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). Il y en a pour tous les goûts — plus ou moins sucrés — et de toutes les saveurs : vanille, café ou même rhum ! Et ce n'est pas les seules choses auxquelles nous avons eu droit puisque La Ferme du Châtaignier produit aussi des jus de fruits, du miel ... Un vrai régal et un très bon moment d'échange.




La nuit est déjà tombée et nous partons à Tournon sur Rhône où nous passerons la nuit, à l'Hôtel les Amandiers. Mais avant, nous allons dîner dans un bar à vins / restaurant "Carafes en folie". L'ambiance est très conviviale en plus des mets qui y sont délicieux ! Jugez plutôt




Samedi :


Tournon sur Rhône

Nous commençons notre journée sur le marché de Tournon sur Rhône où l'on trouve de tout : produits frais, champignons, fromage, miel, charcuterie et bien sûr de la châtaigne AOC Ardèche



A quelques pas de là, se trouve la boutique "Les Sens'Ciel" de Marie Josée Faure. Le lieu transpire la passion et l'échange, notamment à travers les livres qu'on peut y consulter à sa guise. Marie Josée nous a fait découvrir des vins de l'Ardèche et nous a rapidement présenté les "défauts" des vins à travers un atelier d'oenologie.



Arrive midi et nous allons à Privas, déjeuner dans un salon de curiosité dénommé "Ad Libitum". Le cadre est étonnant et inspirant au niveau photographique.



Pour le menu, nous restons toutefois dans du typique avec une soupe ardéchoise à la châtaigne.



L'après-midi, nos estomacs se traînent comme ils se peuvent jusqu'à Joyeuse, où*ont lieu les Castagnades c'est-à-dire la fête de la châtaigne. Et à Joyeuse les gens sont plutôt joyeux, la preuve :







Il faut dire qu'aux Castagnades on déguste aussi du vin de la région. Comme par exemple celui du Domaine Salel, qui nous aussi nous*a rendu joyeux !

La soirée se termine et nous partons à notre hôtel, Le Chêne Vert, dans le petit village de Rocher. On y mange très bien et j'ai même testé pour vous leur hammam et jacuzzi. Verdict : top !

Dimanche :

Nous retournons à Joyeuse pour visiter le musée de la Châtaigneraie. C'est une grande partie de l'histoire de l'Ardèche qui y est donc représentée. La collection d'outils dédiée à la culture de la châtaigne nous laisse penser qu'il doit être dur d'être une châtaigne parfois



Un peu avant midi, nous sommes allés visiter la Maison Charaix qui fabrique des macarons comme on en faisait au XVIème siècle, du temps de Catherine de Médicis. Aujourd'hui reprise par des passionnés, la tradition de la Maison Charaix se perpétue et ses macarons se retrouvent d'ailleurs dans certaines épiceries fines de la capitale.



A midi, nous sommes allés déjeuner à Vallon Pont d'Arc, un magnifique village. Hélas, le temps gris, voir pluvieux, ne permettait pas de faire grand chose niveau photo. Nous nous résignons donc à aller manger dans le restaurant "Coeur d'Ardèche", ce qui est toujours un plaisir, avouons-le


Verrines, chez "Coeur d'Ardèche"

Et pour finir, nous sommes bien évidemment passés par les incontournables Gorges de l'Ardèche.



Je remercie Cécile, notre guide, pour son accueil et pour nous avoir conduits tout un week-end en Ardèche pendant que nous dormions dans la voiture



Je vous invite à lire les blogs de Xavier et de Marie-Laure qui m'accompagnaient durant ce séjour.

Photos prises avec un Nikon D90 + 50mm f/1.8 ou avec iPhone.
Crédit photo : Gaëtan Bourdais — Tous droits réservés

Site de l'ADT Ardèche
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Week-end photo en Ardèche

L'agence de développement touristique de l'Ardèche a invité 3 blogueurs, dont moi, tout un week-end pour découvrir la région et participer aux festivités automnales autour de la châtaigne. C’est l’occasion donc de vous proposer ce reportage «photo-touristique» et vous parler des lieux intéressants à visiter en Ardèche.

Vendredi :

Nous arrivons depuis Paris à la gare TGV de Valence et c'est Cécile de l'Agence de Développement Touristique de l'Ardèche qui nous accueille.

En route pour nos premières rencontres ! Nous empruntons les routes d'Ardèche tout de même assez sinueuses pour aller visiter la châtaigneraie de Michel Grange, située à Lamastre. Après un cours théorique sur la distinction fondamentale entre la châtaigne et le marron et une visite de la ferme, nous passons à une dégustation de crème de ... châtaignes (bonne réponse ! ). Il y en a pour tous les goûts — plus ou moins sucrés — et de toutes les saveurs : vanille, café ou même rhum ! Et ce n'est pas les seules choses auxquelles nous avons eu droit puisque La Ferme du Châtaignier produit aussi des jus de fruits, du miel ... Un vrai régal et un très bon moment d'échange.




La nuit est déjà tombée et nous partons à Tournon sur Rhône où nous passerons la nuit, à l'Hôtel les Amandiers. Mais avant, nous allons dîner dans un bar à vins / restaurant "Carafes en folie". L'ambiance est très conviviale en plus des mets qui y sont délicieux ! Jugez plutôt




Samedi :


Tournon sur Rhône

Nous commençons notre journée sur le marché de Tournon sur Rhône où l'on trouve de tout : produits frais, champignons, fromage, miel, charcuterie et bien sûr de la châtaigne AOC Ardèche



A quelques pas de là, se trouve la boutique "Les Sens'Ciel" de Marie Josée Faure. Le lieu transpire la passion et l'échange, notamment à travers les livres qu'on peut y consulter à sa guise. Marie Josée nous a fait découvrir des vins de l'Ardèche et nous a rapidement présenté les "défauts" des vins à travers un atelier d'oenologie.



Arrive midi et nous allons à Privas, déjeuner dans un salon de curiosité dénommé "Ad Libitum". Le cadre est étonnant et inspirant au niveau photographique.



Pour le menu, nous restons toutefois dans du typique avec une soupe ardéchoise à la châtaigne.



L'après-midi, nos estomacs se traînent comme ils se peuvent jusqu'à Joyeuse, où*ont lieu les Castagnades c'est-à-dire la fête de la châtaigne. Et à Joyeuse les gens sont plutôt joyeux, la preuve :







Il faut dire qu'aux Castagnades on déguste aussi du vin de la région. Comme par exemple celui du Domaine Salel, qui nous aussi nous*a rendu joyeux !

La soirée se termine et nous partons à notre hôtel, Le Chêne Vert, dans le petit village de Rocher. On y mange très bien et j'ai même testé pour vous leur hammam et jacuzzi. Verdict : top !

Dimanche :

Nous retournons à Joyeuse pour visiter le musée de la Châtaigneraie. C'est une grande partie de l'histoire de l'Ardèche qui y est donc représentée. La collection d'outils dédiée à la culture de la châtaigne nous laisse penser qu'il doit être dur d'être une châtaigne parfois



Un peu avant midi, nous sommes allés visiter la Maison Charaix qui fabrique des macarons comme on en faisait au XVIème siècle, du temps de Catherine de Médicis. Aujourd'hui reprise par des passionnés, la tradition de la Maison Charaix se perpétue et ses macarons se retrouvent d'ailleurs dans certaines épiceries fines de la capitale.



A midi, nous sommes allés déjeuner à Vallon Pont d'Arc, un magnifique village. Hélas, le temps gris, voir pluvieux, ne permettait pas de faire grand chose niveau photo. Nous nous résignons donc à aller manger dans le restaurant "Coeur d'Ardèche", ce qui est toujours un plaisir, avouons-le


Verrines, chez "Coeur d'Ardèche"

Et pour finir, nous sommes bien évidemment passés par les incontournables Gorges de l'Ardèche.



Je remercie Cécile, notre guide, pour son accueil et pour nous avoir conduits tout un week-end en Ardèche pendant que nous dormions dans la voiture



Je vous invite à lire les blogs de Xavier et de Marie-Laure qui m'accompagnaient durant ce séjour.

Photos prises avec un Nikon D90 + 50mm f/1.8 ou avec iPhone.
Crédit photo : Gaëtan Bourdais — Tous droits réservés

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9 8 310 24/12/2011 10h16 par isabelle83 Aller au dernier message
 
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Week-end en Corrèze autour de l'accordéon

[B]VirusPhoto et d’autres blogueurs ont été invité par le [URL="http://www.blogrider.fr/v2/track-cc-1104-vb-92700.html"]Comité Départemental du Tourisme[/URL] en Corrèze, durant tout un week-end sur le thème de l’accordéon[/B]. Nouveau séjour après le [URL="http://www.virusphoto.com/143977-week-end-photo-en-correze.html"]week-end gastronomie[/URL] de Frédéric, c’est donc un nouvel envoyé spécial qui s’est dirigé en terre corrézienne. [IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/214c98e01cd4c82.jpg[/IMG] Départ donné d’Austerlitz un peu avant 14h. Les autres blogueurs et moi-même ne savons pas trop dans quoi nous nous embarquons. A dire vrai, l’accordéon me renvoit instinctivement à la figure d’Yvette Horner. Toutefois, la programmation du Festival des [URL="http://www.accordeon.org/les-nuits-de-nacre/"]Nuits de nacre[/URL] de Tulle s’affiche suffisamment éclectique pour casser l’image ringarde dont souffre le «piano du pauvre». Avec de la chance, on mangera peut-être une tête de veau en compagnie de Jacques Chirac .. ? :) «[I][B]C’est beau mais c’est loin[/B][/I]» Arrivé en gare de Brive-la-gaillarde aux alentours de 18h. La star locale du tourisme, Régine nous accueille pour nous conduire directement à Tulle où à lieu le festival musical des Nuits de nacre. Le nacre fait référence aux boutons des accordéons qui en sont décorés. [IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/214c98dd94b9fbd.jpg[/IMG] Après un repas sur la place de Tulle, nous nous dirigeons sous le chapiteau principal où se produit la tête d’affiche inmanquable de la soirée : le zoulou blanc Johny Clegg (à (re)découvrir, [URL="http://www.deezer.com/listen-3131209"]Asimbonanga[/URL]). Hélas, les photos n’étaient pas permises — [URL="http://www.flickr.com/photos/ohmybloogness/sets/72157624999762312/"]Ohmybloogness[/URL] en a fait quelques unes ici — mais l’assistance était conquise par le rythme du groupe. De même qu’un certain François Hollande, ancien maire de Tulle. [IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/214c98ddcf3c268.jpg[/IMG] La soirée se termine et nous regagnons nos chambres d’hôtes respectives. Pour ma part, je suis logé dans le village d’Argentat, au bord de la Dordogne. [URL="http://www.lesmeyrandiers.com/"]Les Meyrandiers[/URL] se composent de deux vieilles demeures de charme, l’une de 1701 et l’autre de 1819. [IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/214c98ddb122311.jpg[/IMG] [IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/214c98dde0424c2.jpg[/IMG] Elles témoignent du passé fluviale de la région, puisque la Dordogne était emprunté par des gabarres, embarcations à fond plat transportant du bois destiné à l’activité des tonnelleries en aval de la rivière. C’est ce que rappelle les quais de l’autre côté de la rive auquel on a vu depuis les chambres : [IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/214c98e00bbf7db.jpg[/IMG] Le lendemain matin, après un petit-déjeuner copieux, nous nous rendons à la fabrique d’accordéon Maugein, située à Tulle. La fabrication de cet instrument nécessite, en plus d’un savoir-faire unique, de nombreuses étapes et de nombreux matériaux. [IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/214c98de1e3026a.jpg[/IMG] Une des premières étapes de fabrication consiste à assembler les différentes parties en bois de l’instrument. Différentes essences de bois peuvent être utilisées. [IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/214c98de54492f6.jpg[/IMG] L’accordéon est un instrument conçu sur mesure pour le musicien qui va l’acquérir. Selon sa façon de jouer, on laissera plus ou moins d’espaces entre les anches — les lamelles en acier qui en vibrant, produisent les notes (photo ci-haut à gauche). [IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/214c98de6988399.jpg[/IMG] Chaque anche produit une note différente. Avant d’être fixé sur son support, la sonorité produite par la anche est vérifié avec un accordeur électronique (photo ci-haut à droite). [IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/214c98de3129d7c.jpg[/IMG] Le principe de fonctionnement de l’accordéon est proche de l’harmonica. On peut d’ailleurs soufler sur une plaquette de hanche pour produire des notes. Une fois fixé dans l’accordéon, les anches sont de nouveau accordé. Ce travail, réalisé par un accordeur (photo ci-haut à droite), peut prendre entre une demi-journée à deux jours pour un simple accordéon. [IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/214c98de4128ea8.jpg[/IMG] Chaque année sort environ 500 accordéons de la fabrique Maugein. Il y a aujourd’hui une vingtaine d’ouvriers qui y travaille, avec passion. [IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/214c98de8745297.jpg[/IMG] Mary est l’une des employés. Elle s’occupe de confectionner et réinventer les couleurs et motifs qui sont proposés pour les accordéons. Arrive bientôt midi, l’heure pour nous d’aller déjeuner au bord d’un lac et sous le soleil, un délicieux confit de canard. Du 100% Made In Corrèze :) [IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/214c9b8676d3fbf.jpg[/IMG] L’occasion de vous présenter Elise et Osmany (à gauche), les autres blogeurs ainsi que Guillaume d’AdRider (à droite). [IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/214c9b87368f9f6.jpg[/IMG] Sans oublier nos deux guides corréziens, Nicolas et Régine. [IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/214c98deb56f84f.jpg[/IMG] Après ces instants de gourmandise, nous sommes allés à Gimel les cascades, pour faire une ballade (à moitié randonnée... :) ). La visite des trois cascades est payante puisque ce situant dans une propriété privée. La plus importante chute d’eau fait 60 mètres et se jette dans ce que l’on appelle l’Inferno, visible sur la photo de gauche. Pas très impressionnant mais les paysages et le village en lui-même mérite que l’on s’y arrête. [IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/214c98de96a46a9.jpg[/IMG] D’autres paysages pris à Gimmel et à droite, le lac au bord duquel nous avons déjeuné. La fin de l’après-midi approche, nous sommes retournés à Tulle et avons fait un tour au Pole Accordéons de la ville où est «entreposé» la boutique Cayla. [IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/214c98dfe49bff6.jpg[/IMG] [I]Martin Cayla. — Remerciements au Pole Accordéons de Tulle pour leur aimable autorisation.[/I] Cette boutique à une histoire particulière puisque elle était situé, jusque dans les années 2000, à Paris au 33 faubourg Saint Martin. Menacé d’être détruite au début des années 2000, la mobilisation des passionnés à fait que la boutique, tant sa devanture que son contenu, ont été rapatrié à Tulle et la boutique a été reconstitué à l’identique ! [img]http://www.virusphoto.com/imagehosting/214c9b8858f2c08.jpg[/img] [i]A l'intérieur de la boutique ... Yvette ! — Remerciements au Pole Accordéons de Tulle pour leur aimable autorisation.[/I] [IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/214c98dee44f6a7.jpg[/IMG] Nous terminons cette soirée dans les rues de Tulle où plusieurs dizaines de groupes se produisent sous les chapiteaux ou dans les bars. Rock 'N' Roll musette, swing manouche ou punk musette, il faut dire qu’il y en a pour tous les goûts. Notre choix s’est arrêté sur [URL="http://www.yoanna.ch/"]Yoanna[/URL] et ses chansons drôles et entrainantes. La nuit commence à filer et nous rentrons tous dormir. Demain, dimanche est prévu une ballade sur le marché local puis un déjeuner à Tulle, avant de repartir par le train à Paris. Remerciements à Régine et Nicolas du CDT Corrèze pour le formidable accueil qu’ils nous ont fait. Vous pouvez découvrir la [URL="http://www.blogrider.fr/v2/track-cc-1104-vb-92700.html"]Corrèze[/URL] d’une autre façon, avec les regards de [URL="http://www.ohmybloogness.com/"]Osmany[/URL] et [URL="http://inthetardis.net/"]Elise[/URL]. [U][B]Crédit Photo :[/B][/U] [I]© Gaëtan Bourdais. Tous droits réservés.[/I] [B][U]Équipement :[/U][/B] [I]Nikon D90 et Nikkor 50mm f/1.8 ont été utilisé. Photo de paysages réalisé avec le Sigma 10-20mm.[/I] [...]
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8 8 729 22/03/2011 07h15 par Scual Aller au dernier message
 
