.
virusphoto virusphoto

Identifiant

Mot de passe

Derniers messages Messages du jour Sujets sans réponse S'inscrire

Rejoignez-nous !

VirusPhoto » Forum » Les articles VirusPhoto » Tutoriels sur la technique photo

Aller au premier non-lu

Les paramètres d'exposition

Article rédigé par Jeff., le 23/10/2006.Voir son profil

Les appareils photographiques modernes sont pourvus d'automatismes qui prennent en compte les conditions de prise de vue, et souvent même les préférences de l'utilisateur, permettant de réaliser des images techniquement correctes avec le minimum d'intervention du photographe : « Visez et appuyez, nous ferons le reste ! ».
Toutefois, les professionnels et les amateurs exigeants peuvent souhaiter obtenir certains résultats que l'automatisme intégral ne permet pas. D'autre part, de nombreux appareils anciens sont encore utilisés, qui ne sont pas pourvus des derniers perfectionnements techniques. C'est pourquoi il est important de connaître les différents réglages nécessaires pour réussir une photo.
Dans le texte qui suit, l'on s'efforcera de citer pour chaque type de réglage les automatismes existants sur les appareils actuels, et les réglages manuels possibles sur les différents types de boîtiers.

Viser et cadrer l'image

L'appareil photographique étant chargé d’une pellicule de caractéristiques connues (sensibilité pour tous les films, compensation chromatique pour la couleur) pour faire une photo il convient tout d'abord de cadrer, c'est-à-dire d'orienter l'appareil pour faire apparaître dans le viseur ce que nous souhaitons photographier. Ceci peut sembler évident, mais les divers paramètres à régler dépendent des caractéristiques du sujet photographié et de ses conditions d'éclairement, c’est-à-dire de ce qui apparaît dans le viseur. Évidemment aucun automatisme ne peut ici se substituer à l'opérateur.

La mise au point

Il convient ensuite de régler la mise au point, ou « faire la netteté », c'est-à-dire de positionner l'objectif par rapport au plan du film à la distance correcte pour former sur celui-ci une image nette. En effet les distances entre l'objet photographié, le centre optique (ou « point nodal ») de l'objectif et l'image formée sont liées par une relation mathématique avec la distance focale de l'objectif : 1 / d + 1 / d' = 1 / f, dans laquelle d=distance sujet–objectif, d'=distance objectif–surface sensible, f=distance focale de l'objectif
Cette opération de mise au point est d'autant plus importante que le sujet est plus proche, pour l'utilisation d'une focale dite "normale" (angle de champ pour le format aux alentours de 45°), une erreur de 2 mètres à 20 mètres de distance est sans importance, une erreur de 10 cm à 1 mètre est nettement plus sensible. Par contre si l'optique utilisée est une longue focale, une erreur de mise au point sera plus critique même à 20 mètres : la profondeur de champ (ou intervalle de netteté) diminue avec l'allongement de la focale (et inversement).
  • Automatisme : l'autofocus effectue automatiquement ce réglage. Sur les appareils les plus sophistiqués, le système est capable de détecter automatiquement la zone du viseur vers laquelle se dirige l'œil du photographe pour mettre au point sur l'objet regardé. Cet automatisme suppose une motorisation pour réaliser le déplacement de l'objectif. Certains autofocus permettent d'utiliser n'importe quel type d'objectif et émettent un signal sonore ou lumineux quand le réglage effectué manuellement est correct.
  • Réglage manuel : sur les appareils les plus simples, estimer ou mesurer la distance séparant le sujet de l’appareil et régler la bague de mise au point de l’objectif en conséquence.
Sur les appareils télémétriques, un dispositif optique à coïncidence aide à évaluer la distance du sujet. Ce télémètre est en général couplé avec la bague de mise au point.
Sur les appareils reflex le viseur montre l'image vue par l'objectif, renvoyée par un jeu de miroir mobile et de prisme vers un écran en verre dépoli. Le photographe contrôle donc sur ce dépoli à la fois le cadrage de son image et la netteté. Différents accessoires (stigmomètre, microprismes) peuvent aider à la mise au point.


