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Zoom : Nollywood de Pieter Hugo

Pieter Hugo est photojournaliste. Il a traversé une bonne partie de l'Afrique pour ses nombreux projets dont son dernier intitulé "Nollywood". Les spectateurs avisés que nous sommes risquent d'être surpris. Si à première vue Nollywood semble être un documentaire sur la guerre civile en Afrique (ses photos présentent des soldats effrayés dans leur uniforme couverts de boue ou des enfants assis dans des champs remplis de décombres) nous serons étonnés d'y trouver un portrait de vampire avec ses crocs et ses yeux rouges ou un zombie en train de boire une boisson américaine bien connue à petite gorgée. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=64951"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/1864affc8cf3f5ea.jpg[/IMG][/URL] © Pieter Hugo-Michael Stevenson Gallery La première impression est que P.Hugo se moque de nous, alors qu'en fait ces images sont à mi-chemin entre la réalité et la fiction. Afin de comprendre ces images, il faut savoir que l'industrie du film Nigérien, malgré son petit budget, est l'une des plus grandes industries de films au monde. Les scénarios mélodramatique, à l'instar des images de Nollywood, parlent souvent du surnaturel, avec des vampires, militants et enfants immortels. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=64952"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/1864affc8e9c111a.jpg[/IMG][/URL] © Pieter Hugo-Michael Stevenson Gallery C'est lors de ces voyages en Afrique que P. Hugo découvre ces films "Nollywood" qui passent sans cesse dans les bars. Il restait incrédule face à l'équipement excessivement modeste que l'on pouvait voir sur un coin du plateau, sur une scène ou lors des prises de vue dont la qualité n'était vraiment pas terrible. Cependant, l'audience restait très importante et les téléspectateurs, passionnés par l'authenticité de l'histoire. En effet, il s'agissait souvent de pauvreté, de trafic humain et les lieux filmés ressemblaient fortement aux localités dans lesquelles ils vivaient. Contrairement aux films américains qui parlent du Rwanda en préparant leur tournage dans un autre pays. Nollywood se veut être le représentant de la réalité Africaine. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=64953"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/1864affc91e44725.jpg[/IMG][/URL] [B]Conclusion[/B] : Nollywwod n'est pas un simple documentaire photo, il s'agit de tableaux construits sur des plateaux de tournage. Il vise les spectateurs non enfermés dans leurs idées préconçues et qui cherchent à comprendre une société complexe souvent stéréotypée par les médias occidentaux. [B]Liens : [/B] [URL="http://www.pieterhugo.com/"]http://www.pieterhugo.com[/URL] [URL]http://www.nollywood.com/[/URL] [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=64954"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/1864affc93431f37.jpg[/IMG][/URL] [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=64955"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/1864affc947c7e84.jpg[/IMG][/URL] [...]
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3 4 585 18/11/2009 21h22 par bbphoto2shoot Aller au dernier message
 
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Reportage : Ian Fisher - Américan Soldier

Préparez-vous à passer une bonne partie de votre temps libre à voir "Ian Fisher - American Soldier" de Denver Post. Les producteurs ont suivis pendant plus de 27 mois l'enrôlement, le déploiement et le retour à sa maison natale dans le Colorado de Ian Fisher. Un américain, comme beaucoup d'autres, qui s'est engagé dans l'armée américaine. Bien sûr, on pourrait penser à de la propagande américaine ou à un sujet maintes fois repris, alors qu'il s'agit ici d'une véritable aventure humaine réalisé par de talentueux journalistes qui ont travaillé sans relâche pour obtenir une présentation intime et bien chronométré. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=64891"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/1864afedb9cd714f.jpg[/IMG][/URL] [I]© denverpost [/I] Il faut saluer Craig Walker pour les innombrables photos et vidéos de la série. Avec 8 chapitres agrémentés d'images et huit vidéos au total, on peut ainsi suivre et imaginer sans peine ce qu'à vécu Ian Fisher pendant ces deux années passées chez les G.I.'s et combien de séquences il aura fallu produire pour un tel résultat. Car nous vous présentons ici non seulement une partie de la vie d'un homme mais aussi le travail acharné qu'il faut produire pour obtenir un tel reportage. Ce véritable témoignage conçu pour une diffusion sur le web est sans faille et prouve encore une fois que le métier de reporter est désormais tiré vers ce nouveau média. Le contenu du site propose également d'excellentes ressources comme la carte interactive et un journal que l'on feuillette pour suivre les aventures de l'apprenti soldat. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=64897"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/1864afede7a2c586.jpg[/IMG][/URL] [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=64892"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/1864afedbd810809.jpg[/IMG][/URL] [I]© denverpost [/I] Au sein de chaque vidéo, des témoignages du jeune Ian Fisher, de ses supérieurs et de ses parents, entrecoupés d'images. Les photos qui composent la galerie, divisée en plusieurs chapitres, sont simplement à couper le souffle et parle mieux encore qu'un reportage filmé. [B]Site officiel : [url=http://photos.denverpost.com/photoprojects/specialprojects/ianfisher/]Ian Fisher - American Soldier | The Denver Post | From Basic Training to Iraq and Back | Photos, Videos, Extras[/url][/B] [B]Le blog : [URL="http://blogs.denverpost.com/captured/2009/09/10/ian-fisher-american-soldier/"]http://blogs.denverpost.com/[/URL][/B] [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=64894"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/1864afedc74e83ce.jpg[/IMG][/URL] [I]© denverpost [/I] [...]
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15 8 215 21/03/2010 13h11 par Sandchez Max Aller au dernier message
 
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Interview : Benoit Paille

[B][COLOR=DarkSlateBlue]Peindre l'irréel avec une perfection si déroutante que le tableau parait plus vrai que vrai. Ecouter le monde avec étonnement avant de le faire transpirer de philosophie numérique. L'univers de Benoit Paille ne se limite pas à la photo, ou à l'art en général. C'est un doute, une recherche, un paradoxe. Magnifique.[/COLOR][/B] [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=60298"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/71594ab28652eb134.jpg[/IMG][/URL] [B]Comment as tu commencé à photographier ?[/B] J’ai commencé sur un coup de tête. Je modélisais des scènes de la vie, des portraits, en3D avec 3dsmax, jusqu’au jour où j’ai eu envie de me confronter à la réalité. J’ai donc acheté un appareil photo…Ce fut le début du belle et longue histoire d’amour ! [B]Et tes débuts ? Comment as tu appris ?[/B] Honnêtement, cela c’est fait naturellement. Aujourd’hui, avec la puissance d’Internet et la qualité des forums, il reste relativement simple d’acquérir des capacités techniques avancées. Cela dit, on a tendance à se cantonner dans la technique et la théorie offerte par le net, et c’est un piège dangereux ! Il ne faut pas perdre de vue la pratique. Essayer, essayer, essayer… rater et recommencer ! Toujours. C’est la meilleure façon de progresser. Surtout, il faut regarder des photos d’artistes que l’on apprécie. Regarder, analyser, s’imprégner, écouter la photo, réfléchir à son sens et à la manière dont elle a été réalisée. J’en ai admiré énormément, surtout au début, et je continue encore chaque jour. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=60299"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/71594ab286608b4e3.jpg[/IMG][/URL] [B]Justement, quels sont les photographes que tu admire, et pourquoi ?[/B] William eggleston : sa couleur, un pionier Rineke Dijkstra : ses portrait de gens dans des moment de transition ( ados) Jean-François Juteau : sa sobriété et sa maitrise de l'argentique (un montréalais, je suis sa groupie) Alec Scoth: Une de mes ispirations pour mon projets stranger, c'est portrait sobre [B]Tu as toujours été attiré par les photos de l’Humain telle que tu les prend aujourd’hui ?[/B] Oui, toujours. Au début, je demandais à mon entourage, je prenais ce qui était à ma portée. Ma famille, mes amis et ma copine furent mes premiers modèles. Lorsque tu arrive à faire quelque chose de beau à partir de rien, que tu peux le montrer à tes amis, et qu’ils apprécient, ca leur fait plaisir…et moi aussi. C’est valorisant, et je pense que c’est ca qui m’a donné l’envie de continuer sur cette voie. J’ai besoin de cette relation, de cette interaction…c’est comme ça que j’arrive à créer quelque chose. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=60300"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/71594ab2866dd9629.jpg[/IMG][/URL] [B]Pour en revenir à la façon dont tu travail, quel matériel utilise-tu et qu’est-ce qui a motivé ton choix ?[/B] C’est une question qui revient souvent..le matériel, le matériel…mais c’est bien peu de chose dans la réussite d’une photo. Je travail avec un 5D ( full frime ) et une petite panoplie de focales fixes. Comme la plupart des débutants, je pensais au début que la photo était une histoire de moyens… Mais c’est une absurdité car en vérité, j’ai réussi à faire des photos extraordinaires avec un petit lupus. J’ai alors réalisé que ce n’était pas tant avec quoi l’on photographiait qui était important, mais ce que tu veux montrer avec. Regarde, je suis parti en vacance cet été, avec mon 5D. Mais comme tu le sais, il est gros, et il prend beaucoup de place, raison pour laquelle je l’ai très peu utilisé, préfèrent de petits compacts. Ce sont des appareils simplistes, qui ne valent rien, et pourtant j’ai pris un plaisir incroyable à les utiliser. Jouer avec les lignes dans le ciel, avec les éléments graphiques du paysages…ca permet de faire une total abstraction de la technique pour se concentrer sur le sujet en lui même. A titre d’exemple, Grant Hamilton ([URL="http://www.sxseventy.com/%29"]http://www.sxseventy.com/)[/URL], fait des photos exceptionnelles avec un bête polaroïd. Ce qui est important en photo, c’est la compo, le cadrage..le matériel est tellement secondaire. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=60309"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/71594ab287322c70d.jpg[/IMG][/URL] [B]Dans ce cas, je suppose que tu travail principalement avec de la lumière naturelle, plutôt qu’avec des flash !?[/B] Oui, beaucoup beaucoup beaucoup de lumière naturelle car je trouve qu’elle apporte spontanéité, notamment dans mon projet « Etranger ». Elle m’offre beauté et facilité et me permet de travailler au feeling, faisant de faite ressortir au mieux le personnage de mon modèle. Le flash, même s’il est très en vogue pour l’instant, écrase la photo et cantonne le photographe dans un espace millimétré. Et puis, l’important n’est pas le type de source de lumière, mais la façon dont on place son modèle par rapport à elle. Lorsque je suis avec un étranger je place le modèle en fonction de la lumère et du background, en essayant de tirer partie des deux éléments. Je m’aide parfois d'un réflecteur mais c’est relativement rare. Et comment la gère tu ? Je suppose que tu évite le plein soleil préférant l’ombre où la lumière est tamisée, ou encore le coucher du soleil qui offre des ombres très allongées…. J’affectionne particulièrement les temps ombrageux qui limitent les ombres, me laissant ainsi plus de liberté lors de la retouche sous Photoshop. Cette lumière a aussi l’avantage d’accentuer les détails du visage. Mais dernièrement j'ai shooté en plein soleil et wow j'ai été agréablement surpris (exemple de photo ici : [URL="http://benoitpaille.deviantart.com/art/A-stranger-Gay-pride-133831403"]A stranger. Gay pride by *BenoitPaille on deviantART[/URL] ) [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=60311"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/71594ab2875261912.jpg[/IMG][/URL] [B]Benoit, si tu devais définir ton style, quel serait-il ?[/B] Souvent les spectateurs de mes photos me disent « Tiens, ca a l’air tellement vrai… ». Or, en réalité, chacune de mes photos sont des mises en scènes. Le modèle joue le rôle que je lui impose. Même ses expressions sont « guidées ». Mais les gens se reconnaissent dans un regard, une émotion, ou une scène de vie, et en ce sens, ils en viennent à considérer mes photos comme du photojournalisme.. Dans ma série « Etranger », ce n’est pas de la photo de rue que je fais, c’est de la mise en scène, telle qu’on pourrait la rencontrer au cinéma. Mais malgré tout, je joue beaucoup avec la vérité. C’est assez paradoxal finalement…à la fois, c’est un jeu, c’est pour de faux, mais pourtant, ca paraît plus vrai que vrai ! C’est, comme dirait jean baudrillard, de l’hyperréalité ( au même titre que le porno soit disant passant ). Par exemple, si je demande à un de mes modèles d’être triste, ce n’est pas parce qu’il l’est dans la réalité. Je joue avec la réalité, j’en fais ce que je veux. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=60301"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/71594ab2867ceee7e.jpg[/IMG][/URL] [B]Qu’est-ce qui t’as amené à « jouer » avec la réalité ? Quels ont été les événements clés de ta vie qui ont influencés ton art ?[/B] Toutes mes études ont été marquées par la science et la biologie. Elles m’ont aidées à développer un esprit très cartésien, et de synthèse. Je pense que quelque part, cela se ressent dans mon art. [B]Justement, en parlant d’étude, si tu avais un jeune débutant ( doué et passionné ) à côté de toi, quels conseils lui donnerais tu ?[/B] Euuuuh…lis le manuel de ton appareil et regarde des photos ! Parcours les forums, regarde les tutos du net, continue de t’émerveiller, et essais, essais, et essais encore, sans jamais te décourager. Lis des livre, fais de la philosophie, ne te limite pas à impressionner mais introspectionne toi aussi. Enfin, demande toi toujours pourquoi ? plutôt que comment ? Garde à l’esprit qu’une photo est belle dans son fondement, plus que dans sa technique ! [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=60305"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/71594ab286e51c084.jpg[/IMG][/URL] [B]Tu considère Photoshop comme la continuité de ta démarche photographique ?[/B] Effectivement. Photoshop m’aide à sculpter mon idée de départ, et de sublimer ma prise de vue. Je joue avec les couleurs, avec la lumière, les zones de netteté, parfois quelques fines retouches au niveau du visage. C’est ce que la chambre de développement est à l’argentique, à la différence près que Photoshop offre plus de précision, de fiabilité, et de maniabilité..de liberté. J'aime envahir la photo de ma présence grace à photoshop, la vérité, le faux, le vrai sont des notions avec lesquelles j'aime jouer. En faite je suis un grand menteur, la vérité c’est pour les cons ! [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=60312"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/71594ab2875f114cf.jpg[/IMG][/URL] [B]As tu pour autant arrêté 3Dsmax ?[/B] Non, je travail actuellement sur un projet d’intégration d’éléments 3D dans mes photos. [B]Et au niveau des modèles, comment les trouves tu ? Quels sont tes rapports avec eux ? Et comment se déroule la séance ?[/B] J’ai beaucoup travaillé avec des amis. Ayant été barman un certain temps, j’ai tissé des liens, que j’ai ensuite utilisé pour mes photos. Puis, je me suis lancé dans « Etranger ». C’était pour moi plus qu’une série photo, c’était un challenge ! Je suis dans la rue, et je vois une personne passée. Ni plus belle, ni mieux habillée. Simplement elle. Inconnue. Etrangère. Alors, mon cœur commence à battre…. Et j’y vais ! On ne sait jamais comment on va être reçu. La personne peut avoir peur, ne pas comprendre, se moquer de vous…Mais en général, elle accepte. Séduite pas l’idée de sortir de la banalité de sa propre vie. Heureuse de vivre une nouvelle expérience. Et de voir qu’elle a été remarquée par quelqu’un. Qu’elle ne fait pas partie de ces 6 milliards d’inconnus. La première chose que je leur dit, en les abordant, c’est qu’ils sont beau, qu’ils ont un visage intéressant. Ensuite, je leur montre mon travail, mes photos. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=60304"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/71594ab286d83594a.jpg[/IMG][/URL] [B]La provocation trône en roi dans ton univers artistique. Pourquoi ?[/B] Pour faire réagir le monde, les gens. Pour les faire sortir de leur autarcie, de leur quotidien si limité, de leur mollesse, pour leur ouvrir les yeux vers le monde et ses réalités ! Pour que les spectateurs de mes photos soit interpellés, et qu’ils se posent des questions. Sur eux, sur moi, sur mon travail, sur la société, sur ce qu’ils veulent, tant que sa déclenche quelque chose ! [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=60303"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/71594ab2869e4e9fd.jpg[/IMG][/URL] [B]Et aujourd’hui, tu vie de la photo ?[/B] Plus ou moins… Je pourrais en vivre, mais cela m’obligerais à accepter des shooting qui ne me plaisent pas, qui ne correspondent pas à mon rapport avec l’art. Par exemple, si tu regarde les photos du magasine ELLE (magazine de mode, 30-45 ans) , je trouve ca vide. Vide de sens. Vide d’émotion. Vide de beauté. C’est un emballage plastique. Inutile. J’ai envie d’être un artiste. Je m’en fou d’être un artiste qui mange des croûtes. Mais je veux travailler pour moi, pour mes envies, pour mon art. Je ne veux pas avoir un boss en haut qui me dise comment faire mes photos….Et puis, j’ai un gros problème avec le travail contraint. C’est, pour moi, une sorte d’esclavage moderne. J’ai remarqué que tu accompagnais souvent tes photos d’une petite phrase. Tu mêles alors photographie et poésie…. J’ai une idée général de ce que je veux prendre. Du concept de ma photo. Puis, après, pendant la prise de vue, et surtout, lors de la post-production, j’ai des flashs. Je me dis « Wah, ca me fait pensé à ca ! ». Tu sais, une photo, elle se construit avant, pendant, mais aussi après ! Pendant le shooting, tu es dans l’action, dans l’organique. Mais après, tu es plus dans la réflexion, tu as le recul nécessaire. C’est à ce moment là que je réfléchis au sens de ma photo. A ce qu’elle m’évoque. Et je la double d’une phrase qui accentue son sens. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=60313"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/71594ab2876b67c2f.jpg[/IMG][/URL] [B]Sur flickR, tu as deux albums. Le premier regroupant tes plus belles photos selon les visiteurs, et le deuxième avec tes plus belles photos selon ton propre point de vue. Si tu devais choisir une seule et unique photo dans ton portfolio, laquelle serait-elle ? Et pourquoi ?[/B] Je dirais Mr Dubois, 53ans. J’ai rencontré cet homme dans la rue. Il marchait avec le flot d’inconnus habituel. Mais avec moins d’aisance. Il boitait. Il avait de grosses lunettes fumées… On eut dit qu’il était aveugle. J’ai immédiatement voulu le photographier. Je me suis avancé, je lui est demandé, et il m’a dit qu’il serait plus à l’aise chez lui…Parfait, c’est ce que je veux…photographier les gens dans leur univers. Le lendemain, je suis allé chez lui, j’avais pris quelques équipements, dont un mini flash. On commence à discuter, mais je sens tout de suite que cet homme ne va pas bien. On en arrive au moment de faire les photos lorsqu’il précise qu’il veut se maquiller. Je lui dis que c’est inutile, que sur mes photos, personne n’est maquillé, mais il insiste. Je l’ai ensuite assis sur une mini chaise, et je l’ai invité à regarder dans le vide. J’ai essayé de peindre sa tristesse et sa souffrance. Rien de plus. Rien de moins. Pour moi, c’est mon chef-d’œuvre. D’avoir réussi à faire transparaitre une partie cachée de sa personnalité. C'est aussi avec cette photo que tout récement j'ai gagner un prix, le Art photography show 2009 , j'ai terminné premier ( [URL="http://www.npr.org/blogs/pictureshow/2009/08/naked_fellow_takes_art_of_phot.html"]Naked Stranger Takes Art Of Photography Show - The Picture Show Blog : NPR[/URL] ) [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=60302"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/71594ab2868f0dcf1.jpg[/IMG][/URL] [B]Ton contact avec ces « étrangers » t’as permis, je suppose, d’avoir beaucoup d’anecdote à raconter….Peux tu en partager l’une d’elles ?[/B] J’étais dans mon bureau, en train de retoucher des photos, lorsque j’ai vu un gars, en train de fouiller dans mes poubelles. J’habite dans un quartier pauvre, alors ce genre de dérive arrive malheureusement régulièrement. J’ai ouvert la porte et lui est dit « Hé c’est bon, arrête, je vais te donner à manger ». Il entre, et je lui dis « Mon gars, t’as vraiment un face de malade ! » et je lui es demandé pour le prendre en photo. Il me dit « Oui, mais non, passe dans une semaine ». Il n’osait même pas s’asseoir ! J’ai été sonné à sa porte, une semaine après. Il a été s’habillé, puis il m’a ouvert. Et je suis entré dans son univers…c’était incroyable ! Je n’avais jamais vu quelque chose d’aussi alarment. Je commence à parler avec lui, il me raconte qu’il a fait de la prison…puis il me montre sa machette, m’indique qu’il a un gun caché… Mmmh c’est là ou tu te dis « Je ferais mieux de me tenir à carreaux ! lol ». Et quand je suis partis, il m’a serré la main en me disant « C’est moi le boss ! ». Le lendemain, j’ai téléphoné pour prendre une assurance (je plaisante hein). [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=60310"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/71594ab28743a1bc7.jpg[/IMG][/URL] [B]Et maintenant, quels sont tes projets, comment imagine tu la suite de ton parcours ?[/B] J’ai pas mal de projets… Tous plus étranges les uns que les autres ! Des scene de masturbation dans le métro en pleine heure de pointe, par exemple. C'est un gros projet… Les préparatifs sont terminés, il ne reste plus qu’à trouver 3 assitants et des modèles. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=60306"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/71594ab286ffa9b24.jpg[/IMG][/URL] [B]Une remarque ?[/B] Le photo de mode est admirée et enviée. Elle est à la mode. Mais pour moi, ce n’est pas de l’art. C’est un produit mercantile. C’est un emballage plastique, vide, dénué d’intérêt. C’est une affiche publicitaire. C’est une boite de carton. Ce sont des photos dénuées de sens, produites « à la chaîne » sans amour ni passion, dans le simple but de vendre quelque chose. De faire la promotion d’un produit. De donner envie d’acheter. Et merci David pour ce temps que nous avons passés ensemble au téléphone, pour nos échanges et nos rires, et pour cette interface d'expression que tu m'offres ;) [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=60308"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/71594ab2871d86179.jpg[/IMG][/URL] [B][COLOR=DarkSlateBlue]Le portfolio de Benoit à visiter : [URL="http://www.benoitp.com/"]www.benoitp.com[/URL] [/COLOR][/B] [URL="http://benoitpaille.deviantart.com/"]BenoitPaille on deviantART[/URL] [URL="http://www.flickr.com/photos/benoitpaille/"]Flickr: Benoit.P's Photostream[/URL] -- [B]Interview rédigée par David Nicolas : [URL="http://www.davidou.com/"]David Nicolas Photographe Bretagne[/URL][/B] [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=60307"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/71594ab2870ec1cb6.jpg[/IMG][/URL] [...]
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68 38 628 14/02/2012 05h01 par ludo2604 Aller au dernier message
 