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Interview : Michel Lagarde

[SIZE=2][B]On pourrait résumer le travail de Michel Lagarde en des décors ambitieux, complexes, imprégnés de souvenirs de cartes postales avec ses personnages singuliers mais ce serait faire l'impasse sur tout l'univers artistique baignant ces images. [/B][/SIZE] Après un passé de comédien et de scénographe, Michel Lagarde se consacre désormais à la photographie sans oublier l'influence théâtrale. [CENTER][URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=73973"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/368084ba3414b4edc7.jpg[/IMG][/URL] ©Michel Lagarde[/CENTER] [B]Bonjour Michel Lagarde, vous avez longtemps travaillé dans le monde du théâtre, comment avez-vous découvert la photographie ?[/B] En réalité je l’ai découvert il y a longtemps, je devais avoir une vingtaine d’années, c’était à l’époque de l’argentique, je m’en servais principalement pour photographier mes amis, mais sans une réelle intention artistique. Il m’aura fallu découvrir la peinture, la sculpture et le dessin pour pouvoir donner une nouvelle dimension à mes photographies. Cela fait maintenant 10 ans que je fais des photos en numérique et deux, que je travaille sur le projet de mes [URL="http://www.michellagarde.com/dramagraphie.html#haut"]« Dramagraphies »[/URL]. [B] Pensez-vous que ces deux mondes soient complémentaires ?[/B] Je me considère davantage comme un peintre ou encore un narrateur que comme un photographe, je cherche avant tout à raconter une histoire en créant des ambiances particulières. [B] Concernant cette série [URL="http://www.michellagarde.com/dramagraphie.html#haut"]« Dramagraphies »[/URL], elle repose essentiellement sur des autoportraits, comment expliquez-vous ce choix ? [/B] Effectivement dans toute la série, sauf sur une photo, on me voit au centre des clichés. C’est tout d’abord pour une raison pratique, il est plus simple pour moi, ayant une formation d’acteur, de rendre une émotion sur une photographie telle que je la conçois en tant que metteur en scène. Si je devais faire appel à des modèles pour un futur projet, il est primordial qu’ils soient comédiens, leur présence devant l’objectif est nécessaire dans mon travail. [CENTER][URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=73972"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/368084ba3412f4ae22.jpg[/IMG][/URL] ©Michel Lagarde[/CENTER] [B] Où puisez-vous votre inspiration pour les mises en scène ?[/B] Il est clair que le théâtre m’a appris à mettre en scène, son influence est présente, c'est indéniable, cependant je considère ma façon de photographier plus proche du travail d’un peintre que de celui d'un photographe. Disons que mon expérience de décorateur me permet de réaliser des maquettes fidèles à mon imagination et que j'y ajoute ma connaissance de la peinture pour travailler sur les couleurs et la lumière. [B] Comment procédez-vous pour les décors ? [/B] Je réalise tous mes décors en maquette, à l’échelle 1/10ème , pour exemple, la maquette réalisée pour la photographie « Les Clowns » faisait 70cm sur 1m, il m’arrive également d’incorporer des éléments naturels, mais je ne me sers pas d’outils numériques pour la création de mes décors, j’utilise les logiciels de 3D uniquement au préalable afin de pouvoir dessiner l’image et connaître le meilleur angle sous lequel prendre la photo et donc construire la maquette. J'intègre ensuite les personnages sous Photoshop. Vous pouvez voir le diaporama de la construction de la maquette pour la photographie de l’Homme Canon dans la galerie [URL="http://www.michellagarde.com/dramagraphie.html#haut"]« Dramagraphies »[/URL]. [CENTER][URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=73974"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/368084ba3416533195.jpg[/IMG][/URL] ©Michel Lagarde[/CENTER] [B] Pouvez-vous nous parler de votre projet de [URL="http://www.michellagarde.com/roman.html#haut"]« Roman photographique »[/URL] ?[/B] Dans la même lignée que la série « Dramagraphie », ce roman mettait en scène 6 personnages (dont moi-même) dans des décors que j’ai réalisé, toujours à l’aide de maquettes, ils étaient constitués d’une île et d’une prison. J’ai ensuite intégré les personnages dans le décor. Malheureusement ce projet n'est plus réellement d'actualité, faute d'éditeur. [B]Qu’est-ce que la photographie vous a apporté de plus que la scénographie et le théâtre ?[/B] Je peux avec la photographie utiliser mes compétences de scénographe, au niveau de la lumière, des décors, de plus mon expérience dans le théâtre me permet d'insister sur la mise en scène et sur le jeu, surtout lorsqu'il s'agit d'autoportraits. [B]Que recherchez-vous dans une image ?[/B] Je cherche surtout à raconter une histoire, il ne s'agit pas vraiment d'une histoire en particulier mais de la possibilité à chacun de s'en inventer une en interprétant à sa guise chacune de mes photos. [B]Comment expliquez-vous ce côté ancien présent dans vos photos ?[/B] Le côté nostalgique me plaît beaucoup, je suis très attaché aux anciennes choses, que ce soient des vieux costumes, je m'inspire d'ailleurs beaucoup des films d'époque. J'aime que mes personnages baignent dans une atmosphère ancienne, pour moi j'y retrouve plus de poésie que s'ils étaient entourés uniquement de choses contemporaines. De plus j’aime beaucoup chiner, d’ailleurs pour la série « Côte d’Azur » j'avais créé les décors à partir d'anciennes cartes postales trouvées sur des brocantes. [B] Vous travaillez beaucoup en noir et blanc, comment expliquez-vous cela ? [/B] J'ai fait quelques photos en couleurs mais c'est vrai que l'ensemble reste essentiellement en noir et blanc. Ce choix m'est venu naturellement, je retrouve plus une certaine poésie, les ambiances sont plus nettes [B]Avec quel matériel travaillez-vous ?[/B] J'utilise un simple Minolta A2, pour moi ce n'est pas le matériel que je cherche à privilégier, j'essaye de prendre un maximum de photos de ma maquette pour ensuite les assembler sous Photoshop et ainsi optimiser la profondeur de champ, il est important pour moi que toute mes images soient parfaitement nettes, que tous les détails d'un décor soient présents. [B]Avez-vous des projets pour cette année ?[/B] Je travaille sur un livre qui devrait sortir en 2011, où figureraient environ 25 de mes dramagraphies au format 30x40cmn avec une partie technique, des photos inachevées,etc. [B]Merci à Michel Lagarde pour cette interview. Retrouvez son travail sur son site internet : [url]http://www.michellagarde.com/[/url] [/B] [CENTER][URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=73971"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/368084ba3410a2b4c5.jpg[/IMG][/URL] ©Michel Lagarde[/CENTER] [...]
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8 8 207 05/11/2010 10h12 par pegase54 Aller au dernier message
 
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Interview Marc Dubord

[SIZE=2][B]Personnage singulier, mélangeant les genres, photographe de talent et retoucheur hors pair, Marc Dubord est l’auteur de clichés où se mêlent surréalisme et figuratif. [/B][/SIZE] Autodidacte, tant pour la photographie que pour la retouche numérique, Marc a su marier ces deux domaines de compétence créative pour donner naissance à des créations proches de peintures où les couleurs et les émotions sont les principaux protagonistes. La dimension humaine trouve également sa place dans les clichés de l'artiste dû à son passé de travailleur social. Il accepte de répondre à nos questions afin de comprendre et d’approcher au mieux son univers photographique. [CENTER][URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=69663"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/368084b582eb951fdf.jpg[/IMG][/URL] ©Marc Dubord[/CENTER] [B]Qui est Marc Dubord ? [/B] Un quidam quelconque qui s'amuse de ce qui lui arrive dans la vie, des rencontres fortuites, des instants magiques, provoqués par sa passion de l'image et des gens ! Disons qu'il (ouh là ça fait drôle de parler soit à la troisième personne....allo docteur....!) Aller pour résumer. Je suis un passionné d'images et je tente de faire partager ma vision des choses aux gens grâce à la photographie ! [B]Votre travail est librement inspiré de la peinture, pour vous, la photo a-t-elle un lien direct avec cet art ?[/B] Des influences particulières, des similitudes disons qu'elle est pour moi une substitution, n'ayant pas trop le talent pictural et la maîtrise des techniques, j'ai rangé mes pinceaux et mon chevalet au grenier pour utiliser la photo et le montage photographique en transparence pour palier à mes carences de peintre !! Ceci dit mon amour de la peinture transparait dans mes images c'est sur, je le recherche inconsciemment ou de manière fortuite des fois ! La peinture et les peintres me fascinent, la photo est surement pour moi un prolongement de mes aspirations picturales insatisfaites ! [B]Aujourd'hui, vous considérez-vous davantage comme un photographe, un peintre numérique ou simplement un retoucheur ?[/B] Je suis photographe d'abord parce que j'ai des milliers d'images simples, et que mon travail n'est que photographique la plupart du temps. Je ne fais qu'additionner des images en transparence, gommant ce qui ne me va pas pour arriver à un rendu qui me plait, peintre numérique oui quelques fois quand le côté redessiné prends le pas sur une image. Et retoucheur oui, aussi, dans le sens ou je retouche les images des autres professionnellement maintenant ! Au final peu importe le qualificatif qu'on me donne il m'importe peu, je n'ai aucune prétention à être quelqu'un ou quelque chose je suis ce que je suis, aux autres d'employer le qualificatif qu'ils souhaitent me mettre sur le dos ! L'important dans un plat ce n'est pas le nom mais le goût et la saveur, le mode de cuisson ou les ingrédients sont peu importants au final ! [CENTER] [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=69664"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/368084b582ede878e7.jpg[/IMG][/URL] ©Marc Dubord [/CENTER] [B]Pensez-vous que la rencontre avec la retouche numérique a été décisive dans votre parcours photographique ?[/B] Indéniablement elle m'a permis de fondre mes passions, dessin, peinture, écrits, tout a pris une autre dimension suite à la rencontre avec photoshop. J'ai pu mêler, entremêler, les choses entre elles pour faire naître mon style (je dis ça parce que beaucoup de spectateurs disent que j'en ai un !) J'espère que c'est vrai ... :D Ça me surprend toujours étant souvent la tête dans le guidon, mais je crois que comme tout le monde je reste insatisfait, toujours en recherche et perpétuellement en doute ! [B]Réalisez-vous vos photographies avec une idée bien précise ou bien accordez-vous une place à l’instinct ?[/B] Les deux mon capitaine, des fois je pars avec des idées précises et je réalise toutes les images dans cet optique, avec des axes très balisés ! D'autres fois je pars à l'aventure, avançant au fur à mesure selon ce que je vois sur l'écran ! Chaque image est une autre histoire, avec ses méandres, dérivatifs et circonvolutions attendues ou non ! [CENTER] [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=69665"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/368084b582f03240a5.jpg[/IMG][/URL] ©Marc Dubord[/CENTER] [B]Vous faites tant des photos de mode que des nus et des paysages, votre champ d’action est très large, avez-vous cependant un domaine de prédilection ?[/B] Aucun tout m'intéresse, je tente juste de ne pas me cloisonner dans un style et de balayer tout ce qui m'intéresse sans aucune restriction ! Au risque de ne pas réussir dans certaines choses, disons que comme un boulimique je fais au gré des moments ce qui me semble intéressant. La vie, les gens offrent tellement de facettes que rien ne me laisse froid....... alors je fais de tout: de l'abstrait au figuratif en passant par le surréaliste, je fais de l'image simple aux montages complexes sans me poser de questions. J'ai envie je fais...... peu importe les "on dit" ou le reste, j'assouvis ma passion sans vergogne. [B]Quelles sont vos relations avez vos modèles, vous influencent-ils?[/B] Oui forcement elles m'influencent, ils m'influencent, certaines sont des amies, d'autres des copines, d'autres encore des étrangères de passages. Chacun amenant ses idées, je suis une éponge ! Je prends tout ce qui vient je l'intègre à ma façon dans le projet, en général je fixe un thème, on bosse sur un cahier de style avec des idées, textes, envies, ect... après je fais mes bidouillages en cherchant à le respecter. Le but étant d'arriver à synthétiser le tout, sans trahir ni les uns ni les autres, que tous les participants se retrouvent dans le projet, le tout avec ma patte folle ! [CENTER][URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=69669"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/368084b5830f3133d3.jpg[/IMG][/URL] ©Marc Dubord[/CENTER] [B]Comment recrutez-vous vos modèles ?[/B] Par internet souvent, les demandes augmentent depuis quelques temps, ce qui fait que je me vois dans l'obligation de trier (pas facile). Au début on cherche après on trie je fais des tests payants maintenant par obligation alimentaire des choses très classique pour des agences de mannequins ou écoles de make-up. Après disons que j'ai des équipes de gens qui ne paient pas mais qui collaborent et qui sont toujours partant pour mes conneries ! Ils me suivent, je leur rends ce que je peux pour service rendu ! C'est un échange pose contre images haute def en tiff, petites bouffes et moments conviviaux....etc.... :) Pour ces équipes je suis toujours là personnellement, comme un ami et je tente d'être toujours à la hauteur de leurs attentes ! [B]Internet et ses réseaux sont-ils des outils importants aujourd'hui pour les artistes ? [/B] Oui, je pense je n'aurai pas lâché mon boulot de travailleur social sans internet, je ne serais pas aussi connu à l'étranger et je n'aurais jamais exposé nulle part. [B]Quelle sera votre prochaine actualité ? (expo, projets…)[/B] Il y a des trucs un peu confidentiels parce que rien n'est fait mais bon normalement une grosse expo à Lille dans un festival. Des parutions en instance en Pologne, Grèce, Etats-Unis, et Espagne. Un livre peut être en 2010 ou 2011, c'est en gestation ! La parution d'un cover de cd en Europe et aux Etats-Unis, le disque est pressé avec un chanteur français très connu présent sur la scène française depuis 25 ans, enfin quelques trucs quoi !! [CENTER][URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=69670"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/368084b5831899bda9.jpg[/IMG][/URL] ©Marc Dubord[/CENTER] [B] Qu'attendez vous d'une exposition, l'avis du public a-t-il une influence sur vos travaux ? [/B] Un peu tout, l'avis des gens oui, le plaisir de partager ma vision des choses, me faire plaisir en montrant ce que je fais autrement que sur le net. Après comptent forcément les avis, surtout les négatifs, ils m'influencent car même si l'unanimité sur une image n'existe jamais, on espère un jour l'avoir. Comme pour se rassurer que ce que l'on fait est bien ! Infirmer les doutes du créateur que l'on est ou confirmer ses choix personnels et ses axes de travail ! [B]Une image fétiche dans votre collection ? [/B] euh... la prochaine, celle que je ferai demain et qui me fera dire wahhhooo je m'en suis pas mal tiré, sur celle là ! Merci à toi, Marc, à ta gentillesse et à ton humour, en te souhaitant une bonne continuation ;) [SIZE=2][B]N'oubliez pas de visiter son site ! [url=http://www.marcdubord.com/]photoxyde[/url][/B][/SIZE] [CENTER] [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=69668"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/368084b58302453299.jpg[/IMG][/URL] ©Marc Dubord [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=77419"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/1864be7f85ab14b3.jpg[/IMG][/URL] [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=77420"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/1864be7f86f8b832.jpg[/IMG][/URL] [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=77421"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/1864be7f87e5884b.jpg[/IMG][/URL] [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=77422"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/1864be7f88ce04e5.jpg[/IMG][/URL] [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=77423"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/1864be7f89ba679f.jpg[/IMG][/URL] [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=77424"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/1864be7f8aad69b8.jpg[/IMG][/URL] [/CENTER] [...]
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24 12 245 20/06/2010 13h27 par mcdbrd Aller au dernier message
 
