Choisir une focale pour une utilisation précise :
Attention, les focales sont données pour de l'argentique (24x36).
Pour obtenir l'équivalent en numérique, il faut appliquer un coefficient en fonction de la taille du capteur :
Coefficient :
- La plupart des marques : x1,5 pour retrouver l'équivalent.
- Canon : x1,6 pour la plupart des boitiers (sauf boitiers "full frame" 24x36)
- Sigma : x1,7
- Olympus 4/3 : x2
Ces coefficient sont nécessaires parce que la surface d'une pellicule argentique (24x36 mm) est différente d'un capteur d'appareil numérique.
- Le 85 ou 90 mm est un "petit téléobjectif" souvent utilisé pour les portraits, permettant à la fois de prendre un certain recul (et d'avoir donc des modèles plus naturels) et d'éviter les déformations dues à une trop grande proximité du visage.
- Le 135 mm était certainement le téléobjectif le plus acheté dans les années 70 avant les développement des zooms. A 10 m de distance, le champ photographié n'est que de 2,66 m sur le grand bord de la photo (angle de champ de 15°). Ce genre d'objectif est donc encore meilleur pour des portraits sur le vif, des modèles particulièrement timides ou un photographe qui tient à se faire oublier un peu de son modèle.
- Les focales de 170 mm à 300 mm permettent de "rapprocher" encore plus les objets éloignés. Avec un 300 mm, le champ couvert à 10 m de distance n'est plus que de 1,20 m sur le grand bord de la photo, 80 cm sur l'autre bord. Les zooms téléobjectifs les plus couramment utilisés par des photographes amateurs sont des 70-300 mm, mais on trouve aussi des zooms transtandards allant de 28-200 mm à 28-300 mm.
- les focales de 400 et 500 mm constituent les téléobjectifs les plus puissants disponibles à un prix encore abordable pour les amateurs (autour de 1000 € quand même). Avec un 500 mm, le champ couvert à 10 m de distance n'est plus que de 72 cm sur le grand bord de la photo, 48 cm sur l'autre bord, soit 3,6 m sur 2,4 m à 50 m de distance. Ces objectifs sont tout à fait adaptés à la chasse photographique (photographie d'animaux éloignés) ou sportive (courses de moto).
- A partir de 600 mm les téléobjectifs disponibles sont lourds et couteux et nécessitent d'utiliser souvent un pied photographique. Pour la photographie terrestre, le record de focale pour le format 24 x 36 semble être le 1200 mm de Canon, pesant plus de 13 kg, coutant autour de 100 000 €, et nécessitant un délai de 6 mois pour être fabriqué à l'unité. Mais une focale de 2000 mm est nécessaire pour une photo de la lune couvrant presque le petit bord de la photo, et des focales encore supérieures pourraient être utiles en photo astronomique.
La luminosité de l'objectif
Dans les objectifs à prix abordable on trouvera :
- des 85 mm ouvrant à f/1,8 avec un diamètre de lentille frontale de 4,7 cm,
- des 135 mm ouvrant à f/2,8 avec un diamètre de lentille frontale de 4,8 cm,
- des 200 mm ouvrant à f/3,5 avec un diamètre de lentille frontale de 5,7 cm,
- des 300 mm ouvrant à f/4 avec un diamètre de lentille frontale de 7,5 cm,
- des 400 mm ouvrant à f/5,6 avec un diamètre de lentille frontale 7,2 cm,
- des 500 mm ouvrant à f/6,3 avec un diamètre de lentille frontale 7,9 cm...
On trouve aussi dans la gamme professionnelle des 200 mm ouvrant à f/1,8 des 300 mm ouvrant à f/2,8 et des 600 mm ouvrant à f/5,6 .
Mais pour une luminosité doublée, que l'on obtient en augmentant de 40 % le diamètre de la lentille frontale, le prix de l'objectif est lui multiplié au moins par 4 !
Si un téléobjectif est moins difficile à concevoir qu'un objectif grand angle, au niveau de leur fabrication, les téléobjectifs puissants sont les optiques les plus couteuses.
Le stabilisateur d'image
Certains téléobjectifs (à l'initiative de Canon), sont maintenant équipés d'un
stabilisateur qui comporte des accéléromètres, détecte les mouvements et les compense par des mouvements de certaines lentilles.
On considère que cela permet de gagner 2 ou 3 crans de vitesse de déclenchement sans flou de bougé (mais cela ne peut rien pour un sujet mobile). Les modèles les plus récents annoncent maintenant un gain de 4 crans. Et cela présente aussi l'avantage considérable de figer l'image dans le viseur.
On trouve également des stabilisateurs qui agissent sur le capteur des Appareils Photo Numériques (par exemple, chez Konica Minolta, Pentax, Panasonic et plus recemment chez Sony). Pour un côut nettement moindre, l'avantage de ces systèmes est qu'ils fonctionnent en théorie quelquesoit l'objectif que l'on monte sur le boitier. On n'a plus besoin de payer la stabilisation pour chaque objectif. En contrepartie, la visée à travers l'oculaire n'est pas stabilisée.
Il existe aussi des
stabilisateurs électroniques qui (sur des caméras vidéo ou quelques APN) utilisent une partie du capteur numérique pour
recadrer rapidement en fonction des mouvements mesurés. Mais il s'agit là plus de limiter les tremblements lors de prises de vues animées, que de limiter le flou de bougé des photos fixes.