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Interview : Nath Sakura

[B]Résultant d’une étrange force à la fois mystérieuse et profonde, les images de Nathalia fascinent, interpellent, interrogent, choquent, déstabilisent, car elles posent la question de l’identitée. Une identitée que nous recherchons tous.[/B] [B]Nathalia, qui es-tu ?[/B] Quelle étrange question. Qui n’appelle que la déclinaison d’un état-civil, d’une profession et d’une justification sociale. Toutes choses qui ne sont que le fruit du hasard, et donc, sans intérêt. Nonobstant, quand on rencontre quelqu’un pour la première fois, dans la clarté bruyante d’un café ou dans la salle d’attente d’un hôpital, c’est évidemment ces choses qu’on désire savoir. « Tu fais quoi dans la vie », « Tu habites où ? », « Tu es mariée ? ». Alors, comme dans la salle d’attente d’un hôpital, un de ces soirs vides où le vent se fait plus froid et plus violent qu’ailleurs, comme on se met à discuter avec un inconnu pour meubler le silence et conjurer la peur de ce qui peut se passer au bloc opératoire, je vais te répondre. Je suis une photo-reporter de 35 ans, je suis maman d’une petite Victoria qui aura 4 ans cet été, je vis avec Laïka, une autre jeune femme qui fut une modèle célèbre et que j’aime à la folie. J’habite au bord de la Méditerranée, près de Montpellier dans un superbe village Renaissance. Néanmoins, cela ne te dira nullement qui je suis. Tu sauras seulement ce que je suis dans le contexte particulier d’un hasard qui a choisi de me faire naître en Espagne, en 1973, sous Franco. Qui je suis, tu le découvriras peut-être en lisant le filigrane de notre entretien. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=58859"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/1864a92c45450dc5.jpg[/IMG][/URL] © Nath sakura [B]Tu utilises la photographie pour témoigner de ton ressenti face à la vie. Raconte nous cette histoire.[/B] J’imagine que tous les photographes, parmi lesquels j’espère qu’on ne compte aucun androïde, ni aucune machine, témoignent tous, d’une façon ou d’une autre, de leur sensibilité et de leur ressenti face à l’univers. Un univers qui, plus on avance dans sa compréhension, se dérobe, et nous laisse absents face au chaos. Mon histoire en vaut une autre. Elle est juste l’histoire d’un hasard. Toujours lui. Qui m’a fait naître dans un corps qui n’était pas le mien. Mais c’est une affaire difficile à expliquer à l’immense majorité des gens, puisqu’ils n’ont jamais connu ce problème. Je me rappelle d’un documentaire sur un homme qui avait été amputé d’une main, et qui expliquait que malgré cette absence, il sentait encore ses doigts le démanger. Moi c’est pareil. C’est tout aussi inexplicable, et aussi « irritant » : moi, j’ai ressenti, pendant des années, l’absence d’un corps que je n’avais pas. Ainsi, j’ai longtemps vu le monde comme si j’étais une cosmonaute, enfermée dans son scaphandre, sur une planète étrangère. C’est cela que j’ai essayé de raconter à travers mes petites images. Raconter l’histoire d’étrangères, de personnes dépouillées d’elles-mêmes, d’anges déchus et de créatures improbables. Des histoires de quêtes impossibles à raconter faute de mots pour les illustrer. Une effroyable quête narcissique pour comprendre le monde et la déveine qui m’y avait précipitée. Simplement, pour me comprendre moi-même. Evidemment, inviter tous les spectateurs à cette effroyable psychanalyse eût été assommant si je n’avais pas estimé que mon histoire personnelle recelait une part d’universel. Je présume en effet que chacun de nous, quand il se libère des fausses certitudes et des bravades qu’il sert à ses copains, se pose ou s’est posé des questions sur ce qu’il aurait ressenti s’il avait été dans le corps de l’autre. Moi je le sais. Et c’est ça que je raconte. [B]Tu t’es longtemps interrogé sur l’identité. Et plus particulièrement, l’identité sexuelle. Comment réussis-tu as faire transparaître ta recherche par des photographies ?[/B] (Sourire). J’ignore si j’y réussis. Et ce n’est pas vraiment de l’identité sexuelle que je parle, malgré ce qu’on pu écrire ici et là mes commentateurs, sans quoi je photographierais des androgynes, ou des personnes à la marge des deux sexes. Chose d’ailleurs déjà réalisée avec brio par Bettina Reims. Non, je suis infiniment plus orgueilleuse : j’essaie de parler de l’âme. Du ressenti. De l’émotion et des questionnements liés à sa propre identité. Des images que je trouvais belles avec 110 pmol/l de testostérone dans le sang, et de celles qui m’embrasent aujourd’hui avec presque autant de progestérone dans les veines. J’ai envie de parler de passages, de voyage intérieur où tout un être se reconstruit sous la violence combinée des drogues légales de la médecine moderne. J’ai envie de peindre la mort et la renaissance d’une conscience. J’ai envie de parler de l’Autre qui est soi-même. Je brûle du désir de vous ramener, comme Er le fit du royaume de mort, le récit de l’autre rive. Car c’est en définitive, un voyage bien plus incroyable que les trips sous acide des artistes des Seventies, car il ne change pas seulement la perception, mais change le corps, l’orientation de l’esprit, les émotions, les envies, le regard des autres. Et cela sans espoir de retour. C’est en somme un reportage photographique de cette odyssée que je livre aux gens qui ont envie de connaître cette expérience. En bonne journaliste. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=58860"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/1864a92c466da979.jpg[/IMG][/URL] © Nath sakura [B]Une femme transsexuelle. Qu’est-ce que cela signifie pour toi (pour ta personne, et dans ta démarche artistique) ?[/B] A part son passé et sa trajectoire, ni plus ni moins qu’une femme ordinaire. Qu’est-ce que t’évoque le fétichisme ? Et si tu devais définir ton style photographique, serais-ce celui là ? En fait, pas vraiment. J’ai commencé par le fétichisme parce que ça « collait » bien à ce que je souhaitais évoquer. Les « cosmonautes étranges tombés dans un monde qui n’est pas le leur » dont je parlais tout à l’heure. J’ai par ailleurs été très liée à de grands bonhommes de la photo fetish, comme Mourthé et Chouraqui, ce qui m’a évidemment beaucoup influencée. Mais j’ai pris conscience assez rapidement que je n’avais pas besoin de ces artifices. Et que, si je trouvais le latex, notamment, étonnant graphique et photogénique, d’autres objets pouvaient rendre la même sensation d’étrangeté et d’irréel. Mais tout cela n’est que la toile sur laquelle je peux peindre une histoire et esquisser des images. Quant à mon « style » photographique, disons qu’il est celui que les spectateurs veulent bien me prêter. Pour ce qui me concerne, je n’ai aucune définition toute faite des images que je fabrique. Je ne prétends même pas réaliser quelque chose qui ait une autre valeur que celle de me faire plaisir. Je suis un être humain. Comme les autres, j’évolue, je découvre, j’expérimente, je me trompe et j’échoue parfois lamentablement, je change et je dialogue. Lorsque j’aurais un « style » c’est que je serais morte. Puisque d’autres que moi détermineront ce que j’ai pu accomplir, sans que j’ai l’opportunité de les démentir. [B]Selon toi, rien ne nous est donné définitivement. Cela suggère-t-il qu’on doit se battre pour préserver ce que l’on a, ou qu’on peut modifier à souhait notre « bagage initial » ?[/B] Bien sûr que rien ne nous est définitivement donné. Ni la vie, ni l’amour, ni l’argent, ni rien. On peut se battre pour préserver ce que l’on a, en ayant suffisamment d’humilité pour comprendre qu’au final, nous perdrons toujours la partie. Que rien ne nous appartient, car nous ne sommes que des passants dans le chaos d’un monde que nous croyons maîtriser. Pour le reste, même si nous savons que nous perdrons toujours la partie, rien n’empêche de la jouer. Et rien ne nous empêche de tricher. Nous jouons tous une grande partie de poker-menteur avec le cosmos. Moi j’ai choisi de rebattre les cartes, et de piocher un carré de reine quand je n’avais qu’un valet. Mais évidemment, c’est plus facile à dire aujourd’hui. Car pour se battre, il faut accepter l’idée de l’échec, de la souffrance, et de l’inconfort. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=58861"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/1864a92c479386aa.jpg[/IMG][/URL] © Nath sakura [B]Chacune de tes photos tourne autour de l’Humain. Pourquoi ce choix ? Et justement, quelle est ta vision de l’Humain ?[/B] Tout procède de l’être humain. Au moins à mes yeux. Une photo d’insecte n’est intrigante que parce qu’elle nous pose la question de l’étrangeté du vivant, qui prend des formes qui surprennent les mammifères que nous sommes. Une image évoquant le ciel témoigne de nos espérances dans l’immensité, de notre petitesse aussi, dans nos croyances dans le divin, de notre éblouissement face aux beautés naturelles. Une belle architecture renvoie à notre combat désespéré pour fabriquer un monde à notre mesure. Bref, c’est de notre perception et de notre conscience d’humain dont il est toujours question. Il me semble donc naturel de photographier des êtres humains, c’est plus simple, puisque c’est avec eux que je tente de dialoguer. La photographie comme un dialogue. Qu’est-ce que cela veut dire ? As-tu déjà regardé les gens feuilleter un recueil de photographies ? Les pages tournent, avec régularité, comme on regarde un film à la télévision. Chaque image, dans sa différence, vaut la précédente. Ni plus, ni moins. L’attention distraite ne s’immobilise que lorsqu’un détail incongru vient solliciter l’intelligence, et franchit la barrière de la lassitude grise d’images qui expriment toujours la même chose. « Je suis une belle femme » dit l’une, mais ne dit rien d’autre. « Je suis un splendide coucher de soleil, admirez-moi » dit une deuxième, avant qu’on ne tourne la page. « Je suis une ruelle pittoresque qui vous donne envie de voyage » dit une troisième. Et ainsi de suite, dans l’éreintement terne de la photographie ordinaire. Pour moi, une photographie, cela ne doit pas être ça. J’aspire à ce que l’on s’arrête, comme un chien qui a enfin débusqué son gibier. Non pour admirer ou détester, cela n’a aucun intérêt. Juste pour converser avec l’image. S’interroger sur ce qu’elle raconte, s’enquérir de ce qui se passe hors-cadre, découvrir derrière l’apparence immédiate une autre dimension, une autre histoire. C’est ça la photo. Ce qui s’y passe et qu’on ne voit pas. [B]Toutes choses, ou tout être est fait pour mourir et renaître. Est-ce ainsi que tu perçois la photographie ?[/B] Hélas non. Beaucoup de choses meurent et ne reviennent jamais. C’est souvent profitable d’ailleurs, car peu de choses méritent de subsister. Et tout s’use, comme nous le montre la seconde loi de la thermodynamique. Et la photographie ne déroge pas à la règle. Mais rien ne nous empêche d’essayer de réaliser des images qui peuvent renaître lorsque, après une expérience nouvelle, nous les découvrons différentes. Comme lorsqu’on lit le même livre en écoutant une musique différente. Une première fois avec un blues déchirant par exemple, la seconde avec un gai mambo. Le livre sera le même, mais le ressenti du lecteur en sera profondément affecté. C’est le rôle du photographe d’inclure dans son cliché des niveaux différents de lecture, y cacher des symboliques, y mettre, simplement, du sens. De susciter l’envie de s’arrêter, d’y revenir et de chercher. C’est ce que, maladroitement sans doute, j’essaie de faire. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=58862"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/1864a92c48eed0aa.jpg[/IMG][/URL] © Nath sakura [B]Tu te représente souvent dans des photographies très dures, avec une cigarette ou une arme. Pourquoi ?[/B] Sans doute est-ce l’image que je veux donner de moi… Quel regard porte tu sur la mode ? Et sur toutes ses photos « parfaites » et stéréotypées qui ornent les magasines ? Elles sont le fruit de la contrainte sociale qu’une société machiste fait peser sur les femmes, engendrant un monde de dupes, puisque les hommes sont pris au piège de leur propre attrape-nigaud. La norme inatteignable, puisque fausse, qui maintient sur nous un système économique et idéologique. Et nous contraint à être ce que l’on attend que nous soyons. Epilées, maquillées, coiffées, talonnées, manucurées. Et malheur aux laiderons. Ca fait marcher le commerce, et ça évite que les gens soient simplement, eux-mêmes. Ils risqueraient d’être satisfaits et heureux. Adieu le commerce d’écrans plats et de chirurgie esthétique. Mais une norme pourtant, c’est passionnant. Ca donne quelque chose à transgresser, à refuser, à combattre. Ca rend le monde vivant. Enfin, le monde de ceux qui se dressent contre cet état de fait. Les autres ne sont que des poux de mer. [B]Erotisme….Sexe…. Comment perçois tu la nudité, l’envie, le désir, le sexe, ou l’amour en photographie ?[/B] En général, je ne les perçois pas. Les blondes aux gros seins, les reins cambrés et la bouche ouverte des magazines masculins ne sont que des caricatures sans âmes. Des objets, auxquels on pourrait aisément susbtituer des robots de plastique. C’est un des aspects de la libido masculine, du besoin de possession et de domination lié à leur façon d’envisager le sexe. Pour moi, le désir est suscité par quelque chose de plus immatériel qu’une paire de seins, un ventre fuselé ou des fesses au galbe parfait. Vois-tu, je suis une femme qui aime les femmes, mais le corps n’est que le support matériel des émotions, de l’esprit et du désir qui l’anime. C’est celui-là qui provoque mes désirs et mouille mes envies. La puissance d’un regard, la dynamique d’une démarche, le timbre d’une voix. Toute chose impalpable qu’il est impossible de représenter en image, si on ne représente que le réel tangible. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=58863"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/1864a92c4b827690.jpg[/IMG][/URL] © Nath sakura [B]Certaines de tes photographies traduisent une oppression ? Celle de la société ? Quel regard porte tu sur cette dernière ?[/B] Notre société est malade. Il suffit de voir la schizophrénie qu’elle entretient avec le crime, en engloutissant les médias sous des images de violence, réelles ou cinématographiques, tout en prétendant le combattre avec la rigueur d’une « tolérance zéro ». Il suffit de s’attendrir quelques instants sur le délire des hygiénistes qui voudraient prohiber l’alcool, le tabac et faire disparaître la drogue, tout en favorisant l’industrie agro-alimentaire, principale pourvoyeuse des maladies de notre temps. Et je ne parle même pas du délire qui voudrait que la propreté soit l’éradication de toutes les bactéries et micro-organismes avec lesquels nous vivons en symbiose. Une société qui refuse le risque et considère la mort comme accidentelle (ne recherche-t-on pas après un décès les « causes de la mort » ?, alors que nous n’ignorons nullement que nous mourrons, simplement, parce que nous sommes mortels), tout en générant les conditions, climatiques et sociales, pour que l’environnement des humains devienne infernal. Une civilisation qui, comme dans le 1984 d’Orwell, se crée des ennemis invisibles pour justifier l’injustifiable, d’Al Qaïda à Julien Coupat. Une planète enfin, où la lutte des classes n’a jamais été aussi aiguë, où le bien-fondé des analyses du matérialisme dialectique n’a jamais été aussi clair et où malgré cet outil, le cheminement de notre espèce vers l’impasse n’a jamais été aussi évident. Mes petites images s’inscrivent donc dans ce contexte. Celui d’un cosmos ambivalent, terrorisant et inhumain. Dans une lutte contre l’oppression d’un système socio-économique que je rejette. [B]Tes photos fascinent, choquent ou interrogent, mais laisse rarement indifférent. Ta démarche évolue-t-elle face à la vision qu’on les spectateurs de ton travail ?[/B] Il est évident que les réactions dans mes expositions, les commentaires des gens qui ont eu mes recueils entre les mains, les articles des critiques, les suggestions de mes amis, les avis des internautes qui réagissent à mon travail, influent sur ce que j’essaie de mener à bien. Je me fourvoie régulièrement dans des images trop pensées, trop construites, avec des background culturels trop sibyllins, et les réactions du public me pressent de revenir à plus de simplicité. Alors je reprends, je corrige, je jette. Et j’essaie d’avancer. Mais pour « avancer », il faut recommencer l’expérience, et produire des images qui, à nouveau, ne susciteront peut être pas l’adhésion. Ce n’est pas vraiment le but en définitive. Ce qui compte c’est de donner corps aux idées, aux textures, aux couleurs qui me trottent dans la tête. J’aimerais que tu te remémore ton premier recueil et ta première exposition. C’était en 2005 si je ne m’abuse avec Pouvoirs et une exposition au musée d’art contemporain de Barcelone. Quels étaient tes sentiments ? Comment as-tu vécu cette confrontation entre ton travail et la société ? Je « me la pétais ». Mais la société et les critiques ont su remettre mon curseur sur plus d’humilité et de recul. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=58864"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/1864a92c4cb37b06.jpg[/IMG][/URL] © Nath sakura [B]Pense tu que ta démarche à évoluée depuis lors ?[/B] Elle a changé de nature. Parce qu’elle a changé de point de vue. En 2005, j’étais dans l’égocentrisme de celle qui cherche à sauver sa peau, qui peine à survivre dans la tourmente des phénomènes chimiques qui lui dévorent le corps et la conscience. Aujourd’hui, je vois les choses avec beaucoup plus de sérénité, et ce n’est plus vraiment de moi que je parle dans mes images. [B]Tes dernières photographies s’inscrivent sous l’aube d’une nouvelle vie ? Si oui, pourquoi ?[/B] C’est une nouvelle vie justement. Un nouveau corps. Une nouvelle conscience. Et de nouveaux projets. [B]Alors Nathalia, maintenant, en 2009, qui es-tu ?[/B] Je suis toujours la même exploratrice d’un monde que je ne comprends pas. La seule nouveauté réside désormais dans le fait que j’ai quitté mon scaphandre de cosmonaute et que je peux vivre comme les autochtones de la planète où j’ai échoué. [B]Plus généralement, que pense tu de la photographie aujourd’hui ?[/B] Effet de l’inertie qui empêche la désagrégation du monde, la photographie d’aujourd’hui ressemble en bien des points à celle d’hier. Avec quelques phares illuminés ici et là, qui indiquent la direction. Mais pour ce que j’en vois, beaucoup de navires à l’ancre. La numérisation a fait gagner du temps, mais n’a rien changé, en profondeur sur l’image, rien changé dans sa métaphysique. Certains effets de mode ont joué, un temps, un rôle, mais sans rien laisser de vraiment novateur. Les nus de Sieff, la 3e dimension de De Carava ,la granularité des textures de Saudèk, les mises en scène de Lachapelle, les noirs de Doisneau, les témoignages d’Adget, le sens du temps de Cartier-Bresson, les autoportraits de Cindy Sherman, tout cela reste, à mon sens, pour l’instant, indépassé. Evidemment, certains cherchent et avancent, mais la plupart restent dans la technicité et l’éternel bégaiement autour des archétypes. Cela dit, de nouvelles voies s’ouvrent et semblent prometteuses, avec des gens comme Manuel Vason, Nicole Tran Ba Vang, ou Marc Dubord. [B]Et du monde qui l’abrite ?[/B] Regarde autour de toi. Où est la contestation, en art ou en politique ? Où est la nouveauté, les courants qui agressent ou dérangent ? Où sont les punks ? Même le rap est devenu consensuel. Nous sommes dans la sclérose, le confit, le bégaiement et la répétition molle. Même les nouvelles drogues qui arrivent sur le marché sont ennuyeuses, et je ne parle même pas de la soupe qu’on entend à la radio. On étouffe ****** ! Le carcan moral de l’époque élisabéthaine a fait exister Marlowe ou Shakespeare. L’académisme parisien, fermé et bourgeois, a offert une voie royale à la révolution de l’impressionnisme. L’esclavage des Noirs a fait exploser le Gospel, le jazz et le blues. La destruction massive de la Première guerre mondiale a fait naître Dada, les surréalistes et le cubisme. L’absurdité de la société de consommation de l’après-guerre a fait naître le Nouveau réalisme. La rigidité du début des années 70 aux Etats-Unis ont fait jaillir le mouvement punk. L’ostracisme ethnique de la même époque a fait naître le hip-hop et plus tard le rap. Pour le reste, les quinze dernières années sont celles du néant. Le néo-géométric, le web-art, le bio-art, le synthétisme graphique, le dynamicart, toutes ces choses ne sont que le fruit de la technique, pas de l’esprit. Ils ne remettent pas en cause l’ordre établi. Ils sont le fruit d’une conception petite-bourgeoise, pantouflarde et frileuse de l’art. C’est désespérant. [B]Et comme je sais que tu adore ca, une (longue) remarque ?[/B] J’évoquais tout à l’heure les poux de mer. Les anglais les appellent « scuds ». C’est une espèce qui mérite vraiment qu’on s’y arrête. C’est la créature la plus inintéressante de notre planète. Pondus dans la mer par millions, ces petits crustacés n’aspirent qu’à trouver un poisson pour s’y accrocher et manger son mucus. Ils sont totalement inoffensifs et les poissons s’en accommodent très bien. Pourtant, le pou de mer, dont des millions de ses congénères finissent sur la plage, dans des crevasses de rocher, ou sur des algues, demeure une créature passionnante du point de vue métaphysique. Capable d’arrêter d’être enfermée sur son petit monde d’algue et de sable, elle peut sauter très haut, pour prendre la mesure de l’univers qui l’entoure, et choisir son destin. Le sable, la mer, ou les baigneurs. Cette misérable créature n’est dotée que d’un système nerveux central, rien qui ressemble à un cerveau. Qu’attendons-nous pour nous servir du nôtre ? Résultant d’une étrange force à la fois mystérieuse et profonde, les images de Nathalia fascinent, interpellent, interrogent, choquent, déstabilisent, car elles posent la question de l’identitée. Une identitée que nous recherchons tous. Continuez ce chemin dans l’univers de cette artiste avec son recueil Pervy Obsessions disponible ici : [URL]http://livre.fnac.com/a2214547/Nath-Sakura-Pervy-obsessions[/URL] ! Et dans [URL="http://www.virusphoto.com/magazine/"]magazine N°2[/URL] Site web : [url=http://www.fetish-photo.net/]Nath-Sakura / Fetish Photo - Bienvenue ![/url] -- Propos recueillis par David Nicolas, chroniqueur pour Virusphoto.com [...]
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21 10 605 07/01/2010 19h24 par KYKLIY Aller au dernier message
 