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Interview Bertrand Tran

[B]Photographe amateur, Bertrand Tran travaille à Amadeus, société créant des logiciels pour les entreprises, à Sophia-Antipolis, près de Nice. A 28 ans, ce jeune homme, originaire de Lyon, s'est évadé plusieurs fois en dehors de la France, notamment à New-York. Pris sur le vif, ses clichés parlent d'eux-même et dégagent une certaine émotion. [/B] [B]Bertrand, comment as-tu découvert la photographie ? [/B] En fait, c'est mon grand frère qui fait de la photo depuis très longtemps. Il a commencé à photographier à l'âge de 15-16 ans. Il fait de l'argentique principalement. De mon côté, j'y ai baigné sans vraiment m'y intéresser. J'ai toujours voulu acheter un reflex. Il y a trois ans, quand j'ai commencé à gagner ma vie, j'ai investi dans du matériel photographique. Depuis deux ans, j'y ai réellement pris goût. [B]Quel matériel possèdes-tu ? [/B] J'utilise principalement mon Canon 5D avec un objectif grand angle, un 35 mm. J'ai aussi craqué l'an dernier pour un Leica numérique dont je me sers de temps à autre. [IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/363364b9dfe6392a8b.jpg[/IMG] Antibes- A make_up time. © Bertrand Tran [B]Est-ce qu'il y a une raison particulière dans le fait que tu es fait ces choix photographiques ?[/B] C'est toujours mieux de travailler avec un " full frame ". Déjà, au niveau de la qualité et aussi dans le fait qu'on n'est pas obligé d'utiliser un flash. D'autant plus que je travaille avec un objectif qui ouvre très grand donc en combinant les deux, c'est parfait pour se servir de la lumière naturelle. Même en pleine nuit, cela fonctionne bien. [B] Tu utilises très peu le flash…[/B] Le flash, je m'en sers qu'en soirées entre amis quand j'ai vraiment aucune lumière. Sinon, jamais de flash ! [IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/363364b9dff06685b8.jpg[/IMG] Budapest - A locker room attendant. © Bertrand Tran [B]Comment définirais-tu ton travail ? [/B] Je suis un photographe amateur qui travaille dans la discrétion. Quand je prends des photos, je n'aime pas trop sauter aux cous des personnes pour leur demander s'ils veulent poser. Mes photos sont très souvent prises sur le vif mais je pense que cela se voit sur les clichés. On voit que les comportements sont assez naturels, qu'il n'y a pas de mises en scène. Au niveau esthétique, j'essaie de retoucher le moins possible, mis à part les couleurs et le recadrage que je retouche sur Camera RAW, un add-on de Photoshop. Je veux être un témoin et ne rien modifier. [B]Que cherches-tu à mettre en valeur dans tes photos ? [/B] J'aime beaucoup les clichés qui font passer une certaine émotion, qui font réagir. Les photos qui parlent, en quelque sorte. [B] Tu réalises beaucoup de photographies urbaines. Qu'est-ce qu'il te plaît dans ce genre de photographies ? [/B] C'est toute l'animation que peut donner une ville : ses passants, ses lumières, ses voitures… Il y a énormément de prises de vue à prendre dans les villes, je trouve. [IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/363364b9dffab94b78.jpg[/IMG] Lyon- A young lady smoking. © Bertrand Tran [B]Tu as beaucoup voyagé. Cette passion, d'où vient-elle ? [/B] C'est principalement de la curiosité. J'ai toujours été attiré par les différentes cultures et j'ai encore envie d'aller voyager. D'ailleurs, à la fin du mois, je pars au Canada. J'ai pensé à des séries à prendre en photos donc on verra ce que cela donne. [B] Quelle ville t'a le plus marquée ?[/B] Sans aucune hésitation, New-York. Pour son cosmopolitisme, pour sa vie nocturne, pour son architecture, ses gratte-ciel, ses taxis… Enfin, tout m'a vraiment marqué. C'est une mégalopole qui propose beaucoup d'activités, beaucoup de quartiers différents et l'architecture, comme je le disais, est vraiment magnifique. J'aime beaucoup cette ville. [B] D'ailleurs, tu as réalisé une série intitulée "New-York subway sleepers" dans laquelle tu as photographié des personnes endormies dans le métro. Comment est venue l'idée de cette série ? [/B] Début de l'été 2008, j'avais passé une dizaine de jours dans cette ville. Deux choses m'avaient marqué : le nombre de SDF et les personnes dormant dans le métro. Il y en a dans chaque rame et à toutes les heures. Je me suis alors dis que j'allais en faire une série. Je les ai pris à toutes heures, de 8h à minuit. [IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/363364b9dfb1bdee2e.jpg[/IMG] © Bertrand Tran [B]As-tu une anecdote à nous raconter à propos de cette série ? [/B] C'était un soir où je prenais des dormeurs en photo et je me suis fait arrêter par la police. C'était, en fait, parce que je passais de wagon en wagon. Ils m'ont alors contrôlé et m'ont demandé mes papiers et ce que je faisais. Je leur ai expliqué la démarche puis ils m'ont laissé partir. Ils m'ont quand même interdit de changer de wagon à chaque arrêt parce que, soi-disant, c'était dangereux. [IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/363364b9dfcb627208.jpg[/IMG] © Bertrand Tran [B] As-tu déjà réveillé une personne lorsque tu l'as photographiée ?[/B] Non, j'ai eu de la chance. Par contre, les personnes à côté ont été soit amusées de ce que je faisais, soit outrées. D'autres également se cachaient. J'ai des photos de dormeurs où les voisins se cachaient le visage mais j'ai préféré les enlever de la série. [IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/363364b9dfd38c142a.jpg[/IMG] © Bertrand Tran [B]La plupart de tes photos sont en noir et blanc mais cette série est en couleurs. Pourquoi l'avoir utilisée ?[/B] Je pense que, quelque part, je voulais rendre cette situation figée plus vivante. Si on met une situation statique en noir et blanc, cela fait doublon car le noir et blanc, c'est assez intemporel. [B] Pourquoi photographies-tu plus souvent en noir et blanc ? [/B] J'aime beaucoup ce côté intemporel ainsi que l'aspect poétique et mélancolique que peut procurer le noir et blanc. C'est pour ces raisons que je privilégie le noir et blanc par rapport à la couleur. [B] Tu réalises également des portraits. Qu'y recherches-tu ? [/B] Je prends souvent le portrait des personnes qui ont quelque chose de spéciale. Soit parce qu'ils ont quelque chose de comique, soit parce qu'ils ont des postures ou des manières de s'habiller un peu différentes. Dans la série des portraits que j'ai réalisée, il n'y a pas de cohérence entre les clichés. C'est plus un pêle-mêle de portraits avec des personnages différents mais qui ont tous, plus ou moins, quelque chose de spéciale. [B] Tu as aussi beaucoup de photos de couple. Pourquoi ? [/B] Je trouve les couples mignons quand ils s'embrassent ou s'enlacent. Ce sont des personnes que je ne connais pas. En générale, je ne demande pas trop leur avis et les photos sont prises à la volée mais je trouve cela jolis. [IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/363364b9e00707f026.jpg[/IMG] Tokyo- A goodbye kiss. © Bertrand Tran [B]Tu as pris en photos des chiens accompagnés de leurs maîtres. Peux- tu nous en parler ? [/B] J'aime bien les chiens même si je n'en ai pas. C'est assez comique et très affectueux. La raison pour laquelle je les ai pris en photos, c'est qu'à la base, je voulais montrer ce qu'ils voyaient. Je me suis mis à leur niveau et je les ai photographiés. Je me suis rendu compte que ce que voyaient les chiens, c'est finalement que les pieds et les pattes d'autres chiens mais plus grands. C'est pour cette raison que j'ai réalisé cette série des chiens avec leurs propriétaires. [IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/363364b9dfdcb119dd.jpg[/IMG] © Bertrand Tran [B]Tes photos sont très éclectiques. Penses-tu qu'il y ait un dénominateur commun ? [/B] Déjà, le noir et blanc. Ensuite, je cherche toujours à donner de l'émotion à la photo que ce soit avec les baisers, les chiens ou d'autres situations plus ou moins comiques. [IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/363364b9e016ecc8e3.jpg[/IMG] Nice- A kiss break. © Bertrand Tran [B]Il y a d'ailleurs dans ton travail aucune photo de paysages… [/B] Tout simplement, parce que je ne suis pas fan de ce genre de photos. Je n'en fais pas du tout. J'ai plus tendance à photographier des personnes plutôt que les paysages. [B] Des photographes t'ont-ils inspiré ? [/B] Des photographes, pas vraiment mais plutôt un style de photos. En particulier, le photo-journalisme mélangé avec la photographie d'art. Notamment toutes les photos qu'on peut trouver chez Magnum, agence avec plein de photo-journalistes. Ils ont beaucoup de photographes fabuleux. Je pense en particulier à Henri Cartier-Bresson, Robert Capa ou encore Elliott Erwitt, qui est mon idole dans ce domaine. Il apporte souvent ce côté comique aux photos, chose qu'on trouve rarement chez les autres photographes. [IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/363364b9e02be072cf.jpg[/IMG] New-York. A goodbye hug. © Bertrand Tran [IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/363364b9e0480cd194.jpg[/IMG] Budapest. A couple swimming in an outdoor hot bath.© Bertrand Tran [B]As-tu déjà exposé ?[/B] Non, mais cela m'intéresserait à moyen ou long terme. Pour l'instant, j'estime ne pas avoir assez de substance pour pouvoir exposer quelque chose de vraiment réfléchi et sérieux. [B]As-tu des projets ?[/B] Des séries au Canada, comme je le disais tout à l'heure. J'ai aussi une série qui va paraitre sur mon site en avril. J'ai fait un reportage sur un centre de travailleurs handicapés sur Nice en bénévole. Le but, c'était de refaire leur site web mais aussi de rajouter des photos sur leur plaquette commerciale. Un grand merci à Bertrand Tran d'être venu nous voir à VirusPhoto et d'avoir répondu à nos questions. [B]Pour plus d'informations, rendez-vous sur : [URL="http://www.trantran.com/"]www.trantran.com[/URL] [IMG]http://www.virusphoto.com/bannieres/rozenn.jpg[/IMG] [/B] [...]
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12 8 848 18/09/2014 17h23 par Arabidopsis Aller au dernier message
 
[B]Virusphoto et d'autres blogueurs ont été invité par le comité départemental du tourisme de la Corrèze durant tout un week-end sur le thème de la gastronomie. L'occasion pour nous, comme nous l'avions fait il y a quelques temps [URL="http://www.virusphoto.com/123595-a-la-conquete-de-lardeche.html"]en Ardèche[/URL], de partager en photo notre périple et vous donner une bonne source d'inspiration si vous vous rendez ou habitez cette région.[/B] C'est à 18h en gare de Brive-La-Gillarde que nous accueillent nos deux guides Régine et Nicolas avec qui nous partons immédiatement à Aubazine, une charmante cité médiévale qui surplombe la vallée de la Corrèze. Nous y passerons la nuit, après un excellent repas chez notre hôte du jour ; [URL="http://www.lesaintetienne.com/"]Le Saint Etienne[/URL], connu également pour son salon dédié à Coco Chanel, qui vécu ses premières années dans ce village. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=75941"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/1864bcc05368d018.jpg[/IMG][/URL] [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=75942"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/1864bcc058b05b6e.jpg[/IMG][/URL] Le lendemain, après un copieux petit-déjeuner, nous avions rendez vous avec Aurélie Agassant avec qui nous faisons à pied le tour de l’ancienne abbaye cistercienne datant du 12ème siècle où séjourna Coco Chanel et dont les vitraux seraient à l'origine du célèbre logo, des "c" qui s'entrecroisent. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=75943"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/1864bcc059bd640e.jpg[/IMG][/URL] C'est sur le retour que nous rencontrons Eugène Charageat, boulanger-patissier à Aubazine, et qui nous invite à une visite guidée des coulisses d'une boulangerie. Pains aux noix, pains de campagne, gâteaux aux myrtilles ... On a tout gouté et tout est bon ! [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=75944"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/1864bcc05b89c3a5.jpg[/IMG][/URL] Il est 11, départ pour l'un des plus beau village de France, [URL="http://www.collonges-la-rouge.fr/"]Collonges-la-Rouge[/URL]. Un village bâti en grès rouge et ancienne étape des pèlerins de Saint Jacques de Compostelle. L'architecture y est exceptionnelle avec ses castels, maisons à tourelles et échauguettes et toits de lauzes. Là encore, de bonnes tables ombragées et de nombreux artisans vous y attendent. Comme la coutellerie de [URL="http://www.atelier-couteaux.com/"]Monsieur Donadieu[/URL]. Le couteau de Corrèze y fait bonne figure et il est difficile de repartir sans un exemplaire, si toutefois vous arrivez à faire un choix vu le nombre de pièces uniques proposées. Un souvenir utile ! [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=75945"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/1864bcc05d0724a5.jpg[/IMG][/URL] [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=75946"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/1864bcc05e603068.jpg[/IMG][/URL] Après avoir dégusté une bonne pièce de boeuf limousin au Cantou, restaurant & boutique de décoration situé à l'entrée du village, départ pour Queyssac-Les-Vignes à la rencontre de [URL="http://domainedubasqueyssac.com/"]Jean Louis Roche[/URL], producteur de vin Paillé de Corrèze. Surnommé le Miel des Muses, ce vin liquoreux est produit à partir d'une sélection des plus belles grappes des vendanges qui subissent le passerillage. Les grappes de raisins sont séchées plusieurs mois pour se concentrer en sucre et en goût sur des claies en paille ou en bois avant d'être pressurées. A boire frais, blanc ou rouge ! [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=75947"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/1864bcc0601b8fb3.jpg[/IMG][/URL] Il fait bon vivre en Corrèze, et le beau temps nous gâte. Sur la route vers chez Jean Gaubert, spécialisé dans l'élevage de veaux sous la mère, ce sont sont tantôt des collines verdoyantes parsemées de pissenlits et des noyers tantôt des villages et châteaux majestueux, comme ceux de [URL="http://www.les-plus-beaux-villages-de-france.org/fr/curemonte-0"]Curemonte[/URL]. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=75948"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/1864bcc061d2fd67.jpg[/IMG][/URL] Jean Gaubert nous accueil dans sa ferme et nous présente son travail, sa passion pour la terre et l'élevage de ses veaux sous la mère. Ames sensibles s'abstenir, gastronomes bienvenus ! [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=75949"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/1864bcc06533f5cd.jpg[/IMG][/URL] Il est 18H00 quand nous partons nous installer confortablement chez nos hôtes respectifs. Une partie du groupe choisi le Grand Hôtel [URL="http://leturenne.com/"]Le Turenne[/URL] et l'autre le [URL="http://chateaudelagreze.com/"]Château de la Grèze[/URL]. Deux bonnes adresses situées à Beaulieu-Sur-Dordogne. Deux adresses, deux ambiances différentes. L'un est un hôtel design, très moderne avec au rez de chaussée un restaurant gastronomique dirigé par le jeune chef Laurent Carlier. L'autre est un château du XVIIIe siècle somptueusement rénové et décoré par Anne et Jean-Philippe France. Une propriété au charme élégant et sobre, entourée d’arbres centenaires en lisière de forêt, dont les chambres d'hôtes offrent une vue panoramique imprenable sur la Dordogne et les chevaux des propriétaires qui peuvent, si vous le souhaitez, vous proposer une belle balade en selle. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=75950"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/1864bcc06762d9ee.jpg[/IMG][/URL] [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=75951"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/1864bcc068b21391.jpg[/IMG][/URL] Mais c'est au Grand Hôtel Le Turenne que nous avons réservé ce soir pour un repas gastronomique. Au menu : Foie gras de canard, Coquilles saint Jacques, Bar de Ligne, Pigeon; Plateau de fromages, Fondant au chocolat araguanis ... Repas et service est à la hauteur des trois étoiles de l'établissement. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=75953"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/1864bcc06baa8d7b.jpg[/IMG][/URL] [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=75955"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/1864bcc06d107878.jpg[/IMG][/URL] Il est tard lorsque chacun rejoint son lit pour une bonne mais courte nuit de sommeil réparateur. Levé tôt le lendemain pour rencontrer Alain Roche, producteur de fraises sur coteaux, les délicieuses Garriguette et Mara des Bois. A ce propos, pensez à nos producteurs français lorsque vous achetez vos fraises au supermarché, rien ne vaut la qualité ! La fraise on la déguste de différentes façons et Alain nous la propose surgelée dans un verre de Salers Gentiane. Liqueur alcoolisée à base de racines de grande gentiane à fleurs jaunes. Original ! [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=75956"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/1864bcc06ed32cea.jpg[/IMG][/URL] Bienvenue à la ferme ! C'est le nom du marché de Saint Viance où se réunissent une quinzaine de producteurs et où nous sommes invités à un déjeuner champêtre très sympatique en compagnie des villageois et des producteurs locaux qui nous font goûter leurs spécialités. Du jus de pomme aux escargots en passant par la truite grillée et le tout arrosé d'un bon vin paillé ! [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=75957"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/1864bcc0704e9f93.jpg[/IMG][/URL] Il nous reste encore encore toute l'après midi pour continuer notre découverte de la Corrèze, mais la grève SNCF en a décidé autrement et nous voici obligé de quitter ce "beau pays" plus tôt que prévu. Ce fût en tout cas un week end très agréable, une belle région à visiter et nous vous invitons à en connaitre d'avantage sur les blogs de [URL="http://doriancuisine.com/"]Dorian[/URL], [URL="http://deco-design.biz/"]Jo Yana[/URL], [URL="http://chezmyrtille.blogspot.com/"]Karen[/URL], [URL="http://minirinette.over-blog.fr/"]Marine[/URL] et [URL="http://www.popotedevero.fr/"]Véronique[/URL] et la page facebook de la Corrèze. Voilà, j'espère que ce petit reportage en photo vous aura plu et donné envie de visiter la Corrèze ! A une prochaine aventure ;) [B]Toutes les images ci dessus ont été prises avec le Panasonic GF1 en mode priorité ouverture. Objectif utilisé : Pancake 20mm. ISO : 400 et 800 dans la chapelle et restaurants[/B] :::::::::::::::::::::::::::::::::">
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Week end photo en Corrèze

