.
virusphoto virusphoto

Identifiant

Mot de passe

Derniers messages Messages du jour Sujets sans réponse S'inscrire

Rejoignez-nous !

VirusPhoto » Forum » La communauté » Hors-sujet

Noter la discussion : Ciné coup de coeur: La Vida Loca de Christian Poveda.

Aller au premier non-lu
  #1  
non lus 06/10/2009, 13h20
Avatar de zem
zem zem est déconnecté
Membre
Ma pratique de la photo: Pratique occasionnelle
Matériel: canon eos 1000d
 
Messages: 33
745 Photiz - Faire un don

Ciné coup de coeur: La Vida Loca de Christian Poveda.


« À San Salvador, deux gangs, la Mara Salvatrucha et la Mara 18, se livrent depuis des années une guerre sans pitié. Quatorze mille jeunes laissés pour compte portent leur révolte sur leurs tatouages et vouent une dévotion totale à leur clan, qui leur tient souvent lieu de famille. Enfants de la violence, ils sont les héritiers des gangs formés aux États-Unis dans les années 1980 par les immigrés salvadoriens fuyant la guerre civile. Née dans les ghettos de Los Angeles, la légende des Maras s’est enracinée en Amérique centrale avec le retour des immigrés et des clandestins expulsés. »

C’est par ce préambule que débute le terrible documentaire « La Vida Loca » sur le célèbre mais néanmoins terrible gang de « la Mara 18 » du quartier de la Campanera à San Salvador. Constitués de garçons et de filles âgés d’une petite vingtaine d’année en moyenne, vivant en meute ,portant leur appartenance au clan tatoué sur le corps et voués au trafic d’armes, de drogue et d’extorsion, ces gangs ultra-violents investissent peu à peu toute l’Amérique Centrale. En guerre perpétuelle contre le gang adverse, ils se livrent sans vraie raison, une lutte à mort absurde et s’autodétruisent dans un affrontement sans fin.


En totale immersion pendant seize mois, au gré des balles, des règlements de comptes, des fêtes, et des enterrements, Christian Poveda à suivi, caméra à l'épaule, des tranches de vies brutes de cette jeunesse salvadorienne sans espoir, livrée à elle-même et à la mort, (certains membres du gang ont d’ailleurs été assassinés pendant le tournage). Pas de commentaire, des cadrages au plus près des personnages et des situations, une économie absolue d’effets pour évoquer, une réalité brute, gangrenée par la misère.

Derrière les visages tatoués de ces jeunes à peine sortis de l’enfance et qui considèrent la violence comme le seul moyen de survie, se devinent déjà tout un parcours fait d’abandon parental, de déscolarisation et de misère insondable, terreau particulièrement fertile pour les graines d’une haine intarissable envers la société et l’autorité. Dépassé par la situation, les politiques et les représentants de l’ordre n’ont de toute façon pas grand-chose d’autre à leur offrir que l’hôpital pour les blessés, la prison pour les meurtriers et le cimetière pour les autres !

Dans cette jungle où ni l'âge ni le sexe ni la maternité ne protègent, beaucoup de victimes collatérales tombent. Voisins, passantes, frère ou sœur qui n’a rien à voir avec le gang, mais qui ont eu la malchance de se trouver entre deux coups de feu. Christian Poveda filme tout, avec pudeur, mais aussi un sacré sang froid. Il ne cherche pas à expliquer pourquoi, ni à édulcorer la réalité de la violence, il nous prend juste pour témoin. S’ensuit un témoignage intelligent, entre mesure et réalisme qui révèle en filigrane la part d'humanité de ces jeunes ultraviolents, mais surtout profondément désespérés et abandonnés dont les plaies mentales à vif n'ont trouvé que la chaleur humaine de « La Mara » et de l’Eglise,(les deux seules autorités acceptées et reconnues) pour être pansées .
La Vida Loca est une dénonciation exceptionnelle et unique sur ce que peut engendrer une société à deux voire à trois vitesses. D’un côté les nantis qui ont tout à gagner de laisser s’entretuer toute une génération dont ils ne savent pas quoi faire. Au milieu, toute une population écartelée entre la peur devant cette violence incontrôlable et l’incompréhension face à l’inaction des gouvernements devant la pauvreté de plus en plus galopante et enfin les « oubliés » du progrès qui n’ont pas d’autres espoirs que de « monter au paradis » dans un monde où plus rien n'a de sens, ni la vie ni la mort.
Christian Poveda, lui, en a perdu la vie.

Pour la seule année 2008, la guerre entre "La 18" et "La MS" a fait 3.750 morts.

« La Vida Loca est un documentaire sur la solitude humaine absolue... », Christian Poveda.

Réponse avec citation

Pour participer aux discussions et avoir accès à tous les outils
proposés sur VirusPhoto, inscrivez-vous en quelques secondes : cliquez ici.

Outils de la discussion Chercher dans ce sujet
Rechercher dans la discussion:

Recherche avancée

Noter la discussion
Evaluez cette discussion :
VirusPhoto » Forum » La communauté » Hors-sujet

Réponse

Discussion précédente / suivante dans cette rubrique :
« Recherche Grip DBG3 Pentax | réchauffement climatique »

Non-lu Non-lu  
Bloguer ceci Outils de la discussion Rechercher dans la discussion Noter la discussion

Outils de la discussion Rechercher dans la discussion
Rechercher dans la discussion:

Recherche avancée
Noter la discussion
Noter la discussion:

 


LinkBacks Enabled by vBSEO © 2011, Crawlability, Inc.
Powered by vBulletin® Version 3.8.2 - Copyright ©2000 - 2013, Jelsoft Enterprises Ltd.
2006 - 2017 © ® VirusPhoto. Tous droits réservés.