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Interview Andrej Koapc

[B][COLOR="DarkSlateBlue"]Inspiré par les vastes paysages népalais, et influencé par l'architecture moderniste et par la conception graphique, Andrej Koapc produit des photos de mode d'un nouveau genre. Toujours très créatives, ses oeuvres ne se limitent pas à l'esthétisme, ou à la performance technique, mais interpelle réellement le spectateur.[/COLOR][/B] [url=http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=56056][img]http://www.virusphoto.com/imagehosting/71594a490526ca1c1.jpg[/img][/url] [B]1- Comment et pourquoi avez-vous commencé à photographier ? [/B] J'ai grandi dans un univers très attaché à la famille. Alors, quand j'ai abandonné mes études à l'université, je voulais un nouveau départ. J'ai pris une année sabbatique et voyagé en Asie, ce fût une belle excuse pour acheter mon premier reflex. J'ai tout de suite accroché à la photographie. [B]2- Pouvez vous nous raconter vos débuts ? Comment avez-vous appris ? [/B] Au début, j'étais un junkie de la photo. Tout ce que je voulais, c'était le dernier reflex, le meilleur objectif. J'était un étudiant à l'époque et je devenais fou de ne pas pouvoir acheter des tonnes de matériel. Je devais faire avec ce que j'avais. Je pense que cela m'a permis de réfléchir davantage sur ce que je faisais avec les images. À l'université, j'ai commencé à étudier l'histoire de l'art. D'une certaine manière, je suis fier de dire que je n'ai jamais pris un cours de photographie. Je suis autodidacte. J'ai créé une chambre noire dès le début et ai passé beaucoup de temps dans divers essais et expérimentations. [B]3- Pourriez vous nous décrire votre parcours ?[/B] Après mes deux premières années en tant qu'amateur, j'ai rencontré un photographe et professeur à l'université qui m'a donné des cours informels. Il m'a encouragé à passer beaucoup de temps à regarder le travail de grands photographes, il a été d'une grande aide. Comme mes études menaient à une maîtrise en histoire de l'art, la photographie est ma passion de mon côté vocation. J'ai participé à quelques petites expositions et à des expérimentations dans différents formats et techniques. Finalement, c'est à Toronto que je suis devenue assistance commerciale de photographes pour me faire de l'argent. C'est à ce moment que j'ai commencé à accélérer dans l'apprentissage des techniques, en particulier le grand format, d'éclairage en studio et les manipulations numérique. Tout au long de mon chemin, mon intention était de garder la photographie comme un hobby. En 2000, j'ai cédé et mis en place un portefeuille commercial. [B]4- Quel matériel utilisez vous ? Qu’est-ce qui a motivé votre choix ?[/B] Actuellement, je travaille presque exclusivement avec un Hasselblad H3. J'ai un certain nombre d'appareils moins connues et d'anciennes caméras car je continue à aimer le cinéma. Toutefois, le flux de travail que permet le numérique, de la capture à la production est trop séduisante. Vous avez beaucoup de contrôle sur ce que vous faîtes. [B]5- Et votre studio ? Comment se présente-il ? [/B] J'ai un petit bureau à la maison, avec deux postes de travail et toutes mes archives. Je prends mes photos sur place exclusivement. Parfois, si un studio est nécessaire, je le loue, mais je préfère la réalité et le bruit des lieux réels. [B]6- Pourriez vous nous donner quelques notions sur la gestion des lumières artificielles [/B] Je pense que la meilleure gestion des lumières artificielle doit être soit invisibles soit évidente. Le résultat n'est pas bon que l'on est à mi-chemin. Mes dernières images ont un effet naturel, mais sont évidemment éclairé artificiellement. [url=http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=56057][img]http://www.virusphoto.com/imagehosting/71594a49056768648.jpg[/img][/url] [B]7- Si vous deviez définir votre style, quel serait-il ? [/B] Il est difficile de se réduire à un seul style. Disons que je préfère la représentation d'une scène réelle. En même temps, j'aime utiliser une palette de couleurs, une composition, une pose et une narration. Dans mon travail, je souhaite ajouter des éléments perturbateurs. Emprunter une certaine terminologie, un mélange de réalisme et de surréalisme. Mes sujets sont : la mode, le mode de vie et les documentaires. [B]8- Quelles ont été les événements “clé” de votre apprentissage ?[/B] Le moment clé pour moi a été de travailler avec des gens qui n'avaient pas une très bonne vision ou les compétences nécessaires pour réussir dans la photographie commerciale. cela m'a déçu et je me suis dit : vous allez voir ! [B]9- Quel conseil donneriez vous a un débutant désireux de devenir un jour aussi bon que vous ?[/B] Il est important d'essayer, d'expérimenter et de shooter autant que vous le pouvez. Vous devez être dure avec votre auto-critique et garder une bonne analyse de cet art. [B]10- Si vous deviez citer UNE référence en matière de photographie, quelle serait-elle ?[/B] Eugene Atget . [B]11- Quelles sont vos méthodes de travail ? [/B] Je passe plus de temps à penser "l'après" de la prise de vue. J'essaie d'imaginer le produit fini, la mise en forme. Ensuite, la planification et l'élaboration ont lieu. Le shooting nécessite moins de temps, mais plus de concentration. [B]12- Une fois la photo réalisée, y a t il un gros travail de retouche ? Quel logiciel utilisez vous ?[/B] Je considère le numérique comme un négatif. Quelque chose d'utile avec son propre charme, mais pas un produit fini. Photoshop est essentiel pour faire ressortir les données qui sont capturés et la mise en forme en une image présentable. [url=http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=56058][img]http://www.virusphoto.com/imagehosting/71594a490596d9bdc.jpg[/img][/url] [B]13- Quels sont vos rapport avec les modèles ? Et comment se déroule la séance ? [/B] Au départ, les rapports sont presque toujours difficiles, car la relation est nouvelle. Quand le shooting commence, la relation devient de plus en plus complice et une certaine harmonie est atteinte. Parfois avec beaucoup de modèles, vous pouvez partager la même vision du produit final. Mais ce n'est pas nécessaire pour toutes les "grandes photos". [B]14- Sur quels critères vous basez vous pour choisir les modèles de vos portraits ?[/B] Cela dépend du projet. [B]15- La photo terminé, qu'en faites vous ? Publication dans les magasines ? Journaux [/B] La plupart de mon travail est commandé par des magazines commerciaux ou pour la publicité. Je ne travaille sur des projets personnels que lorsque je publie un livre. [B]16- On dit de plus en plus que le métier de photographe est "bouché". Que répondriez vous à cela [/B] Je ne sais pas comment répondre à cette question. Si vous voulez dire qu'il y'a moins de possibilités, c'est vrai. Si vous voulez dire que les clients ne sont pas loin de prendre le contrôle, cela est vrai également. L'art et le monde de l'édition est cyclique, peut-être nous sommes dans le bas de cycle. Toutefois, en persistant, en recherchant et en créant de nouvelles opportunités, je pense que les choses deviennent plus faciles, vous trouverez de nouvelles façons de travailler. [B]17- A votre avis, qu'est-ce qui vous a permis de percer et d'en arriver là où vous en êtes aujourd'hui [/B] Avec de la chance et mes compétences. Cependant, je pense que ma vision et ma persévérance ont été plus importants. [B]18- Y a-t-il dans votre portfolio une photo que vous affectionnez particulièrement ? Si oui, pourquoi ?[/B] C'est difficile à dire. Je suis toujours très critique à l'égard de ce je fais. Parfois, je peux voir les succès et en être fier, parfois je ne vois que ce qui aurait pu être mieux. La perfection est inaccessible. [url=http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=56059][img]http://www.virusphoto.com/imagehosting/71594a4905cdcdca0.jpg[/img][/url] [B]19- Quels sont les photographes que vous admirez ?[/B] Helmut Newton, W. Eugene Smith, Joel-Peter Witkin, Les Krims, Eugene Atget, Walker Evans, August Sander . [B]20- Ou puisez-vous votre inspiration ? [/B] Partout. [B]21- Quel est le “Souffle”, les émotions, le message, que vous souhaitez faire passer à travers vos créations ? [/B] J'aime beaucoup envelopper plusieurs atmosphères dans une seule image. Pour la rendre belle et troublante à la fois. Pour raconter une histoire et de tromper le spectateur, pour le concentré sur de multiples possibilités. Je veux que mes images avec beaucoup de profondeur et de complexité, mais sans confusion. [B]22- Selon vous, qu'est-ce qui prévaut ? Celui qui prend en photo ou celui qui se donne à voir [/B] Ni l'un, ni l'autre. [B]23- Quel regard portez vous sur la photographie aujourd’hui ?[/B] Je vois beaucoup de bonnes choses et peu de mauvaises. Trop de "stock" et de fausses images. Trop d'expositions où les artistes sont plus intéressants que leur propres œuvres d'art. Beaucoup de bonnes idées aussi. Chaque jour je vois quelque chose j'aurai aimé faire. [B]24- Une anecdote ?[/B] Non. Je préfère garder ça secrets. Peut-être, que si nous étions à un dîner et à la 3e bouteille de vin ... [B] 25- Quels sont vos projets ? Comment imaginez-vous la suite de votre parcours ?[/B] Je suis inspiré par tout ce qui se passe autour de moi. Une seule idée repose dans mon esprit depuis très longtemps. J'essaie de la rendre réel. Je serais déçu, si cette idée est publiée un jour par quelqu'un d'autre. [B]26- Auriez vous envie d’essayer un autre type de photo ? Si oui, lequel ? [/B] Je ne vois pas de "type" dans ce que je fais. Je le vois seulement de la photographie. [url=http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=56060][img]http://www.virusphoto.com/imagehosting/71594a4906579890a.jpg[/img][/url] [B][COLOR="DarkSlateBlue"]Retrouvez les photographie d'Andrej Koapc ici : [url=http://www.andrejkopac.com/]andrejkopac.com[/url][/COLOR][/B] -- [B]Interview de [URL="http://www.davidou.com/"]David Nicolas[/URL], chroniqueur pour virusphoto.com[/B] [...]
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5 5 500 29/09/2009 13h50 par Misstigra Aller au dernier message
 
