Noir et blanc : de la prise de vue argentique au traitement numérique
Cet article parle essentiellement de comment profiter du traitement numérique de vos photos, tout en continuant de jubiler sur le grain incroyable du noir et blanc argentique.
Nous allons donc aborder les deux étapes principales pour disposer de ce type de workflow, à savoir :
1. Le développement : comment développer ses pellicules noir et blanc
2. Le scan : comment numériser ses négatifs.
I. Développer soi même ses négatifs N&B 1. Pour bien commencer
On a souvent l’impression que ceci est compliqué alors qu’il n’en est rien. Le matériel nécessaire est très peu onéreux, et, si l’on est rigoureux, les résultats sont toujours au rendez-vous. Attention, il est nécessaire d’avoir une pièce noire et totalement noire pour pouvoir extraire le film sans la voiler, l’enrouler sur une spire de développement et la mettre à l’abris de la lumière dans la cuve de développement.
Pour développer soi même ses photos, on a besoin de matériel standard que l’on trouve dans toutes les maisons ou que l’on peut acheter pour une somme modique à peu près n’importe où.
• Des ciseaux
• Un thermomètre pour bain capable de monter à 60°. Il existe des thermomètres de labos qui sont spécifiques pour cela, mais on peut utiliser un thermomètre pour le bain de bébé, qui marche aussi bien.
• Une montre chronomètre ou un chrono simple.
• Des bouteilles de lait opaques, en plastique Ca protège le lait de la lumière, donc ca protégera votre chimie de la lumière aussi !!
• Des gants en caoutchouc (il vaut mieux manipuler la chimie avec des gants et des lunettes).
Ensuite, il va vous falloir du matériel un peu plus spécifique, mais pas franchement onéreux :
• Une cuve de développement photo de type patterson ou autre. Cela coûte un peu moins de 40€ pour une double spire. Si vous développer vos ne développer qu’un film 35mm à la fois, une cuve avec une spire suffit, si vous vous voulez développer 2 films 35 en même temps ou que vos travaillez avec des films 120 ou 220 (Moyen format), une cuve double spire est franchement à conseiller.
• Un révélateur, le choix du révélateur est important, nous reviendront dessus plus tard.
• Un fixateur, non-tannant si possible.
D’autres chimies sont utiles mais pour autant, on peut s’en passer :
• Un bain d’arrêt
• Un agent mouillant.
2. Développer son film : quelques bases théoriques
Le développement d’un film se fait en 4 étapes distinctes :
a. Le bain de révélateur :
Les parties non oxydées du film vont partir du film. Ne resteront sur le film que les parties oxydées, qui ont donc été en contact avec la lumière. Les parties insolées seront donc noir, les parties faiblement insolées gris transparentes, les parties qui n’ont pas été insolées seront transparentes. On obtient donc l’effet négatif du film. Mais attention, le film est encore sensible à cette étape. Un peu de lumière et le film se voile, tout devient donc noir sur la pellicule.
b. Le bain d’arrêt :
On arrête l’action du révélateur. Cela peut se faire de deux manières :
D’abord par bain d’arrêt chimique : Un révélateur n’agit qu’en milieu basique et devient inactif si le Ph se réduit. Or, les bains d’arrêts chimiques sont très acides ce qui a pour conséquence d’arrêter l’action du révélateur, et d’apprêter le film au bain de fixateur qui se fait en Ph acide.
Ensuite, il y a le rinçage à l’eau : Le révélateur stoppe son action par surdilution. On laisse donc l’eau couler abondament dans la cuve pendant une minute.
c. Le bain de fixateur :
Le fixateur, comme son nom l’indique, fixe le film. Dorénavant, le film ne sera plus sensible à la lumière. Le fixateur va transformer la composition chimique de l’émulsion, qui dorénavant ne s’oxydera plus au contact de la lumière.
d. Le rincage
Cette fois, le film est définitivement insensible à la lumière, mais pour autant, il va falloir enlever tous les produits chimiques dont il est enduit, ainsi que les particules en suspens, et les traces de calcaires en fonction de la dureté de votre eau. Un agent mouillant peut être utilisé à ce moment là pour faciliter la tâche.
