Je vous propose un ensemble d'articles sur la tarification des travaux photographiques.
Le sujet est vaste, et nous allons commencer par les bases, pour comprendre article après article comment on peut établir une tarification cohérente.
En effet, une liste de prix "toute faite" serait mal venue, tant les différences entre photographes, travaux, clients, utilisation des images -et j'en passe- est large.
Dans ce premier article, nous allons établir les différents profils de photographes, qui seront utiles par la suite pour apprendre à fixer un prix.
NOTE : Pour la rédaction de cette suite d'articles, je me suis muni d'une documentation et d'une bibliographie autant française qu'internationale, et les éléments qui y seront donnés sont valables quelle que soit votre lieu d'exercice. Les différences selon les zones géographiques seront indiquées au cas par cas.
Photo par ngc1039, sous licence CC. 1. Les trois marchés de la photo : les clients finaux, la publication et les Beaux-Arts : - Le marché des clients finaux fournit un "produit fini" à un client final :
Par exemple, c'est le cas de la photo de mariage, du portrait, etc...
Le client ne réutilise pas les images, elles sont réalisées uniquement pour lui, pour son "usage personnel".
- Le marché de la publication fournit un service à un client qui réutilise le travail du photographe :
Par exemple, c'est le cas d'un photographe qui vend des images qui pourront être utilisées dans des publicités, des calendriers, des cartes postales...
Dans ce cas, le photographe autorise au client la réutilisation des images.
Le photographe conserve tous ses droits sur ses travaux, mais "vend" au client la permission d'utiliser ses travaux pour des utilisations et une période de temps définies dans un contrat.
- Le marché des Beaux-Arts (appellons-le comme celà pour faire simple) fournit des images imprimées à des collectionneurs et galeries :
C'est un marché à part, où les prix sont basés essentiellement sur la qualité des travaux, et la réputation du photographe.
Nous n'aborderons pas par la suite cette catégorie, les facteurs jouant sur les tarifs étant réellement du "cas par cas".
2. Les deux types de revenus : la photographie de commande et la photographie de stock : - La photographie de commande consiste à effectuer un travail à la demande du client :
Le photographe vend une prestation qui consiste à photographier ce que demande le client, et à lui fournir des droits d'utilisation des travaux réalisés.
- La photographie de stock consiste à vendre des droits d'utilisation de photos déjà réalisées :
Certains photographes spécialisés par exemple sur telle région ou telle ville, ou sur un sujet particulier, possèdent un stock d'images, qu'ils vendent sur catalogue, en direct ou par une agence.
Quel que soit le sujet traité, la photographie de stock ne répond pas à une commande précise : le client choisit des travaux déjà réalisés.
Lorsqu'un photographe amateur reçoit une demande de publication de la part d'un magazine, on peut également parler de photo de stock. En somme, tous les photographes font potentiellement partie de cette catégorie.
De nombreux photographes pratiquent côte à côte ces deux types d'activités.
Conclusion : bien savoir de quoi l'on parle avant de vouloir fixer un prix :
La première étape pour fixer un prix, c'est d'identifier de quel type de travail il s'agit : client final, publication, Beaux-Arts ? Photo de commande ou de stock ?
Bref, on se rend compte que chaque marché est très différent, et sans prendre en compte ses spécificités, il est absolument impossible de réfléchir à un tarif.
Dans l'article suivant, qui sera publié dans quelques jours, nous nous intéresserons aux critères qui entrent en jeu pour le calcul du prix d'une photo.