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Interview David Maire

[B][COLOR="Navy"]Perfectionniste, David Maire sublime la beauté des femmes par l'harmonie naissant de sa complicité avec le modèle. Toujours millimétrée, ses photos se veulent simples et épurées. Il en résulte des images fortes où l'esthétisme et l'émotion ont une place prépondérante.[/COLOR][/B] [IMG]http://img5.hostingpics.net/pics/674560_cid_651599F3_1CE3_482C_9927_2289D942F563_LocalDomain.jpg[/IMG] [B]Comment et pourquoi avez-vous commencé à photographier ?[/B] Ma relation avec l'image a débutée par une formation aux Beaux Arts & Arts Déco il y a une dizaine d'années, suivie de mon premier métier : directeur artistique au sein d'agences de publicités & audiovisuelles. Cet engouement pour l'image m'a incité à acheter un argentique avec lequel j'ai eu mes premières expériences dans le monde de la photo, au départ orientée vers le reportage. [B]Qu'est-ce qui vous a conduis aux photos de mode/beauté ? [/B] Ma femme styliste m'a proposée il y a quelques années de prendre en main la direction artistique de sa société et, de ce fait, de participer à titre d'assistant aux différents shootings concernant sa marque. Une attirance vers l'ambiance de ces shootings et le milieu de la mode en général m'a donné envie de prendre les devants et de lui réaliser une première série de mode. Quelques clichés m'inciteront à pousser la porte d'agences de mannequins pour leur proposer mes services. Parallèlement, j'ai posté mes images à la critique de différents sites relatifs à la photo, et des commentaires positifs m'ont encouragés à continuer sur cette voie. Des lors tout le dispositif se met en route et des rencontres me permettent d'évoluer chaque jour sur de nouveaux projets. La lecture de nombreux magazines de mode tels que Numéro, Vogue, etc... me donne chaque jour l'envie de persévérer, de sans cesse évoluer, et d'avoir un style reconnaissable, pour, je l'espère, décrocher un jour un édito dans ce genre de support. [IMG]http://img5.hostingpics.net/pics/911708_cid_8B78DB1E_C81A_4E1C_AEE6_D2A5264321FE_LocalDomain.jpg[/IMG] [B]Quel matériel utilisez-vous ? Qu'est-ce qui a motivé votre choix ? [/B] A ce jour, je ne possède pas une quantité de matériel, un nikon d70 remplacé par un Canon 20D, une Boite octo et Flash. J'ai toujours à disposition mon argentique datant de ma période scolaire, que je ne délaisse pas, bien au contraire, car même si l'ère du numérique s'impose, il reste bien évidemment très intéressant de shooter en argentique. J'utilise également de la location pour des éclairages & appareils plus performants, qui à l'heure actuelle, ont un coût beaucoup trop élevé comparé a mon budget. Mais j'espère pouvoir bientôt franchir ce pas et m'offrir un ou plusieurs de ces petits bijoux. J'ai également une attirance pour le Polaroïd, qui, même si le coût des consommables est très élevé, m'intéresse grandement. [B]Comment avez-vous acquis les compétences que vous possédez aujourd'hui ?[/B] Malgré quelques cours de photos aux Beaux Arts, je suis autodidacte. Des rencontres avec d'autres photographes, des heures passées sur les forums m'aidant à construire différents shootings, et/ou comprendre la gestion de la lumière, puis mes premières séries attirants l'oeil de certaines personnes de ce milieu m'aideront à trouver les personnes indispensables à un shooting (stylisme, coiff, make up, etc...) et m'entourer d'une équipe comprenant cette sensibilité, cette émotion que je souhaite apporter à mes images, et aux suivantes. [IMG]http://img5.hostingpics.net/pics/820075_cid_A5D689F9_F0A0_40CC_B937_F7519D61590D_LocalDomain.jpg[/IMG] [B]Pourriez vous nous donner quelques notions sur la gestion des lumières artificielles ?[/B] Difficile, bien que je m'exerce plus en extérieur qu'en intérieur, je n'utilise en studio qu'une seule source. Beaucoup d'essais en studio avec différents accessoires aident à trouver la sensibilité et l'émotion que vous souhaiter apporter à vos photos. [B]Quels conseils pourriez-vous donner à un débutant désireux de faire le même style de photo que vous ?[/B] Il est pour moi impossible de reproduire un style appartenant à un photographe, chaque personne est différente, chaque envies, émotions, attirances, besoins appartiennent à chacun. S'essayer chaque jour à de nouvelles choses pour trouver son style et identification. [B]S’il y avait une référence en la matière, quelle serait-elle ? [/B] Une référence, difficile, mais malgré mon attirance vers de "nouveaux" photographes, Patrick Demarchelier reste pour moi un virtuose et un des photographes les plus influent de la mode. Il est pour moi une référence incontournable parmis les grands noms de la mode. J'admire sa spontanéité, la façon de sublimer le naturel de son sujet et la mise en lumière du côté optimiste de la personne qu’il photographie. [IMG]http://img5.hostingpics.net/pics/62136_cid_89A9B9A8_42E5_4982_A405_41125B7EC56B_LocalDomain.jpg[/IMG] [B]Comment en avez vous fait votre métier ? Pouvez-vous nous raconter vos débuts ?[/B] Beaucoup de tests en agences, beaucoup de rencontres, m'amenant à des shootings pour des accessoires de luxe pour un magazine français. Suite à quoi j'ai décroché mon premier édito. Je n'en suis qu'à mes débuts, reste désormais à convaincre d'avantage, et obtenir de nouveaux éditos et commandes. [B]Vous êtes encore jeune dans le monde de la photo professionnelle. Pouvez vous nous raconter cette découverte et nous parler des pièges et des difficultés du métier ?[/B] Cette découverte vers le milieu de la mode et de la photo me fascine. Il m'arrive souvent d'y repenser et de me dire pourquoi n'ai je pas commencer plus tôt. Quant aux pièges de ce métier, ce sont les mêmes, je pense, que dans la majorité des métiers artistiques : Il faut garder les pieds sur terre, avancer en tentant de passer outre des commentaires pouvant vous déstabiliser. Les difficultés résident à forcer les barrages pour mieux avancer, mais il est évident que ceux-ci sont parfois plus facile à détruire par des connaissances de ce milieu. Trouver un agent vous représentant sera aussi une manière de réussir votre projet. Il en va de soi que votre travail, doit certes vous satisfaire, mais satisfaire une demande actuelle. Il faut savoir s'adapter aux tendances actuelles tout en gardant son univers, son style. [IMG]http://img5.hostingpics.net/pics/789407_cid_38AEB398_E89C_4E7B_9382_0C5238ACF3B0_LocalDomain.jpg[/IMG] [B]Quelles sont vos méthodes de travail ? [/B] Une séance photo se construit, il ne suffit pas de shooter pour shooter. Il faut construire la trame, le squelette de la séance. Etre perfectionniste. On épluche les magazines sans pour autant refaire la même série, ce n'est qu'à titre d'inspiration. Parfois des lieux vous parlent, des modèles vous inspirent, vous conduisent à sortir une idée qui sommeille, vous déclenche les images avant même d'avoir eu à déclencher l'appareil. Je suis de l'avis de P. Lindbergh qui disait qu'Il y n’y avait aucune autre raison d’être à un endroit que celle d’imaginer ce qu’on pourrait en faire. Une bonne équipe, une symbiose tant au niveau de l'assistant, make up, coiff, stylisme, une bonne énergie, une complicité, une relation humaine, créer une harmonie et une complicité avec le ou les mannequins... portera vers de beaux projets, vers de belles images. [B]Comment ce déroule la séance ? Quels sont vos rapports avec les modèles ? [/B] La séance photo se déroule selon les thèmes abordés précédemment. On tente de reproduire ou de se rapprocher au maximum du storyboard. Même si des conditions peuvent amener la séance à être légèrement modifiée, si la trame est construite, je m'efforce de garder la ligne conductrice de mon projet pour en tirer meilleur partie. Créer une harmonie et une complicité avec le ou les mannequins pour lui apporter et vous apporter les images souhaitées. [IMG]http://img5.hostingpics.net/pics/799710_cid_F865D645_7674_4D77_9B47_02C7E3B84BB0_LocalDomain.jpg[/IMG] [B]Une fois la photo prise, comment l’exploitez-vous ? Y-a-t-il un gros travail de retouche ? Comment organisez vous votre workflow ?[/B] Une fois la photo prise, il est évident que nous devons passer par la post production, même si aujourd'hui, et c'est mieux d'ailleurs, la tendance est à retrouver un aspect plus naturel que clinique. Il faut certes quelques retouches de peau, mais pour ma part, j'attire une très grande importance vers la chromie, et avant même de shooter, j'ai souvent mon idée en tête sur l'aspect définitif de la photo. je travaille également avec des retoucheurs. Mes photos sont authentiques, ce ne sont pas des montages, ce n’est pas mon style. [B]S’il y en a, quelles sont les émotions que vous voulez faire passer à travers vos photos ?[/B] Justement, faire passer les émotions ! Sublimer l'image de la femme, les images sont capables de faire passer une énergie & traduire une atmosphère : celle du photographe. [B]Y-a-t-il une photo dans votre portfolio que vous affectionnez particulièrement ? Si oui, pourquoi ?[/B] Je citerai cette citation de P. Demarchelier : Un photographe, c’est quelqu’un de fragile. On doit se renouveler tout le temps. Pour moi chaque travail est un nouveau challenge. Ce qui a été fait avant est oublié. [IMG]http://img5.hostingpics.net/pics/904703_cid_B36CEA78_7154_41C9_945A_1DF5AC7E22A6_LocalDomain.jpg[/IMG] [B]Quels sont les photographes que vous admirez ?[/B] Patrick Demarchelier, Paolo Roversi, Helmut Newton, Peter Lindberg, Steven Meisel, Greg Kadel, Solve Sundsbo, Camilla Akrans,Horst Diekgerdes, David Vasiljevic... [B]Selon vous, qu’est-ce qui prévaut ? Celui qui prend la photo ou celui qui se donne à voir ?[/B] Les deux, le photographe doit savoir capter la sensibilité du modèle, et inversement le modèle doit avoir des qualités spécifiques pour rendre le caractère dont vous avez besoin dans vos images. [B]Malgré votre « jeunesse photographique », pourriez vous nous parler de votre style ?[/B] Même si cela reste difficile d'en parler en son propre nom, je dirais édito. Photographe de mode passionné d'image graphique mais épurée. Un style simple sobre qui sublime l'image de la femme. Des cadrage toujours soignés, et des images toujours millimétrées. [IMG]http://img5.hostingpics.net/pics/509428dav1__2_.jpg[/IMG] [B]Une petite anecdote ?[/B] Lors d'une de mes premières séance en extérieur, nous avions choisi de shooter en forêt. Avec tout le storyboard construit, nous n'avions pas pensé a ce qu'une des modèles s'assoit malencontreusement sur un nid d'abeille. Résultat, séance écourté, et direction urgences, après de nombreuses piqûres. Heureusement une partie de la séance était déjà dans le boîtier, nous n'avons pas tout perdu. [B]Quels sont vos projets ? Comment imaginez-vous la suite de votre parcours ?[/B] Toujours de nouveaux projets, être en constante évolution, conquérir de nouveaux marchés, en France mais aussi à l'étranger. Me faire connaître et reconnaître dans le milieu de la photo de Mode. Atteindre la reconnaissance, la perfection. Je m'accroche et je suis toujours avide de nouvelles photos, de nouvelles aventures, qui peut être me porteront un jour et je l'espère vers des éditos tels que Numéro, Vogue, Elle, ainsi qu'accompagner des marques pour signer leur campagne. [IMG]http://img5.hostingpics.net/pics/191218_cid_997E75C4_C45C_4D71_B0D3_AA9E47633703_LocalDomain.jpg[/IMG] [B]Auriez-vous envie d'essayer un autre type de photo ? Si oui, lequel ? [/B] Bien qu'à ce jour, l'éclairage naturel me satisfait pleinement, je tenterai de m'initier plus au studio, des photos typées noir et blanc façon Greg Kadel, une de mes références. Le milieu de la mode me satisfait pleinement, mon envie est chaque jour grandissante, cela dit, peut être qu'un jour, je m'orienterai vers le côté photojournaliste qui m'attire, et puis....il ne faut jamais dire jamais ! [B]Une remarque ? Quelque chose à ajouter ?[/B] Merci de m'avoir accorder cette interview. A bientôt David ! [I]Je t'en prie David, se fut un plaisir ! Et à bientôt sur Bruxelles...[/I] [B][COLOR="Navy"]L'univers artistique de David Maire à visiter ici : [url=http://www.davidmaire.com/]David Maire | Photographer[/url][/COLOR][/B] [IMG]http://img5.hostingpics.net/pics/464775Image_4_1_.png[/IMG] [B]Interview de David Nicolas, chroniqueur pour virusphoto.com [URL="http://www.davidou.com/"]Davidou.com[/URL] | [URL="http://www.flickr.com/photos/davidou_com/"]FlickR[/URL] | [URL="http://fr-fr.facebook.com/people/David-Nicolas/1349490444"]FaceBook[/URL] -- [/B] [...]
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7 6 657 28/06/2009 01h18 par Sim Aller au dernier message
 
