TTL reliés sans fil, des logiciels puissants, … et chaque année qui passe voit apparaître d’énormes évolutions. La post production fait elle aussi des merveilles. Grâce à ces progrès technologiques et aux prix qui baissent constamment, il est de plus en plus facile de réaliser des photos exploitables par la presse ou l’édition. C’est une bonne nouvelle pour les amateurs et une mauvaise pour ceux qui voudraient en faire leur métier*: je crois que plus le temps passera, plus les photographes devront traiter leurs sujets de façon décalée, avec des idées nouvelles et un regard très aiguisé pour que leurs images sortent du lot. [URL="http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=6396217.jpg"][IMG]http://img2.hostingpics.net/pics/6396217.jpg[/IMG][/URL] [B]Et sur le monde animal ?[/B] La planète va mal et les animaux en font les frais. Partout leur habitat est menacé. Déforestation, braconnage, conflit avec les populations locales, guerres, pollutions, … Tous les ans l’UICN publie sa liste des espèces menacées, en danger d’extinction ou disparues. Cette liste ne cesse de s’allonger. Je voudrais juste croire que la prise de conscience actuelle est bien réelle, qu’elle va s’amplifier et qu’elle durera suffisamment au niveau planétaire pour que l’érosion de la biodiversité ralentisse. Mais j’avoue être assez pessimiste … [URL="http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=3007418.jpg"][IMG]http://img2.hostingpics.net/pics/3007418.jpg[/IMG][/URL] [B]Quel est le “souffle”, les émotions, le message, que vous souhaitez faire passer à travers vos créations ?[/B] Une phrase désormais célèbre dit*que «*de l’émerveillement naît le respect*». Je serais particulièrement fier si le pouvoir de mes photographies pouvait d’abord servir la cause*des animaux*qui en sont l’inspiration et si mes images pouvaient aider à protéger les richesses que nous sommes en train de perdre. [URL="http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=57541219.jpg"][IMG]http://img2.hostingpics.net/pics/57541219.jpg[/IMG][/URL] [B]Auriez vous envie d’essayer un autre type de photo ? Si oui, lequel ?[/B] J’aimerais faire des images subaquatiques de grands mammifères marins, de requins ou de crocodiles. [URL="http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=63777020.jpg"][IMG]http://img2.hostingpics.net/pics/63777020.jpg[/IMG][/URL] [B]Parcourez vous régulièrement un forum ou une communauté de passionnés ?[/B] En toute honnêteté non, car j’aurais du mal à suivre un fil avec assiduité. Votre forum, avec 2 ou 3 autres, est de ceux où je viens faire un tour de temps en temps car il est très vivant. Les forums représentent un baromètre intéressant de ce qui se passe en photographie. Et puis comme vous chroniquez parfois des magazines pour lesquels je travaille, je m’intéresse à la façon dont mes images sont perçues*;) [URL="http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=33446921.jpg"][IMG]http://img2.hostingpics.net/pics/33446921.jpg[/IMG][/URL] [B]Quels sont vos projets ? Comment imaginez-vous la suite de votre parcours ?[/B] Mes projets à court terme passent par le lancement de mon bouquin «*SAUVAGES*». Je serai au Salon de la Photo les 15 et 16 novembre (sur les stands E1-E3), puis au Festival de Montier en Der le 22 novembre pour des dédicaces. C’est mon bébé de l’année, 130 photos et 160 pages pour lesquelles j’ai donné le meilleur de moi-même pendant quatre ans. Ces images sont désormais entre les mains (expertes) de l’agence Bios, qui va les distribuer. Objectif nature, un tour opérateur spécialisé dans le safari depuis 17 ans, m’a proposé d’encadrer un voyage photo au Botswana en avril 2009. Il lance 2 nouveaux produits cette année*: «*Voyager avec et comme Michel Denis Huot au Kenya*» et un séjour «*Safari Absolu*» dans le delta de l’Okavango avec moi même. Je vais donc continuer à faire de l’animalier mais j’aimerais passer à d’autres choses, rebondir sur un autre traitement d’images et revenir un peu à la couleur … Je travaille aussi dans cette voie. Enfin, je vais continuer mes*reportages pour Le Monde de la Photo. Tripoter en avant première les petites merveilles que nous concoctent les grandes marques de la photographie, les confronter à la réalité du terrain (toujours images à l’appui – c’est important) et soumettre tout ça aux lecteurs, en espérant qu’ils retrouvent dans nos pages toute la passion que nous mettons à les remplir. [URL="http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=92311722.jpg"][IMG]http://img2.hostingpics.net/pics/92311722.jpg[/IMG][/URL] [B]Une remarque ?