Régler diaphragme et vitesse

Maintenant il faut mesurer ou estimer la quantité de lumière réfléchie par le sujet vers l’appareil : c'est le travail de la cellule (ou posemètre). Ceci afin que la surface sensible reçoive la quantité de lumière nécessaire et suffisante pour l'obtention d'une image correcte. Cette quantité de lumière peut être controlée en intensité par le diaphragme, et en durée d'exposition par l'obturateur.
Le photographe pourra donc choisir entre deux procédures en fonction du sujet photographié, des conditions de la prise de vue et du résultat recherché : soit sélectionner d’abord une vitesse d’exposition et régler ensuite l’ouverture du diaphragme, soit choisir d'abord une ouverture et regler ensuite à la vitesse convenable.
Automatismes :
Mode programme : le posemètre ayant mesuré la quantité de lumière, un programme va régler automatiquement diaphragme et vitesse sur les valeurs optimum. Les appareils les plus évolués offrent un choix entre plusieurs programmes ("action" pour privilégier une vitesse rapide, « paysage » pour une plus grande profondeur de champ).
Modes Automatique priorité diaphragme (le plus courant) ou Automatique priorité vitesse : le photographe ayant choisi, soit une ouverture de diaphragme, soit une vitesse, c'est l'appareil qui va régler automatiquement le second paramètre.
Réglages manuels ou semi automatiques : différentes possibilités s'offrent selon le degré de perfectionnement des appareils.
Réglage entièrement manuel : l'opérateur ayant estimé la quantité de lumière (indice de lumination), soit avec un posemètre à main, soit en calculant la puissance de ses sources de lumière artificielle, soit de toute autre manière, doit régler le couple de paramètres «diaphragme/vitesse» en agissant sur les bagues ou leviers de réglage correspondants.
Réglage dit semi-automatique à réglages croisés : l'appareil comporte un posemètre. Le photographe sélectionne soit une vitesse, soit une ouverture de diaphragme, puis il agit sur l'autre réglage en observant une aiguille ou une diode visible dans le viseur, qui doit se trouver en coïncidence avec un repère quant les réglages sont corrects.
Il convient de préciser ici comment sont calculées les ouvertures de diaphragme consecutives Ces valeurs suivent une progression géométrique de facteur √2 , et sont inversement proportionnelles au diamètre de l’ouverture ; donc pour chaque augmentation de 1 valeur de diaphragme (par exemple si on passe de F4 à F5,6) le diamètre de l’ouverture est divisé par √2 (soit 1,414) et sa surface (et donc la quantité de lumière admise) est divisée par 2 (carré de √2). On ouvre le diaphragme en choisissant un chiffre plus petit, on le ferme en choisissant un chiffre plus grand. Chaque division revient donc à multiplier ou diviser par DEUX la quantité de lumière admise. Dans le même temps les vitesses successives suivent une progression géomètrique de facteur 2 (simplifiée) : 1/250, 1/125, 1/60, 1/30 , 1/15, 1/8, 1/4, 1/2, 1 seconde,... Donc chaque passage d'une vitesse à la suivante revient à admettre deux fois plus d'énergie lumineuse sur le film ou le capteur. On voit tout de suite que pour des conditions de lumination données, on peut choisir entre plusieurs couples vitesse/ouverture.

Comment choisir en premier "diaphragme" ou "vitesse" ?

Nous avons vu ci-dessus qu’il est possible de choisir en premier, soit la vitesse, soit le diaphragme. Selon quels critères effectuer ce choix, et pourquoi privilégier une vitesse lente ou une vitesse rapide, ou un diaphragme plus ou moins ouvert ou fermé ? Différents facteurs vont nous guider.

- Choix de la vitesse :
En premier lieu, on donne priorité au choix de la vitesse si le sujet est en mouvement ou si la stabilité de l’appareil est incertaine (appareil tenu à main levée, utilisation d'un téléobjectif). Une vitesse rapide élimine les risques de bougé, une vitesse plus lente peut permettre des effets spéciaux (fond filé).

