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non lus 28/09/2009, 23h03
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Ciné coup de coeur: Hotel Woodstock d'Ang Lee.


Pour son onzième long-métrage, Ang Lee a choisit de nous faire vivre les coulisses du plus grand festival de musique de tout les temps : Le Festival de Woodstock.
1969-2009, soit quarante après, le mythe est toujours là, dans un petit coin de notre mémoire collective. Son slogan ? Trois jours de Musique et de Paix, qui finalement, devant l’ampleur de l’événement, sera rallongé d’un jour de plus ! Savoureux anniversaire s’il en est, d’autant plus que c’est par le petit bout de la lorgnette qu’Ang Lee nous raconte, avec son talent habituel, ce que les divers documentaires vus et revus sur cet événement, ne nous ont jamais montré : comment tout cela as t’il commencé !

Eté 1969. Elliot Tiber, jeune homme d’origine juive, à l'homosexualité non assumée, vaguement artiste et un poil fauché, ne sait plus quoi faire pour aider ses parents, propriétaires d’un motel dans les environs de New York, « L’El Monaco », insalubre, endetté et décrépi qui court à la perdition et de quelques hectares de terre marécageux. Coincé entre une mère radine et abusive et un père avare de mots et désabusé, le jeune Elliot se démène comme il peut, pour faire vivre le motel de ses parents et éviter la banqueroute familiale. Un jour, en lisant la presse locale, il apprend qu’un festival de musique qui devait se tenir dans une petite ville de la région à été annulé au dernier moment, pour motif que les habitants ne voulaient pas voir surgir une horde de « cheveux longs » dans leurs champs pour « Se droguer le jour et violer leurs vaches la nuit. »
Sautant sur l’occasion, Elliot Tiber prend contact avec les organisateurs et sauva le festival en trouvant un lieu (les champs de son voisin) et un endroit pour héberger toute l’équipe dirigeante (le motel de ses parents).

Du jour au lendemain, Elliot vas voir surgir hélicos et limousines devant sa maison. Une armée de producteurs, d’avocats, d’ouvriers, de journalistes vont affluer. Un véritable arsenal va se mettre en branle qui, au final, verra déferler 500 000 personnes en quête de musique et de paix. Toute une génération paumée entre la guerre du Vietnam et les riffs de guitares et une jeunesse avide de liberté dans cette Amérique paralysée par des années de refoulements et de chasse aux sorcières. Pendant ces quatre jours de folie absolue, vont se croiser les destins de hippies sous acides, de comédiens de théâtre à poils, de flics portant une marguerite sur la visière, de mafiosos essayant de tirer partis de tout ce cirque, de routards en vadrouilles, de familles entières pieds nus dans la gadoue, tout un panachage de gens en communion, porté par le souffle de la musique, l’euphorie des drogues les plus diverses et l’illusion sans faille que le Monde peut et doit changer !

Ce film est l’histoire incroyable de gens ordinaires qui vont être littéralement emportés par un événement extraordinaire qui marquera à tout jamais une époque. Des différents concerts, Ang Lee a choisit de ne rien montrer en dehors d’une scène proprement hallucinante ou l’on aperçoit la scène du haut d’une colline. Au contraire, il a décidé de nous raconter la « petite » histoire au cœur de la « grande »et c’est là tout le charme et l’intelligence de ce film. Alors, certes, ce n’est pas un chef-d’œuvre, et il ne deviendra pas un film culte, mais c’est très plaisant à voir, léger et lumineux, et malgré tout, ce film pose une question intéressante : qu’avons-nous garder, aujourd’hui, de l’esprit de Woodstok ?
A voir le chaos qui règne partout dans le monde, la réponse est à l’image du plan final du film, d’une surprenante beauté : des champs, à perte de vue, dévastés par les détritus de la fête, comme une sombre prémonition du futur.

Coté mise en scène et photographie, le chef opérateur Eric Gautier, à su rendre avec justesse l’ atmosphère de l’époque, jusqu’à rendre l’image un poil granuleuse pour vraiment nous rappeler les films et photos de la fin des années 60.Une reconstitution en tout point impeccable.

«Woodstock a été un miracle, quatre jours d'utopie», Ang Lee.



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