On sait que changer de focale permet de voir en plus gros ce qui est plus loin. Pour autant, on n'obtient pas la même image avec deux focales différentes même si on arrive à obtenir à peu près le même cadrage du sujet principal.
Pour plus de détails sur
les focales, voir
ce tuto en images (Les focales en images) de Marc Ch. ou bien ce
tuto-ci (Choisir un objectif, pour les nuls) de Didier.
Habituellement, on a pour habitude de dire qu'une grande focale
aplatit ou
écrase la perspective. C'est-à-dire que l'impression que l'on a en regardant une photo prise avec un téléobjectif est que les plans successifs sont plus rapprochés entre eux qu'ils ne le sont en réalité.
Nous allons essayer d'illustrer tout ça...
1. Exemples
La première photo est obtenue avec une focale courte de 18 mm (sur un APS-C).
La seconde photo est obtenue avec une focale de 55 mm (toujours sur un APS-C).
Le cadrage est à peu près le même au niveau de la fourchette.
Bien que le 55 mm (même sur un APS-C) ne soit pas un fort téléobjectif, on voit déjà très nettement que les éléments paraissent beaucoup plus rapprochés entre eux sur la seconde photo que sur la première.
Les objets n'ont pourtant bien entendu pas été déplacés entre les deux prises de vue
N.b.: Une perspective "naturelle" est obtenue avec un 50mm (pour du 24x36). 2. Explication
(ou bien au moins, tentative).
Prenons la même scène (un petit bonhomme habillé en bleu et une belle girafe sans tache) et on la photographie de deux points différents.
en 1., le photographe est placé très près avec un grand angle, en 2. il est très loin avec un télé. Il obtient ainsi le même cadrage pour les deux scènes.
La taille de l'image du bonhomme ou de la girafe
sur la photo, va correspondre exactement à l'angle sous lequel on le voit à partir de l'appareil photo (angle entre les traits pointillés).
Dans la scène 1., le bonhomme bleu et la girafe font donc la même taille
sur la photo. Dans la photo 2., la Girafe paraît presque deux fois plus grande que le bonhomme.
C'est cela qui fausse notre sens de la perspective. Effectivement, on sait qu'une girafe, c'est a priori plus grand qu'un homme. Donc si on les voit de la même taille, on se doute bien que la girafe est beaucoup plus loin que l'homme (en fait, c'est notre cerveau qui fait l'interprétation tout seul pour nous à partir de ce que l'on voit).
Par contre, si on voit la girafe deux fois plus grande que l'homme, alors qu'en réalité, sur les scènes dessinées, la girafe est bien environ deux fois plus grande que l'homme, notre cerveau en déduit que la girafe et l'homme sont a peu près à la même distance de nous. Autrement dit, l'espace entre la girafe et l'homme paraît beaucoup plus petit.
Et voilà !
C'est le phénomène d'
écrasement !
Si vous avez du mal à cerner mes explications entre la taille apparente (sur une photo, à l'oeil) et la taille réelle, rappelez-vous de quand vous étiez enfants et que vous mesuriez la taille des objets en faisant un écartement avec vos doigts et que vous l'aligniez devant l'oeil en regardant l'objet à mesurer et que vous disiez finalement "la maison, elle est grande comme ça !" alors que vous aviez un écartement de deux centimètres entre les doigts. ça vous revient ? 
hé bien, ici, le principe de mesure des tailles est le même 
Il y a la taille apparente (ce que rigoureusement on appellerait la taille angulaire qui est par exemple la même pour la lune et le soleil), et la taille réelle (si, si, je vous assure, le soleil est plus gros que la lune).
Voilà, si vous n'aviez rien compris, vous pouvez tout relire en réfléchissant à ça 
Bon courage !