Après, on laisse sécher, on coupe, on archive, c’est fini.
3. Le bain de révélateur, la clé de tout.
Tout se joue dans cette première étape. Le résultat dépend de plusieurs choses :
a. Le choix du révélateur
b. La température du bain, dont découle la durée du bain.
c. Le taux de dilution du révélateur.
a. Le choix du révélateur
On pourrait classer les révélateurs grosso-modo en 3 grandes familles :
- Les polyvalents : Ils donnent des résultats bons dans n’importe quelle situation, que ce soit sans dilution, dilué, sur des films poussés ou sur des films très lents. C’est le cas des révélateurs Ilford ID11, Kodak D76 et Kodak T-max.
- Les réducteurs de grain : On s’en sert pour les films lents à 25, 50 ou 100 asa, pour des développements longs. Le résultat est un affinage très sensible du grain, qui sur des films comme cela, est très fin. C’est le cas des révélateurs Ilford Perceptol ou Kodak X-tol.
- Les spécialistes des films poussés : Les films poussés sont des films que l’on utilise avec la cellule réglée à des sensibilités bien supérieures. Par exemple, une T-max 400 utilisée à 3200
iso. Le résultat est un grain très fort et très prononcé, et un fort contraste dans l’image. Certains révélateurs permettent d’obtenir une définition de grain optimale et un contraste de qualité. C’est le cas des révélateurs Ilford Microphen ou Kodak Microdol-X.
Dans 80% des cas, des révélateurs type Kodak D76 ou Ilford ID11 sont tout à fait adéquats. Par ailleurs, leurs compositions chimiques, préparation et temps de bains sont les mêmes.
b. La température du bain
C’est là que les choses se compliquent un peu. Par usage, on essaye toujours de développer ses films à une température de 20° C. Sur la boite de votre révélateur, ainsi que sur celle de votre pellicule, vous trouverez toujours un tableau indiquant la durée du bain en fonction de la sensibilité de votre film et de la température du bain.
La température joue un grand rôle. On essaye tant bien que mal de rester dans une fourchette de température entre 18° et 25°. Plus le bain est froid, plus la durée du bain est longue, a contrario, plus la température du bain est élevée, plus la durée est courte.
De la durée des bains jouent pas mal de chose, plus la durée du bain est longue, plus le grain est fin, donc l’ensemble de l’image sera assez nuancée. En conséquence de quoi, plus le bain est, plus le grain est prononcé et les contrastes durs.
20° est donc une bonne température, c’est un bain assez long pour affiner le grain au maximum, et assez court pour assurer de bonnes nuances et un bon contraste.
Vous trouverez toujours dans la documentation de votre révélateur toutes les durées possibles et imaginables en fonction du film. Reportez vous toujours à ces tableaux qui sont simples et faciles d’utilisation.
c. La dilution
On peut utiliser son révélateur en stock (non dilué), le traitement est donc le plus court possible. On peut réutiliser le bain jusqu’à 3 fois maximum. Si on veut gagner en finesse de grain, il est possible (voir recommandé) de diluer son révélateur pour augmenter la durée du bain de révélateur.
On peut le diluer en 1+1 (une dose d’eau pour une dose de révélateur), ici, on double la durée du bain de révélateur.
On peut aussi le diluer en 1+4 (3 doses d’eau pour une dose de révélateur), on multiplie la durée du bain par 4. Je ne conseille pas ce niveau de dilution parce que bon, remuer sa cuve de développement pendant 55 minutes, c’est pas super rigolo.
Une fois que le révélateur est dilué, on s’en sert en bain perdu. On ne peut s’en servir qu’une seule fois, après, le bain est… perdu.
3. Développer son film : description étape par étape. a. Préparer le film.
Pour cette étape, vous avez besoin d’une pièce toute noire, d’une paire de ciseaux, de votre cuve et de vos spires auto-enroulante.
Dans le noir, il va vous falloir sortir le film de son emballage, l’enrouler sur la spire, mettre la spire sur l’axe de la cuve, tout mettre dans la cuve, placer l’entonnoir et pour finir, fermer la cuve avec le couvercle étanche.
Je ne peux rien vous conseiller d’autre que de vous entraîner avant de le faire la première fois, de ne pas vous énerver, de rationaliser votre espace de travail.