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Interview Sébastien Tixier

[B][COLOR=Navy]Sébastien Tixier explore le rapport entre l'Humain et le monde qui l'entoure par des photos extraordinairement touchantes. Au delà de l'image, c'est une partie de vie, une fraction de temps, une envie, une question, mais surtout, une histoire !...que je vous invite à découvrir dans cette interview.[/COLOR][/B] [IMG]http://img6.hostingpics.net/pics/729867SebastienTixier_Reve1__2_.jpg[/IMG] [B]1- Comment et pourquoi avez-vous commencé à photographier ?[/B] Je me rappelle avoir voulu faire de la photographie depuis très jeune. Mais, encore aujourd’hui, j’avoue ne pas vraiment savoir pourquoi la photographie m’attire plus qu’un autre medium. Je pense que cela est lié à la nature de la photographie, contrairement à la peinture par exemple : une photo est « à priori objective », tout en transcrivant un parti pris. C’est ce paradoxe et cette ambiguïté qui donne à mes yeux la force de la photo. [B]2- Pouvez vous nous raconter vos débuts ? Comment avez-vous appris ?[/B] Mes débuts sont finalement très récents : cela fait un peu plus de 3 ans que j’ai pris ma toute première photographie ! Jusque là je n’avais presque jamais eu d’appareils dans les mains, même en « photo souvenir ». J’ai appris de façon complètement autodidacte en me renseignant à droite et gauche, on observant les réalisations d’autres photographes de tous styles, et pour ce qui est de la technique pure, en lisant – essentiellement sur le net. [IMG]http://img6.hostingpics.net/pics/747358SebastienTixier_Reve2__2_.jpg[/IMG] [B]3- Pourriez vous nous décrire votre parcours ?[/B] C’est avec l’arrivée du numérique que j’ai eu envie d’essayer la photographie. Je pense que ça a été le déclencheur, car il est plus facile d’apprendre la technique et les réglages. J’ai commencé en achetant un « bridge » en mode manuel pour me familiariser avec la technique. Je ne suis venu à l’argentique que plus tard. J’ai commencé par monter mes expositions pour présenter mes travaux, puis les choses se sont faites d’elles mêmes. Dernièrement j’ai été exposé au Festival Européen de la Photo de Nu qui vient de s’achever à Arles. [B]3- Quel matériel utilisez vous ? Qu’est-ce qui a motivé votre choix ?[/B] J’utilise différents appareils selon les usages. La plupart de mes photos (et l’ensemble de mes travaux personnels) sont réalisées en argentique moyen format avec un Mamiya RZ 67, que ce soit en intérieur ou en extérieur. Pour le travail de commande j’utilise principalement un boîtier reflex numérique. J’ai aussi deux reflex argentiques CANON A1 et ZENIT que j’utilise pour certaines photos, tout dépend des rendus recherchés. Enfin je peux aussi me servir de temps en temps de mon HOLGA ou d’un vieux folding pour lequel je bricole des bobines 620… Le numérique m’apporte clairement une souplesse et une efficacité pour les commandes ou le reportage. C’est aussi par le numérique que je suis venu à la photo. En revanche, pour mes travaux, je cherchais un appareil qui permette de réaliser des grands tirages, et aussi qui impose une certaine lenteur à la prise de vue. Le RZ, avec son mode opératoire tout manuel, sa plaque de protection du film, etc. est exactement ce que je cherchais ! En plus j’apprécie avec l’argentique les possibilités offertes par le choix des films, leur contraste, négatif ou diapo, etc. et les avantages d’un traitement numérique. [IMG]http://img6.hostingpics.net/pics/853892SebastienTixier_Hashima1__2_.jpg[/IMG] [B]4- Vous travaillez en lumière naturelle. Qu’est-ce que ce choix vous apporte !?[/B] En fait je travaille assez peu en lumière vraiment naturelle ! La plupart du temps je travaille en lumière artificielle, soit en lumière continue, soit en mélangeant lumière continue et lumière flash. Pour le moment assez peu en lumière flash uniquement. Les photos de mises en scènes d’intérieurs se basent effectivement sur un éclairage « naturel » d’intérieur, mais celui-ci est en fait « boosté » par différentes sources ajoutées, et enrichi par d’autres sources hors champ. [B]5- Pourriez vous nous donner quelques notions sur la gestion de la lumière en général ?[/B] Je ne pense pas être un expert en gestion de lumière, je l’utilise de façon assez habituelle. Pour les mises en scènes, destinées à des tirages de grande tailles, je cherche à travailler dans des conditions optimales de qualité : l’usage du moyen format et de films plutôt lents nécessitent donc d’avoir un niveau d’éclairage assez élevé dans la scène – et d’exposer en fonction. Pour conserver le rendu naturel de la scène, je renforce les lumières déjà existantes en leur joignant des flashs ou de la lumière continue selon les possibilités et le résultat cherché. Ensuite j’ajoute si besoin des lumières ponctuelles ou des boites à lumières (gommage d’ombres, ou mise en relief du sujet ou d’un élément du décor, ou ajout de nouvelles lumières d’ambiance, etc). Enfin je contrôle l’écart entre les hautes et les basses lumières en jouant sur des lumières de remplissage pour m’assurer que la dynamique de contraste est bonne pour la prise de vue. [IMG]http://img6.hostingpics.net/pics/869987SebastienTixier_Hashima2__2_.jpg[/IMG] [B]6- Si vous deviez définir votre style, quel serait-il ?[/B] C’est une très bonne question, je n’en ai pas la moindre idée :) Mais si vous avis des avis, ça m’intéresse ! [B]7- Quelles ont été les événements “clé” de votre apprentissage ?[/B] Tout cela est encore très récent, c’est dur à dire. Pour le moment je ne note pas forcément de moment « clé », je dirais plutôt, ne jamais cesser d’apprendre et d’être curieux, et continuer de connaître comment travaillent d’autres photographes. [B]8- Quel conseil donneriez vous a un débutant désireux de devenir un jour aussi bon que vous ?[/B] J’ai surtout encore beaucoup à apprendre ! Mais, je pense vraiment qu’en s’efforçant à « disséquer » les images d’autres photographes que l’on aime ou non, on apprend énormément. [B]9- Si vous deviez citer UNE référence en matière de photographie, quelle serait-elle ? [/B] En terme d’influence sur mes travaux je dirais … David Lynch, non pas pour ses photographies à proprement parler mais pour ses films. Ou du moins l’alchimie réalisateurs / cadreurs / directeurs de la photo, qui fait que chaque image de ses films est une fantastique photographie. Dans Blue Velvet, la 1ere scène « A Candy Colored Clown » dans l’appartement est une photographie que j’aurais aimé faire. [IMG]http://img6.hostingpics.net/pics/77141SebastienTixier_Hashima3__2_.jpg[/IMG] [B]10- Vous touchez à plusieurs styles….reste-il tout de même un fil conducteur entre vos photos ?[/B] Mon travail sur l'urbain et son abandon, c'est finalement pour moi une façon de travailler sur l'Humain, sous l'angle de la déshumanisation, et d’interroger sur notre rapport au monde : quand je photographie les lieux abandonnés, il s'agit d'anciennes habitations, d'anciens lieux de vies. Dans les mises en scènes, comme "d’Histoires de Vies Ordinaires" par exemple, il s’agit là d’interroger sur l’Humain et nos questionnements intimes, notre rapport à nous-mêmes. Mais dans ces mises en scènes, ce n’est jamais le modèle qui est le sujet direct de la photo mais l’histoire qui l’entoure. D’ailleurs là aussi j'accorde une importance particulière aux décors. [B]11- Quelles sont vos méthodes de travail ?[/B] Je dirais que chaque image naît de façon différente à chaque fois, mais par contre il s'écoule généralement toujours de nombreux mois entre l'idée initiale et la prise de vue : le temps que l’idée mûrisse et que les éléments se mettent plus précisément en place. J'ai besoin de ce cheminement pour mieux comprendre sur quoi portent ces idées initiales, vers quoi elles me dirigent, et de quoi parleront les photographies. C’est ce qui m’aide à faire des choix pour les détails de la mise en scène. Même pour les photographies en extérieur je ne suis pas un photographe de « l’instant », d’ailleurs je n’ai que rarement un appareil sur moi. Par contre j’observe beaucoup et je note. Ensuite je reviens un autre jour sur les lieux en ayant choisi la journée et la lumière pour faire la photo. [IMG]http://img6.hostingpics.net/pics/110929SebastienTixier_Histoires1__2_.jpg[/IMG] [B]12- Une fois la photo réalisée, y a t il un gros travail de retouche ? Quel logiciel utilisez vous ?[/B] Je travaille essentiellement en argentico-numérique : les films sont scannés, et ce sont les fichiers numériques qui en sont issus qui me servent de « masters ». La chromie et un éventuel parti pris sont réglés autant que possible dès le scan pour obtenir une image la plus proche possible de celle attendue, ensuite dans Photoshop je vais affiner les contrastes, la densité, etc. Une fois le scan équilibré, si des modifications ont lieu, il peut s’agir de déboucher certaines zones d’ombres, éventuellement corriger certaines lumières, accentuer un virage couleur, etc. : en gros, ni plus ni moins que ce que l’on ferait lors d’un tirage argentique. [B]13- Quels sont vos rapports avec les modèles ? Et comment se déroule la séance ?[/B] Je n’ai pour l’instant jamais travaillé avec des modèles professionnels. Il s’agit d’amies ou de connaissances. Pour beaucoup il s’agit de la 1ere séance. Dans le cadre de mes travaux personnels, c’est un choix qui m’intéresse car je suis attaché au caractère très naturel et la fragilité des expressions : la peau raconte énormément d'histoires, et la palette d'émotions et de personnalités qui s'expriment par ces nus, de la pudeur, la maladresse, à la femme/enfant sont des choses que je cherche à exploiter dans ce travail. Les séances sont le plus souvent des échanges « donnant – donnant », je réalise des photographies pour le modèle, et si elle est intéressée pour collaborer sur un travail personnel c’est quelque chose qui est alors envisagé en cours de séance. Dans tous les cas c’est évidement le modèle qui décide de ce qu’elle accepte ou pas. [IMG]http://img6.hostingpics.net/pics/668567SebastienTixier_Histoires2__2_.jpg[/IMG] [B]14- Pourriez vous nous parler de votre série Hashima ? (motivations, réalisations, expression… ) [/B] J’ai commencé la photographie en m’intéressant aux textures et aux matières des murs des villes ; rapidement, j’ai été fasciné par les lieux abandonnés : non seulement pour la force graphique, mais aussi parce que je trouve à ces anciens lieux de vie quelque chose de très organique et d’humain. L’île d’Hashima au Japon sur laquelle je me suis rendu avec des amis photographes a cela d’unique qu’elle est vierge de toute dégradation humaine ; il n’y a que les intempéries et l’érosion qui l’ont façonnée telle qu’elle est aujourd’hui. Et puis le contexte est magnifique, cette île au milieu de l’océan. Ce travail synthétise pour moi mes recherches sur les lieux abandonnées : il s’agit d’une ville entière, avec ses lieux de vies, de travail, d’intimité. Comme je le disais plus haut, il s’agit pour moi d’un travail sur l’Humain et la déshumanisation, réfléchir sur les traces que nous laissons derrière nous, comment l’économie peut nous affecter. Cette série a été mon premier travail avec le Mamiya RZ 67 (sur du film diapo Fujichrome Velvia 100F). [B]15- Pourriez vous nous parler de votre série « Que reste il de nos rêves ? » ? (motivations, réalisations, expression… ) [/B] Il s’agit de mon tout premier travail photographique. C’est un questionnement sur la confrontation entre nos rêves d’enfants et la réalité adulte. J’ai voulu y faire figurer plusieurs personnages très différents, mais tous avec une pose similaire suggérant qu’ils se posent les mêmes questions. Le ballon et le parapluie sont autant choisis pour leur force graphique que pour leur symbolisme et l’imaginaire qu’ils produisent chez les gens. La mise en scène est absurde et – je l’espère – poétique, pour exprimer l’état saisi entre « espoir-malgré-tout » et amertume dans lequel ils se trouvent, tout en restant à mi chemin avec un trait d'humour. [IMG]http://img6.hostingpics.net/pics/526104SebastienTixier_Histoires3__2_.jpg[/IMG] [B]16- Pourriez vous nous parler de votre série Latences ? (motivations, réalisations, expression… ) [/B] Cette série est en cours de réalisation : il reste encore un gros travail de prises de vues et de choix dans la sélection ! Ce qui m’intéresse ce sont ces moments faits de « riens ». Un peu comme suspendu entre un avant et un après, mais dont on n’est pas plus sûr qu’il s’y soit passé quelque chose ! J’ai choisi des scènes à la fois rurales et urbaines, le plus souvent prises en photo le soir juste avant le couché du soleil. Une sorte de témoignage de nos environnements d’habitations et un essai sur la banalité. D’un point de vue photographique, c’est un peu l’opposé du paradigme de « l’instant décisif » ! [B]17- Pourriez vous nous parler de votre série Histoire de Vies Ordinaires ? (motivations, réalisations, expression… ) [/B] Ce travail "Histoires de Vies Ordinaires" regroupe plusieurs petites séries (ou « Histoires »), exprimant chacune une variation différente ; mais pris dans son ensemble, on peut dire qu'il s'agit de poser la question du bonheur et de nos désillusions. Selon les histoires, je m'attarde alors plus sur le temps, ou encore sur le côté routinier de certaines situations… Sur ces situations de vies ordinaires je cherche à traduire le ressenti et les émotions du sujet de façon visuelle, et à les matérialiser physiquement dans la scène elle-même. C’est une mise en scène dans laquelle se côtoient, à la fois le décor lui-même, et la symbolisation visuelle d’un état d’esprit. [IMG]http://img6.hostingpics.net/pics/686646SebastienTixier_Latences1__2_.jpg[/IMG] [B]18- Y a-t-il dans votre portfolio une photo que vous affectionnez particulièrement ? Si oui, pourquoi ?[/B] Toutes les photos ont une histoire, c’est très dur de choisir une photo qui me plaise plus que d’autres. Non je ne pourrais pas dire. Et ca change en permanence en fonction de mon état d’esprit ! [B]19- Quels sont les photographes que vous admirez ?[/B] En vrac, très connus ou moins connus, les travaux de Gregory Crewdson, Stephen Shore, Erwin Olaf, Nadav Kander, énormément. Eric Beaudelaire. Geert Goiris, Alec Soth ou encore Saudek. L’héritage de la photographie de Düsseldorf, Elger Esser, et plus récemment l’esthétisme de la photographie « du nord », je pense notamment à Riitta Päiväläinen. Des photographes de mode comme Bruno Dayan, David Bellemere, les jeunes photographes Lucie & Simon, beaucoup d’autres ! [B]20- Où puisez-vous votre inspiration ? [/B] Sans doute inconsciemment dans les travaux des photographes que j’aime ou de ceux dont les travaux m’interpellent et me font réfléchir. Mais les idées viennent toutes différemment : cela peut venir d'un détail graphique initial, autour de laquelle très lentement va se construit l’histoire. Je pense notamment aux étoiles façon carton-pâte sur l'une des photos. Pour d'autres il peut s'agir de photos construites à partir d’images qui peuvent venir à l’esprit quand on est sur le point de s'endormir : les photos avec les fils rouges par exemple. Ensuite, c'est un cheminement pour préciser l'image, et au final la photo est souvent très éloignée de la vision initiale ! [B]21- Quel est le “Souffle”, les émotions, le message, que vous souhaitez faire passer à travers vos créations ?[/B] Je pense que je veux surtout susciter chez le spectateur un questionnement sur l’Humain au sens large, quelqu’en soit le résultat. Je ne fais que fournir mes propres pistes d’interprétations, même si la routine ou les rêves sont des thèmes récurrents chez moi. [IMG]http://img6.hostingpics.net/pics/772525SebastienTixier_Latences2__2_.jpg[/IMG] [B]22- Quel regard portez vous sur la photographie aujourd’hui ?[/B] La plupart des photographes qui m’inspirent ou me touchent sont des photographes contemporains ou « émergents » : j’apprécie énormément la photographie actuelle, son fond, sa forme, et les différentes mutations que la photographie a pu connaître. Je trouve aussi intéressant les approches actuelles basées sur une vision plus plasticienne de la photographie et son mélange à d’autres média : c’est tout cela qui contribue à mon intérêt pour la photo ! [B]22- Une anecdote ?[/B] Je faisais des photos de nu en extérieur avec une modèle à 6h du matin, dans tout un ensemble d’allées de box de parking… On s’est mis devant le seul box où quelqu’un est venu chercher sa voiture … :) [B]23- Parcourez vous régulièrement un forum ou une communauté de passionné ?[/B] J’ai commencé la photo par le forum « café salé » et j’y suis encore régulièrement. Plus occasionnellement ça m’arrive aussi de parcourir d’autres forums. C’est très intéressant, et ça permet de confronter de nombreux avis différents. [B]24- Quels sont vos projets ? Comment imaginez-vous la suite de votre parcours ?[/B] Là je fais le bilan du Festival Européen de la Photo du Nu dont je reviens. Plein de rencontres très intéressantes. Je suis en contact avec quelques galeries pour la suite, notamment pour la série « Histoires de Vies Ordinaires », j’attends d’en savoir plus prochainement, et j’espère que cela débouchera sur plein de bonnes choses :) [IMG]http://img6.hostingpics.net/pics/781014SebastienTixier_Latences3.jpg[/IMG] [B]25- Auriez vous envie d’essayer un autre type de photo ? Si oui, lequel ?[/B] Je pense faire quelques essais en intégrant des références à la photo de mode. C’est un style auquel j’ai mis du temps à m’intéresser mais je trouve qu’il y a de nombreuses idées à exploiter… Une remarque ? Merci pour l’intérêt et l’interview ! Et bonne continuation à toute l’équipe ! [I]Merci Sébastien pour le soin et l'implication que tu as mis à faire cette interview. Une belle rencontre que j'espère prolonger longtemps ![/I] [B][COLOR=Navy][URL="http://www.sebtix.com/"]Je vous invite à découvrir la totalité de l'univers artistique de Sébastien Tixier ici ![/URL][/COLOR][/B] -- David Nicolas, Chroniqueur pour Virusphoto.com [...]
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9 7 490 08/06/2009 07h48 par befamao Aller au dernier message
 