[B]Virusphoto et d'autres blogueurs ont été invité par le comité départemental du tourisme de la Corrèze durant tout un week-end sur le thème de la gastronomie. L'occasion pour nous, comme nous l'avions fait il y a quelques temps [URL="http://www.virusphoto.com/123595-a-la-conquete-de-lardeche.html"]en Ardèche[/URL], de partager en photo notre périple et vous donner une bonne source d'inspiration si vous vous rendez ou habitez cette région.[/B] C'est à 18h en gare de Brive-La-Gillarde que nous accueillent nos deux guides Régine et Nicolas avec qui nous partons immédiatement à Aubazine, une charmante cité médiévale qui surplombe la vallée de la Corrèze. Nous y passerons la nuit, après un excellent repas chez notre hôte du jour ; [URL="http://www.lesaintetienne.com/"]Le Saint Etienne[/URL], connu également pour son salon dédié à Coco Chanel, qui vécu ses premières années dans ce village. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=75941"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/1864bcc05368d018.jpg[/IMG][/URL] [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=75942"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/1864bcc058b05b6e.jpg[/IMG][/URL] Le lendemain, après un copieux petit-déjeuner, nous avions rendez vous avec Aurélie Agassant avec qui nous faisons à pied le tour de l’ancienne abbaye cistercienne datant du 12ème siècle où séjourna Coco Chanel et dont les vitraux seraient à l'origine du célèbre logo, des "c" qui s'entrecroisent. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=75943"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/1864bcc059bd640e.jpg[/IMG][/URL] C'est sur le retour que nous rencontrons Eugène Charageat, boulanger-patissier à Aubazine, et qui nous invite à une visite guidée des coulisses d'une boulangerie. Pains aux noix, pains de campagne, gâteaux aux myrtilles ... On a tout gouté et tout est bon ! [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=75944"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/1864bcc05b89c3a5.jpg[/IMG][/URL] Il est 11, départ pour l'un des plus beau village de France, [URL="http://www.collonges-la-rouge.fr/"]Collonges-la-Rouge[/URL]. Un village bâti en grès rouge et ancienne étape des pèlerins de Saint Jacques de Compostelle. L'architecture y est exceptionnelle avec ses castels, maisons à tourelles et échauguettes et toits de lauzes. Là encore, de bonnes tables ombragées et de nombreux artisans vous y attendent. Comme la coutellerie de [URL="http://www.atelier-couteaux.com/"]Monsieur Donadieu[/URL]. Le couteau de Corrèze y fait bonne figure et il est difficile de repartir sans un exemplaire, si toutefois vous arrivez à faire un choix vu le nombre de pièces uniques proposées. Un souvenir utile ! [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=75945"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/1864bcc05d0724a5.jpg[/IMG][/URL] [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=75946"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/1864bcc05e603068.jpg[/IMG][/URL] Après avoir dégusté une bonne pièce de boeuf limousin au Cantou, restaurant & boutique de décoration situé à l'entrée du village, départ pour Queyssac-Les-Vignes à la rencontre de [URL="http://domainedubasqueyssac.com/"]Jean Louis Roche[/URL], producteur de vin Paillé de Corrèze. Surnommé le Miel des Muses, ce vin liquoreux est produit à partir d'une sélection des plus belles grappes des vendanges qui subissent le passerillage. Les grappes de raisins sont séchées plusieurs mois pour se concentrer en sucre et en goût sur des claies en paille ou en bois avant d'être pressurées. A boire frais, blanc ou rouge ! [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=75947"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/1864bcc0601b8fb3.jpg[/IMG][/URL] Il fait bon vivre en Corrèze, et le beau temps nous gâte. Sur la route vers chez Jean Gaubert, spécialisé dans l'élevage de veaux sous la mère, ce sont sont tantôt des collines verdoyantes parsemées de pissenlits et des noyers tantôt des villages et châteaux majestueux, comme ceux de [URL="http://www.les-plus-beaux-villages-de-france.org/fr/curemonte-0"]Curemonte[/URL]. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=75948"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/1864bcc061d2fd67.jpg[/IMG][/URL] Jean Gaubert nous accueil dans sa ferme et nous présente son travail, sa passion pour la terre et l'élevage de ses veaux sous la mère. Ames sensibles s'abstenir, gastronomes bienvenus ! [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=75949"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/1864bcc06533f5cd.jpg[/IMG][/URL] Il est 18H00 quand nous partons nous installer confortablement chez nos hôtes respectifs. Une partie du groupe choisi le Grand Hôtel [URL="http://leturenne.com/"]Le Turenne[/URL] et l'autre le [URL="http://chateaudelagreze.com/"]Château de la Grèze[/URL]. Deux bonnes adresses situées à Beaulieu-Sur-Dordogne. Deux adresses, deux ambiances différentes. L'un est un hôtel design, très moderne avec au rez de chaussée un restaurant gastronomique dirigé par le jeune chef Laurent Carlier. L'autre est un château du XVIIIe siècle somptueusement rénové et décoré par Anne et Jean-Philippe France. Une propriété au charme élégant et sobre, entourée d’arbres centenaires en lisière de forêt, dont les chambres d'hôtes offrent une vue panoramique imprenable sur la Dordogne et les chevaux des propriétaires qui peuvent, si vous le souhaitez, vous proposer une belle balade en selle. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=75950"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/1864bcc06762d9ee.jpg[/IMG][/URL] [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=75951"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/1864bcc068b21391.jpg[/IMG][/URL] Mais c'est au Grand Hôtel Le Turenne que nous avons réservé ce soir pour un repas gastronomique. Au menu : Foie gras de canard, Coquilles saint Jacques, Bar de Ligne, Pigeon; Plateau de fromages, Fondant au chocolat araguanis ... Repas et service est à la hauteur des trois étoiles de l'établissement. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=75953"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/1864bcc06baa8d7b.jpg[/IMG][/URL] [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=75955"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/1864bcc06d107878.jpg[/IMG][/URL] Il est tard lorsque chacun rejoint son lit pour une bonne mais courte nuit de sommeil réparateur. Levé tôt le lendemain pour rencontrer Alain Roche, producteur de fraises sur coteaux, les délicieuses Garriguette et Mara des Bois. A ce propos, pensez à nos producteurs français lorsque vous achetez vos fraises au supermarché, rien ne vaut la qualité ! La fraise on la déguste de différentes façons et Alain nous la propose surgelée dans un verre de Salers Gentiane. Liqueur alcoolisée à base de racines de grande gentiane à fleurs jaunes. Original ! [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=75956"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/1864bcc06ed32cea.jpg[/IMG][/URL] Bienvenue à la ferme ! C'est le nom du marché de Saint Viance où se réunissent une quinzaine de producteurs et où nous sommes invités à un déjeuner champêtre très sympatique en compagnie des villageois et des producteurs locaux qui nous font goûter leurs spécialités. Du jus de pomme aux escargots en passant par la truite grillée et le tout arrosé d'un bon vin paillé ! [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=75957"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/1864bcc0704e9f93.jpg[/IMG][/URL] Il nous reste encore encore toute l'après midi pour continuer notre découverte de la Corrèze, mais la grève SNCF en a décidé autrement et nous voici obligé de quitter ce "beau pays" plus tôt que prévu. Ce fût en tout cas un week end très agréable, une belle région à visiter et nous vous invitons à en connaitre d'avantage sur les blogs de [URL="http://doriancuisine.com/"]Dorian[/URL], [URL="http://deco-design.biz/"]Jo Yana[/URL], [URL="http://chezmyrtille.blogspot.com/"]Karen[/URL], [URL="http://minirinette.over-blog.fr/"]Marine[/URL] et [URL="http://www.popotedevero.fr/"]Véronique[/URL] et la page facebook de la Corrèze. Voilà, j'espère que ce petit reportage en photo vous aura plu et donné envie de visiter la Corrèze ! A une prochaine aventure ;) [B]Toutes les images ci dessus ont été prises avec le Panasonic GF1 en mode priorité ouverture. Objectif utilisé : Pancake 20mm. ISO : 400 et 800 dans la chapelle et restaurants[/B] ::::::::::::::::::::::::::::::::: [...]
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42 12 399 18/05/2010 23h05 par Frédéric Aller au dernier message
 
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Théâtre de la Photographie et de l'Image Charles Nègre

[SIZE=2][B]Situé dans le centre ville de Nice, le Théâtre de la Photographie et de l'Image Charles Nègre a fêté ses 10 ans au mois de décembre 2009. L'occasion de découvrir ce lieu d'exception et une partie de sa collection qui contient, à ce jour, 1800 œuvres et appareils photographiques. [/B][/SIZE] C'est au 27, boulevard Dubouchage, près de l'avenue Jean Médecin, dans la capitale azuréenne que le Théâtre de la Photographie et de l'Image Charles Nègre (TPI) est installé véritablement depuis maintenant une décennie. Mais, cette villa du fin 19ème siècle n'a pas toujours été vouée entièrement à la photographie. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=70555"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/363364b67e8dae9924.jpg[/IMG][/URL] C'est dans cette villa du 19ème siècle que le TPI est installé. [B]Un peu d'histoire...[/B] Au 19ème siècle, les cercles élitistes tels « le cercle philharmonique », sont en vogue en Angleterre et en France. Dès 1895, se crée à Nice « L'intime Club », qui devient quelques temps après « l'Artistique » , installé à l'origine dans une des tourelles de la Jetée de la Promenade. Ce ne sera qu'en 1910 que cette association quittera ce lieu pour cette villa Belle Époque dans le centre de Nice. Conférences, théâtre, concerts ou encore expositions, le Théâtre de l'Artistique connaîtra ses plus grandes heures malgré quelques moments difficiles. Après 99 ans d'existence, il ferme ses portes en 1994. En parallèle, l'association “Nice audio visuel” qui avait été créée en 1987, par Jean-Pierre Giusto, est dissoute. 106 œuvres d'artistes tels Gabriel Basilico, Luigi Ghirri ou encore Bernard Plossu, sont alors transférées vers le Centre Municipal de la Photographie. Cette année-là, la première édition du “Septembre de la Photo”, manifestation consistant à envahir quelques musées, les galeries municipales et le TPI d'expositions reliées par un thème commun, voit le jour et remporte un succès immédiat. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=70505"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/363364b66f648801d2.jpg[/IMG][/URL] Hall d'entrée. C'est le 24 juillet 1998 que le Conseil Municipal vote à l'unanimité la création d'un espace permanent consacré à la photographie. Le Théâtre de la Photographie et de l'Image ouvre ses portes, le 10 septembre 1999. L'acquisition en 2001 de 40 tirages originaux de l'un des précurseurs de la photographie, Charles Nègre, lui donnera son nom définitif. [B]Une politique culturelle[/B] “ Nous programmons quatre à cinq expositions par an et, en partenariat avec le rectorat, nous montrons également des travaux d'élèves pendant une semaine en fin d'année”, affirme Marie-France Bouhours, directrice artistique du TPI depuis le 1er avril 2009. C'est à elle que revient le choix des expositions thématiques et monographiques ainsi que la gestion des collections. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=70500"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/363364b66f0c883996.jpg[/IMG][/URL] Marie-France Bouhours, directrice artistique du TPI Elle explique : “Nous sommes là pour faire connaître la photographie sous toutes ses formes. La programmation est avant tout pédagogique : nous montrons des grands maîtres de la photographie au niveau historique mais aussi des jeunes créateurs de la région comme, par exemple Michel Coen.” D'ailleurs, le Théâtre de la Photographie et de l'Image apporte aussi son soutien à la jeune création par le biais de commandes. “ Souvent au moment du Septembre de la Photographie, des commandes importantes sont faites à des artistes et les œuvres sont ensuite rentrées dans les collections.” [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=70509"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/363364b66f93a2d513.jpg[/IMG][/URL] Hall. La Riviera de Charles Nègre, les photographies anglaise et finlandaise ou encore la jeune photographie européenne, le “Septembre de la Photo” a marqué le TPI, galeries et musées depuis plus de 20 ans. “Cet événement dans la ville a été très important par le passé. En septembre dernier, en ce qui concerne le TPI, c'était un thème, un pays mais plus vraiment une manifestation citadine. Je suis en train de réfléchir ce que peut devenir ou redevenir le “Septembre de la Photo”, révèle la directrice artistique. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=70504"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/363364b66f55ba0f44.jpg[/IMG][/URL] Salon Jean Giletta. Des échanges sont également faits avec d'autres musées : “ il y a des aides entre les institutions dans la ville. Si, par exemple, le Musée d'Art Moderne et d'Art Contemporain a besoin d'une œuvre, le TPI va lui en prêter une et vice-versa. Il y a une vraie synergie entre les institutions.” Le TPI collabore également souvent avec le musée de la Photographie André Villiers, situé à Mougins. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=70508"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/363364b66f8795af88.jpg[/IMG][/URL] Salon Hercule Florence. [B] Une collection importante [/B] Entre donations, achats et commandes, cette institution a, au fil des années, constitué une collection riche et importante. Le TPI dispose actuellement de 1500 œuvres de photographes d'hier comme d'aujourd'hui : Eric Bourret, Daniel Guillaume, Paul Louis, Roger Thiery... Point faible de cette collection : le peu de possession de la photographie très contemporaine et plasticienne. “ Il faut travailler la photographie plasticienne car cela a été un moment important dans l'histoire et bien sûr aussi le numérique qui a révolutionné la photographie”, précise Marie-France Bouhours. Le TPI possède également 300 appareils photographiques, des premières chambres photographiques de la seconde moitié du 19ème siècle aux derniers appareils pocket des années 80. Manoutcher Nazérian, cinéaste et photographe, a fait, l'année dernière, une importante donation à la ville de Nice. 120 appareils qui illustrent ainsi l'histoire de la technique photographique argentique, appartiennent dorénavant au TPI. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=70503"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/363364b66f4b67551f.jpg[/IMG][/URL] Salon Charles Nègre [B]Un espace accueillant[/B] Quatre salles accueillent des expositions temporaires tout au long de l'année : les salons Hercule Florence, Charles Nègre, Jean Giletta et Gérardpierre. Des pièces à l'architecture d'autrefois qui, avec de hauts murs blancs, donnent un sentiment d'espace. Quant à la Salle de l'Artistique, dotée d'une scène, elle est encore animée par des représentations théâtrales ou d'opéra. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=70506"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/363364b66f70a7b3c2.jpg[/IMG][/URL] Salle de l'Artistique. Tout au fond du TPI, un centre de documentation est mis à disposition du public. Monographies, dictionnaires, essais analytiques, ouvrages techniques et périodiques anciens, plus de 3 500 ouvrages sont à consulter sur place. Un accès à Internet est également offert : deux postes informatiques permettent de s'informer sur le milieu photographique. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=70502"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/363364b66f2204f04a.jpg[/IMG][/URL] Ouvert au public, le centre de documentation contient plus de 3 500 ouvrages. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=70556"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/363364b67e9d9773b9.jpg[/IMG][/URL] [B]Un parcours d'exception pour les 10 ans du TPI[/B] Jusqu'au 15 février, est présentée au Théâtre de la Photographie et de l'Image une exposition pour son dixième anniversaire, consacrée en particulier aux clichés de la capitale azuréenne. Au total, 180 œuvres y sont présentées. “ J'ai tenté de faire un parcours qui montre que la collection est importante. Mais, c'est aussi l'occasion de remercier les artistes, collectionneurs et donateurs qui ont contribué à son enrichissement”, précise la directrice artistique. Vasco Ascolini, Mickael Kenna , Joseph Lucarelli, Christine Spengler et bien sûr Charles Nègre, 32 photographes, illustres et jeunes créateurs, sont ainsi représentés. “ Une salle est aussi consacrée aux photochromes d'anonymes, ce sont des pièces qui ont été très peu montrées. On a aussi les photographies d'Anne Favret et Patrick Manez qui, eux, ont fait un travail sur le Théâtre avant sa rénovation”, ajoute Marie-France Bouhours. Des œuvres à découvrir ou à redécouvrir au plus vite. [SIZE=2][COLOR=RoyalBlue][B]Pour plus de renseignements : [URL]http://www.tpi-nice.org[/URL][/B][/COLOR][/SIZE] [...]
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6 7 119 05/05/2010 12h01 par Vinkfoto Aller au dernier message
 