[/B] Juste mes remerciements pour votre sympathique invitation. J’en lance une à mon tour*: passez me voir à Montier en Der… pour parler de photo par exemple*!*;) [B]Merci Bruno ! J'espère que nous aurons encore l'occasion de partager autour de cette passion extraordinaire. J'essayerais, selon mes dispositions, de passer au Salon pour te rencontrer. A bientôt et bon courage ;) [URL="http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=14946923.jpg"][IMG]http://img2.hostingpics.net/pics/14946923.jpg[/IMG][/URL] Découvrez-en plus sur Bruno Calendini sur son site web : [URL="http://www.vision-sauvage.com"]VISION SAUVAGE : Le safari photo numérique en Afrique | Wildlife photographer Bruno Calendini[/URL]. [URL="http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=88305224.jpg"][IMG]http://img2.hostingpics.net/pics/88305224.jpg[/IMG][/URL] [I]INFOS*: Le livre est désormais en vente sur le site Web de l'éditeur [URL="http://www.cacimbo.com/spip.php?rubrique16%29.*Dans*les"]Les livres - Cacimbo[/URL] Et dans les prochains jours, il sera dispo en librairies, FNAC et sur les sites Internet marchands. Plus de photos et d’infos sur le site [URL="http://www.vision-sauvage.com"]VISION SAUVAGE : Le safari photo numérique en Afrique | Wildlife photographer Bruno Calendini[/URL] -- [/I][/B][B] Interview réalisée par David Nicolas, chroniqueur pour VirusPhoto.com [/B][B] ( [URL="http://www.davidou.com/"]David Nicolas Photographe Bretagne[/URL] ) [/B][B]-- [URL="http://www.wikio.fr/vote"][IMG]http://www.virusphoto.com/bannieres/wikio.png[/IMG][/URL] [/B] [...]
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25 8 626 07/01/2010 19h27 par KYKLIY Aller au dernier message
 
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Interview : Vincent Trujillo - LemondedelaPHOTO.com

[B]Ce mensuel s'adresse aux photographes avertis, experts ou professionnels qui souhaitent s'aguerrir et progresser dans la pratique quotidienne de leur passion ou de leur métier. Chaque mois il tente d'offrir un contenu global sur la chaîne de l'image : de la prise de vue jusqu'à l'édition en passant par la retouche photo. Il a donc une ligne éditoriale résolument moderne, tournée exclusivement vers les nouveaux outils de la création photographique.[/B] [IMG]http://img4.hostingpics.net/pics/719731El_e9phants.jpg[/IMG] [B]1- Quelles ont été les motivations de la création d'un tel magasine ?[/B] Il est important de souligner que ce magazine est la vitrine éditoriale du site éponyme [URL="http://www.lemondedelaphoto.com"]www.lemondedelaphoto.com[/URL]. On a longtemps opposé la presse et Internet en France. En initiant ce modèle web / print ( et non plus Print / web) nous voulions créer un nouveau concept dans la manière de concevoir une activité éditoriale. C'est pourquoi MDLP a repris les activités éditoriales d'un ancien magazine promis à la disparition pour tenter d'imposer ce modèle. Enfin la presse, même si elle reste menacée par une conjoncture structurelle défavorable, est un média ou l'affect joue un grand rôle. Et comme je le soulignais dans l'édito du premier numéro "La photo, plus que tout autre art, est liée à ce média. Le prestige d'une publication dans un magazine reste intacte, et même le site le plus abouti ne pourrait rompre ce charme." [B]2- Quels sont ses objectifs et ambitions ?[/B] IMAGE MEDIA, la société de presse qui édite le site et le magazine LemondedelaPHOTO.com, souhaite devenir un acteur global dans la photo. Nous sommes désormais présents sur trois métiers significatifs de l'édition : l'Internet, la presse et le livre. L'ambition du magazine est d'exister et d'imposer une ligne éditoriale résolument moderne, totalement dédiée à la chaîne de l'image numérique. Nous espérons ainsi apporter un éclairage indispensable aujourd'hui à nos lecteurs compte tenu de la complexité qui existe désormais à organiser la gestion de son flux de production. Enfin le magazine essaie de jouer un rôle majeur dans la promotion de l'image comme en témoigne notre récente initiative avec la maison d'édition Cacimbo pour offrir à Bruno Calendini, un photographe indépendant qui collabore régulièrement au journal, l'opportunité de publier son premier livre : [URL="http://www.amazon.fr/gp/product/2916055185?ie=UTF8&tag=virusphoto02-21&linkCode=as2&camp=1642&creative=19458&creativeASIN=2916055185"][SIZE=2][B]Sauvages[/B][/SIZE][/URL][IMG]http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=virusphoto02-21&l=as2&o=8&a=2916055185[/IMG] [U][URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=41427"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/1864916d68e60b38.png[/IMG][/URL][/U] [B]3- Vous avez choisi de l'appeller LeMondeDeLaPhotographie.com. Pourquoi ce nom ? Le .com suppose un lien entre la version papier et le web. Quel est-il ? [/B] Tout-à-fait. Nous sommes nés sur Internet, c'est le pilier fondamental de notre développement éditorial. Et nous insistons sur le fait que le magazine est l'édition papier de notre site, et non l'inverse. C'est là toute l'originalité de notre projet. Reste que la photographie prend tout son sens avec le support imprimé. Fort de son constat il nous est apparu logique de décliner nos activités en presse en ayant le souci de construire une plate-forme complémentaire. Il est évident que chaque support conserve une personnalité propre avec des contenus exclusifs pour garantir l'intérêt de nos médias vis-à-vis de nos lecteurs. Notre promesse éditoriale est sans équivoque possible : "quotidien en ligne, mensuel en kiosque ! ". Sur Internet la priorité est de diffuser l'information ( les news) et de l'enrichir grâce à des ressources indisponibles sur le papier ( le son, la vidéo, l'intéractivité). Sur le magazine, nous créons des contenus de fond, ou l'image est omniprésente, en posant des problématiques d'usage et de technique ( comme nos ateliers photos, nos didacticiels ou nos expériences digitales) qui conviennent idéalement au format papier. À tel point qu'aujourd'hui aucunes des formules ne sauraient se passer l'une de l'autre tant leur complémentarité ne cesse de s'imposer à la rédaction. [B]4- Vous êtes aujourd'hui à votre 10ème numéro. A votre avis, quelles sont les "réussites" du magasine ? En revanche, qu'est-ce qui, à votre avis, mériterait un refonte ou une amélioration ?[/B] Il y a de nombreux points positifs à cette aventure. La première est la démonstration faite qu' un site et un magazine peuvent parfaitement cohabiter sur une même ligne éditoriale. De manière plus introspective, je pense que le site et le magazine défendent fièrement un positionnement bien identifié; ils ont su réellement cultiver leur différence éditoriale offrant à notre société d'édition un respect général gratifiant dans la profession. Nous sommes heureux d'accueillir chaque mois des collaborateurs d'une très grande compétence qui garantissent à nos lecteurs un haut niveau général. En ce sens le site offre un fil d'infos sérieux, d'une grande richesse et des compléments à notre édition papier intéressants pour ceux et celles qui veulent aller plus loin. Je pense à nos didacticiels (plus de 42) sur Lightroom, nos tests d'optiques avec l'intégralité des mesures qui sont révélées, et les inédits de nos reportages. [IMG]http://www.lemondedelaphoto.com/local/cache-vignettes/L545xH355/Annonce_Astuces-3-fe02d.jpg[/IMG] Quant au magazine, depuis sa nouvelle formule la revue a trouvé un second élan significatif auprès de nouveaux lecteurs. Au delà d'une qualité générale de présentation et de maquette, nous avons imaginé un concept sans équivalent : les expériences digitales. Ces tests de matériel sur le terrain avec une équipe de photographes et de journalistes sont un point de vue technique et photo unique sur une problématique lié à un thème de reportage. Et nous continuons à faire des efforts significatifs pour maintenir et accroître la qualité des images et illustrations de nos articles; car nous aimons bien partir d'un cliché pour expliquer et dévoiler à nos lecteurs les techniques et les outils pour arriver à ce résultat. Reste que tout est loin d'être parfait, nous le savons bien. Nous aimerions faire plus encore : ouvrir nos colonnes à d'autres logiciels de retouche, imposer une rendez-vous plus fort sur l'impression et la diffusion de l'image, nous ouvrir à l'actualité culturelle du monde de la photo, être encore plus complet sur certains aspects techniques de la pratique photo tout comme tester plus de produits, accroître nos outils et services à destination de notre communauté de lecteurs, améliorer la relation site / magazine... La liste est toujours très longue ;-) [B]5- Quels sont vos projets pour le magazine à court terme ? Et à long terme ?