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Sony World Photography Awards 2009

Fort de son succès avec de 60 000 photos soumises lors de cette seconde édition du Sony World Photography Awards (SWPA). Ce rendez vous est à présent devenu incontournable et sa présence à Cannes fait sans doute aussi son effet. Les Sony World Photography Awards se sont déroulés du 14 au 19 avril 2009 avec un programme assez chargé et intéressant, avec des photographes de renoms et des expositions à la rotonde du Palais des Festival de Cannes mais aussi dans les galeries dispersées dans la ville, comme l'espace Miramar où j'ai pu rencontrer [URL="http://www.virusphoto.com/www.cedricdelsaux.com/"]Cédric Delsaux[/URL]. Des cubes présentent également des œuvres aux promeneurs sur la Croisette. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=52566"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/18649f2afbd2325c.jpg[/IMG][/URL] [I]© virusphoto - Cédric Delsaux à l'Espace Miramar de Cannes[/I] Au pied des marches du Palais des Festivals, se dressait un chapiteau de la marque, avec des animations mais aussi la possibilité de tester le matériel sur place. Une excellente initiative qui m'a permis de tripoter le tout dernier bridge Sony. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=52568"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/18649f2b16fa0d16.jpg[/IMG][/URL] [I]© virusphoto - Palais des Festivals de Cannes [/I]Revenons au SWPA, qui offre après sélection du jury, différent prix dans différentes catégories dont l’Iris d’Or obtenu cette année par le photographe David Zimmerman. La remise des prix s’est déroulée le 19 avril 2009, au Palais des festivals de Cannes. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=52569"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/18649f2b1b76493d.jpg[/IMG][/URL] [I]© virusphoto - David Zimmerman remporte l'Iris d'Or.[/I] [U][B]LE PALMARES : [/B][/U] [B][COLOR=RoyalBlue][U]Du côté des professionnels[/U][/COLOR] Catégorie Photojournalisme et documentaire - Questions contemporaines : / Giuilio Di Sturco, Italie. [/B][I][URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=52521"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/18649f1fc907a97d.jpg[/IMG][/URL] © Giuilio Di Sturco, courtesy of Sony World Photography Awards 2009 [/I][B]Catégorie [/B][B]Photojournalisme et documentaire – Actualités : / Wojciech Grzedzinksi, Pologne. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=52522"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/18649f1fcd42b0d0.jpg[/IMG][/URL] [/B][I]© Wojciech Grzedzinksi, courtesy of Sony World Photography Awards 2009 [/I][B]Catégorie [/B][B]Photojournalisme et documentaire – Sport : / Julian Abram Wainwright, Canada. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=52523"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/18649f1fd197a341.jpg[/IMG][/URL] [/B][I]© Julian Abram Wainwright, courtesy of Sony World Photography Awards 2009[/I][B] Catégorie [/B][B]Photojournalisme et documentaire – Arts et loisirs : / Amit Madheshiya, Inde[/B] [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=52524"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/18649f1fd6175190.jpg[/IMG][/URL] [I]© Amit Madheshiya, courtesy of Sony World Photography Awards 2009[/I] [B]Catégorie Photographie commerciale[/B][B] – Publicité : / Dustin Humphrey, Etats-Unis [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=52525"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/18649f1fd8e1ac50.jpg[/IMG][/URL] [/B][I]© Dustin Humphrey, courtesy of Sony World Photography Awards 2009 [/I][B]Catégorie Photographie commerciale[/B][B] – Mode : / Piotr Fajfer, Pologne [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=52526"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/18649f1fde1a70b9.jpg[/IMG][/URL] [/B][I]© Piotr Fajfer, courtesy of Sony World Photography Awards 2009 [/I][B]Catégorie Photographie commerciale[/B][B] – Musique : / Amiran White, Royaume-Uni [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=52527"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/18649f1fe1480917.jpg[/IMG][/URL] [/B][I]© Amiran White, courtesy of Sony World Photography Awards 2009 [/I][B]Catégorie Photographie d’art – Architecture :[/B][B] / Michael van den Bogaard, Allemagne. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=52528"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/18649f1fe4d0a736.jpg[/IMG][/URL] [/B][I]© Michael van den Bogaard, courtesy of Sony World Photography Awards 2009 [/I][B]Catégorie Photographie d’art – Conceptuel et construit :[/B][B] / Tamany Baker, Royaume-Uni. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=52529"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/18649f1fe9786979.jpg[/IMG][/URL] [/B][I]© Tamany Baker, courtesy of Sony World Photography Awards 2009[/I][B] Catégorie Photographie d’art – Paysages :[/B][B] / David Zimmerman, États-Unis.[/B] [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=52530"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/18649f1fedd0986c.jpg[/IMG][/URL] [I]© David Zimmerman, courtesy of Sony World Photography Awards 2009[/I] [B]Catégorie Photographie d’art – Histoire Naturelle :[/B][B] / Lisa Maree Williams, Australie. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=52531"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/18649f1ff11ef043.jpg[/IMG][/URL] [/B][I]© Lisa Maree Williams, courtesy of Sony World Photography Awards 2009[/I][B] Catégorie Photographie d’art – Portrait :[/B][B] / Roderick Henderson, Pays-Bas.[/B] [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=52532"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/18649f1ff4834218.jpg[/IMG][/URL] [I]© Roderick Henderson, courtesy of Sony World Photography Awards 2009[/I] [B][COLOR=RoyalBlue][U]Du côté des amateurs[/U][/COLOR] Catégorie Architecture : / David Watts, Royaume-Uni. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=52533"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/18649f1ff84220b7.jpg[/IMG][/URL] [/B][I]© David Watts, courtesy of Sony World Photography Awards 2009[/I][B] Catégorie [/B][B]Conceptuel et construction : / Vladimir Melnik, Russie [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=52534"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/18649f1ffc72d64a.jpg[/IMG][/URL] [/B][I]© Vladimir Melnik, courtesy of Sony World Photography Awards 2009[/I][B] Catégorie Mode[/B][B] : / Christo Stankulov, France. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=52535"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/18649f2000027603.jpg[/IMG][/URL] [/B][I]© Christo Stankulov, courtesy of Sony World Photography Awards 2009[/I][B] Catégorie Paysage[/B][B] : / Guiseppe Paisi, Italie [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=52538"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/18649f2002d01978.jpg[/IMG][/URL] [/B][I]© Guiseppe Paisi, courtesy of Sony World Photography Awards 2009[/I][B] Catégorie Musique[/B][B] : / Kushal Gangopadhyay, Inde[/B] [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=52539"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/18649f200684d7a6.jpg[/IMG][/URL] [I]© Kushal Gangopadhyay, courtesy of Sony World Photography Awards 2009[/I] [B]Catégorie Nature[/B][B] : / Vincent Foong, Singapour [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=52540"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/18649f200a1c6b4d.jpg[/IMG][/URL] [/B][I]© Vincent Foong, courtesy of Sony World Photography Awards 2009[/I][B] Catégorie Portrait[/B][B] : / Claire Martin, Australie [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=52542"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/18649f200dd7341d.jpg[/IMG][/URL] [/B][I]© Claire Martin, courtesy of Sony World Photography Awards 2009[/I][B] Catégorie Sport : / Lorenz Holder, Allemagne [/B][B] [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=52543"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/18649f2011e09017.jpg[/IMG][/URL] [/B][I]© Lorenz Holder, courtesy of Sony World Photography Awards 2009[/I][B][COLOR=RoyalBlue][U] Les autres prix : [/U][COLOR=Black]Campaign Award : / Sarah Ahmad, Pakistan. L’iris d’Or : / David Zimmerman Student Award : / eal Kartik et Pranab Kumar Aich, d’Inde Prince’s Rainforest Project : / Daniel Beltrá, Espagne Lifetime Achievement Award : / Marc Riboud [/COLOR][/COLOR][/B][COLOR=RoyalBlue][COLOR=Black]A l'année prochaine ![/COLOR][/COLOR][B][COLOR=RoyalBlue][COLOR=Black] [URL="http://www.worldphotographyawards.org/"]www.worldphotographyawards.org/[/URL] - [/COLOR][/COLOR][/B] [...]
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2 6 027 26/04/2009 15h11 par Frédéric Aller au dernier message
 
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Interview Alain Delorme

[B][B]Alain Delorme[/B] est un jeune photographe français qui interpelle avec des images édulcorées et caricaturales. Le plus connu de son travail est sans doute ses [B]"[I]L[/I][/B][I]ittle Dolls[/I][/B][B][B]" aux visages vieillis et maquillés, effrayantes et effrayées, qui lui ont permis de remporter haut la main le Prix Arcimboldo en 2007. Un prix bien mérité pour un artiste très prometteur ![/B] [/B] [IMG]http://img5.hostingpics.net/pics/855628Angele_Tara.jpg[/IMG] [B]1- Comment et pourquoi avez-vous commencé à photographier ?[/B] J’ai commencé à faire des photos il y a une dizaine d’années… Au lycée, je faisais du skateboard et il se trouve que j’avais un ami qui en faisait très bien. J’ai voulu faire des photos de ses sauts comme on en voyait dans les magazines spécialisés. Il me fallait un appareil équipé d’un moteur pour pouvoir faire des séquences. Je me suis acheté un milnolta 7xi qui prenait trois images à la seconde. Et c’est comme ça que j’ai eu mon premier reflex. Dans le même temps, en cours de 1ère, j’ai découvert lors d’un TP de physique/chimie le principe de l’agrandisseur et du développement de films argentiques. Comme il y avait tout le matériel à disposition, avec un ami nous avons monté le club photo du lycée. [B]2- Comment avez-vous acquis les compétences que vous avez aujourd’hui ?[/B] J’ai fait des études photo : je suis diplômé des Gobelins et d’une maîtrise en photographie à l’université Paris VIII. Et bien sûr je me tiens informé régulièrement des avancées technologiques. [B]3- Si vous deviez définir votre style…quel serait-il ? [/B] Je pense qu’il serait chirurgical. (rires). On a dit de moi un jour que j’étais un chirurgien du pixel. [IMG]http://img5.hostingpics.net/pics/24776Evencia_Cassandre.jpg[/IMG] [B]4- Si vous deviez citer UNE référence en photographie ?[/B] Il y en a tellement, disons que là tout de suite, je vous dirais que j’aime bien le travail de Peter Beard. Ses carnets sont tout simplement magnifiques. [B]5- Avec quel matériel travaillez-vous ? Qu’est-ce qui a motivé votre choix ?[/B] Aujourd’hui ma production est à 95% numérique et à 5% argentique (Polaroid). J’ai un 5d MarkII. C’est un choix économique mais aussi pratique. Cela m’a particulièrement servi pour ma série « Little Dolls », où je montrais à chaque fois les images à mon petit modèle. C’était une manière pour moi de donner un côté ludique à la séance et du coup de capter l’attention de l’enfant, pour qu’il reste assis une petite demi-heure devant le gâteau. A cet âge-là, c’est loin d’être évident, surtout s’il y a des frères et sœurs hors champ ! Pour la série des « Little Dolls » j’ai utilisé un 50mm. [B]6- Et votre studio ? Comment se présente-t-il ?[/B] Je n’ai pas de studio dédié… Je travaille le plus souvent chez moi, dans mon bureau de 18m2. Je suis équipé de 3 Compact 600 Profoto. [B]7- Quel est le message, les émotions que vous voulez faire passer à travers vos photos ?[/B] Voir question 10. [IMG]http://img5.hostingpics.net/pics/285743thunderheads01.jpg[/IMG] [B]8- Pouvez-vous nous expliquer quelles sont vos méthodes de travail ?[/B] C’est surtout du système D pour la prise de vue et beaucoup de post production : on n’a pas besoin d’avoir le meilleur matériel du monde pour produire des images « fortes ». Mes premières photos de « Little Dolls » ont été réalisées avec un D70 et à la lumière naturelle. Pour la série des personnages sur fond noir, que j’ai réalisé pour un magazine, j’ai eu besoin d’un fond noir, d’une source lumineuse, de pas mal de prises de vues et surtout du temps pour la réalisation. [B]9- Comment se déroulait la séance ? Quels étaient vos rapports avec les enfants ?[/B] La séance photo se déroulait chez les parents de l’enfant, je montais un studio improvisé avec les objets disponibles sur place. Le fond était généralement un drap de lit posé sur une table à repasser, ou un étendoir à linge. Au début de la série, je ne travaillais qu’avec de la lumière du jour, j’installais le studio face à une fenêtre. Mais dans un souci de confort, et pour ne plus être dépendant du temps, la suite de la série s’est faite avec un flash de studio équipé d’un parapluie. Concernant le gâteau, je l’achetais dans la boulangerie la plus proche du domicile des parents. Le « casting » s’est fait très simplement, par le bouche à oreille. Je ne recherchais pas un physique particulier pour mes petites filles, la seule contrainte était l’âge : elles devaient avoir entre 3 et 6 ans. Humainement c’était très intéressant, je rentrais dans l’intimité de la famille. Le fait de venir avec un gâteau et d’installer un mini-studio dans le salon chamboulait les habitudes des parents et des enfants, c’était toujours festif (un peu comme si on allait fêter l’anniversaire de quelqu’un). [B]10- Pourquoi ces photos ? Qu’est-ce qui vous les a inspirées ? Et que signifient-elles ?[/B] Pour ma série Little Dolls, j’ai été influencé par des artistes qui travaillent sur ce thème du corps mutant, comme Inez van lamsweerde, Keith Cottingham ou Aziz et Cucher. Le corps est pour moi un véritable champ d’investigation pour l’art contemporain, car tout en étant le lieu privilégié de l’affirmation de la personne, il est littéralement sculpté par les conventions sociales, par une certaine exigence de beauté. Cette série se veut être un constat critique de l’utilisation des enfants, elle questionne aussi la place de l’enfant dans notre société. S’il est symbole de l’innocence et le centre de la cellule familiale, l’enfant est aussi une cible privilégiée des publicitaires. Il n’a jamais été autant protégé et paradoxalement mis en avant en tant qu’objet commercial. De nos jours, les petites filles veulent ressembler à leurs idoles: Lorie, Priscilla, Britney Spears… Le «phénomène Lolita» ne cesse de grandir, il est véritablement ancré dans notre société. Ces enfants-femmes sont visibles partout : à la télévision, dans les magazines, dans les films… La série « Little Dolls » s’inscrit dans une réflexion autour de ce phénomène. [IMG]http://img5.hostingpics.net/pics/436076Hanna_Morgane.jpg[/IMG] [B]11- On peut également remarquer que les retouches et les “créations assistées par ordinateur” occupent une grande place dans vos images. Pouvez-vous nous parler de ce second aspect de la photographie ?[/B] Totalement. De retour chez moi, j’ai utilisé un logiciel de traitement d’image pour construire mes petits êtres hybrides. J’avais donc au départ un fichier brut que je retravaillais au niveau de la colorimétrie (teinte du fond, couleur du gâteau, etc.) avec le plus souvent la correction sélective, le remplacement de couleur et la teinte/saturation dans Photoshop. Ensuite, je m’occupais du visage de l’enfant. Pour la prise du vue, les petites filles n’étaient pas spécialement apprêtées, le maquillage étant totalement recréé lors de la post-production de l’image. J’utilisais notamment un masque de Barbie que j’apposais sur le visage de l’enfant, donnant l’impression que les enfants sont maquillés à l’image finale. J’ai pris des photos du visage de plusieurs Barbie (brune, blonde, noire…). Je remodelais ensuite à ma convenance le visage de l’enfant pour que le masque de Barbie que j’allais apposer par la suite sur l’ordinateur (calque de fusion) puisse facilement se confondre dans l’image. Enfin je remplaçais éventuellement les yeux ou la bouche. Sur certaines images, je n’ai pas simplement modelé le visage de l’enfant, j’ai aussi fait des superpositions d’images : remplacement de gâteau, changement des cheveux, de la bouche, des yeux et ajout ou suppression d’une présence humaine. [B]12- Justement, peut-on encore parler de photographie ?[/B] Bien sûr ! Je travaille uniquement à partir de photos. Mais j’aime créer cet écart minimal qui fait que l’on ne sait plus très bien si l’on est encore dans la réalité ou pas. Avec les « Little Dolls », certaines personnes ne perçoivent pas forcément que les enfants ont été retouchées, en première lecture, ils trouvent les images jolies, ce n’est que devant l’accumulation qu’il commence à sentir un malaise. [IMG]http://img5.hostingpics.net/pics/335075thunderheads02.jpg[/IMG] [B]13- Quel regard portez-vous sur la photographie aujourd’hui ?[/B] Le numérique et les logiciels de traitement d’image permettent des choses qui, à l'époque de l'argentique étaient très compliquées. Aujourd'hui il est possible de proposer des nouvelles visions grâce à des manipulations plus discrètes. Nous sommes à l'ère du « tout numérique ». La photographie a changé de cap. Elle est plus libre, plus créative. Elle est maintenant capable de représenter non seulement ce qui est « réel », mais aussi ce qui est « possible ». [B]14- Vivez-vous de cette passion !? Si oui, comment en êtes vous arrivé là et d’où provient votre « salaire », si non, pourquoi ?[/B] C’est une passion qui s’est transformée en métier et pour le moment j’arrive à joindre les deux bouts. Depuis l’obtention du PRIX ARCIMBOLDO pour ma série « Little Dolls » en 2007, je suis représenté par la galerie Magda Danysz. Je suis également photographe free-lance et je travaille ponctuellement pour la presse. [B]15- Quelle est la photo que vous préférez dans votre portfolio ? Pourquoi ?[/B] Il y en a beaucoup. Disons que j’aime particulièrement la photo d’un Sphinx que j’ai faite très récemment. J’ai mis deux heures à la faire, le chat avait 4 mois et il sautait partout, incontrôlable. J’ai eu la chance de saisir cet instant. On pourrait penser qu’il a été retouché car il ressemble à un Gremlins alors qu’il est juste en train de miauler. Pour le reste, j’ai utilisé un velours noir et n’ai fait qu’effacer son corps. [IMG]http://img5.hostingpics.net/pics/7365Sphynx.jpg[/IMG] [B]16- Auriez-vous une petite anecdote à nous raconter ?[/B] Oui, on m’a souvent demandé si j’avais fait cette série aux Etats-Unis. Et bien non, tous les enfants sont français et ont été pris en photo sur paris et région parisienne. [B]17- Quels sont vos projets ? Comment imaginez-vous la suite de votre parcours ?[/B] Continuer à me faire plaisir en créant des images. J’aimerais notamment travailler davantage pour la presse en tant que portraitiste. Je réfléchis en parallèle à ma prochaine série, où il sera toujours question de l’humain mais orienté différemment. Les thèmes qui se rapportent à la société de consommation font toujours partie de mes préoccupations. [B]18- Auriez-vous envie d’essayer un autre type de photo ? Si oui, lequel ?[/B] J’aimerais bien me mettre à la photo sous-marine. [IMG]http://img5.hostingpics.net/pics/629395Sophie_Sarah.jpg[/IMG] [B]20- Une remarque ?[/B] Je tiens à remercier tous les parents qui ont bien voulu faire poser leurs enfants et m’ouvrir les portes de leur domicile, sans eux la série n’aurait pas vu le jour. Merci d’avoir pensé à moi pour cet interview et de faire découvrir mon travail aux internautes de virusphoto. [I]Cette interview fut un plaisir Alain, et j'espère pouvoir m'émerveiller encore longtemps devant ton travail ;) A une prochaine j'espère ! :D[/I] [COLOR=DarkSlateBlue][B]Tout l'univers artistique d'Alain Delorme sur [URL="http://www.alaindelorme.com/"]ALAIN DELORME PHOTOGRAPHE[/URL] [URL="http://www.alaindelorme.fr/"] ALAINDELORME.FR [/URL]et [URL="http://www.polaroad.net/"]POLAROAD.NET[/URL] -- [URL="http://www.davidou.com/"]David Nicolas[/URL], chroniqueur pour virusphoto.com -- [/B][/COLOR] [...]
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23 14 881 07/08/2010 15h33 par SergeP Aller au dernier message
 

