Vendredi 15:30 : Je reviens à l'instant d'une démonstration de la nouvelle gamme NIKON qui avait lieu à Lyon aujourd'hui et qui continuera demain encore (Samedi) au magasin PHOTO LYON NUMERIQUE - PHOX (Place de la République). J'ai donc pu manipuler ces tous nouveaux boitiers avant leur sortie prochaine (dans quelques jours désormais). C'était des modèles d'expo, je précise.
J'étais - il est vrai - très excité mais aussi inquiet de découvrir ces deux nouveautés. En effet, on a tendance souvent à se focaliser sur les détails négatifs et laisser de côté les points positifs. Là pour une fois, je vais laisser parler mon ressenti personnel et n'étant pas journaliste, c'est d'autant plus facile pour moi d'endosser la casquette du parfait FAN de photos face à deux nouveaux jouets. Pis c'est Noël bientôt. Alors...
Premiers contacts avec le D300
Pour les possesseurs de
D200, vous ne serez pas dépaysés. C'est sensiblement, d'aspect extérieur, le même boîtier avec la même tenue de main. Enfin presque. Quelques boutons ont été revus et pour certains d'entre eux, l'utilisation ou emplacement a été modifiée (ex : bouton "PLAY", où la manière d'actionner le zoom). Mais comme tout est paramétrable, il n'est pas exclu de pouvoir ré-attribuer en partie les fonctions que l'on avait sur le D200, histoire de ne pas trop être perdu.
Un tout petit regret néanmoins sur le bouton pressoir du Joystick qui est toujours aussi peu pratique.
Le modèle que j'ai testé avait son grip. Il est visiblement de meilleure facture (zut, j'ai pas regardé le logement à batterie pour voir si le système de maintien des batteries est toujours aussi fragile...) et surtout s'intègre mieux que celui du D200. De plus, son ergonomie est largement améliorée puisque qu'on y retrouve le mini-joystick. C'est bien d'y avoir penser. Cela évite (enfin) d'étendre en vain son pouce pour accéder à certaines fonctions.
Antoine en pleine reconnaissance Un écran confortable

Ce qui frappe de premier abord, c'est la taille de l'écran de prévu. Il est grand, très grand, et comme d'hab, lumineux. C'était déjà une référence sur le D200. Là on a encore mieux

Immédiatement, j'ai souhaité jouer avec ce qui pour moi fait la vraie spécificité de cette nouvelle génération : le LIVE VIEW. Autant vous dire que c'est GENIAL ! Si comme moi vous souhaitez prendre à bout de bras, c'est désormais possible. Il faut juste s'habituer au double déclenchement : un coup pour activer le LIVE VIEW (le miroir bascule et se connecte au LCD) puis ensuite, on redéclenche pour shooter. Plusieurs modes existent afin d'adapter son utilisation en fonction de certaines conditions. L'une d'entre elle permet de reproduire la
pdc réelle directement sur l'écran (idem au principe mécanique de la visée avec la levée de miroir).
L'autre avantage de ce grand écran, ce sont des menus plus aérés et donc plus lisibles. C'est bête mais quel confort. Sinon, là aussi, pas de dépaysement, on retrouve l'ambiance D200 and co. Seules quelques nouvelles fonctions ont fait leur apparition çà et là.
Alors, le
bruit ?
L'une des premières choses que l'on est tenté de faire, c'est de le pousser dans ces retranchements. J'ai donc pris la liberté de le monter à 1600 et 3200
ISO. Et là, vous êtes littéralement scotchés ! A 1600 ISO, le bruit est quasi absent

