Depuis 4 ans que je promène mon matériel aux Antilles et en Guyane, je me suis découvert un ennemi bien plus redoutable que la poussière pour nos appareils : L’humidité !
Confronté à des taux qui vont de 70 à plus de 85 % de taux d’humidité, j’ai enterré en moins de 24 mois un Ixus 400, un
350d (rideau bloqué et contacts oxydés) et un zoom 70/300 dont les lentilles ressemblaient à la croûte d’un camembert !
Si je n’ai pas de recette miracle à vous proposer, voici l’organisation et les moyens mis en œuvre pour sauver mes nouveaux appareils de ce fléau :
1) La protection rapprochée :
- Pour le boîtier, une protection «
Camera armor »
Cette protection permet d’éviter les projections d’eau de pluie ou de mer. C’est de plus une excellente protection contre les chocs et les rayures.
- En cas de légère pluie : peu coûteux et très efficace, ces petites protections plastiques permettent de faire des photos sous la pluie
(ici par exemple)
- Plus cher mais très efficace, le sac étanche type
« Aquapac ». Conçu pour faire de la plongée avec votre appareil, il est idéal pour partir en forêt tropicale humide par exemple. On y met 2 petits sachets de silicagel et le tour est joué. Inconvénient : il n’est vraiment pas facile de s’en servir pour faire des photos !
2) Le stockage :
- Boîte hermétique avec gels dessicants : Vraiment très efficace, cette mallette repérée dans Chasseur d’images est munie d’un hygromètre. De petite taille, elle se met facilement dans le coffre de la voiture et protège aussi bien de l’humidité que des chocs. Inconvénient : Elle est de petite taille !
(voir la Drybox)
- Le silicagel : A posséder absolument ! Peu onéreux, ces gels sont d’une efficacité redoutable et surtout sont réutilisables à l’infini. J’ai réservé un placard avec une bonne dose de ce produit pour stocker tout ce qui est sensible. Quand leur couleur change, un petit passage au four et c’est reparti. Vous pouvez en
trouver ici 3) En randonnée :
Le kit de survie devra obligatoirement comporter en plus des protections déjà citées :
- 2 ou 3 sacs poubelle pour protéger l’ensemble en cas de pluie (des 100 litres, bien épais)
- Des torchons pour tout essuyer, et surtout s’essuyer soi-même car on transpire beaucoup en chaleur humide et la sueur est particulièrement agressive pour les appareils
- Une vieille chaussette remplie de silicagel
Voilà, cela peut vous sembler très contraignant mais c’est efficace… en attendant d’avoir des sous pour l’achat d’un reflex « tropicalisé » !
Nota : Je ne fais aucune publicité particulière pour ces produits, je vous présente juste ceux dont j’ai fait l’acquisition et qui me semblaient abordables. Je ne doute absolument pas qu’il existe d’autres systèmes tout aussi (voire plus) efficaces.