- Choix de l'ouverture :
On donnera priorité au choix de l'ouverture si le sujet est immobile, et si l'on souhaite contrôler la zône de netteté ou profondeur de champ.
Enfin, il faut savoir qu’un objectif n’a pas la même qualité à toutes les ouvertures. On préfère donc en l’absence de tout autre contrainte utiliser les ouvertures moyennes, en fermant de 3 divisions environ par rapport à la pleine ouverture : un objectif ouvrant à f 2 donnera les meilleurs résultats à f 5,6 ou f 8.

La profondeur de champ

Un élément important à considérer est la profondeur de champ, c'est-à-dire la zone de l’espace qui apparaîtra nette sur l’image selon les réglages de l’objectif. Pour simplifier, disons qu’un objectif réglé sur une distance donnée produira une image nette des objets situés à une certaine distance en avant et en arrière de celle affichée. Nous considérons qu’une image est nette lorsque les plus petits détails sont suffisamment fins pour que notre œil ne les distingue plus.
La profondeur de champ diminue avec l’ouverture du diaphragme. Donc, pour obtenir une profondeur de champ importante, il faut choisir un diaphragme fermé (f 11 à f 22) ; ce sera le cas par exemple de la plupart des photographies de paysage. Au contraire, si l’on désire une faible profondeur de champ, par exemple pour mettre en valeur un sujet en premier plan (net) sur un fond (flou), on utilisera une grande ouverture (f 2 à f 4). Avec un appareil reflex, on vérifiera si possible l’effet obtenu dans le viseur (test de profondeur de champ - ce dispositif très utile n'existe pas sur tous les reflex).
Dans toutes les circonstances où l’on sera amené à choisir d’abord l’ouverture du diaphragme, il y aura lieu de vérifier que le réglage choisi reste compatible avec une vitesse d’obturation acceptable. Si l’appareil est tenu à la main, on retiendra la règle suivante : V > focale, où V est le dénominateur de la vitesse en fraction de seconde, et focale est exprimé en mm. Exemple : objectif de 200 mm, vitesse plus rapide que 1/200 de seconde.
Outils de la discussion Rechercher dans la discussion
Outils de la discussion
  #2  
non lus 31/03/2007, 11h45
Avatar de crevette
Nouveau membre
Ma pratique de la photo: Débutant
Matériel: olympus e500
 
Messages: 8
75 Photiz
merci pour ce peit sujet que je lis actuellement.je crois que ça me sera très utile pour pouvois régler au mieux mes paramètres pour mettre en valeur mes jolies fleurs.
problème?je n'ai pas encore de trepied et c'est très handicapant...
bonnes séances photos!
à plus...
Réponse avec citation
  #3  
non lus 31/10/2007, 00h55
Nouveau membre
Ma pratique de la photo: Je débute
Matériel: Panasonic DMC-FZ8
 
Messages: 4
45 Photiz
J'ai l'impression d'avoir le meme probleme que toi, j'ai aps de trepied du coup si je prend une photo sans flash avec une exposition de 1sec c'est toujours flou :x
Réponse avec citation
  #4  
non lus 02/01/2010, 15h00
Nouveau membre
Ma pratique de la photo: Pratique occasionnelle
Matériel: Canon 450D 18-55 IS
 
Messages: 14
105 Photiz
Merci pour ce sujet très bien traité.
Réponse avec citation
  #5  
non lus 22/01/2012, 14h26
Nouveau membre
Ma pratique de la photo: Je débute
Matériel: Canon EOS 1000D
 
Messages: 7
80 Photiz
Merci, parfait pour commencer
Réponse avec citation
VirusPhoto » Forum » Les articles VirusPhoto » Tutoriels sur la technique photo

Commentaire

Discussion précédente / suivante dans cette rubrique :
« Le vignetage | Mode A - Maîtriser l'ouverture du diaphragme »

Non-lu Non-lu  
Bloguer ceci Outils de l'article Rechercher dans cet article Note: Note de l'article : 1 votes - moyenne : 2,00.

Outils de l'article Rechercher dans cet article
Rechercher dans cet article:

Recherche avancée
Noter la discussion
Noter la discussion:

 


LinkBacks Enabled by vBSEO © 2011, Crawlability, Inc.
Powered by vBulletin® Version 3.8.2 - Copyright ©2000 - 2013, Jelsoft Enterprises Ltd.
2006 - 2017 © ® VirusPhoto. Tous droits réservés.