J’ai tout d’abord travaillé le
RAW sous Capture 1 pour avoir déjà une image propre et ressemblante à ce que je veux obtenir d’elle à la fin du passage sous photoshop.
Cette photo a été prise dans le port de La Rochelle, il était 16h30 heure d’hiver, le soleil était assez bas, et de gros nuages d’orages le masquaient, le ciel était assez impressionnant , mais au développement l’image fût assez décevante, non pas au niveau de la prise de vue, mais au niveau des rendus des couleurs et du ciel, qui à mon goût, manquait de “poids”.
Pour ce qui est du plan technique, cette image a été prise au Nikon
D80, au Tamron 11-18mm, un polarisant Hoya 77mm, sans trépied, 18mm, f5.6, 1/125e, ISO200. 
Je l’exporte ensuite sous photoshop, à ce moment là l’image est en 16 bits, car nous travaillons toujours sur le RAW de
Capture One (convertis en TIF pour le travail sous photoshop), si vous travaillez sur un JPEG alors il faudra faire la manipulation suivante.

Pourquoi travailler en 16 bits ?
Mon fichier RAW d’origine dispose d’une définition de 12-bits, si je l’exporte en 8-bits je tronque 4-bits par canal, autrement dit j’élimine certaines nuances de mon image. Donc c’est assez normal que si je souhaite garder toutes les informations de ce fichier source je dois travailler dans un espace pouvant accueillir sa pleine définition. Sous photoshop, la définition supérieure c’est le 16-bits par canal et le 12 bits étant un sous-ensemble du 16 bits … il n’y a aucune perte

.
La base de la retouche sous photoshop est la maitrise des calques, un premier raccourcis à connaitre est
CTRL+J, ce qui a pour effet de créer un calque composé de la zone sélectionnée. En pratique, cela donne:
Je choisis
l'outil lasso, je sélectionne ensuite un
contour progressif de 50px (ce qui aura pour effet de créer un flou aux limite de la zone sélectionnée, cela permet d'éviter d'avoir un détourage trop violent), et je sélectionne ma
zone.

Une fois la sélection faite sur un élément de l’image (le ciel par exemple), il suffit de créer un calque (ctrl+j). Et le tour est joué. Il suffit ensuite de faire des réglages sur le calque composé de la zone sélectionnée (ce qui aura pour effet d’apposer les modifications seulement sur cette zone) , de jouer avec la courbe des tons sur les différents calques créés (un calque pour la mer, un autre pour le ciel et l’autre pour les pavés), ou encore d’ajuster la luminosité générale du calque.
A tout moment pour annulé des modifications trop présentent vous pouvez supprimer le calque pour le refaire, cela n'aura aucun impact sur le calque principal.

Une courbe des tons comme celle-ci en forme de S, représente une image contrastée, car les clairs sont plus clairs et les sombres plus sombres, essayez d’avoir une courbe comme celle-ci pour obtenir de bons résultats. Sur l’image prise pour exemple, les pavés à gauche sont assez sombres et très neutres, grâce à cette technique, il sera alors aisé de les récupérer.

Il vous suffit ensuite de faire de même pour toutes les zones qui vous semblent en avoir besoin et apporter un équilibre colorimétrique au tout. Si vous avez besoin de réduire l’image fortement (réduction de plus de 25%), n’oubliez pas de passer un coup d’accentuation des détails via le menu Filtre => Renforcement => Netteté Optimisée.
Pour finir, dans les options des niveaux, vous pouvez définir la valeur minimale et maximale de votre exposition. Cela peux vous permettre de mettre en place une marge de sécurité pour ne pas boucher et cramer les extremes, mais aussi pour paufiner le mode “auto” des ces deux derniers.
En mode RVB:
Le raccourcis "
Ctrl+L" vous permettra d'acceder aux niveaux, faites ensuite "
Options", puis:
-
Tons clairs : 250-250-250 (le blanc sera au maximum à 250 pour toute les valeurs, donc ne sera pas "cramé")
-
Tons moyens : 128-128-128 (le gris moyen sera défini)
-
Ton foncés : 5-5-5(votre noir ne sera pas bouché)
C’est théorique et très long à expliquer mais en faisant ça, vous aurez toujours de la “matière” même en cas de surexposition… Pour l’impression, ca aide beaucoup. Ca évite d’avoir un “trou” de couleur.
Un éxemple : une zone à 250-250-250 sera un trou car il n’y aura pas de couleur à imprimer, le blanc sera donc le blanc du papier…
Au final vous aurez un beau blanc, un beau gris et un beau noir…

Passez votre souris sur l'image pour voir l'avant et l'après.
Merci à Thomas pour le coup des niveaux ...