Mieux encore, même en montant, on est étonné par la colorimétrie qui reste très stable (on avait hélas très vite, sur le D200 mais pire encore sur d'autres boîtiers, un léger virage global des teintes de l'image la rendant molle et souvent décalée de la réalité). Là, c'est quasi constant ! A 3200, on voit apparaître un léger bruit. Au départ j'ai douté. J'ai donc fait plusieurs tests et non, j'ai bien vu : ce bruit est quasi imperceptible, l'équivalent d'un SHOOT à 800 ISO sur un D200 ! Et encore...
Le viseur
Il est un peu plus lumineux, mais surtout les collimateurs ont été modifiés. Ils sont lumineux (rouge) et pour moi, j'ai été un peu dérouté. Je ne suis pas certain que pour certaines personnes souffrants de légers troubles de la vision (daltonisme) ce soit optimal. Mais c'est probablement une question d'habitude. Au pire, cela peut se changer.
Et les images ?
Ce nouveau capteur de 12Mp est époustouflant. Comme je l'ai expliqué plus haut, la montée en ISO n'est plus un vrai soucis. On peut se le permettre. Ce qui ouvre de nouvelles voies à explorer avec nos optiques actuelles. La qualité d'image est bien sûr à la hauteur. J'ai trouvé un sentiment de facilité à shooter dans des conditions que l'on jugerait relativement difficile avec un D200 ou tout autre boîtier. Ainsi, autant je me suis contenté de mon 50mm/1.4 pour prendre quelques clichés dans la salle d'expo, autant nous avons pu conserver le 16-24mm/2.8 sur le D300 et ne plus se préoccuper des la montée en ISO. Chose étrange, je me suis surpris à préférer le mode A ou S et même P, là où moi d'habitude, je privilégie le mode manuel, pour éviter tout dérapage dans la montée des ISO ou des vitesse ou ouvertures trop limites. Quelle sensation de liberté !
Avec une bonne optique (genre un 17-55/2.8 ou mieux, un 50/1.4 !), on se surprend à obtenir des images d'un piqué inégalé (ca pique encore plus !!!!!)
Voici quelques clichés que j'ai pu effectuer et conserver avec l'accord de mes amis de PHOTO LYON NUMERIQUE (c'est à titre exceptionnel !!! Merci à eux) afin de vous les faire partager :
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quelques images réalisées avec le D300 Passons au D3. 
Là, clairement, c'est encore une autre univers. Bienvenue dans la quatrième dimension
Le boîtier est compact. N'oublions pas qu'il possède un grip intégré. Pour ceux qui possèdent déjà un D2X, je pense qu'ils seront dans leur élément. N'ayant pas de boitier de référence à comparer à part mon D200, mes propos sont donc celui d'un conducteur d'OPEL ZAFIRA (vi, et c'est vrai en plus) à qui on confie les clés d'une FERRARI.
Là encore, on retrouve les mêmes améliorations du D300 : LIVEVIEW, grand écran... Moi ce que j'ai aimé, c'est bien sûr la lisibilité de l'ensemble comme l'écran de contrôle LCD qui vous indique les ISO et différentes infos pertinentes, en fait, une reprise de celles inscrites sur le haut du boitier. C'est hyper pratique. Le viseur est quant à lui plus qu'agréable. C'est vraiment le top.
Tststststststtstststststststststst !
Le moment magique se produit au déclic. Le bruit est sourd (comme d'ailleurs le D300 mais en mieux !), très rassurant, très pro. Hmmmmmm. Que j'aime ! Et puis soudainement, j'ai été pris d'une sorte de folie : j'ai tourné la molette en haut à gauche pour basculer en mode rafale.... et là, c'est du délire ! 9 im/s. On a l'impression qu'on mitraille la pièce. Je me suis fait surprendre par la vitesse de déclenchement : une seule pression et déjà 3 photos de prises

Oups !
C'est impressionnant.
Mange disque intégré
Quand on ouvre le logement à carte CF, on se fait un petit plaisir : on aperçoit les 2 cartes qu'on peut y insérer. Et oui, comme c'est pratique et sécure d'avoir 2 cartes. On peut à loisir soit sauvegarder les JPG sur l'une et les NEF sur l'autre, ou encore faire du MIROIRING, ou bien encore, s'en servir comme deux unités indépendantes qui se relaient quand l'une est pleine. Que c'est tout bon çà !
En avant les ZIZOS
Mon deuxième "réflexe", là encore, a été de pousser les ISO au maximum... et même au delà. Y'a rien à dire. Enfin, si : quelle tuerie ! A 6400 ISO, on a une image légèrement bruitée. La gestion de la colorimétrie est superbement bien gérée car malgré la montée en ISO, aucune variation visible ne m'a perturbé. C'est incroyable. On est forcé de constater que la sensiblité ne devient plus un handicap. C'est au contraire un paramètre nouveau qu'on utilise non plus comme une limite mais comme un moyen de contrôler son rendu. C'est fantastique.
J'ai même tenté de le pousser à 25 600 ISO et