Entraîner à la lumière avec un vieux film mort par exemple.
Pour sortir le film de la pellicule, il y a en gros 3 écoles :
- Les arracheurs (c’est moi) : on passe ses doigts dans la fente de la pellicule et on tire pour la déplier entièrement, puis on extrait le film.
- Les décapsuleurs : On fait sauter la partie supérieure de la pellicule avec une paire de ciseaux, puis on extrait le rouleau autour duquel est enroulé le film.
- Les adeptes de la technologie moderne : ils sont pas bêtes, ils ont un tire-film, eux.
Après, il ne reste plus qu’à couper la fin du film pour ne plus s’encombrer du rouleau, on ferme la cuve et on est prêts.
b. Le bain de révélateur
Notre révélateur est à 20° (ou à la température voulue), on connaît la durée du bain, tout est prêt.
On met la quantité prévue de révélateur dans la cuve (à savoir 300ml pour un film 35mm, 500ml pour une bobine 120 ou 220, 600 pour deux films 35). On lance le chrono, on met le couvercle étanche le plus vite possible (là, il faut vraiment se bouger).
On tape le *** de la cuve 5 fois ! C’est très important, les bulles d’air qui se sont formées sur le film vont remonter à la surface.
On va, durant les 10 première secondes retourner la cuve 5 fois, une seconde la tête en bas, une seconde la tête en haut, comme sur l’illustration suivante :
Les fabricants de chimie photo conseillent d’effectuer ce mouvement de retournement toutes les minutes. Personnellement, je l’effectue toutes les 30 secondes. Donc, toutes les 30 secondes, pendant 10 secondes, une seconde la tête en bas, une seconde la tête en haut, 5 fois d’affilé.
Une fois que le bain de révélateur arrive à échéance, on verse le bain dans un récipient (on ne jette jamais sa chimie dans l’évier ou les toilettes, c’est extrêmement polluant), puis on passe HYPER rapidement à l’étape suivante :
c. Le bain d’arrêt
Sauf si vous utilisez un bain d’arrêt chimique type Ilfostop, laisse l’eau couler abondement dans l’entonnoir de la cuve pendant une minute puis passez à l’étape suivante. Faite attention à ce que l’eau ne soit pas à moins de 5° inférieure ou supérieure au bain de révélateur. Passez à l’étape suivante.
d. Le bain de fixateur
Versez la quantité voulue de fixateur (Ilford Hypam ou Rapid Fixer, Kodak fixateur T-max) dans la cuve, mettez le couvercle étanche, et remuez votre cuve de haut en bas, par un mouvement ample, pendant 5 à 10 minutes (en principe, au bout de 10 pellicules, vous avez les bras super musclés). Le mieux est d’avoir un bain de fixateur entre 18 et 22°.
Versez le fixateur dans un récipient prévu pour (on ne jette jamais sa chimie dans l’évier ou les toilettes, c’est extrêmement polluant), puis passez à l’étape suivante.
e. Le rinçage
Si vous avez utilisé un fixateur non-tannant (Kodak T-max, Ilford Rapid Fixer ou Hypam) vous pouvez rincer votre film en économisant beaucoup d’eau, pour ce faire :
- Remplissez votre cuve d’eau, fermez-la (la cuve, pas vous), retournez la 5 fois, videz la.
- Remplissez votre cuve d’eau, fermez-la, retournez-la 10 fois, puis videz la
- Remplissez votre cuve d’eau, fermez-la, retournez-la 20 fois, puis videz la.
Si vous utilisez un fixateur tannant.... ben, faite couler de l'eau dans votre cuve (un filé d'eau suffit) pendant 20 à 45 minutes.... c'est tout de suite moins économique et écologique.
Le film est maintenant rincé. Vous pouvez enlever l’entonnoir (le film ne craint plus la lumière), remplissez la cuve d’eau, avec un filé d’agent mouillant. Déroulez délicatement le film, enlevez la spire, remuez doucement le film dans l’eau et l’agent mouillant, puis sortez le.
Vous devez essorer votre film avant de le mettre à sécher, pour cela :
- Passez le à la raclette ou
- A la peau de chamois ou
- En formant une pince avec votre main, faire glisser tout le film entre votre pouce et votre index.