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Le matte painting

Alors que les effets spéciaux connaissent actuellement leur heure de gloire avec l’arrivée de la 3D dans les salles de cinéma (cf. Avatar et le très attendu Alice Au Pays des Merveilles), une technique moins connu, pourtant aussi vieille que les balbutiements du cinéma moderne, persiste : le Matte Painting. [B] Mais qu’est-ce que le Matte Painting et à quoi sert-il ? [/B] Vous voulez: De la neige en été, une pleine lune à midi, des gratte-ciel en plein désert ? Matte painting. Des décors de science fiction, des ambiances à la Terry Gilliam ou à la Tim Burton ? Matte Painting Des paysages fidèles aux imaginations respectives de Rowling et Tolkien ? Matte painting. Voilà, le matte painting permet de faire voyager le spectateur dans un décor fictif emprunt de l'imagination du réalisateur mais surtout de rester au plus près du réalisme, et c'est là que se trouve toute la subtilité de cette technique. [CENTER][url=http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=73535][img]http://www.virusphoto.com/imagehosting/368084b9a424c6c62e.jpg[/img][/url][/CENTER] [B]Un peu d'histoire[/B] A l’origine, c’est à dire au tout début du 20ème siècle, précisément en 1907 avec le film Missions in California, elle consistait en la peinture d’un décor sur une plaque de verre, où étaient ensuite incorporés d’autres éléments comme les acteurs par exemple. La peinture pouvant être à l’huile ou bien à l’acrylique, cette dernière offrant une rapidité de séchage plus intéressante malgré une fidélité des couleurs n’étant pas toujours respectée… La méthode traditionnelle du matte painting connaît son apogée des années 30 jusqu’au années 50, des films comme Autant en Emporte le Vent ou encore Le Magicien d’Oz n’hésite pas à s’en servir, cependant il faudra attendre Lucas et Spielberg pour le retour de cette discipline, avec notamment la saga Star Wars. [B] Principes du matte-painting[/B] Bien que certains matte painter réalise leur décor entièrement seul en ne partant de rien, la majeure partie travaille à partir de photos existantes, les étapes sont les suivantes : - Sélectionner tout d’abord vos images de départ, que vous trouverez dans des banques d’images, en étant attentif à certains critères : la résolution tout d’abord qui doit être suffisamment importante pour favoriser la retouche mais également l’angle de vue, pour les photos urbaines, il est rare de trouver des photos de buildings prises de face, cette étape est donc, contrairement aux apparences, souvent la plus fastidieuse. - Une fois les différentes images trouvées importez-les sous Photoshop afin de les détourer, puis travailler sur les nuances afin de rendre la matte line (frontière entre deux photos) la plus invisible possible. - Une fois vos éléments positionnés, il vous reste à créer l’ambiance de votre décor, en jouant sur les contrastes, les ombres, en ajoutant de la pluie, etc. Passage d'un paysage d'été à l'hiver, réalisé par Pierre Fabre, voir son site [URL="http://www.gkaster.com/"]ici.[/URL] [CENTER] [url=http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=73533][img]http://www.virusphoto.com/imagehosting/368084b9a333cf0662.jpg[/img][/url][/CENTER] Ludovic, matte painter professionnel installé à Montréal et virusien à ses heures nous explique en quoi consiste sa profession : [B] Depuis combien de temps te consacres-tu au matte painting ?[/B] Cela fait un certain nombre d’années que je joue à modifier des photos sur ordinateurs. J’ai d’abord fait ça pour m’amuser, en échangeant des visages pour créer des situations comiques à partir d’images de films. Ensuite, dans le cadre de mes études, j’ai réalisé un film dont les décors étaient en partie constitués de photos. Mais cela fait cinq ans que je travaille comme matte painter à titre professionnel. [B] Qu’est-ce qui te plait dans cette pratique ?[/B] Je crois que ce qui me plait le plus dans le matte painting, c’est l’idée de fabriquer des décors à partir d’un plan tourné, de quelques photos, ou à partir de rien, en faisant tout pour que le spectateur ne s’aperçoive pas que ce qu’il voit à été créé sur ordinateur. J’aime beaucoup le coté invisible de mon métier et pourtant extrêmement créatif. Notre travail a un impact énorme sur un film, et finalement, on est le seul à vraiment pouvoir reconnaître le vrai du faux. Le matte painting est sans doute un des premiers trucages qui a été inventé pour le cinéma. J’ai énormément d’admiration pour ceux qui faisaient ça avec des pinceaux et de la peinture, en peignant directement l’image sur une plaque de verre. Ils n’avaient pas les outils d’aujourd’hui, c’étaient de très grands artistes, capable de donner un look photoréaliste à leur tableau…Je suis heureux de travailler, avec les techniques d’aujourd’hui, dans cette discipline que j’aime depuis si longtemps. [CENTER] [I][B]Doomsday :[/B][/I] [B][I]Avant [/I][/B] [url=http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=73516][img]http://www.virusphoto.com/imagehosting/368084b9a0c2772c62.jpg[/img][/url] ©Ludovic Iochem [B][I]Après[/I][/B] [url=http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=73517][img]http://www.virusphoto.com/imagehosting/368084b9a0c6263c8d.jpg[/img][/url] ©Ludovic Iochem [/CENTER] [B]Comment l’as-tu découvert ?[/B] C’est à travers une émission de télévision qui passait dans les années 80 appelée « Le cinéma des effets spéciaux » que j’ai découvert le matte painting. Ils avaient fait un numéro spécial présentant de très grands artistes travaillant alors chez Industrial Light and Magic comme Mike Pangrazio, Caroleen Greeen, Chris Evans, Craig Barron et les maitres Albert Whitlock, Peter Ellenshaw. On voyait dans cet épisode leur travail sur des films comme Star Wars, Indiana Jones, Autant en emporte le vent…Depuis ce jour, je suis tombé amoureux du matte painting. [B]Peux-tu nous expliquer les différentes étapes nécessaires à la création d’un tel décor ?[/B] Cela dépend vraiment de ce qu’il y a faire. Il y a plusieurs types de matte painting. On peut être amené par exemple à transformer un décor d’aujourd’hui en un décor du début du siècle. Il faudra alors commencer par effacer de l’image tous les éléments qui sont anachroniques, puis retravailler tout ce que l’on voit dans le style de l’époque souhaitée. Parfois il faudra passer une image prise en journée, en une image de nuit. Cela est donc très différent, ce sera essentiellement un travail sur la lumière, l’effacement des ombres provoquée par le soleil, changement du ciel, allumage des lumières, etc…Enfin d’autres fois, on voudra juste rajouter des montagnes au fons d’un paysage, mettre une maison au bord d’un lac, ou rajouter de la neige…cela est très divers, et les méthodes s’adaptent à la situation. Ce n’est pas du tout répétitif, à chaque nouveau matte painting, on essaye de nouvelles choses… [B] Est-ce que réaliser un décor exige beaucoup de temps ? [/B] Cela rejoint la question précédente, tout dépend de ce qu’il y a à faire. Il m’est arrivé par exemple sur « La Vengeance dans la peau » de faire plusieurs matte painting dans la même journée lorsqu’il s’agissait d’enlever des rails de travelling, des secondes caméras qui étaient dans le champs etc…En revanche, pour faire la Golden Army Chamber dans « Hellboy 2 », cela a necessité deux mois de recherches de design, avec des présentations au réalisateur Guillermo del Toro, jusqu’ ‘à ce qu’il soit satisfait. Ensuite il a fallu un mois supplémentaire pour fabriquer le décor. [CENTER][B][I] L'Amour aux temps du Choléra[/I][/B] [B][I]Avant [/I][/B] [url=http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=73518][img]http://www.virusphoto.com/imagehosting/368084b9a0cb7bed46.jpg[/img][/url] ©Ludovic Iochem [B][I]Après[/I][/B] [url=http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=73519][img]http://www.virusphoto.com/imagehosting/368084b9a0cea60b6c.jpg[/img][/url] ©Ludovic Iochem[/CENTER] [B]Modifies-tu des photos déjà existantes ou prends-tu toi-même des photos pour ensuite les retoucher ?[/B] En général, lorsqu’il y a un tournage, quelqu’un de l’équipe des effets visuels est chargé de prendre un maximum de photos, sous tous les angles, par différentes lumières, afin de nous fournir des sources pour travailler. Evidemment, lorsqu’il s’agit de construire un décor à partir de rien, on peut plonger dans les banques d’images collectées au fil des années et tenter de trouver ce dont on a besoin. Mais il est très fréquent que l’on soit obligé d’aller prendre des photos. Cela m’est arrivé de nombreuses fois déjà de prendre quelques jours pour aller chercher les photos dont j’avais besoin. [B]Parallèlement, es-tu intéressé par la photo ? [/B] Je suis très intéressé par la photo, depuis très longtemps déjà. Ces deux mondes sont très proches. Lorsque l’on travail sur un plan d’exposition, ce qu’on appelle un Establishing Shot, il faut vraiment l’aborder avec un oeil de photographe. On va devoir mélanger des éléments provenant de plusieurs sources, composer une image qui soit jolie, équilibrée et dont les perspectives, direction de lumière, et couleurs soient réalistes. [B] Quel est selon toi le profil du matte painter ? [/B] Je crois qu’un matte painter est quelqu’un qui doit aimer les images, jouer avec, qui a un regard très critique sur ce qu’il fait et qui aime la technique. Hier, le matte painting était clairement un art, les gens qui faisaient cela étaient avant tout des peintres. Aujourd’hui, je me qualifierai plus de technicien spécialisé. Les outils qui sont mis à notre disposition ont évolués, on peut travailler sur la lumière, faire des masques, changer à tout moment les couleurs, utiliser le CTRL+Z, etc… Un matte painter doit également savoir se faire oublier. Ce que l’on fait se doit, par définition de rester invisible, il ne faut pas chercher à faire une image qui traversera à tout pris l’écran. Cela arrive parfois, mais le plus souvent, nos décors apparaissent en fond d’image, et ne doivent pas spécialement attirer l’attention. [CENTER] [I][B]Londres Futuriste:[/B][/I] [url=http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=73520][img]http://www.virusphoto.com/imagehosting/368084b9a0df7ec12c.jpg[/img][/url] ©Ludovic Iochem [B][I]Détail:[/I][/B] [url=http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=73521][img]http://www.virusphoto.com/imagehosting/368084b9a0e4b4395a.jpg[/img][/url] ©Ludovic Iochem[/CENTER] [B]Utilises-tu uniquement des logiciels de retouche numérique ou bien te sers-tu également de logiciels 3D ?[/B] J’utilise tous les jours des logiciels 3D. Au départ, le matte painting était fixe, puisque c’était une image peinte. Mais aujourd’hui, les caméras bougent, et on peut se promener au milieu des décors que l’on créé. Pour cela, on utilise la 3D et des techniques de projections, qui reviennent à texturer un décor avec des photos que l’on a travaillées au préalable. C’est rapide et très puissant. La 3D nous sert également beaucoup pour tout ce qui perspective, lumière, ombre, etc…Lorsque l’on veut par exemple éclairer un élément que l’on va placer dans un décor, il est très facile d’en faire un objet 3D et de placer une lumière. Ainsi, on verra exactement comment l’ombre se découpe, et comment l’objet réagira à la source lumineuse. Merci Ludovic pour avoir répondu à nos questions, [URL="http://ludoviciochem.free.fr/"]son site.[/URL] Si vous aussi, vous souhaitez vous lancer dans le matte painting, ne soyez pas rebuté par le côté impressionnant du rendu final, de nombreux tutoriaux vous sont proposés sur le net pour découvrir cette passionnante technique : [url=http://xplorerstudio.com/tutorials/mattepainting_ae.html]Matte Painting - Tutorial After Effects[/url] [URL="http://www.seb4d.com/tutorials/Mattepainting_castle/mattepainting_castle.htm#"]Tutoriel: Oratoire St Joseph à Montréal sous la pluie[/URL] [URL="http://www.imagehdr.com/tutorial-matte-painting/"]Tutoriel: retouche urbaine[/URL] [...]
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28 31 027 06/09/2011 21h21 par TataKPhoto Aller au dernier message
 
