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Vieux 08/12/2007, 14h32
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Arrow Maîtriser son workflow photographique, étape par étape

Le workflow, c'est la méthode de travail d'un photographe, qui concerne notamment la façon dont il organise le post-traitement et la classification de ses photos.

Il s'agit de la chaîne des tâches opérées depuis la carte mémoire jusqu'au supports de stockage finaux.

En adoptant un bon workflow, on économise du temps, et on retrouve plus facilement ses photos. La démarche de définition d'un bon workflow correspondant à ses besoins et à ses habitudes de travail est donc essentiel.



Certains logiciels "tout en un" permettent de gérer l'intégralité du workflow. Ces logiciels prennent en charge l'intégralité des tâches, depuis la sortie de l'image de la carte mémoire, jusqu'à la classification des albums. C'est le cas des ténors du marché, comme Lightroom couplé à Photoshop, ou encore Aperture.

Cependant, d'autres photographes préfèrent utiliser un outil pour chaque tâche, parce qu'ils sont habitués à tel ou tel logiciel pour une action définie, ou parce qu'ils souhaitent utiliser le meilleur outil du marché, pour chacune de leurs tâches.

Pour celà, il est utilie de détailler le processus type auquel tout photographe est confronté :

- Mise en place d'un système de dossiers sur l'ordinateur :

par exemple, un dossier par date, contenant un sous-dossier pour les fichiers Raw, un sous-dossier pour les jpeg "dérawtisés", et un sous-dossier pour les jpeg traités sur Photoshop après "dérawtisation".
Chaque photographe organisera ses dossiers de la manière la plus appropriée à ses besoins, tout en sachant que de nombreux logiciels de classement permettent de gérer automatiquement cette architecture.

- Mise en place d'un système d'évaluation des photos :

La plupart des logiciels de workflow permettent d'attribuer une note ou un label à chaque image. Mais on peut également fonctionner avec un système de dossiers.
La première tâche après le chargement des photos depuis la carte mémoire sera souvent l'attribution d'une note aux images : lesquelles souhaite t-on conserver pour le post-traitement ?

- La "dérawtisation" des photos sélectionnées :

Une fois les images dignes d'intérêt sélectionnées, si l'on travaille en RAW, on va pouvoir utiliser l'un des nombreux logiciels de "dérawtisation" ou "développement numérique" du marché.
Si l'on a conçu son propre workflow indépendamment de logiciels "tout en un" comme Lightroom, on peut s'orienter vers une application plus légère, comme Bibble Labs Lite, qui ne gère que la dérawtisation, et pas le classement des photos.

- Le "photoshopage" de certaines photos dérawtisées :

Les meilleures photos issues de l'étape précédente vont parfois nécessiter un second traitement, par l'intermédiaire d'un logiciel comme Photoshop ou Gimp (pour retirer un élément gênant, appliquer un traitement créatif...).
Là encore, il peut être utile de créer un dossier à part pour les jpeg "photoshopés", afin de conserver les jpeg originaux. On peut aussi établir un système qui consiste à ajouter une lettre ou un chiffre à la fin du nom du fichier, pour conserver plusieurs versions différentes.

- Le classement :

La meilleure façon de classer ses photos est certainement de lui attribuer des mots clés en modifiant ses données IPTC.
Un tutorial sur le sujet est disponible ici (Utiliser les données IPTC pour classer et retrouver vos photos). Il aborde en détail les différentes façons d'apposer des mots clés à ses photos, de manière efficace.
Elaborer une stratégie de classification à plusieurs niveaux peut être utile en plus des mots clés : par exemples, des "collections" qui contiennent des "albums" (exemple : collection "sport", album "match PSG/OM").

- L'utilisation finale :

On peut également inclure dans son workflow l'envoi automatique des meilleures photos de la séance sur son site perso, sur son album Flickr... De nombreux logiciels permettent d'automatiser ces tâches.


Il est nécessaire à l'issue de ce descriptif du workflow de rappeller l'importance des sauvegardes. On peut lire un article à ce propos ici (Une méthode sûre pour sauvegarder ses photos).

L'objectif de cet article n'est pas d'imposer un workflow quel qu'il soit, mais simplement de proposer une réflexion sur la mise en place d'une méthode de travail efficace.

Certains photographes (j'en fais partie), n'apprécient pas les logiciels qui font tout à leur place, et qui interviennent dès l'insertion d'une carte mémoire sur le PC.

Le fait d'être tributaire de la méthode d'organisation proposée par un logiciel "tout en un" pose également le problème d'un lien important avec l'application : en cas de choix ultérieur d'un autre outil, toute l'organisation sera à réinventer...

Je pense aussi ici au problème évident des logiciels de classement qui n'inscrivent pas toujours les données du type mots clés et labels dans l'image (données IPTC), mais dans les fichiers liés au logiciels, sans aucun export possible.
Dans ce cas, le photographe est lié au logiciel et devrait refaire tout le travail de classement en cas de passage à une autre application.

Avoir la maîtrise de son workflow, c'est aussi prendre le temps de tester et d'évaluer les outils correspondant à chacune des tâches, pour sélectionner ceux qui correspondent le mieux à son utilisation et à ses besoins.

Dernière modification par Jeff 08/12/2007 à 14h47.
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