[/B] Nous tenons depuis 2 ans un rythme effréné en matière de développement qui nous a conduit à investir sur trois secteurs d'activités. Le magazine depuis le mois de septembre est passé à 148 Pages contre 100 lors de la publication de son premier numéro. Nous n'avons cessé de faire de multiples efforts pour nous imposer journalistiquement et exister économiquement. Aujourd'hui nous souhaitons nous stabiliser pour offrir une meilleure structure à nos activités dans le but de hausser encore et toujours notre niveau général. Il y a aussi une ambition latente qui est celle de décliner nos contenus à l'international. Cependant la conjoncture économique nous pousse à être prudent car nous souhaitons plus que tout conserver notre statut d'indépendant et de société à taille humaine. Quoiqu' il en soit les projets restent nombreux, il faut donc créer les conditions économiques et éditoriales pour qu'ils existent. Nous nous y employons chaque jour pour ne pas décevoir nos lecteurs. [B]6- Et l'équipe ? Qui est-elle ? Des photographes ?[/B] Notre équipe éditoriale est très hétéroclite. Notre rédaction est un mixte subtil et indispensable entre des journalistes expérimentés et reconnus et des collaborateurs identifiés pour leurs connaissances pointues sur certains aspects de la chaîne de l'image. Enfin nous invitons chaque mois des photographes à témoigner dans nos pages et à publier leurs images. Au final près de 10 personnes travaillent à la réalisation de nos supports à la manière d'une famille aux sensibilités et formations différentes mais toute entière acquise à la passion de la photographie. C'est sincèrement notre grande réussite. Cette diversité est à l'origine du sentiment général qui règne autour du [URL="http://www.lemondedelaphoto.com"]www.lemondedelaphoto.com[/URL] : un titre moderne, pragmatique et différent . Et en dépit de certaines différences d'âge et de génération, je me félicite de leur mentalité et de leur enthousiame. Je profite de la tribune que vous m'accordez pour les remercier chaleureusement. [IMG]http://img4.hostingpics.net/pics/829437BrunoGrantVince.JPG[/IMG] [B]7- Pourriez-vous nous expliquer la conception d'un numéro ? Quelles étapes faut-il franchir pour arriver au magazine terminer que nous achetons en kiosque ?[/B] C'est une chaîne complexe et passionnante. L'élément fondamental, c'est la ligne éditoriale qui conditionne la mise en place d'un chemin de fer, la colonne vertébrale du magazine en quelque sorte. Une fois que celles-ci est bien claire et définie, nous travaillons à la réalisation des articles qui correspondent à ce positionnement journalistique. C'est la réunion de rédaction au sein de laquelle sont évoqués les sujets que nous devons produire et ceux que nous achèterons suite à des sollicitations externes. Une fois que les articles, dossiers et reportages sont décidés, ils sont lancés à la production (écriture, editing photo) en répartissant à chacun des membres de la rédaction la tâche de travail qui lui incombe en fonction de ses compétences et ses aspirations. Une date de rendu des sujets est fixée à partir de laquelle nous entreprenons le travail de maquette, de secrétariat de rédaction et d'illustrations. L'étape finale est la couverture qui suscite souvent de longues heures de discussion. Le magazine est alors produit en PDF qui sont adressés chez l'imprimeur. Après une dernière validation (les ozalyd) l'impression est lancée et ce sont les messageries de la presse qui prennent le relais pour diffuser le magazine jusque dans vos kiosques. [B]8- D'où part la ligne éditorial d'un numéro ? Comment construisez vous les grands axes ?[/B] Plusieurs facteurs peuvent conditionner le thème d'un numéro sachant que la ligne éditoriale fixe la cadre dans lequel nous allons agir. Une exclusivité produit, un reportage inédit, les courriers des lecteurs (très important), l'annonce d'une nouvelle technologie, une rencontre avec un photographe, les événements ( salon, festival, fêtes de Noël) font que le magazine prendra telle ou telle orientation. [B]9- Qui sont les photographes qui s'occupent des reportages ? Comment se prépare un tel périple[/B] ? Les photographes de nos expériences digitales sont des collaborateurs réguliers du magazine. Ils ont été choisis d'une part pour leur talent de faiseur d'image et d'autre part pour leur grande connaissance de l'outil numérique et leur capacité à partager avec nos lecteurs ce savoir. ils sont trois dans notre team : Bruno Calendini, Jean-François Vibert et Pierre-Emmanuel Rastoin. Le choix du reportage qui leur sera confié est alors décidé en fonction du matériel que nous allons tester et d'un thème photo précis. Le reste est un délicat travail de documentation et de préparation pour organiser la logistique, prendre des contacts sur place (les fixeurs) négocier des autorisations, de manière à garantir nos chance de succès. Car si les expériences digitales sont un test technique, ce sont également un outil de production d'images inédites et originales. [B]10- Où trouvez vous les talents dont vous parlez ? Est-ce eux qui vous contact ? Le contraire ? Quels sont vos critères ?