Dossier : Le web reportage

Nouveau phénomène ou avenir du métier de journaliste ? Le web-reportage balance entre photo et vidéo et nous envoi au visage une vision parfois artistique mais toujours dramatique des situations dans le monde. L'arrivée sur le marché des appareils photo capable de filmer va dans tous les cas ouvrir une brèche qui s'annonce enrichissante sans pour autant tomber dans le journalisme citoyen. Quoi que puisse en dire la presse "ordinaire", ce nouveau flux d'information qui arrive sur le web nous fera découvrir de nouveaux horizons journalistiques, moins censurés et donc plus libre d'expression. Moins formaté, les sujets traités font partis d'un concepts plus riche grâce à un complément d’info, des cartes, un menu moins traditionnel et dans certains cas, la possibilité de suivre son propre chemin à travers le reportage, comme si vous étiez vous, le reporter. Les internautes peuvent réagir et sont conviés à critiquer, commenter et parfois menés à rentrer en contact avec les créateurs du sujet. Dans ce domaine, Geo a été un des premiers à diffuser ce nouveau type de reportage avec premier documentaire sur le Kidnapping à Mexico. Avec son site dédié, [B][URL="http://reportage-video.geo.fr/"]Reportage vidéo web*: le WebReportage GEO[/URL][/B] Geo démontre que le web permet tout comme les magazines imprimés, la radio ou la TV d'être sur le terrain et de partager l'information, différemment et finalement plus ouvert à tous puisque consommable à volonté. Une véritable indépendance, ce que les médias ordinaire n'offrent pas. Mais regarde ton un reportage sur le web comme nous puvons le regarder sur notre télévision ? Le chose est moins évidente. Alors que le web oblige à être plus direct et moins dense que sur papier ou à l'écran, est ce que ce nouveau type de reportage va finalement arrivé à capter l'attention du début à la fin ? A vous de nous le dire en visitant ces liens vers des documentaires d'un nouveau genre. [B]Geo Reporter, un des pionners du web reportage avec un site dédié lancé en 2007. A voir sur [URL="http://reportage-video.geo.fr/"]Reportage vidéo web*: le WebReportage GEO[/URL] et [URL="http://www.tv5.org/TV5Site/webtv/serie-72-GEO_Webreportage.htm"]http://www.tv5.org/TV5Site/webtv[/URL][/B] [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=51643"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/18649e36556ca954.gif[/IMG][/URL] [B]Voyage au bout du charbon, visuel interactif sur les ouvriers Chinois travaillant dans les mines de [URL="http://oeilpublic.com"]Samuel Bollendorff[/URL], Abel Ségrétin et Grégoire Basdevant. A visualiser sur [/B][B][URL="http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/visuel/2008/11/17/voyage-au-bout-du-charbon_1118477_3216.html"]Le monde.fr [/URL][/B] [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=51644"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/18649e366c6f3c7e.gif[/IMG][/URL] [B]Thanatorama, une aventure dont vous êtes le héro mort vous plonge dans les arcanes du monde funéraire. Morbide à souhait ... A voir sur [URL="http://www.thanatorama.com/"]Thanatorama / une aventure dont vous tes le hros mort[/URL][/B] [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=51645"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/18649e367d1573dd.gif[/IMG][/URL] [LIST] [*][B]Une longue liste sur le site d'un de nos membres :[URL="http://www.sandrodicarlodarsa.com/blog/archives/2032"] http://www.sandrodicarlodarsa.com[/URL][/B] [*][B]Et une dernière découverte : [URL="http://www.virusphoto.com/101739-web-reportage-le-corps-incarcere.html"]Le corps incarcéré[/URL][/B][/LIST] @@@ [...]
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4 5 449 16/04/2009 18h27 par tytoon 29 Aller au dernier message
 
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Interview Hans Strand

[B][COLOR=SlateGray]Des photos fantastiques.... majestueuses....grandioses ! Découvrez la beauté du monde et sa grandeur par l'oeil d'Hans Strand, un photographe d'exception qui sillonne la terre pour nous offrir une parcelle de rêve à travers des images hors du commun. A voir (et lire).[/COLOR][/B] [IMG]http://img4.hostingpics.net/pics/799812Maelifell__2_.jpg[/IMG] [B]Comment et pourquoi avez-vous commencé à photographier ?[/B] J'ai acheté mon premier appareil photo au cours d'un voyage scolaire à l'Université de Stanford en Californie en 1981. J'avais 25 ans à l'époque. Je me suis intéressé à la photographie bien avant mais comme je n'avais pas d'appareil je ne pouvais pas prendre de photos. J'ai pris ma première photographie dans le parc national de Yosemite. [B]2- Pouvez vous nous raconter vos débuts ? Comment avez-vous appris ?[/B] J'ai appris peu à peu à la lecture de livres et de magazines, et par mes propres erreurs. Mon progression s'est faite à petits pas. Jusqu'au jour où vous découvrez quelque chose de nouveau qui vous influence sur votre façon de travailler. [B]Quel matériel utilisez vous ? Qu’est-ce qui a motivé votre choix ?[/B] J'ai commencé avec un 35mm et après quelques années, j'ai acheté un moyen format Hasselblad avec un capteur de 39 mégapixels. J'ai toujours été soucieux de la qualité technique. Depuis que je travaille avec des paysages, il est très important d'avoir des images avec une grande variété tonale. [B]Si vous deviez définir votre style, quel serait-il [/B] Je tente de surprendre le spectateur avec de nouvelles façons de voir les choses. En voyant la grandeur des petites choses plutôt que de petits paysages. J'aime aussi photographier par temps couvert. Ceci apporte une gravité aux images. Mes voyages en Islande ont été pour moi des expériences nouvelles me provocant beaucoup d'excitation. Les compositions sont faites en une fraction de seconde, mais sont néanmoins fait avec 100% de concentration et de détermination. Je tourne en rond jusqu'à ce que je j'obtienne exactement ce que je veux. Mes images prises au niveau du sol sont faits avec des premiers plans soigneusement choisi par rapport à la lumière. [IMG]http://img4.hostingpics.net/pics/331831La_Digue__2_.jpg[/IMG] [B]Quelles ont été les événements “clé” de votre apprentissage ?"[/B] Pour moi, il a été clair dès le premier jour et après avoir acheté mon premier appareil photo que je ferai du paysage, mais il a fallu attendre 25 ans avant que cela ne se fasse. [B]Quel conseil donneriez vous à un débutant désireux de devenir un jour aussi bon que vous ?[/B] Lire et étudier des livres et des magazines, des critiques d'images et essayer de comprendre. Puis, appliquer votre apprentissage sur votre propre photographie. Pour devenir vraiment bon il faut beaucoup pratiquer, être tenace et patient. L'équipement vient en seconde priorité. Il est plus important de passez beaucoup de temps sur le terrain que de dépenser tout votre argent dans un matériel coûteux. Pour les paysages, vous avez seulement besoin de trois optiques. Un ultra-grand angle, un standard et un petit téléobjectif. [IMG]http://img4.hostingpics.net/pics/226634Wetland__2_.jpg[/IMG] [B]Si vous deviez citer UNE référence en matière de photographie, quelle serait-elle ?[/B] Si vous voulez dire un formidable photographe, ce serait Henri Cartier-Bresson. [B]Quelles sont vos méthodes de travail ?[/B] Cela dépend de ce que je vais faire. Pour mes prises de vue en Islande, c'est beaucoup de tentatives et d'erreurs. Je cherche un nouveau réglage et soit c'est fantastique soit ça ne l'est pas. C'est aussi simple que cela. Je suis cette méthode pour la plupart de mes photographies. Je lis des cartes et des livres de photographie, s'il s'agit d'un domaine complètement nouveau, je me dis 'allons visiter'. Je note des lieux d'intérêt. Cependant, je ne prend jamais les mêmes images que j'ai vu dans les livres. C'est complètement dans l'air du temps, malheureusement, il ya beaucoup de copies. [IMG]http://img4.hostingpics.net/pics/182343Kapur_trees__2_.jpg[/IMG] [B]Préparez vous vos photos ? Est-ce qu’un paysage est soigneusement repéré et étudié avant d’être photographié, ou déclenchez-vous au détour d’un chemin lorsque la nature qui s’étend devant vous vous inspire ? En somme, vos paysages sont ils des instantanés ou des photos recherchées ?[/B] C'est tout à la fois. Parfois, vous prévoyez quelque chose de bien et les photos viennent à la suite de cette planification et, parfois, que vous prévoyez quelque chose qui ne fonctionne pas comme prévu. Quelques photos sont les résultats de la chance, et certaines de mes compétences. Je cherche à "creuser où je suis". Ce n'est pas nécessairement meilleure en amont de la colline ou plus profondément dans la forêt. [B]Une fois la photo réalisée, y a t il un gros travail de retouche ? Quel logiciel utilisez vous ?[/B] J'utilise essentiellement Adobe Photoshop CS3© [B]La photo terminée, qu'en faites-vous ? Publication dans les magasines ? Journaux ?[/B] Je publie mes images dans des magazines et des calendriers. Je suis également attaché à certaines agences de photos où mes images sont utilisées dans toutes sortes d'applications commercial. [B]A votre avis, qu'est-ce qui vous a permis de percer et d'en arriver là où vous en êtes aujourd'hui ?[/B] Je suis une personne très obstinée, je crois en ce que je fais. Je suis plus passionnée par mon travail que de faire ce que paie le mieux. A présent, je passe beaucoup moins de temps à prendre des photos depuis que je suis père. [IMG]http://img4.hostingpics.net/pics/794683Lightning_Monument_Valley__2_.jpg[/IMG] [B]Y a-t-il dans votre portfolio une photo que vous affectionnez particulièrement ? Si oui, pourquoi ?[/B] Je suis très attaché à mes photos d'Islande et mon intimité avec ses paysages. Et ce, parce qu'elles sont très personnelles. [B]Vous avez réalisé tout un travail pour le constructeur Hasselblad. Pouvez vous nous raconter cette aventure?[/B] J'ai gagné le concours Master Hasselblad Award, suite à cela, ils m'ont prêté un appareil pour leur projet de book. J'ai fait deux voyages en Islande pour prendre des clichés. Depuis, je n'ai plus travaillé pour Hasselblad. [B]Quels sont les photographes que vous admirez ?[/B] Comme je l'ai dit : Henri Cartier-Bresson. Mais aussi James Nachtwey pour la photographie documentaire et Jan Tove, Jan-Peter Lahall, Charles Cramer, Chris Bell et Robert Glenn Ketchum pour la photographie de paysages. [B]Quel est le message que vous soutenez et que vous aimeriez transmettre au monde ?[/B] C'est une grande tâche pour moi, mais je dirais que de ralentir et de vivre votre vie à chaque moment. [IMG]http://img4.hostingpics.net/pics/24320River_Delta__2_.jpg[/IMG] [B]Quel regard portez vous sur la photographie aujourd’hui ?[/B] Certains sont en bonne et d'autres en mauvaise direction. La bonne est que la photographie est de plus en plus populaires. La mauvaise, c'est le travail par lot fait sur ordinateur le "trop" de retouches faites sur les images. Trop de couleurs, de saturations enlèvent le réalité. [B]Et sur la nature et le monde qui nous entoure*?[/B] La nature sauvage est en diminution. De moins en moins la nature est laissée à nos enfants. [B]Une anecdote ?[/B] Il y'a trop de choses à dire ... [B]Parcourez vous régulièrement un forum ou une communauté de passionné ?[/B] Non désolé, je ne suis que trop rarement sur internet. [IMG]http://img4.hostingpics.net/pics/598881Torres_del_Paine__2_.jpg[/IMG] [B]Quels sont vos projets ? Comment imaginez-vous la suite de votre parcours ?[/B] Je travaille sur deux livres, un ayant pour thème l'Arctique et l'autre sur l'Islande. Plusieurs expositions sont également en préparation. [B]Auriez vous envie d’essayer un autre type de photo ? Si oui, lequel ?[/B] Pas vraiment. Sinon j'aurais déjà essayé. [B]Une remarque ?[/B] Sacre-Coeur !!! Encore un petit peu de magie sur son portfolio : [URL="http://www.hansstrand.com"]Hans Strand Photography[/URL]. [URL="http://www.davidou.com"][COLOR=SlateGray][B]Par David Nicolas.[/B][/COLOR][/URL] [IMG]http://img4.hostingpics.net/pics/545988Abisko_River_Reflections__2_.jpg[/IMG] [URL="http://www.addtoany.com/share_save?linkname=virusphoto&linkurl=http%3A%2F%2Fwww.virusphoto.com"][IMG]http://www.virusphoto.com/bannieres/bookmark.gif[/IMG][/URL] -- [...]
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13 3 189 07/01/2010 19h13 par KYKLIY Aller au dernier message
 
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Profession : Photographe sous marin - Brian Skerry