Puis mettez votre film à sécher, toujours pendu, jamais posé !!
C’est fini, une fois le film sec, on peut enfin…
II. Scanner ses négatifs
L’informatique offre beaucoup d’avantages, certes, c’est différent du travail en labo avec un agrandisseur, mais c’est plus souple et plus rapide (et moins dangereux). On peut faire des virages complexes sans utiliser des chimies violentes qui peuvent provoquer une cyanose éclair à la moindre erreur. On peut s’inscrire dans un workflow similaire à celui de son travail sur des fichiers numériques, avoir accès à des outils comme The
Gimp, Photoshop, Lightroom etc.
Maintenant, scanner ses négatifs de manière satisfaisante n’est pas aussi facile qu’il n’y paraît.
1. Les deux grandes familles de scanners à négatifs
a. Les scanners à rail
Les scanners à rail sont dédiés au scan de négatifs. Ils s’adressent aux amateurs experts et aux professionnels.
Atouts :
Le scanner fait une mise au point sur le film. Le scan est précis et très net.
Ces scanners ne demandent pas de durée de préchauffage très longue.
Les contrastes sont exceptionnels. Ce sont de vrais outils dédiés, qui offrent une puissance et une précision remarquable.
Défauts :
Ben, ils ne scannent que les négatifs et diapositives.
Ils sont très chers. Même si un amateur peut s’offrir un Nikon Coolscan pour du 35mm, des scanners à rail pour moyen format ne se trouvent pas en dessous de 1500€ minimum. Donc un amateur lambda faisant du 6x45, 6x6 ou 6x7 s’orientera plus naturellement vers un scanner à plat. A moins d’être très riche.
b. Les scanner à plat
Doté d’un couvercle rétro éclairé, les scanners à plat peuvent se révéler être de bons outils.
Atouts :
Ils sont maintenant bon marché
Ils sont polyvalents
Ils peuvent maintenant tout scanner, du 35mm ou 10X15
Ils offrent, pour les scanners à plat dans les gammes de prix entre 200 et 600€ des systèmes anti rayures et anti poussières assez efficaces.
On peut faire du batch scanning et scanner jusqu’à 25 images en même temps.
Défauts :
Le scanner ne fait pas la mise au point sur le film, les résultats sont des images plus ou moins floues en fonction de la qualité du scanner.
Les scanners à plat sont plus propices aux effets de newton
Ces scanners ne sont pas prévus pour des scans en mode multi-exposition, n’ont pas de canal IR ni de vrai traitement ICE.
Choisir son scanner dépend pour beaucoup de son budget, du format de neg sur lequel on travail. Pour ma part, je scan mes 35mm avec un scanner à rail, mes moyen formats avec un scanner à plat.
2. Des outils pour scanner de manière optimale
Vuescan est un logiciel à avoir absolument si l’on veut des scans de qualité et un workflow efficace.

Ce logiciel pilote lui-même les scanners, on ne dépend plus des pilotes du système qui pour certains, sont vraiment catastrophiques. Par ailleurs, il fait tourner sous vista des scanners qui ne sont pas supposés fonctionner sur cet OS, ou sur XP.
Il permet de contrôler la procédure de scan à tous les niveaux, avec entre autre, des options de sorties intéressantes, dont l’option
RAW très pratique si l’on veut scanner beaucoup d’images à partir d’une seule passe.
Compatible avec les profiles ICC et IT8, il permet de calibrer quasiment tous les scanners, et comprend les profils IT8 de beaucoup de types de négatifs (excepté Ilford) et donc, de scanner avec des compensation d’exposition propres au film. Il permet par ailleurs de compenser la nature de l’éclairage même de la photo (tungsten, hallogen, extérieur etc.).
Le tout est personnalisable à souhait.
On peut par ailleurs jouer sur les niveaux avant même le scan :
Il permet donc de faire beaucoup de choses qui sont impossibles avec les drivers natifs des scanners. Par ailleurs, ce logiciel est franchement bon marché.
Silverscan est, paraît-il, un autre logiciel très puissant, mais ne le possédant pas, je n’en parlerai pas.