[/B] C'est très aléatoire. Les salons, les expositions,les festivals, les reportages dans la presse sont des outils privilégiés pour nouer connaissance tandis que de plus en plus de photographes nous contacte pour participer à notre développement. Quant au critère c'est une alchimie à la fois objective et subjective entre la passion, une histoire, une compétence technique particulière et un talent d'auteur. [B]11- Quel rôle joue ou pourraient jouer vos lecteurs ?[/B] Le lecteur est le sang d'un magazine. Il existe un contrat de lecture entre une rédaction et ces derniers. Si vous manquez à cet engagement vous risquez de le payer très cher. C'est une réflexion omniprésente dans notre esprit. Nous menons actuellement des expériences avec des pur player Internet pour encourager et stimuler les échanges entre notre rédaction et nos lecteurs. Les premiers résultats sont plus que concluants et nous invite à mener plus loin encore notre initiative dans ce sens. Je crois que la nouvelle formule de notre édition papier est une première réponse puisque nous consacrons plusieurs pages pour publier des clichés de nos lecteurs. Il est vrai que le média Internet est une véritable locomotive pour former une véritable communauté et la prochaine V2 du site sera le reflet de cette nouvelle tendance. Voilà pourquoi une partie de notre avenir se joue dans les moyens et les outils qui permettront à notre lectorat de s'approprier et de participer à la ligne éditoriale du journal, qu'il soit électronique ou papier. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=41426"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/1864916d63c663e4.png[/IMG][/URL] [B]12- Parlez nous un peu de vous..... D'où est né votre amour pour la photographie ? Comment la vivez vous au quotidien ? Quel est votre style ? Vos domaines de prédilection ? Vos ambitions ?[/B] Je travaille depuis bientôt 12 ans dans les métiers de la presse et de l' Internet. Je suis arrivé dans la photographie il y a 6 ans lorsqu' un éditeur m'a confié le lancement du magazine Reflex[e] Numérique. J'ai trouvé dans la conduite de ce projet un véritable épanouissement professionnel et personnel qui m'ont conduit à fonder le site [URL="http://www.lemondedelaphoto.com"]www.lemondedelaphoto.com[/URL] et à relancer ce titre lorsqu'il fut arrêté brutalement par son éditeur historique. Je reste plus que tout un passionné de reportage et je crois que la passion de la photographie m'est venue de cette façon en découvrant chaque mois dans les magazines ou des festivals des témoignages toujours plus poignant sur notre monde. J'ai aimé échanger avec ces hommes qu' on appelle photographes et je crois que mon premier séjour en Afrique a scellé définitivement ce pacte au point de devenir un éditeur indépendant. Aujourd'hui je goûte pleinement ce privilège de les accompagner au quotidien. C'est une histoire simple et belle portée par une foi inébranlable pour ce métier et l'image. Quant à mes goûts personnels, ils sont nombreux tant je suis curieux; mais je dois bien avouer une sensibilité pour la photo animalière,le portrait et la photo de rue. Et mon ambition se résumerait volontiers dans cette prière: pourvu que ça dure ! [B]13- Une remarque ?[/B] Faites de la photo et partagez-là ! [B]Je tiens à remercier Vincent Trujillo pour sa sympathie et son implication dans cette interview. Je vous invite également à retrouver le MDLP.com sur le web : [URL="http://www.lemondedelaphoto.com"]www.lemondedelaphoto.com[/URL] ainsi qu'en librairie dans le rayon des magasines photos. Propos receuillis par David Nicolas ( [URL="http://www.davidou.com"]www.davidou.com[/URL] ) pour VirusPhoto.com. Bonne lecture ! ;) -- [URL="http://www.wikio.fr/vote"][IMG]http://www.virusphoto.com/bannieres/wikio.png[/IMG][/URL] -- [/B] [...]