... ho et puis, après tout, je vous laisse voir le résultat
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quelques images réalisées avec le D3 Pensez à regarder l'image _DSC3755.JPG qui a été prise à 25600 ISO. Tiens ? On a un petit peu de bruit
Et donc ?
Je saute tout de suite à ma conclusion.
Je n'ai pas de préférence de marque mais comme je possède un NIKON D200 depuis presque 2 ans, j'ai eu le temps de m'accommoder des qualités mais aussi des limites de l'appareil. La nouvelle gamme nous fait franchir indubitablement un autre cap. Je ne renie pas mon D200, mais pour les photographes très exigents, ces deux boitiers répondent à de nouvelles attentes. Je fais partie de ceux là et suis donc comblée.
Ma préférence, en tant que semi-pro, c'est le D300. Son capteur APS-C de 12Mp me permet(trait) de profiter de mes optiques actuelles sans contrainte particulière et d'apporter quelques améliorations notables dans le rendu des clichés, tout particulièrement dans des conditions très dures. On flirte de très près avec le D3 sans pour autant répondre aux mêmes exigences, ni même au même cahier des charges. Cependant, pour un possesseur de D3, il peut faire un très bon second boitier.
Le D3 lui va ravir les professionnels qui attendaient avec une certaine impatience et plus que tout une évolution de la gamme PRO. Ce nouveau capteur plein format (24 x 36) de 12.1 Mp (CMOS) fait des merveilles et le post-traitement est fabuleux. Il est rapide, compact, maniable, bref tout pour plaire, particulièrement aux plus exigeants d'entre nous. Certes, si j'en avais les moyens et surtout l'utilité, je ne refuserais pas d'acquérir ce bijou. Il faut savoir que les optiques DX sont reconnues et que le boîtier s'adapte automatiquement, au prix cependant d'une perte (relativement importante) de la résolution de l'image.
Comme je le disais plus haut, je vois pour moi un intérêt capital à franchir ce pas : ayant quelques beaux cailloux, je sais qu'en investissant (je dis bien, éventuellement) dans un D300, je pourrais faire une économie non négligeable. En effet, je vais pouvoir exploiter mes optiques au delà des usages actuels car mon seul handicap "bloquant" (effet psychologique) était la montée en ISO. Désormais, on brise cette barrière. Cela laisse libre cours à de nouvelles expérimentations. Je pense à des cas extrêmes de photos de concerts ou de nuits, en bref, toutes les conditions qui semblaient jusqu'à présent rédhibitoires. Si je prend le cas de la macro qui nécessite des profondeurs de champ importante et donc de la luminosité, jouer sur les ISO devient une évidence et l'on peut en certaines circonstances se passer de lumière artificielle. Génial non ?
Alors, vais-je après ce témoignage dithyrambique me laisser gagner par l'envie d'en posséder un ? D'après vous ?
NB : merci à Antoine (de VP) qui m'a servi de cobaye pour tester le D3 et D300.
Petite info en passant : Je tiens encore une fois à remercier la team du magasin PHOTO LYON NUMERIQUE de Lyon pour leur concours. Et un merci tout particulier à Richard pour m'avoir autorisé à prendre quelques tofs avec les joujoux NIKON
La politique marketing de NIKON étant un peu stricte sur ce point (la sortie officielle n'étant prévue que la semaine prochaine), nous apprécions d'autant plus le geste.
Ce témoignage démontre encore une fois que sans l'aide et l'existence de ces magasins, on ne pourrait aujourd'hui tester en toute simplicité ni acheter en toute quiétude du matériel relativement onéreux, techniquement pointus et finalement précieux. Au delà de l'achat, il y a des hommes qui vous peuvent vous conseiller et vous aider. Pensez-y !
Autre info : les formats .NEF du D3 n'ont pas été reconnus par APERCU sur MAC. Etrange... Heureusement que j'avais les JPEG. La mise à jour 10.4.10 n'avait pas prévu cela sur TIGER ??? Bizarre.