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Interview Laurent Baheux

[SIZE=2][B]Photographe autodidacte, Laurent Baheux a couvert et couvre encore de grands événements sportifs. Passionné également par l'Afrique, il a tout récemment sorti un livre de photographies en noir et blanc de la faune sauvage, “ Terre des Lions”. [/B][/SIZE] [B]Vous venez de sortir un livre "Terre des Lions", représentant des photographies de la faune sauvage d'Afrique. Qu'est-ce qui vous a poussé à vous lancer dans cette aventure ?[/B] Je travaille depuis 8 ans sur la faune africaine, essentiellement en Afrique Orientale et Australe. Ce premier livre est la suite logique de ce travail bien qu'il m'ait fallu*5 ans*avant de me décider à le montrer, à le*partager au travers d'expositions. [IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/363364b8b8a5eda3bf.jpg[/IMG] © Laurent Baheux [B]En combien de temps avez-vous réalisé ces clichés ? [/B] Initié en 2002, ce travail s'est poursuivi chaque année au gré de mes envies et de mon emploi du temps à raison d'un à deux*séjours de 15 jours à un mois par an. Je vais poursuivre cette*aventure sans doute quelques années encore. [B]Vous êtes passionné par l'Afrique. Est-ce qu'il y a une raison particulière ?[/B] Comme pour la photographie, c'est une question de virus. D'abord, je viens de la campagne où très jeune mon père m'a initié à la nature, à l'observer, à*la comprendre*et aussi à la respecter. Le vivant, animal ou végétal, est*sacré.*Chez mes parents, j'ai vécu toute ma jeunesse entouré d'animaux. A la maison, nous avions une vraie ménagerie... Ensuite il y a des destinations qui vous parlent avant même d'y avoir mis les pieds : j'avais l'Afrique dans la tête depuis longtemps. Enfin, il y a des voyages qui vont au-delà du simple dépaysement. Ce fut le cas pour mon premier séjour en Afrique de l'Est que j'ai vécu comme une renaissance. Une révélation pour cette terre d'exception dont on revient forcément transformé. * [IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/363364b8b8b68a4382.jpg[/IMG] © Laurent Baheux [B]Avec quel appareil et objectif avez-vous travaillé ? Pourquoi ?[/B] Je travaille*en reflex 24x36 avec*du matériel Nikon. J'utilise principalement mon plus gros téléobjectif, le Nikon 600mm à F4 avec lequel je fais 90% de mes images. J'ai aussi un 300 à F2.8. J'en suis très satisfait*de Nikon parce que*c'est*tout simplement le matériel reflex le plus performant pour mes besoins à ce jour... Une marque à l'écoute des besoins du photographe. [B]Dans quelles circonstances avez-vous pris ces photos ? [/B] Je lis et j'entends ici ou là pas mal de bêtises : un photographe à la mode, que je ne citerai pas, déclare qu'en Afrique on ne fait pas*un bon portrait d'animal au téléobjectif et que pour soi-disant partager un peu de son intimité, il cherche*à s'approcher tout près de son sujet. J'ai exactement la démarche opposée. J'essaye de m'approcher à distance photographiable, mais comme je travaille avec le 600mm, je n'ai pas besoin de m'approcher trop près. Ce qui génère 2 avantages. Les animaux sont rarement importunés par ma présence et du même coup, je me mets encore plus rarement en situation périlleuse. Je pense donc qu'il est faux de croire que dans ce genre de*sujet la distance empêche le photographe*de faire passer une émotion. [B]Pourquoi avoir photographié la faune d'Afrique en noir et blanc ?[/B] Demander à un photographe pourquoi il travaille en noir et blanc revient à se demander pourquoi les arbres poussent à la verticale : plus qu'un choix, c'est une évidence. Le noir et blanc est l'essence même de la photographie qui a été inventée comme cela et qui se traduit par écrire avec de la lumière et des ombres. La couleur n'est venue qu'à posteriori en supplément, en superflu. J'ai appris la photo en autodidacte : je viens du labo argentique, l'œil*sous l'agrandisseur*et le nez dans*le bac*de révélateur. On y apprend à comprendre cette lumière, matière première du photographe. [IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/363364b8b938b1de31.jpg[/IMG] © Laurent Baheux [B]Vous n'avez utilisé aucun flash lors de ces prises de vue. Pourquoi ?[/B] Toujours pour la même raison : dans cette quête d'authentique, tout élément artificiel est superflu. Le flash est une lumière artificielle qui vient inutilement dénaturer la scène et qui peut également effrayer les animaux. [B]A travers ce reportage, quel message avez-vous voulu faire passer ?[/B] Désormais menacée parce qu'ont été rompus les équilibres fragiles qui régissent*depuis toujours l'harmonie du vivant, l'Afrique est en proie à la destruction des espèces sauvages et des espaces naturels. Elle ne nous offre déjà plus que les lambeaux de sa splendeur passée. Par ce travail, je m'attache à montrer les derniers morceaux de cette Afrique, celle d'avant l'arrivée de l'homme blanc et de son soi-disant progrès, les dernières traces d'un monde authentique, grandeur nature, entièrement dédié au règne animal dont nous faisions partie. A travers cette quête, je cherche à immortaliser ces dernières précieuses merveilles, à livrer en témoignage l'ultime vision d'une beauté animale qui résonne en chacun de nous et qui va bientôt entièrement disparaître. [IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/363364b8b95761753a.jpg[/IMG] © Laurent Baheux [B]Dans ces photos, on ressent les émotions dégagées par les animaux. Comment arrivez-vous à capter ces émotions ?[/B] Lorsque je photographie, je ne suis pas à la recherche d'une image ou d'un cadrage précis. Tout en étant concentré et réceptif, j'aime me laisser surprendre, en donnant une chance au hasard, à l'inattendu. En observant les émotions de l'animal, je cherche à en dégager une force, un trait de caractère. C'est dans cet état d'esprit sensible que j'ai la meilleure chance de retranscrire une émotion. [B]Quel est votre plus beau souvenir ? [/B] Chaque fois que la nature m'offre son plus beau spectacle, sa plus belle représentation, vient le moment où cette beauté*m'envahit tellement que je n'aspire même plus à photographier mais simplement à profiter de ce moment unique, à m'imprégner de cette plénitude. J'ai vécu quelques moments comme ça. J'espère en vivre quelques-uns encore... [IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/363364b8b8d073575d.jpg[/IMG] © Laurent Baheux [B]Quel est l'animal qui vous a le plus impressionné ? Pourquoi ? [/B] L'éléphant est l'animal le plus imposant et le plus impressionnant, celui qui force le respect et l'admiration. D'un caractère plutôt paisible, cette force de la nature est aussi paradoxalement une des plus fragiles parce qu'on est entré en compétition avec lui pour s'approprier son territoire, parce qu'on a détruit en grande partie son écosystème, parce qu'on a conquis par la force son espace vital et qu'on cherche à le confiner dans quelques réserves trop réduites. Partout où l'homme progresse, la Nature recule... [IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/363364b8b8bd8ae06d.jpg[/IMG] © Laurent Baheux [B]Quelle photo préférez-vous et pourquoi ?[/B] Je n'ai pas de photo préférée : je ne vois et n'envisage ce travail que dans son ensemble, comme un tout avec une certaine cohérence. Du moins je l'espère, en tout cas j'y travaille... [B]Vous avez été récompensé à Londres pour la photo " Queue de lionne" en octobre 2007. Dans quelles circonstances avez-vous pris la photo ? [/B] J'ai passé un bon moment avec cette lionne qui était allongée sur un monticule de terre, sans doute une ancienne termitière. Les félins affectionnent particulièrement ce genre d'endroit dégagé et un peu surélevé d'où ils peuvent observer les alentours. C'était un moment de quiétude pour elle. Elle restait immobile. De temps en temps, sa queue s'enroulait et se déroulait pour fouetter l'air et les mouches qui l'incommodaient. C'était la seule partie de son corps qui bougeait : mon regard s'est porté dessus, comme une évidence... [B]Jeux Olympiques, coupe du monde de foot et de rugby, tour de France, Roland Garros… vous êtes également un photographe sportif reconnu. D'où vient cet intérêt pour le sport ? Comment avez-vous commencé dans ce métier ? [/B] S'il est vrai que j'ai couvert et couvre encore des événements sportifs internationaux, il faut préciser que ma reconnaissance ne dépasse pas les frontières du pays. La photographie de sport est un petit milieu. J'ai la chance de travailler avec plusieurs grandes agences ou médias spécialisés dans l'actualité sportive. Cela ne fait pas de moi une star internationale. Aujourd'hui, ce métier est plaisant mais*difficile, voire très difficile car la presse traverse depuis bien longtemps une crise qui n'en finit pas. La réalité est souvent très loin des clichés et autres idées reçues dont s'abreuve le grand public. J'ai commencé tout simplement par goût et passion du sport. J'ai pratiqué plusieurs sports et je serai certainement devenu moniteur de tennis si je n'avais pas choisi le journalisme et la photo. J'ai débuté à Poitiers au quotidien Centre Presse en réalisant des comptes rendus pour la rédaction sportive. Leur besoin en photos de sport aidant, je me suis rapidement tourné vers la prise de vue sportive où j'ai tout appris sur le tas. Je me suis équipé en matériel au fur et à mesure de mes moyens. J'ai très vite compris qu'en photo sportive, mon avenir passait par Paris où se trouvaient toutes les plus grandes agences. Avec un peu de chance et beaucoup de volonté, j'ai pu intégrer une de ses agences, puis une autre... [IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/363364b8b92185e267.jpg[/IMG] © Laurent Baheux [B]Trouvez-vous qu'il y a des similitudes entre la photographie sportive et animalière ? Si oui, lesquelles ? [/B] Des similitudes qui sont le mouvement, le matériel et la technique utilisée pour capturer ce mouvement. [B]Quels sont les secrets pour photographier des personnes en plein mouvement ?[/B] Pas de secret : du travail. Avec la pratique vient l'expérience. On essaye, on rate, on corrige... [B]Quelle est la principale difficulté lors d'une prise de vue sportive ?[/B] C'est d'être placé au bon endroit pour saisir le bon moment sans savoir ni où ni quand ni comment ce bon moment va arriver. [IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/363364b8b9444ed648.jpg[/IMG] © Laurent Baheux [B]Avez-vous une anecdote particulière à raconter ?[/B] Finale de coupe du monde de football 2006... Je vous plante l'ambiance : 250 photographes autour du terrain, chacun assis sur une chaise avec un numéro, serrés comme des sardines*et pas le droit de se lever de tout le match. Et au final, à ma connaissance, pas un sur la pelouse avec la photo du coup de boule de Zidane. Les seules images de l'agression sont des captures vidéo et peut-être une photo depuis la tribune de presse... Bon moi, j'ai une bonne excuse : j'étais de l'autre côté, sur l'attaque italienne donc trop loin de l'action. Le plus dur est de rester concentré pendant 90 minutes, voire plus lorsqu'il y a des prolongations... [IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/363364b8b929543962.jpg[/IMG] © Laurent Baheux [B]Vous avez créé votre agence "Photovision" en 2003. Dans quel objectif ? Cela vous a-t-il aidé dans la diffusion de vos photos ?[/B] Licencié par Corbis, comme les 42 autres photographes salariés de l'agence à cette époque, j'ai bénéficié, suite au plan social, d'une aide à la création d'entreprise. Je l'ai plutôt vécu comme une*obligation si je voulais survivre dans ce métier et non comme un choix. Le statut de salarié est devenu l'exception dans ce métier. Aujourd'hui, je me satisfais de cette indépendance, avec ses avantages et ses inconvénients. Cela ne m'a pas spécialement aidé à diffuser mon travail. Au contraire, parce que je dois tout faire seul, depuis l'organisation du reportage jusqu'à la "livraison des images". Cela demande beaucoup plus d'efforts pour des résultats souvent moindres. [IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/363364b8b93382965f.jpg[/IMG] © Laurent Baheux [B]Aujourd'hui, vos photos sont-elles uniquement diffusées par votre agence ?[/B] Oui et non parce que je collabore avec plusieurs autres agences et médias qui diffusent ma production en achetant des reportages à mon agence [B]Quels sont vos projets ?[/B] Qui vivra verra. Du travail, du travail et encore du travail. On a toujours à apprendre : j'aspire à devenir un peu meilleur chaque jour... [B] Plus d'informations sur :[/B] [URL="http://www.laurentbaheux.com"]www.laurentbaheux.com[/URL] En 2010, Partez en voyage PHOTO en Afrique avec Laurent : [url=http://www.objectif-nature.com]Safari photo, voyage dcouverte nature en Afrique, organisation sminaire entreprise[/url] Le livre "TERRE des LIONS" disponible en livraison gratuite 48H : [url=http://www.editions-altus.com]Home - Editions Altus[/url] Merci à Laurent Baheux d'avoir répondu à ces questions. [IMG]http://www.virusphoto.com/bannieres/rozenn.jpg[/IMG] [...]
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6 8 848 16/04/2010 12h44 par biquari Aller au dernier message
 
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Interview : Denis Darzacq

[B]Photographe parisien, Denis Darzacq débute sa carrière en suivant la scène rock française puis devient photographe de plateau. C'est en 1994 qu'il commence à montrer ses propres clichés. Exposées en France et à l'étranger, ses photographies sont entrées dans des collections tant publiques que privées. [/B] [B]Comment êtes-vous devenu photographe ?[/B] J'ai été diplômé de l'ENSAC (Ecole Nationale Supérieur des Arts Décoratifs), en 1985. Cela a été ensuite un long parcours. J'ai commencé par être photographe de plateau puis j'ai fait des photographies pour des journaux... Aujourd'hui, j'expose mes clichés qui représentent mon propre univers. [B]Êtes-vous un passionné de photographies ?[/B] Je n'ai pas vraiment de passion particulière. Pour moi, la photographie est, avant tout, un échange. J'aime partager l'expérience avec des personnes différentes. Quand j'ai travaillé avec les jeunes, ils ont partagé avec moi leur vocabulaire, leur technique ainsi que leur expérience. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=70579"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/363364b680ae8794c5.jpg[/IMG][/URL] Djibril Koita - Bobigny centre ville. © Denis Darzacq [B]Avec quel matériel travaillez-vous ?[/B] Je ne travaille pas avec un appareil spécifique. J'en possède six ou sept différents mais pour moi, ce n'est pas le plus important. Ce qui prime, c'est l'idée et la technique reste à son service. [B]En 2004-2005, vous avez fait une série sur Bobigny, situé au nord-est de Paris. Pourquoi avoir choisi cette ville ?[/B] Cette ville nouvelle de l'urbanisme est une espèce de chef d'oeuvre des années 60-80. Elle montre l'échec de l'urbanisation de la France dans ces années-là. Pour une fois qu'on parle de Bobigny en dehors des voitures brûlées ! Dans cette série, il n'y a pas d'histoire particulière mais une vie quotidienne. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=70580"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/363364b680baa24d20.jpg[/IMG][/URL] Vincent Caberas - Bobigny centre ville. © Denis Darzacq [B]Comment s'est déroulée votre rencontre avec les habitants ?[/B] En m'y promenant, j'ai fait la connaissance d'un jeune qui m'a ouvert les portes de la ville. L'idée a beaucoup séduit les habitants. Il y a eu beaucoup d'échanges et chacun a apporté ce qu'il avait. [B] Dans vos séries, «*La chute*» et «*Hyper*», on voit des corps de jeunes en suspension. Comment avez-vous procédé pour créer cette illusion ?[/B] Ce n'est pas une illusion. Etant donné que ce sont des danseurs de Hip Hop, de Capoeira et de danse contemporaine, je leur ai demandé de sauter en l'air. Il n'y a pas de montage, j'ai juste pris la photographie au bon moment. Leurs muscles sont relâchés et du coup, leurs corps n'expriment aucun effort. Ces corps en suspension sont ainsi à jamais suspendus. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=70581"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/363364b680c44e6930.jpg[/IMG][/URL] La chute. © Denis Darzacq [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=70582"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/363364b680c9e27666.jpg[/IMG][/URL] La chute. © Denis Darzacq [B] Pourquoi avoir choisi les supermarchés dans votre série, «*Hyper*» ?[/B] J'ai voulu investir un lieu familier. Nous sommes dans une société de consommation où plus de 95% de la population va au supermarché. J'ai voulu montrer cette tension entre la société matérielle et les aspirations des hommes, entre avoir et être. Dans ces photos, les jeunes sont libres de s'évader. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=70583"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/363364b680cfc0b4fe.jpg[/IMG][/URL] Hyper. © Denis Darzacq [B]Dans votre série, «*Nu*», on voit des hommes et des femmes qui marchent en costume d'Ève dans des zones pavillonnaires. Pouvez-vous nous en parler ?[/B] J'ai voulu là aussi montrer cette tension entre le corps et l'environnement actuel, en l'occurrence les zones pavillonnaires qui sont une importation des Etats-Unis. Dans une ville moderne et sophistiquée, ces corps simples marchent avec leurs défauts. Il y a ainsi un paradoxe entre la nature et la culture. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=70584"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/363364b680d4c5a609.jpg[/IMG][/URL] Nu. © Denis Darzacq [B]Votre travail tourne autour de notre époque. Pour quelles raisons ?[/B] Il n'y a pas de raison particulière. C'est tout simplement un long cheminement d'un travail, l'arborescence d'une pensée. Je veux montrer notre quotidien dans la trivialité des choses, et ainsi montrer où on en est. Mais, je propose plusieurs possibilités de lecture aux personnes. Certes, personne, par exemple, ne se promène nu dans la rue, mais ce sont d'abord des images créées mais qui restent proches du réel. Elles ne sont pas, en tout cas, manichéennes. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=70585"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/363364b680d88e2462.jpg[/IMG][/URL] Nu. © Denis Darzacq [B]Retouchez-vous vos clichés ?[/B] Non, jamais ! Si vraiment, il y a une grosse tâche sur la photo, je l'enlèverai mais autrement, je ne fais pas de montage avec deux prises de vue différentes. [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=70587"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/363364b680dc88cbf5.jpg[/IMG][/URL] Hyper. © Denis Darzacq [B] Des projets pour cette année ?[/B] Oui, j'ai fait une nouvelle série à New-York qui montre un univers plus mental. Je vais le présenter à la foire internationale d'art moderne et contemporain, à Paris, en mars prochain. J'ai un peu une appréhension mais on fait les choses pour un besoin, alors il faut bien une réaction. On verra bien... [B]Pour plus d'informations : [URL="http://www.denis-darzacq.com/"]www.denis-darzacq.com[/URL][/B] Merci à Denis Darzacq d'avoir pris de son temps pour répondre à ces questions. [...]
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14 15 736 09/11/2010 19h36 par Doumai Aller au dernier message
 
