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non lus 22/12/2018, 21h34
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Sikkim, premières impressions


Il y a 21 ans, je m'étais arrêté quelques jours à Darjeeling, avec en ligne d'horizon une multitudes de collines, comme autant de vagues dans la brumes, le tout au pied d'un géant de l'Himalaya, le Khangchendzonga. Ce pays de brumes et de collines, c'était le Sikkim, un petit royaume discret rattaché à l'Inde en 1975.
Sikkim, Darjeeling, mais aussi Kalimpong, autant de noms qui m'invitaient au voyage, à aller me plonger un peu plus loin, jusqu'au coeur de ces brumes mystérieuses, attisant ma curiosité et mon imaginaire. Lorsque j'ai atterri à Siliguri au mois d'octobre de cette année, je savais qu'au delà de la fureur et du chaos de la plaine indienne m'attendait des réponses à tous ce qu'avait constitué mon imagination durant ces 21 ans. Au delà de ces questions, j'avais comme une intuition, peut être même une certitude, que ce lieu me serait familier, comme si une partie de moi même attendait que je la retrouve, peut être dissimulé au détour d'une rencontre, d'un paysage, d'un instant.
Le 16 octobre 2017, dans les odeurs de friture et la frénésie de la station de bus de Darjeeling, j'ai pris la direction de ce labyrinthe de colline embrumée accompagné de ma fille de 10 ans. De virages en virages, comme autant de milliers de tours de manèges étourdissants, nous avons plongé dans la brume jusqu'aux portes du royaume, un check post militarisé aux murs fatigués, au bout d'un pont de construction récente, mais qui semble déjà avoir toute une éternité. L'accueil se fait par des namasté et un simple coup de tampon à l'ombre des bambous géants. S'arrêtant dans la cohues des stations de bus pour changer de véhicule, nous continuons de jeep en jeep pour pénétrer lentement dans le Sikkim, l'imaginaire fait place à la réalité, la moiteur du fond des vallées fait se coller mon t-shirt à la peau, le long de la route le crissement des cigales envahi tout, couvrant le bruits des moteurs. Le bruit de la rivière s'éloigne, l'air se fait plus frais, des bonnets et des vestes polaires apparaissent furtivement, l'altitude se fait légèrement sentir juste avant de reprendre notre descente sur la destination du jour, je ressens ce trajet comme un jeu de montagnes russes allant de collines en collines.
Nous arrivons avec le crépuscule, éreintés, presque frustrés de ne pas contempler ces paysages si longtemps désiré finissant de disparaître dans la brume et l'obscurité.
Ce sont ces premiers instant que je partage ici ^^
         

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