En édition on a l'habitude de travailler au 1/4 à 300 dpi pour des affiches allant jusqu'à 2 m et au 1/10e pour les affiches 4 m x 3 m.
Autant dire que les rips* des imprimantes sont faits pour pouvoir sortir un résultat correct à 75 dpi !
(*RIP = raster image processor. Partie électronique de l'imprimante (parfois externe sur les grosses machines) qui analyse les données reçues de l'ordinateur (texte, dessin, image) et les transforme en points imprimables).
Du coup quand on leur donne plus d'infos, certains rips ne savent plus quoi faire des pixels en trop.
De plus les imprimantes photo "engraissent" les points (l'encre s'étale) pour les faire se toucher (voir se chevaucher) pour ne plus les distinguer et donner l'impression d'une réelle photographique.
Mais attention à ne pas généraliser.
- la haute définition permet un recadrage très poussé,
- le traitement numérique est meilleur et plus ouvert sur les images en haute définition, notamment pour les détails dans les ombres,
- la rondeur du bébé montré en test n'est pas représentatif pour juger d'une différence visible. Je n'en dirais pas autant sur des structures plus géométriques (architecture, train et automobile, textes,...) et plus détaillées (vieux ridé, foule, ville, nature,...),
- le test a été fait avec une imprimante dont on ignore la qualité. Qu'en serait-il sur un modèle haute définition ?
Ceci étant, ce test prouve quand même que la course aux pixels est relative et plus justifiée pour les professionnels.