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14 5 603 28/11/2008 13h03 par Azety Aller au dernier message
 

[I]Propos recueillis par Frédéric Hiard pour © VirusPhoto.com Diffusion restreinte, merci de demander autorisation pour exportation de ce contenu[/I]. [COLOR="Black"]De ces 10 ans de recherche et un tour du monde naît un livre tout en couleur, couvrant une grande partie des espèces d'arbres dans le monde. Un travail acharné et de patience. Ce livre que je vous présente ci dessous est le fruit d'une passion peu commune et concerne tous les passionés d'images. Cédric y présente des écorces les plus spectaculaires les unes que les autres, les plus graphiques, les plus colorées qu'il ait vues dans les 25 pays qu'il a visité en Europe, en Afrique, en Asie, en Océanie et en Amériques. Chaque photo d'écorce est accompagnée d'un texte en vis-à-vis présentant l'arbre dans son environnement. Un livre pour tous les amoureux de la nature, mais pas seulement ![/COLOR] [img]http://www.virusphoto.com/imagehosting/1864909b1496652e.jpg[/img][img]http://www.virusphoto.com/imagehosting/1864909b15e522ee.jpg[/img] [URL="http://www.artsylva.com/dedicaces.php"][B][SIZE="3"]Clicuez ici pour commander son livre avec une dédicace ![/SIZE][/B][/URL] [IMG]http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/6/6/5/9782841383566.jpg[/IMG] ECORCES : voyage dans l’intimité des arbres du monde' publié chez ULMER. + [SIZE="2"][B]Retrouvez Cédric Pollet et ses prochaines dates d'expositions sur : [/B][URL="http://www.artsylva.com"][B]artsylva.com[/B][/URL][/SIZE] // -">
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Interview Cédric Pollet : Photographe Naturaliste

Cédric Pollet est photographe naturaliste, ingénieur paysagiste de formation. Fasciné par l'incroyable beauté des écorces d'arbres, il a fait, voici dix ans, le pari un peu fou de leur consacrer sa vie professionnelle. Lorsque j'ai rencontré Cédric Pollet, je ne m'attendais pas du tout à ce que j'allais voir et entendre. Photographier des écorces d'arbres me paraissait assez simple avant. Mais s'en est tout autrement. D'abord il faut connaître les arbres, savoir quand et comment les photographier, il ne suffit pas de prendre son appareil et de shooter n'importe quel bout de bois à n'importe quel moment. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=40945"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/18649099ddc380d1.png[/IMG][/URL] Dans cette interview, je me suis attardé sur autre chose que les questions techniques sur la photographie, m'intéressant au sujet proprement dit. Après tout, sans sujet, difficile d'avoir une photo ! C'est aussi une façon d'aborder la photographie autrement, s'ouvrir aux choses que l'on met en image.
[I]Propos recueillis par Frédéric Hiard pour © VirusPhoto.com Diffusion restreinte, merci de demander autorisation pour exportation de ce contenu[/I]. [COLOR="Black"]De ces 10 ans de recherche et un tour du monde naît un livre tout en couleur, couvrant une grande partie des espèces d'arbres dans le monde. Un travail acharné et de patience. Ce livre que je vous présente ci dessous est le fruit d'une passion peu commune et concerne tous les passionés d'images. Cédric y présente des écorces les plus spectaculaires les unes que les autres, les plus graphiques, les plus colorées qu'il ait vues dans les 25 pays qu'il a visité en Europe, en Afrique, en Asie, en Océanie et en Amériques. Chaque photo d'écorce est accompagnée d'un texte en vis-à-vis présentant l'arbre dans son environnement. Un livre pour tous les amoureux de la nature, mais pas seulement ![/COLOR] [img]http://www.virusphoto.com/imagehosting/1864909b1496652e.jpg[/img][img]http://www.virusphoto.com/imagehosting/1864909b15e522ee.jpg[/img] [URL="http://www.artsylva.com/dedicaces.php"][B][SIZE="3"]Clicuez ici pour commander son livre avec une dédicace ![/SIZE][/B][/URL] [IMG]http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/6/6/5/9782841383566.jpg[/IMG] ECORCES : voyage dans l’intimité des arbres du monde' publié chez ULMER. + [SIZE="2"][B]Retrouvez Cédric Pollet et ses prochaines dates d'expositions sur : [/B][URL="http://www.artsylva.com"][B]artsylva.com[/B][/URL][/SIZE] // - [...]
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