La communauté photographique est incroyablement variée, faite de photographes qui shootent du ciel jusqu’à la mer et partout entre les deux. Ce mois-ci, on s’intéresse à Brian Skerry, un photographe sous-marin du National Geographic Magazine. Skerry a effectué pas moins de 10 000 plongées tout au long de sa carrière, visitant les sites de plongée du monde entier. Son incroyable talent pour capturer la vie marine ne l’a pas seulement conduit au National Geographic, mais son travail l’a également permis de se démarquer dans son domaine, avec des publications dans des magazines comme US News and World Report, Audubon, Sports Illustrated et bien d’autres. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=50272"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/18649c4eb26a8228.jpg[/IMG][/URL] [I]© Photo de Brian Skerry/National Geographic Magazine[/I] Brian Skerry a commencé la plongée en 1977 avec du matériel emprunté, ensuite il a obtenu son certificat en 1978 puis a acheté son premier appareil photo sous-marin un ou deux ans après. Il a adoré la possibilité de prendre des images sous l’eau et de montrer aux gens ce que j’ai vu là-bas. Attiré par l’exploration sous-marine et la partie créative de la photographie, il a aussi développer un sérieux intérêt pour l’écriture et le photojournalisme après avoir mis longtemps à savoir ce que c’était exactement et qu'il voulait faire de sa vie. Mais pour un gamin de 16 ans qui vient d’une petite ville du Massachusetts, l’idée de vivre de la photographie sous-marine semblait un rêve impossible. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=50273"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/18649c4ecce5d85c.jpg[/IMG][/URL] [I]© Photo de Brian Skerry/National Geographic Magazine [/I] Pour la majorité de mes missions, il passe 3 à 5 heures par jour dans l’eau à shooter. Tout dépend de l’endroit et des conditions, mais généralement il ne reste pas plus longtemps. Toutefois, la plupart de ses histoires ont également une composante terrestre donc il photogrpahie aussi sur terre. Très à l’aise quand il photographie la faune et la flore terrestre. Une de ses photos de couverture pour NGM par exemple, était une image d’un phoque sur la banquise. Pour photogrpahier les personnes, il prend un peu plus de temps pour un résultat qui donne des histoires beaucoup plus complètes. Son travail apparaît dans la majorité des magazines. Durant les 10 dernières années, il a été essentiellement pour le National Geographic, mais aussi pour des magazines comme People, Sports Illustrated, US News and World Report, Audubon, Men’s Journal, GEO, Playboy, American Photo, Outdoor Life, Maxim et Smithsonian. Il écrit aussi régulièrement pour le magazine de plongée Fathoms. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=50275"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/18649c4ee1239bd2.jpg[/IMG][/URL] [I]© Photo de Brian Skerry/National Geographic Magazine [/I]Son équipement pour la photo sous-marine est très spécialisé, dans le sens qu’il doit être résistant à l’eau et à la pression. Ce sont des appareils numériques de 35mm imbriqués dans des housses sous-marines spécialement conçues. Vous ne pouvez pas changer d’objectif sous l’eau, ce qui est un véritable inconvénient. Avant d’opter pour un numérique, il était limité à 36 images, vu qu'il ne ne pouvais pas changer de pellicule. Aujourd’hui, il peut shooter 400 photos ou plus en une seule plongée, ce qui lui donne beaucoup plus de possibilités de créer quelque chose d’exceptionnel. Dans certains environnements, comme les récifs de corail, il plonge parfois avec plusieurs systèmes de housses, chacun contenant un objectif différent pour une meilleure flexibilité avec les sujets. Mais en général, comme en eau profonde ou pour des sujets comme les baleines, ce n’est tout simplement pas envisageable. Une des plus grande différence dans la photographie sous-marine est que vous avez besoin d’être très proche de vos sujets. Avec la vie terrestre, les photographes peuvent souvent utiliser des téléobjectifs pour prendre en photo les animaux à distance. C’est impossible sous l’eau. On a besoin de se tenir à quelques mètres de nos sujets, ce qui signifie qu’il faut utiliser aussi bien des objectifs grand-angle que des systèmes macro. L’éclairage est également un vrai challenge. L’eau fait des ravages sur la lumière avec la réfraction, la réflexion, la dispersion et l’absorption des couleurs. La visibilité est aussi hautement variable. Les conditions sur un récif tropical sont très différentes de celles sur une zone tempérée ou sous les icebergs. Deux grands-angles stroboscopiques et quelques projecteurs pour faire ses photos sont très utiles. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=50276"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/18649c4ef577690d.jpg[/IMG][/URL] [I]© Photo de Brian Skerry/National Geographic Magazine [/I] Cela fait maintenant 10 ans qu'il travaille pour le National Geographic Magazine. Sa première mission provenait d’un de ses amis qui était un photographe expérimenté au magazine et qui avait reçu deux reportages à faire en même temps. Il a donc récupéré celui dont il ne voulait pas puis il a tenté sa chance avec la recommandation de son ami. Décidé à foncer, il s'est investi corps et âmes dans son travail, pour ne pouvoir donner que le meilleur. Après ça, NGM a décidé de le garder comme un de ses photographes réguliers. Ce travail lui a également permis de publier plusieurs ouvrages et de donner des conférences à travers le monde, ce qui ne lui laisse que très peu de temps à la relaxation, bien que le National Geographic Sea Lion lui permet parfois d'être au milieu de la mer en famille. Bryan Skerry pense que tout le monde peut faire une belle photo avec un minimum de chance, mais pour un travail, l’entraînement et la pratique ne peuvent pas être remplacés. Etre à l’aise sous l’eau est la clé, cela requiert plusieurs heures de plongée. Et pratiquer ce métier, faire des tas de photos et apprendre de ça, c’est important. Les photographes ont besoin d’apprendre les fondamentaux, et de faire l’expérience eux-mêmes. Essayer de développer son propre style ainsi qu’un sens critique de son travail est un effort à faire pour s’améliorer. Il faut étudier le travail des pros et essayer de comprendre comment les clichés sont construits, prendre des notes et tester son équipement dans des conditions bien définies (comme dans une piscine). Aujourd’hui, l’apprentissage peut être beaucoup plus rapide avec le numérique, mais cela ne remplace en aucun cas la maîtrise des bases et l’expérience. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=50277"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/18649c4f1f1521f7.jpg[/IMG][/URL] [I]© Brian Skerry/National Geographic Magazine[/I] [B]Retrouvez une galerie de ses photos sur [URL="http://ngm.nationalgeographic.com/2007/03/bahamian-sharks/skerry-photography"]Nationalgeographic.com[/URL] -- [/B]Traduction et adaptation d'après un article du magazine American Photo © [URL="http://feeds2.feedburner.com/Virusphoto-ReportagesEtInterviews"][IMG]http://www.virusphoto.com/bannieres/flux.gif[/IMG][/URL] [URL="http://www.addtoany.com/share_save?linkname=virusphoto&linkurl=http%3A%2F%2Fwww.virusphoto.com"][IMG]http://www.virusphoto.com/bannieres/bookmark.gif[/IMG][/URL] -- [...]
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3 9 964 07/06/2009 09h46 par phiiip Aller au dernier message
 
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Interview Morfi Jimenez Mercado

[B][COLOR=#00a0e0]Morfi Jimenez Mercado peint des chefs d'oeuvre avec ses objectifs. Tel un peintre avec sa plume, il transforme la beauté de la vie en merveille du monde. Humain, amoureux, passionné, et talentueux, c'est un photographe de renom, 1er prix du concours Hasselblad catégorie portrait, que je vous propose de découvrir dans cette interview.[/COLOR][/B] [IMG]http://img4.hostingpics.net/pics/569552MJM0308__2_1.jpg[/IMG] [B]Comment et pourquoi avez-vous commencé à photographier ? [/B] Lorsque j'étais jeune, j'avais pour habitude de dessiner et peindre, mais cela n'a jamais vraiment appelé mon attention en raison de mon manque de patience. De nombreuses années plus tard, après mes études en publicité, j'ai découvert la photographie et j'ai vraiment apprécié malgré quelques décevantes expériences en raison du grand nombre de personnes impliqués dans mes projects. A présent ma photographie est plus intime. [B]Pouvez vous nous raconter vos débuts ? Comment avez-vous appris ? [/B] Je suis autodidacte. Quand j'avais 19 ans j'ai terminé mes études de publicitaire et je n'étais pas très satisfait de cette expérience. Ainsi j'ai décidé d'apprendre la photographie par moi-même parce qu'il n'était pas possible pour moi de demander à mes parents de payer une période supplémentaire équivalente à trois années d'études. Puis j'ai commencé à lire et à étudier chaque photographie que je trouvais dans les magazines. Ma plus importante règle photographique : "photographier, une fois encore". [IMG]http://img4.hostingpics.net/pics/448792MJM0308__2_3.jpg[/IMG] [B]Quel matériel utilisez vous ? Qu’est-ce qui a motivé votre choix ? [/B] J'ai commencé avec un Canon EOS 100, pour son bas prix, avec lequel j'ai beaucoup pratiqué. Trois ans plus tard, je pouvais me payer un Canon EOS 1n, le haut de gamme en 2000. En 2002, un ami m'a montré son Hasselblad, et ce fût le coup de foudre, j'ai décidé d'en obtenir un dès que possible. À l'heure actuelle, je travail avec ce type d'appareil pour des projets importants et un Canon 5D pour mon travail commercial. En outre j' utilise un scanner Epson V750 professionnel, divers systèmes de flash à l'extérieur et d'éclairage en studio. [B]Comment gérez-vous votre lumière ? [/B] Il n'y a pas de secrets, j'attend le bon moment de la journée pour obtenir l'effet souhaité et créer l'ambiance que je veux avec de puissants flashes. Je dois avouer préférer les jours nuageux. [B]Si vous deviez définir votre style, quel sertait-il ? [/B] Il est très difficile de me définir, je pense que le bon mot est "expressionnisme". [B]Vous avez rencontré et photographié des visages de tous les horizons ! Que retenez vous de ces expériences exceptionnelles ? [/B] La simplicité de la vie, les attentes, la gentillesse et le comportement naturel des gens. J'ai remarqué qu'ils sont toujours disposés à partager en dépit de leur pauvreté même s'il n'y a rien en retour. [IMG]http://img4.hostingpics.net/pics/384338MJM0308__2_4.jpg[/IMG] [B]En général, comment êtes vous accueilli ? [/B]La plupart du temps je suis bien accueilli, parce que je suis respectueux avec eux et je montre mon intéressement à ce qu'ils font. [B]Quelles ont été les événements “clé” de votre apprentissage ? [/B] Je pense qu'il existe plusieurs facteurs importants tels que savoir parfaitement ce que vous voulez être. Dès le début, j'ai toujours aimé voyager, de marcher et de rencontrer des gens différents. Les personnes que vous rencontrez pendant que vous êtes un "apprentie". J'aime mentionner Francisco, mon ami photographe qui est une de mes meilleures influences, il a m'a fait découvrir l'Hasselblad et le bon sens pour moi-même quand je lis les critiques dans la presse afin de garder mon propre style. [B]Quel conseil donneriez vous a un débutant désireux de devenir un jour aussi bon que vous ? [/B] Essaie encore une fois ! [B]Si vous deviez citer UNE référence en matière de photographie, quelle serait-elle ? [/B] C'est impossible de choisir qu'une seule perosnne. J'ai envie de nommer Jean Loup Sieff, Richard Avedon, Jan Saudek , Martin Chambi et Caravaggio. [B]Quelles sont vos méthodes de travail ? [/B] Je n'ai pas de méthodes "spéciales". L'amour pour mon travail et l'improvisation. Je suis une idée générale, puis je m'adapte aux circonstances. La plupart du temps je trouve que la réalité est plus impressionnante ! [IMG]http://img4.hostingpics.net/pics/806400MJM0309__2_.jpg[/IMG] [B]Une fois la photo réalisée, y a t il un gros travail de retouche ? Quel logiciel utilisez vous ? [/B] L'essence de l'image est obtenu par le shoot à une heure de la journée à l'heure et des flashs. J'utilise toujours Photoshop. [B]Quels sont vos rapport avec les modèles ? Et comment se déroule le shoot ? [/B] Tout d'abord, j'essaie toujours de faire preuve de respect et obtenir leur permission. Pour obtenir ce que je veux, je me dois de les écouter et de m' impliquer dans leurs activités quotidiennes, en expliquant ce que je suis et essaie de faire. La plupart du temps je suis accompagné d'un traducteur, car ils parlent "Quechua" ou "Aymara", il est drôle et intelligent et très utile pour moi. Ilm'arrive aussi de leur proposer d'utiliser mon appareil photo pendant un certain temps afin qu'ils puissent prendre en photo sur leur famille. Au final mes prises de vue ne prennent pas plus de cinq ou dix minutes. [B]La photo terminé, qu'en faites vous ? Publication dans les magasines ? Journaux ? [/B]Quand je fais des photos, je ne pense pas à leur publication. Je préfère attendre jusqu'à ce que je puisse montrer un travail complet et définitif avec beaucoup de photos. [B]A votre avis, qu'est-ce qui vous a permis de percer et d'en arriver là où vous en êtes aujourd'hui ? [/B] Je sais ce que je veux, c'est ce qui me permet de me concentrer sur mon travail. [B]Y a-t-il dans votre portfolio une photo que vous affectionnez particulièrement ? Si oui, pourquoi ? [/B]Oui il ya des photos qui restent. L'une d'elles est "Magical Afternoon in Taray», c'est un petit enfant assis sur les marches au milieu de la ville principale avec sa nouvelle bicyclette. Les conditions ont été difficiles pendant la prise de vue en raison de du soleil face à moi. Mais grâce à ce contre jour, j'ai obtenu l'ambiance désirée. [IMG]http://img4.hostingpics.net/pics/527965MJM0707__2_.jpg[/IMG] [B]Vous avez réalisé tout un travail pour le constructeur Hasselblad. Pouvez vous nous raconter cette aventure ? [/B] Ce travail a été acomplie en deux phases : Au début, j'ai réalisé ce travail pour moi parce que j'ai toujours était attiré par les Andes. De ce fait, j'ai refusé toutes les aides commerciales et j'ai décidé de partir en voyage à Cusco et Puno et de marcher à pied pendant toute un mois. C'était en juillet 2007. Deux mois plus tard, quand j'ai pris connaissance du concours qu'organisait Hasselblad, j'ai décidé de leur montrer mes images. Et j'ai gagné. [B]Quels sont les photographes que vous admirez ? What are the photographers you admire?[/B] Jean Loup Sieff,Richard Avedon, Jan Saudek , Martin Chambi, Henri Cartier Bresson , Annie Leibowitz. [B]Ou puisez-vous votre inspiration ? [/B] En ce qui concerne la lumière, je trouve l'inspiration dans le style des peintres tels que Caravage et Rembrandt. Pour les portraits se sont les personnes et leur propre environnement qui me donne l'inspiration. [B]Selon vous, qu'est-ce qui prévaut ? Celui qui prend en photo ou celui qui se donne à voir ? [/B] Je crois, est de 50/50 parce que si vous en tant que photographe vous n'avez pas le pas le don de communiquer avec votre modèle, vous ne pourrez pas obtenir l'image que vous voulez. Et d'autre part, le modèle doit avoir des qualités spécifiques pour rendre le caractère dont vous avez besoin dans vos images. pour ma propre expérience, le facteur le plus important pour une grande image c'est le modèle. [IMG]http://img4.hostingpics.net/pics/91254MJM0707__2_6.jpg[/IMG] [B]Quel regard portez vous sur la photographie aujourd’hui ? [/B] Aujourd'hui, Il est plus facile pour tout le monde de prendre des photos et c'est une bonne chose. Les petits enfants peuvent prendre des photos avec un téléphone. la photographie est plus proche de tout le monde d'aujourd'hui et nous sommes plus critiques en raison de notre habitude à apprécier les d'images de photographes pro ou amateur. La photographie numérique est une belle invention car elle a rapproché cet art au monde. [B]Une anecdote ? [/B] Plus qu'une anecdote, une histoire qui est réliée à une de mes photos préférées. Je l'ai appelé "Good bye to mourning». Anapia est une archipel située sur la frontière entre la Bolivie et le Pérou. Je suis allé là bas pour la première fois il ya 5 ans, et le drôle de jeune homme qui nous avait guidé dans l'île, était le maire de l'île. Jose Flores. Il nous a fournie un logement et un bateau pour passer à travers l'archipel. C'est lors de notre cinquième et dernière journée sur l'île que fut célébrée la première année de la mort du père de José. Comme il est coutumier, le deuil dure une année, et nous avons donc été invité à la messe du requiem, puis à son domicile où il a présidé la réunion traditionnelle. Une marée noire, entouré de gens en face de nous sur petit autel avec la photo du défunt, en train de prier et de pleurer. L'image pouvait paraître choquante mais en tant que photographe, j'aurai pu photographier à ce moment-là, mais j'y ai pensé à deux fois et ne l'ai pas fait. Enfin, une fois la photo du défunt enlevée, chacunes des femmes dans leurs costumes noirs, se sont changées en couleurs et ont jeté leurs robes de deuil. Puis vient la fête, avec de la bière et de la nourriture partout. Je ne regrette d'avoir eu un peu de respect, je pouvais à présent tout photographier. Un peu de respect et de patience ça en vaut la peine. [IMG]http://img4.hostingpics.net/pics/803075MJM0308__2_5.jpg[/IMG] [B]Quels sont vos projets ? Comment imaginez-vous la suite de votre parcours ? [/B] Mon prochain projet est dans la forêt péruvienne, j'ai de grandes attentes sur ce sujet et ce nouveau voyage. En plus d'un tour du monde pour découvrir d'autres cultures, l'Afrique, l'Asie etc Ce n'est que le début et je sais où je vais. [B]Auriez vous envie d’essayer un autre type de photo ? Si oui, lequel ? [/B] J'adore les photos de nu, mais je laisse cette envie derrière moi pour l'instant. J'y reviendrai rapidement. [B]Une remarque ? [/B] Merci beaucoup pour l'intérêt que vous portez à mon travail!. [URL="http://www.morfijimenezmercado.com/intro/index.html"][B]Visitez le portfolio de l'artiste en cliquant ici.[/B][/URL] [IMG]http://img4.hostingpics.net/pics/823814MJM0308__2_.jpg[/IMG] [COLOR=DeepSkyBlue][B][URL="http://www.davidou.com/"]Interview de David Nicolas, chroniqueur pour VirusPhoto.com[/URL] [/B][/COLOR][COLOR=DeepSkyBlue][B][URL="http://feeds2.feedburner.com/Virusphoto-ReportagesEtInterviews"][IMG]http://www.virusphoto.com/bannieres/flux.gif[/IMG][/URL] [URL="http://www.addtoany.com/share_save?linkname=virusphoto&linkurl=http%3A%2F%2Fwww.virusphoto.com"][IMG]http://www.virusphoto.com/bannieres/bookmark.gif[/IMG][/URL] -- [/B][/COLOR] [...]
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11 4 827 22/04/2009 21h07 par Snapshot Aller au dernier message
 
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