On en avait déjà parlé sur VirusPhoto, un photographe de l'Associated Press est emprisonné en Irak depuis plus d'un an, et toujours en attente de procès.
Voir l'article ici. (Bilal Hussein : un photographe en détention depuis 1 an)
Emprisonné par les forces américaines sur place, le photographe est accusé d'avoir collaboré avec les terroristes, bien qu'aucune preuve ne pèse contre lui.
Photo Associated Press
Il est soupçonné d'avoir eu un accord avec un terroriste pour photographier des photos d'explosions, ce qui est contesté par l'intéressé et son agence, l'Associated Press. En effet, aucune photo du type n'a été trouvée, ni aucune preuve.
Puis, accusé tour à tour de détenir des bombes, d'être un lien avec les terroristes, ou de transmettre des photos d'équipements militaires stratégiques aux terroristes.
Dans tous les cas,
aucune preuve n'a jamais été donnée par les forces américaines.
Aujourd'hui, le Pentagone déclare que le photographe est un agent terroriste infiltré à l'agence Associated Press et le remet entre les mains de la justice irakienne.
Jusqu'à maintenant, il n'a jamais eu accès à la justice, malgré ses demandes répétées, et celles de son agence. Plus d'un an de détention sans charges ni preuves, ni accès à la justice.
Le fait que la justice irakienne soit désormais en charge du dossier peut être vu comme une avancée, mais l'intégrité du procès est loin d'être garantie, comme les précédents le prouvent. A suivre...
Les dirigeants de l'Associated Press déclarent, eux, qu'il s'agirait d'une machination consistant à garder le photographe le plus longtemps possible en captivité, pour éviter une fuite d'informations concernant les faits qui se déroulent dans la province d'Anbar, décrite par l'agence comme "un trou noir de l'information".
Le photographe Bilal Hussein avait fait partie d'une équipe de l'Associated Press qui avait remporté le prix Pulitzer en 2005.
De nombreuses organisations de journalistes demandent sa libération sans conditions.