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Dossier : La photo de concert

[B]Depuis quelques temps, avec l’avènement du numérique et le prix décroissant des appareils réflex, la photographie de concert tend à se développer exponentiellement, et de nombreux photographes, toutes expériences confondues à fleurir devant les scènes.[/B] Seulement, cette pratique exige beaucoup de rigueur, la technique est très pointilleuse du fait de la lumière, du mouvement constant des artistes sur scènes, de la prohibition du flash, du monde présent, etc. [CENTER][URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=69979"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/368084b5d6f160208c.jpg[/IMG][/URL] [I]A gauche NTM, à droite Lenny Kravitz[/I] ©Eric Canto[/CENTER] Cependant ne vous découragez pas, vous trouverez sur le net de nombreux tutoriaux vous expliquant la meilleure manière de réussir ses photos lors de concerts, voir notamment l’article [URL="http://www.virusphoto.com/41952-photo-de-concert-ce-quil-faut-savoir.html%20."]tuto photo de concert sur Virus Photo.[/URL] Si vous souhaitez vous lancer dans cette pratique n’hésitez pas à consulter de la documentation auparavant, afin d’optimiser des clichés très difficiles à capter Autre aspect important, ne négligez pas l’approche créative. Une photographie de concert aussi parfaite techniquement soit-elle, ne sera intéressante que si une recherche créative a été faite au préalable. Soyez donc patient et shootez au bon moment, immortalisez un mouvement, une attitude, pour résumer dé-mar-quez vous, gardez toujours en tête qu’une photographie originale n’est pas spécifique au portrait. Eric Canto, photographe, spécialisé en photographie promotionnelle pour des groupes de musiques (pochettes de CD, photos en live), répond à nos questions, concernant ce sujet : [CENTER][URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=70101"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/368084b5eee998ea76.jpg[/IMG][/URL] [I]U2[/I] ©Eric Canto[/CENTER] [B] Eric Canto, depuis combien de temps vous consacrez-vous à la photographie ?[/B] En théorie depuis longtemps, en pratique je m’y consacre pleinement depuis 3 ans. [B]Avez-vous commencé la photographie de concert dans le même temps ou bien est-ce venu plus tard ?[/B] J’ai commencé la photo par et pour le live. Je suis à la base un musicien. Je ne sais pas si vous connaissez le petit picotement qui monte le long de votre colonne vertébrale lors de votre premier concert quand la lumière s’éteint ? Eh bien moi, j’ai ce picotement à chaque fois. [B]Quel matériel vous est indispensable lors de concerts ?[/B] Une bonne bière. [CENTER][URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=70100"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/368084b5eee660ed66.jpg[/IMG][/URL] [I]Iggy Pop[/I] ©Eric Canto[/CENTER] [B]Avant le concert comment cela se passe-t-il, ce sont les organisateurs qui vous contactent ou l’inverse ?[/B] Généralement, je contacte la production pour qu’elle transmette au management une demande d’accréditation pour tel ou tel magazine. La demande est acceptée ou refusée. J’ai alors 3 morceaux dans le meilleur des cas, 30 secondes dans le pire pour essayer de capter un moment qui sera représentatif d’une représentation de 2h00… [B]Quels sont les éléments qui rentrent en compte dans la composition d'une photographie de concert, pour rendre un cliché vraiment percutant ?[/B] J’ai tendance à voir la photographie comme une projection d’émotion. L’émotion sera l’élément clé de la composition et il va falloir aller la chercher. L’équilibre est difficile à trouver entre le côté spectateur et acteur de ces quelques minutes que l’on nous accorde. Après, j’accorde beaucoup à la lumière dans ce qu’elle va ajouter à l’émotion. La photo live se fait dans l’urgence, la composition doit se faire de manière instinctive. [CENTER] [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=70102"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/368084b5eeeaae696c.jpg[/IMG][/URL] [I]Muse[/I] ©Eric Canto[/CENTER] [B]Vous faites également des portraits d’artistes, avez-vous une préférence entre ces deux domaines photographiques ?[/B] Ils sont très complémentaires, l’artiste sur scène est dans son élément, hors scène, un autre personnage apparait parfois. L’ensemble définit les contours du personnage. L’idée étant là encore de saisir une émotion représentative du personnage ou de sa musique. [B]On observe une augmentation du nombre de photographes lors de concerts, comment expliquez-vous cela ?[/B] Cela dépend….pour les gros concerts comme par exemple le concert de Muse à Toulouse il y a 2 mois nous étions 4 photographes accrédités sur une trentaine de demandes. Néanmoins, il faut avouer que cela devient compliqué pour les productions et les managements. Il y a quelques années, il y avait deux, trois gros magazines, point. De nos jours, l’explosion des supports comme internet à entrainé une explosion des demandes. La presse se vend de moins en moins alors que de petits blogs drainent parfois 10 fois plus de monde qu’un magazine. Le but étant d’être visible pour l’artiste…. Le choix doit être compliqué. Le numérique a aussi facilité l’accès à la photo pour beaucoup de monde. [B]Quels conseils pourriez-vous donnez à un photographe qui désire se lancer dans la photographie de concert ?[/B] Eh bien je lui dirai : si on te ferme la porte (et on va te la fermer…), passe par la fenêtre, si la fenêtre est fermée, …défonce la porte. Le problème c’est que souvent, il y a une autre porte derrière la première. [SIZE=2][B][IMG]http://www.virusphoto.com/images/icons/icon2.gif[/IMG] Son site: [URL="http://www.canto-photographer.com/"]Eric Canto[/URL][/B][/SIZE] Autre perception du métier pour [B]Robert Gil[/B], qui, en dépit de la qualité de ses photos se définit comme photographe amateur, habitué des salles parisiennes, il nous parle de sa passion pour la photographie de concert: [CENTER][URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=72063"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/368084b829ba0909a3.jpg[/IMG][/URL] [I]Caravan Palace ©Robert Gil[/I][/CENTER] [B] Robert Gil, depuis combien de temps vous consacrez-vous à la photographie ? [/B]A la photographie de concerts depuis 5 ans environ. Auparavant je faisais uniquement de la photo argentique en noir et blanc que je développais moi-même dans mon petit labo. L'arrivée du numérique m'a poussé à m'intéresser à la couleur et a changer la donne. [B]Comment êtes-vous arrivé à la photographie de concert ?[/B] La photographie et la musique ont toujours été mes principales passions, et puis un jour j’ai décidé de me lancer. [B]Quelles sont les qualités que doit avoir un photographe de concerts ?[/B] Être très motivé, disponible et ne pas baisser les bras à la moindre déconvenue car les débuts sont difficiles. Les demandes d'accréditation, les temps d'attentes, les frustrations, le nombre important de photographes sont sources de découragement pour beaucoup. Il faut également prendre en compte que c’est un travail chronophage. [B] Les organisateurs vous aident ils ou au contraire vous complique le travail ? [/B] Ils m’aident et me sont précieux. Dans l’ensemble ils me facilitent le travail. [B]Avez-vous une technique pour capturer au meilleur moment ?[/B] Pas vraiment non. Les conditions ne sont pas toujours réunies pour pouvoir réussir les meilleurs clichés, il faut donc être attentif et rigoureux. Essayer également d'apréhender au mieux l'état d'esprit de l'artiste pour restituer avec fidèlité l'ambiance. [CENTER][URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=72061"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/368084b82948587d06.jpg[/IMG][/URL] [I]Emilie Simon ©Robert Gil[/I] [/CENTER] [B] Quelles sont les contraintes techniques en concert ? [/B] Je pense en particulier au temps imparti sur certain concerts, une quinzaine de minutes en général. Il faut donc réaliser le maximum de clichés en un temps réduit et ce en dépit de la foule, de la difficulté de trouver un emplacement afin de varier les points de vue et de l’éclairage qui n’est souvent pas avantageux pour les photos. Dans ce cas précis il y a un facteur chance indéniable. [B] Quel matériel utilisez-vous ?[/B] Un Canon 50D et 40D avec deux optiques : un 24/70 et un 70/80. [B] Effectuez-vous un post-traitement sur vos photos ? Si oui, quels logiciels utilisez-vous ?[/B] Je ne maitrise ni Photoshop ni Lightroom alors je travaille avec l'outil DPP proposé par Canon. Comme en argentique je me contente d'une correction d'exposition de plus ou moins un diaph, un peu de recadrage. Avec le numérique et surtout avec la couleur je travaille aussi un peu la balance des blancs et je reste vigilant au niveau de bruit. [B]Les artistes, les styles de musique influencent-ils vos photographies ?[/B] Incontestablement oui. L'approche est différente entre un chanteur figé ou au contraire énergique, extraverti. [B]Avez vous des contacts avec les artistes ?[/B] Avec le temps j'ai fini par côtoyer quelques artistes mais toujours en off. Il ne faut pas croire que les photographes ont accès à la vie trépidante des artistes lors des concerts, je dirais plutôt le contraire. [CENTER][URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=72062"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/368084b8295275fb24.jpg[/IMG][/URL] [I]Uncommomenfrommars ©Robert Gil[/I][/CENTER] [SIZE=2][B][IMG]http://www.virusphoto.com/images/icons/icon2.gif[/IMG][/B][/SIZE] [SIZE=2][B]Son site: [URL="http://www.photosconcerts.com/"]Robert Gil[/URL][/B][/SIZE] [B]Stéphanie Tosellli,[/B] photographe de concerts basée sur la Côte d'Azur, membre de Virus Photo, ayant fait l'objet d'un article dans la rubrique [URL="http://www.virusphoto.com/89963-stephanie-toselli.html"]Libre Expression[/URL] accepte de répondre à nos questions: [CENTER][URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=73238"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/368084b94bf0d59005.jpg[/IMG][/URL] [I]À droite Izia 11/02/2010, à gauche Israël Vibration, 03/04/2008[/I] [/CENTER] [B] Bonjour Stéphanie, depuis combien de temps faîtes-vous des photographies de concerts ? [/B]J’ai couvert mon 1er concert en février 2007. C’était Groundation, LE groupe de reggae actuel ! Depuis, je ne les rate pour rien au monde. Cela fait donc 3ans. [B]Qu’est-ce qui vous plait dans ce type de photos ?[/B] L’instant, l’échange, l’émotion vive, l’adrénaline, l’impression d’être un témoin privilégié, et puis la rencontre avec l’artiste parfois. Je m’emballe et fais des phrases sans verbes :D, mais j’adore tellement ça que je ne supporte pas ceux qui font ce genre de travail de manière blasée, comme s’ils allaient à l’usine. [B]Considérez-vous la photographie de concerts comme votre domaine préféré ou bien privilégiez-vous le portrait ?[/B] Je suis une passionnée, ce qui me plait c’est l’échange. Alors qu’il soit avec un public et un artiste, un modèle et moi-même, ou seule avec mes macros à partager ensuite avec les gens qui les apprécient, tout me va ! Et puis, les 2 sont liés, j’ai eu la chance d’avoir en face de moi, des artistes avec un charisme tel, que faire leur portrait dans le cadre de leur activité, s’est imposé à moi de manière évidente. [B]Vous proposez sur votre site des photographies en noir et blanc ainsi qu’en couleurs, pourquoi ce choix ?[/B] Parce que j’ai un amour inconditionnel du noir et blanc, pour l’intimité qu’il donne et le fait d’aller à l’essentiel. Mais en photos de concert, si la lumière est bonne, la couleur est indispensable et donne le ton, surtout en reggae difficile de se passer du Red, Green and Gold. [CENTER] [URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=73240"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/368084b94bfcf6ebbe.jpg[/IMG][/URL] [I]Groundation, 05/11/2009[/I][/CENTER] [B] Pouvez-vous photographiez tous types de concerts ou bien la musique a-t-elle une influence directe sur la qualité de vos photos ?[/B] Je suis une inconditionnelle de reggae, alors oui, je ne peux nier que cela a influencé mes choix de concerts. Cela dit, mes goûts musicaux étant très éclectiques, je cherche de plus en plus à me diversifier. J’ai shooté le concert d’Izia dernièrement (fille de Jacques Higelin et phénomène à découvrir absolument pour ceux qui ne connaissent pas encore… Meilleure performance scénique de l’année aux Victoires de la musique !! …Fin de la parenthèse :D ) et je dois dire, que j’ai adoré !! [B]Que recherchez-vous à capter lors d’un concert ? [/B] L’E-MOTION !! ou plutôt la « vibes » comme disent les rastas ! C’est l’essentiel, ensuite j’essaie de capter un peu de l’artiste, un peu d’ambiance, et je mets un peu de moi, de mon ressenti, au post-traitement. Lors des concerts reggae, j’ai la chance de shooter sans restriction de temps (3 premières chansons normalement). Ce qui me permet de prendre mon temps de capturer plus de l’artiste. [B]Avec quel matériel travaillez-vous ?[/B] J’ai commencé avec un Canon 400D , j’utilise maintenant un 5D Mark II , qui dans ce cadre précis de la photo de concert est un véritable plaisir, tant la gestion du bruit est excellente. Ensuite côté objectifs, je shoote essentiellement au 100mm f 2.8 et au 50mm f 1.8 de chez Canon, ainsi qu’au 24-70mm f 2.8 pour les plans larges avec le public. [CENTER][URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=73239"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/368084b94bf1e8579e.jpg[/IMG][/URL] [I]À droite Tiken Jah Fakoly, conférence de presse, Nice, 17/11/2007, à gauche Alpha Blondy, 05/08/2009[/I][/CENTER] [B] Retouchez-vous vos photos ? Si oui, avec quel logiciel ?[/B] Oui, avec Photoshop et quelques plug-in. [SIZE=2][B][IMG]http://www.virusphoto.com/images/icons/icon2.gif[/IMG][/B][/SIZE] [SIZE=2][B][URL="http://www.stephanietoselli.com/concerts"]La galerie de concerts de Stéphanie[/URL] /// [/B][/SIZE] [...]
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23 16 686 13/04/2011 10h48 par ManuD Aller au dernier message
 