3. Quel résolution pour scanner ?
Voilà une bonne question. L’échantillonnage dépend surtout de vos besoins. Ils vaux mieux un très bon 2400 dpi qu’un mauvais 4800 dpi.
Je pense, contrairement à beaucoup de gens, que dans beaucoup de situations, 2400 dpi est suffisant. Pourquoi ?
Du 35 mm scanné à 2400 dpi, ca donne un fichier de 3350 X 2250 pixels, soit approximativement les dimensions d’une image d’un apn de 8 megapixels. Cela garantie une impression sur pas mal de dimensions dans de bonnes définitions.
Pour du moyen format, un 6X7 scanné à 2400 dpi est de 6400 X 5300 en moyenne, soit l’équivalant d’un 33 megapixels….
A-t-on vraiment, pour les scans usuels, d’images au double de la définition ? Je sais pas pour vous mais pour moi, quand je doit traiter une image de 12800 par 10600 sur photoshop, ben mon ordinateur souffre, sans oublier les 180 megas que prend le scan sur le disque dur..
Il faut toujours garder présent à l’esprit quel est l’objectif final de ce scan pour ne pas assassiner son pauvre ordi par des images à la limite de ses capacités. Il faut raison garder, et choisir une définition en adéquation avec ses objectifs et ses capacités.
Par ailleurs, si vous allez voir un labo avec des fichiers de 12800 par 10600 pour tirer du 10X15... il fera la gueule.
4. Des options utiles lorsque l’on se sert d’un scanner
- L’ICE : Sur les scanners dotés d’un canal IR (infrarouge), le scanner balaye le négatif pour supprimer les poussières et les anomalies en relief (empreintes etc.) C’est très efficace, mais sur les scanners haut de gamme uniquement (Nikon Coolscan par exemple). Cette option n’existe pas sur les scanners à plat. Cependant beaucoup de scanners à plat disposent d’un système de traintement anti-poussière et anti-rayure, mais rien de comparable avec un vrai système ICE.
- L’exposition multiple : Si cette fonction existe sur le scanner, et est activée, le scanner va repasser sur les zones qui lui semblent sous-ex pour voir si il est possible de les compenser. Ca garantie une exposition optimale de votre négatif. Cette option peut être remplacée par l’option…
- Multi-passe : qui est assez similaire à l’exposition multiple, à la différence que le scanner va faire des passes complètes et que c’est le logiciel (vuescan) qui va forcer le scanner à repasser plusieurs fois pour choisir la meilleure exposition. C’est donc plus lent et moins performant, mais ca marche sur tous les scanners.
5. Du RAW pour les scanner, ca sert à quelque chose ?
Comme pour un APN, les logiciels permettant de faire des scans raw n’écrivent dans le fichier que les informations directement issues du scanner, aucun autre traitement n’est pris en compte. C’est du brut de décoffrage. Il s’agit donc, si vous travaillez sur des negatifs N&B d’images forcement en négatifs.
Maintenant, la question est, à quoi ca sert ?
Ben contrairement aux apn ou on préférera le raw pour la retouche, le scan raw ne sert pas pour la retouche. Il sert à faire de gros scan batch, c'est-à-dire scanner jusqu’à 25 images en une seule passe. Elle est donc surtout utile si l’on a un scanner à plat. Comment faire ?
Des logiciels comme vuescan permettent à la fois de créer des raw et de scanner à partir de fichiers. Si dans votre scanner, vous souhaitez scanner les 25 images que contient votre passe-vue, la manière la plus rapide et économique de procéder consiste à :
- Scanner l’intégralité de votre passe-vue à la définition voulue et faire une sortie au format raw.
A partir de ce moment là, on a plus besoin du scanner, on peut l’éteindre et ranger ses négatifs.
- On ouvre vuescan en mode « scan from file » et on indique le chemin du fichier raw. On a plus qu’à détouré dans la preview les 25 images, choisir le traitement et c’est parti, en 5 minutes c’est prêt et déjà traité.
Ainsi se conclut ce long article, je suis tout à fait conscient qu’il n’est pas exhaustif, mais j’espère qu’il aura fourni des bases à tous ceux qui se posent des questions à ce sujet.