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L'Instant, une nouvelle génération de laboratoires photographiques

[B]Situé en Principauté, L'Instant, laboratoire photographique, est dirigé depuis 2007 par Jean-Baptiste Blanchy, monégasque d'origine. Entre impressions argentiques et numériques, retouches et copies, ce laboratoire se tourne vers un travail de qualité. Reportage.[/B] C'est dans la rue de la Turbie, à Monaco, dans ce laboratoire photographique, L'Instant, que Jean-Baptiste Blanchy exerce son métier de tireur depuis 2007. «*C'est un laboratoire qui a une histoire assez longue. Il a été fondé par Daniel Mille, photographe professionnel, qui a encore son studio dans la rue*», explique ce responsable. Avant même sa formation d'ingénieur, Jean-Baptiste Blanchy était intéressé par la photographie et le graphisme. Il raconte : «*Quand j'étais jeune, je pratiquais déjà le tirage en chambre noire et j'aimais beaucoup cette magie qui s'opérait. Quand j'ai eu cette idée de reprise, j'avais la volonté de réadapter complétement ce laboratoire vers la nouvelle technologie ». Un virage qu'il pense avoir bien pris, en phase avec la grande vague numérique arrivée au même moment. [url=http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=70562][img]http://www.virusphoto.com/imagehosting/363364b67fb3d03623.jpg[/img][/url] L'Instant, laboratoire photographique, situé près de la Place d'Armes, à Monaco [B]Le tirage d'exposition, une des spécialités du laboratoire [/B] “J'ai voulu me placer sur un créneau professionnel. Le travail est fait sur mesure : on essaie de s'adapter à chaque client*», continue l'imprimeur. La spécialité de la maison ? Le tirage d'art et d'exposition, que ce soit en argentique ou en numérique. «*Dans ce genre de tirage, ce qui est important, c'est le travail du fichier en amont. Il est parfois fait par le photographe lui-même mais il a aussi besoin de la collaboration du tireur pour ajuster les contrastes, les densités... C'est le cœur du métier de faire ce travail avant l'impression. Il faut aussi contrôler la sortie du tirage pour vérifier la correspondance entre l'image sur le papier et l'écran*», indique Jean-Baptiste Blanchy. [url=http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=70557][img]http://www.virusphoto.com/imagehosting/363364b67ef8aa85a0.jpg[/img][/url] Jean-Baptiste Blanchy, directeur de L'Instant Des tirages d'exposition qui sont systématiquement maquillés et repiqués, tant en numérique qu'en argentique. Il explique : “ Le maquillage, c'est lorsqu'on masque certaines zones lors l'exposition avec ce qu'on appelle “un chasse-mouche”, petit bout de carton sur une tringle, ou avec les mains, pour diminuer la densité. Quant au repiquage, c'est le fait de reprendre le tirage une fois terminé avec un pinceau très fin qu'on met dans un gris-film pour l'appliquer sur les points blancs apparus à cause des poussières”. Des photographes comme Michel Coen ou Damion Berger ainsi que des institutions renommées en France et à Monaco leur ont ainsi donné leur confiance. Une des meilleures récompenses pour ce laboratoire photographique. [url=http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=70563][img]http://www.virusphoto.com/imagehosting/363364b67fd0b2b24b.jpg[/img][/url] Julien - instructions de masquage. © Thomas Damentko [B]Des tirages en noir et blanc à l'ancienne[/B] Rares sont aujourd'hui les professionnels qui tirent en chambre noire. Pourtant, Jean-Baptiste Blanchy n'a pas mis aux oubliettes cette façon de faire, continuant ainsi à tirer en noir et blanc. C'est dans une petite pièce retirée au fond de son laboratoire que toute la magie s'opère. Il révèle : «*On charge les films noir et blanc sur une spire ou même dans un tambour puis on les développe avec un processeur Jobo, “bac” thermostaté muni d'un moteur. Ensuite, on les passe dans un agrandisseur, une sorte de projecteur, qui projette l'image sur du papier photosensible”. Des étapes qui se déroulent dans le noir avec une lampe inactinique qui diffuse une lumière à laquelle le papier est insensible. [url=http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=70564][img]http://www.virusphoto.com/imagehosting/363364b67febe9679a.jpg[/img][/url] Le film est passé dans un agrandisseur, l'image est ainsi projetée sur du papier photosensible " Il est alors exposé pendant quelques secondes puis passé dans un bain révélateur qui fait apparaît l'image. On met ensuite le papier dans un bain d'arrêt pour stopper le processus de révélation. Les images sont ensuite plongées dans un bac de fixation”. Après un rinçage abondant à l'eau, elles sont mises à sécher. [url=http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=70566][img]http://www.virusphoto.com/imagehosting/363364b67ffb78b9cc.jpg[/img][/url] Thomas Damentko, intérimaire, immerge le papier dans un bain révélateur [url=http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=70568][img]http://www.virusphoto.com/imagehosting/363364b6800cc1cffe.jpg[/img][/url] Pour stopper le processus de révélation, le papier sera plongé dans un bain d'arrêt Pour les tirages d'exposition, une fois les images bien sèches, elles seront forcément plongées dans un virage afin d'accroître leur durée de vie. Thomas Damentko, tireur intérimaire de L'Instant, précise : “ Selon les dilutions au sélénium, à l'or ou même en sépia, la chimie du papier est modifiée et ce dernier devient alors plus résistant. Les virages entraînent aussi des changements dans les tonalités de couleurs. Par exemple, si vous souhaitez du bleu, le virage sera réalisé avec de l'or”. Un travail minutieux qui demande des années d'expérience pour bien le maîtriser. [B]Des impressions numériques de haute qualité[/B] Du côté du numérique, le laboratoire photographique propose également des tirages de haute qualité. Il a été agréé Digigraphie, label de production ou de reproduction d'œuvres d'art, ce qui implique que cette impression est originale, signée et numérotée. Un tirage limité est défini à l'avance pour chaque format. “ La durée de vie du tirage devient importante, de l'ordre de 60 à 100 ans dans des conditions normales d'exposition. L'idée est de reproduire le concept de la lithographie ”, explique Jean-Baptiste Blanchy. [url=http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=70558][img]http://www.virusphoto.com/imagehosting/363364b67f987665d6.jpg[/img][/url] L'imprimante Epson Stylius pro 9880. Les impressions fine art jet d'encre sont aussi la spécialité de la maison. Les deux imprimantes professionnelles telles que la dernière Epson 9900 que possède L'Instant permettent une grande précision dans la reproduction des couleurs et une grande richesse de l'espace colorimétrique. “ La longévité des impressions est même plus élevée qu'avec un procédé argentique traditionnel. Cela me permet également d'offrir une grande variété de papiers différents comme le papier baryté ou aquarelle”, continue l'homme aux yeux verts. Montages sous dibond, diasecs de qualité d'exposition et même numérisations haut de gamme sur Imacon, ce laboratoire est l'un des rares du sud-est de la France à les proposer à ses clients. [B]La retouche, un travail de précision[/B] Le travail du tireur ne s'arrête pas à l'impression des photos : il faut aussi retoucher les images. C'est sur Photoshop, Lightroom ou encore DxO Film Pack que Jean-Baptiste Blanchy effectue les siennes. Des logiciels qui sont bien adaptés à son domaine du traitement de l'image. Pour les retouches de scanner, par exemple, les courbes générales sont réajustées et les canaux R, V, B sont travaillés. Le directeur reprend : “ Le travail peut être très fin, en particulier pour les reproductions de tableaux où il faut souvent s'y reprendre plusieurs fois, même avec l'aide d'une charte”. [url=http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=70559][img]http://www.virusphoto.com/imagehosting/363364b67fa5e70328.jpg[/img][/url] Jean-Baptiste Blanchy en pleine retouche Le scanner Imacon restituant dans toute leur netteté les traces de poussières ou de micro-rayures, il faut donc les enlever, ce qu'on appelle le “dépétouillage”. Pour les images sous forme de fichier numérique, le tireur prête attention à l'équilibre général de l'image (densités minimum et maximum), aux zones bouchées ou cramées, aux couleurs dominantes... Entre l'ajout du grain, des effets, la reconstitution des textures et le remplacement des couleurs, l'éventail des retouches est infini. Le tireur doit ainsi s'adapter à son client et à ses exigences. [url=http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=70573][img]http://www.virusphoto.com/imagehosting/363364b6802c3cae89.jpg[/img][/url] A l'entrée du laboratoire, une bibliothèque mise à disposition pour les plus curieux L'attention, l'écoute et l'adaptation sont des qualités importantes chez le tireur pour savoir ce qu'il doit proposer à son client. « Notre travail, même en numérique, reste fondamentalement artisanal. Rien que le choix du profil et du mode de rendu des couleurs nécessite une réflexion réitérée à chaque image ». Un métier qui continue d'évoluer avec l'ère du numérique mais qui reste précieux pour les photographes professionnels, les galeries, les entreprises ou les amateurs exigeants. Pour plus d'informations : [url]www.linstant.mc[/url] Un grand merci à Jean-Baptiste Blanchy pour nous avoir reçues dans son laboratoire. // [IMG]http://www.virusphoto.com/bannieres/rozenn.jpg[/IMG] [...]
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8 6 851 15/03/2010 16h02 par Stela Aller au dernier message
 
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Interview Romain Philippon

C’est à travers ses photographies prises aux quatre coins du Monde que Romain Philippon, le photographe à l’âme voyageuse, nous fait partager son regard en toute sincérité. Tantôt en couleurs, tantôt en noir et blanc, de l’Asie à l’Afrique en passant par l’Amérique, l’Europe et l’Australie, les photos de Philippon cherchent à mettre en images la condition humaine dans son terme le plus général. Philippon revient maintenant sur ses nombreuses séries photographiques en réalisant un diptyque, illustrant par là l’Homme à travers le Monde, il nous explique pourquoi ce diptyque et relate pour Virus Photo ses expériences de pérégrinations photographiques. [CENTER][URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=72152"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/368084b839ae66a7ee.jpg[/IMG][/URL] ©Romain Philippon[/CENTER] [B]Romain, pouvez vous vous présenter à nos lecteurs ? [/B] Je suis photographe et réalisateur indépendant. Je vis et travaille sur l'île de la Réunion. J'ai 29 ans. J'aime le voyage, le chocolat, Stevie Wonder, le vin rouge, tout ce qui vient du Brésil, beaucoup de "Jacques" (Prévert, Brel, Dutronc, Audiard...) mais pas tous. Je n'aime pas les banquiers, Michel Sardou, le camembert, Frederic Lefebvre, Avatar. [B]Depuis combien de temps vous consacrez-vous à la photographie ?[/B] Je fais de la photographie depuis plus de 10 ans. J'ai appris les bases avec mon père, puis de manière autodidacte. Ensuite, professionnellement parlant, j'ai commencé à vendre mes photographies il y a environ 3 ans, et je vis presque à 100% de la photo seulement depuis 1 an environ. [CENTER][URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=72153"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/368084b839b1cc3059.jpg[/IMG][/URL] ©Romain Philippon[/CENTER] [B]Qu’est ce qui vous a attiré dans la photographie ?[/B] "Ce n'est pas vous qui êtes attirés par la photo, c'est la photo qui vous attire" ;) C'est une citation que j'aurais pu prêter à un grand photographe du siècle dernier, afin de me donner un peu de contenance culturelle, mais non, je viens de l'inventer. [B] Vous considérez vous davantage comme un photographe, un voyageur ou un témoin du monde qui vous entoure ? [/B] C'est une question difficile. Mon ressenti change fréquemment, en fonction de mon moral, de mon état d'esprit. Même si je me sens de plus en plus photographe, je me plais à me considérer comme un simple témoin de ce qui m'entoure, je trouve cela plus rassurant, et surtout cela me permet une remise en question permanente, ce qui me parait essentiel dans mon métier. D'ailleurs, mes modèles, ou mes références ne sont pas forcément des photographes, mais plutôt des écrivains, des poètes, mais surtout des voyageurs. Je pense par exemple à Saint-Exupéry, Neruda, Kapuscinski et bien sûr Nicolas Bouvier. [B] Votre dernière série propose des scènes de vie sous forme de diptyque, que cherchiez vous à capter au moment où vous preniez ces photos ?[/B] J'ai réalisé ces diptyques d'aprés mes archives, donc je n'avais pas en tête ces montages lorsque j'ai pris ces photos. [CENTER][URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=72154"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/368084b839b9543a44.jpg[/IMG][/URL] ©Romain Philippon[/CENTER] [B]Toutes les photos ont-elles été prises sur le vif ou y a-t-il parfois des mises en scène ?[/B] Aucune de ces photos n'est mise en scène. Ce qui m'intéresse dans la photo, c'est justement l'inverse. [B] Comment vous est venu l’idée des diptyques ?[/B] En re-triant mes photos, je me suis aperçu qu'un grand nombre de thématiques étaient récurrentes. J'ai trouvé ça intéressant de compiler certaines images, de les associer. L'exercice du diptyque n'est pas nouveau en photographie, mais il me permet, j'espère, de mieux présenter ma vision et mon état d'esprit. Contrairement à des images isolées et qui peuvent être interprétées différemment, ces associations forcent un peu à la réflexion, et font comprendre au lecteur ce à quoi j'ai pensé en prenant la photo. [B]Que cherchiez-vous à démontrer par cette même confrontation ?[/B] Avec mes photos, je ne cherche jamais à démontrer, seulement partager. Je souhaite offrir une nouvelle observation des choses, la mienne en l'occurrence. Je ne cherche bien sûr pas à être objectif, c'est impossible avec ce genre de compositions, mais en tout cas j'essaye d'être le plus honnête possible. Quand je montre une limousine américaine à coté d'un pick-up africain, ce n'est pas une exagération de ma part, c'est vraiment ce que j'ai ressenti au moment où j'ai visité ces deux endroits. Ensuite, libre à chacun d'interpréter ce qu'il souhaite. J'ai volontairement inséré des diptyques plus légers et poétiques, puisque c'est aussi comme cela que je vois le monde. [CENTER][URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=72155"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/368084b839bd4aebb3.jpg[/IMG][/URL] ©Romain Philippon[/CENTER] [B]Vous vous êtes rendu dans de nombreux pays, y a-t-il des endroits dans le monde qui vous inspire plus que d'autres ? [/B] Oui, ceux où je ne suis pas encore allé ! [B]Vous voyagez pour faire des photos ou prenez vous des photos de vos voyages ? [/B] Je voyage, tout simplement. Je ne pense pas avoir choisi une seule fois une destination en fonction de son potentiel photogénique. Et j'espère ne jamais le faire. Je voyage avant tout pour découvrir, et faire des rencontres. [B]Rencontrez vous des difficultés à photographier dans certains pays ? [/B] Oui parfois, je rencontre des difficultés, mais c'est souvent lié à ma personne, et non au pays. Dans certains endroits, il faut simplement plus de temps que dans d'autres. [B] Quel est le matériel indispensable pour le photographe voyageur ? [/B] Une bonne pellicule de tolérance, un objectif à grande ouverture d'esprit, et n'importe quel appareil fera l'affaire. [B]D'autres projets en vue ?[/B] Oui pleins, surement trop d’ailleurs. Je ne peux pas trop en dire, plutôt par superstition que par confidentialité, mais j'espère vous tenir au courant dès que possible. [URL="http://www.pendantcetemps.fr/"]Son site[/URL] [URL="http://www.pendantcetemps.fr/diptyques"]Ses diptyques[/URL] [URL="http://www.pendantcetemps.fr/wordpress"]Son blog[/URL] [CENTER][URL="http://www.virusphoto.com/vbimghost.php?do=displayimg&imgid=72156"][IMG]http://www.virusphoto.com/imagehosting/368084b839c1089879.jpg[/IMG][/URL] ©Romain Philippon[/CENTER] [...]
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9 6 120 09/03/2010 19h53 par Franck C. Aller au dernier message
 
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